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Chalumeau saturateur oxyéthérique “Gridiron” et “Securitas” de Molteni

Posté par Patrice Guerin le 21 février 2024

Gridiron 1  Multi-saturateur oxyéthérique Molteni, La Nature du 1er décembre 1894.

On trouve très peu d’information concernant l’origine du saturateur Gridiron. En septembre 1893 il est présenté pour la première fois dans The Optical Magic Lantern Journal : « Nous avons récemment essayé un saturateur très soigné et nous pensons que l’inventeur a l’intention de mettre sur le marché sous peu Au moment de mettre sous presse, nous n’avons pas pu connaître (l’inventeur étant parti en vacances) le nom de la société qui devait introduire cet appareil…Nous pensons que le nom commercial de cet appareil devrait être le “Gridiron Saturator”. »

VOIR : Introduction à l’éclairage dans les Projections Lumineuses

Gridiron 2Première représentation du saturateur “Gridiron” dans The Optical Magic Lantern Journal de septembre 1893.

Un nouveau visuel publicitaire très précis figure dans le même journal N°90 de novembre 1894. On y voit à la fois un dessin et une gravure du saturateur dans sa version définitive. Une dizaine d’avantage est développé sous ces visuels dont le dernier indique « disadvantages NONE » (AUCUN inconvénient).

Gridiron 3   Annonce parue dans The Optical Magic Lantern Journal de novembre 1894.

A peu près au même moment Alfred MOLTENI présente son propre appareil, très semblable au Gridiron, lors de la séance du mercredi 7 novembre 1894 au Photo-Club de Paris : « depuis deux ou trois ans, plusieurs appareils ont été construits sur ce principe. Parmi ces nouveaux appareils, celui que je présente aujourd’hui et que je me suis chargé de construire, m’a paru, après des essais répétés, remplir au mieux les conditions de bon fonctionnement et de simplicité de manœuvre ».

Gridiron 4 Multi saturateur “Securitas” Molteni, modèle A.

Ce “Multi-Saturateur” Molteni possède de nombreuses gravures d’identification sur la face supérieure.

Gridiron 7  Différentes marques figurent sur le dessus du multi saturateur “Securitas”.

Le Catalogue N°89 intitulé “Eclairages usités en projection” publié par la Maison RADIGUET & MASSIOT au début du XXe siècle, présente trois modèles du Multi-Saturateur “Securitas” pour la lumière oxycalcique éther ou gazoline.

Gridiron 5Catalogue général N°89, Radiguet & Massiot consacré aux éclairages, vers 1907.

• Modèle A (page de gauche), en bronze poli et verni, construction soignée. Durée de fonctionnement 2 heures, pouvoir éclairant 400 bougies, poids 2,2 kg.

• Modèle B (page de droite en haut), construction analogue au précédent mais avec chambre à mélange entièrement démontable en deux parties rapportées. Cette disposition permet de remplacer facilement les matières spongieuses lorsqu’elles sont usées. Durée de fonctionnement 2 heures, pouvoir éclairant 400 bougies, poids 2,25 kg.

• Gros modèle C (page de droite en bas), construction très soignée, monté à collerette et démontable, comme le modèle B. Durée de fonctionnement 4 heures, pouvoir éclairant 500 bougies, poids 4,6 kg.

Gridiron 6Multi saturateur “Securitas” Molteni, gros modèle C.

VOIR : La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques ou LIMELIGHT - Les saturateurs d’éclairage intensif LAWSON et MAZO - 

 

 

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Le cône de lumière projetée

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2018

L’art de la projection a une histoire. Elle commence avec la lanterne magique et parcourt les dispositifs plus sophistiqués inventés par la suite, cinéma ou projection vidéo.

Cone 01  Projection d’une horloge. “Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium…” par Johannes Zahn 1685.

La projection véhicule des images, et le projecteur n’y est qu’un moyen au service d’autre chose : l’image projetée.

Cone 02  Représentation de fantasmagorie au début du XIXe siècle d’après Moreau – Paru dans “Le Magasin Pitoresque” de 1869.

Une telle histoire de la projection laisse de côté le fait que, au-delà de son existence transitive, le projecteur a acquis une existence intransitive, une existence qui s’est imposée dans les deux dernières décennies du dix-neuvième siècle, et dont la manifestation a été peu commentée jusque là.

Cone 03  Bon point fin du XIXe siècle.

L’histoire de toute une iconographie du spectacle du projecteur en tant que tel reste à faire. Cette représentation du projecteur, en tant que spectacle sui generis, est celle de trois termes indissociés – à savoir une source, un cône de lumière et une cible. (Tandis que, si le projecteur est considéré comme seul moyen, on s’intéresse, de façon distincte, d’une part à l’objet ou à la scène éclairée, et d’autre part à la technique.)

Cone 04  Couverture de la revue “Mon Ciné” 1923.

Une image type s’est ainsi formée, reprenant de gravure en gravure, ou photos retouchées, un cône de lumière matérialisé par le dessin d’une surface plus claire, voire blanche.

Texte extrait d’un article de Christian Besson in  Alliage, n°75, Nice, 2015 : http://www.besson.biz/projecteur/

Diverses représentations du “Cône de lumière” dans la projection qui son aussi visibles dans l’album “Illustrations et Gravures” (à droite) : Lanterne magique chromos à système - Chromo lanterne magique André HELLE - Chromos lanterne magique enfants - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Le siège de Paris en 1870 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn - Chromos fantaisies lanterne magique - Athanasius KIRCHER et la lanterne magique - Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE” - Publicité par les projections lumineuses - Ombres chinoises et silhouettes - Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Les projections lumineuses dans les églises - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Best Wishes and Greetings with magic lantern - Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE - Microscopes solaires de projection - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50 - Vues fondantes – Dissolving views - Plaques animées et plaques à système pour projection - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - Les prismes et l’étude de la lumière - Les projections à l’école

 

 

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Le projecteur AFIX ou CINEAFIX

Posté par Patrice Guerin le 11 novembre 2013

Le projecteur AFIX ou CINEAFIX dans Projecteurs jouet afix-01-300x190

Ce projecteur en carton, destiné aux enfants, date des années 50. Il a été créé par les Editions Willeb et coûtait à l’époque 600 francs. Cette société était spécialisée dans la création et l’édition d’images et publicitaires.

afix-02-150x60 dans Projecteurs jouet  afix-03-150x86  afix-04-150x100

Il était diffusé sous forme d’objet promotionnel par différentes marques dont lesBiscottes de France, la Laiterie des Fermiers Réunis et Valisère (entre-autres). « Ce projecteur a un triple mérite : il constitue un jeu de montage, il est bon marché et il donne des images suffisamment claires pour permettre de projeter non seulement des films spéciaux conçus pour cet appareil, mais également des vues 24×36 en Kodachrome. »

Afix 14  Dans son exemplaire du 15 octobre 1959, le journal Tintin offrait le Cinéafix en “cadeau gratuit à tous les jeunes”.

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Ce projecteur se présente sous forme d’une planche prédécoupée et prérainée de 40x60cm, pliée en deux, imprimée recto-verso en couleurs ignifugées. Il est livré à plat dans une pochette dont l’une des faces sert d’écran. Quelques points de colle suffisent au montage.  Il est muni d’une véritable optique en verre taillé de 16 dioptries. La source lumineuse est constituée par une ampoule dépolie de 40 à 60 watts attachée à une douille standard fixée à l’arrière du projecteur.

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Ce projecteur possède tous les attributs d’une véritable lanterne de projection : une boîte à lumière avec cheminée et prises d’air en dessous, un passe-vues mobile pour photos standardisées (24×36), un objectif coulissant avec lentille, etc.

afix-11-150x55  Collection Click-Clack – Cliquer ici

Il existe aussi une visionneuse TELE-AFIX, en forme de télévision, réalisée en carton et à monter soi-même, conçue pour regarder de petits films en bande. A la même époque d’autres marques distribuèrent aussi de petits projecteurs en carton.

Voir : Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

 

 

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Le projecteur AUDAX – FOCA

Posté par Patrice Guerin le 20 décembre 2012

Le projecteur AUDAX - FOCA dans Projecteurs petit format audax-01-150x105  Document G.V.

Le 28 octobre 1941, l’ingénieur suisse Rodolphe PECHKRANZ dépose à Genève un brevet concernant un « appareil de projection lumineuse à changement de vues commandé mécaniquement, pneumatiquement ou électriquement, éventuellement à distance ».

 audax-02-119x150 dans Projecteurs petit format  audax-03-150x139  Document G.V.

Les principales caractéristiques de ce projecteur est d’être équipé d’un magasin rectiligne contenant un certain nombre de clichés disposés parallèlement les uns à la suite des autres, et de posséder un mécanisme capable de faire avancer le magasin et de projeter automatiquement (ou pas) chaque vue les unes à la suite des autres.

audax-04-130x150  audax-05-150x97  audax-06-135x150Collection J.P.P.

« Si l’appareil doit fonctionner automatiquement, par exemple s’il est employé dans un but publicitaire, un dispositif compteur provoque périodiquement et automatiquement l’embrayage, chaque fois qu’un laps de temps déterminé et réglable s’est écoulé. » Ce projecteur peut aussi fonctionner en mode semi-automatique à l’aide d’un commutateur / télécommande (manquant et absent des schémas). Pour assurer une projection en continue, le magasin est automatiquement ramené à 0 après la projection de la dernière vue. La télécommande permet aussi d’amener directement le magasin dans la position voulue pour la projection d’un cliché occupant une place déterminée dans le magasin. Un couvercle amovible en forme de cloche, fixé automatiquement lorsqu’on soulève l’appareil, recouvre l’ensemble du mécanisme, hormis l’objectif et le panier visibles à l’avant.

Le système électrique de l’appareil est principalement composé de 4 éléments.

audax-08-150x99audax-09-150x100  Un transformateur monophasé situé juste au dessus de la soufflerie, permet une alimentation réglable en 125 ou 220v. L’ampoule à baïonnette de petit diamètre – une “Tungsram 110v 200w”  sur cet appareil – peut aller jusqu’à 750w, compte tenu de l’important système de refroidissement.

audax-10-97x150  audax-20-101x150  Le transformateur, la lampe, les lentilles et la vue en cours de projection sont refroidies par l’air provenant du ventilateur et dirigé par des canaux appropriés.

audax-11-150x131  Un électro-aimant actionné par la télécommande permet d’embrayer ou de débrayer le passage automatique des vues et le déplacement du panier.

audax-12-300x179Si l’on retire la plaque de protection située sous le socle de l’appareil, on découvre un câblage assez complexe pour l’époque.

Le système optique se compose d’un certain nombre d’éléments.

audax-13-150x99  Un rideau métallique à déplacement vertical permet de masquer la lumière d’une ampoule à baïonnette de forte puissance, durant les changements des clichés. Devant le rideau (vers la gauche), une combinaison de 4 lentilles planes et convexes permet de focaliser les rayons lumineux et de répartir convenablement la lumière sur l’image à projeter. Un emplacement pour une vue de format 5x5cm est situé juste au dessus du panier. La vue est efficacement refroidie par une cheminée qui amène l’air frais propulsé par le ventilateur.

audax-14-150x124  L’objectif interchangeable se règle à l’aide d’un pas de vis hélicoïdal. Sur celui-ci est inscrit : “Boyer Paris . Rubis F :135 N° 116693”.

audax-15-150x102 Le magasin équipant ce projecteur contient 30 vues format 5x5cm, cependant l’emplacement dans l’appareil, réglable en profondeur, laisse supposer que l’on pourrait introduire des panier de 45 à 50 vues.

audax-16-150x150  audax-17-150x150  audax-18-150x150  Aucune autre référence que la marque ne figure sur l’appareil, si ce n’est le n°72 présent sur plusieurs pièces.

audax-19-101x150 Extrait du catalogue Grenier-Natkin 1954

Dans les années 50 il y a peu de traces de ce projecteur très “haut de gamme”, cependant le catalogue “Photo Ciné Labo Guide” Grenier-Natkin* de 1954 le présente sous l’appellation “AUDAX-FOCA”. Il peut être équipé d’objectifs allant de 50 à 200 mm. Son coût est de 178.385 Frs, soit plus de 10 fois le prix du Kodak Junior N°1 (15.600 Frs) et plus de 4 fois le prix du Super-Versailles III qui est pourtant un projecteur haut de gamme. Cependant, à l’époque, aucun projecteur de diapositives ne comporte de panier et de système automatique de passage des vues.

A la même époque, deux américains déposent un brevet pour le projecteur le plus simple et le plus économique qui n’ait jamais existé jusqu’alors !
Voir : Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

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* La marque Grenier-Natkin est déposée au greffe du Tribunal de Commerce de Paris, le 22 janvier 1954 (n°438 312) par Grenier et Cie (sarl), 27, rue du Cherche-Midi et par Studios Natkin (sarl)15 av. Victor Hugo, Paris. Avant cela chacun de ces hommes a un long parcours dans la photographie. On comprend mieux la présence du projecteur AUDAX-FOCA dans leur catalogue de 1954, lorsque l’on sait qu’en 1939 le duc DE GRAMONT invite Gaston GRENIER à collaborer avec son bureau d’études pour la création d’un appareil français de petit format, le Foca.

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Accessoires pour projections familiales

Posté par Patrice Guerin le 30 janvier 2012

Accessoires pour projections familiales dans Images projetees chromofamille02.vignette

Après avoir fait le bonheur d’une ou deux générations d’enfants, les petites lanternes magiques n’étaient plus à la mode à la fin du XIXe siècle. On trouvait alors dans un certain nombre de journaux anglo-saxons des annonces proposant, en plus d’une petite lanterne magique, un lot d’accessoires permettant d’organiser des spectacles à la manière des professionnels.

Voir : MAGIC LANTERN EXHIBITIONS in the Ladies’ Home Journal

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« Les jeunes gens peuvent non seulement tirer beaucoup de plaisir en donnant des spectacles de lanterne magique, mais aussi se former aux affaires auxquelles ils auront à se confronter plus tard, dans divers domaines tels que la gestion, la pose d’affiches publicitaires, la vente de billets, etc. ce qui leur donnera quelques idées rudimentaires pour faire de l’argent et les mettre sur ​​la route de la réussite professionnelle ».

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Chaque kit de projection se compose d’une lanterne de projection avec sa lampe d’éclairage, d’un certain nombre de vues colorées et de plaques mécaniques accompagnées d’un livret avec les commentaires, d’affichettes pré-imprimées pour annoncer les spectacles et de tickets d’entée cartonnés.

Plank-17b-82x150La lanterne “Gloria” présentée sur l’annonce ci-dessus est fabriquée par la fameuse usine Ernst PLANK de Nuremberg. Elle est construite dans un solide acier russe et possède un objectif réglable à crémaillère. L’éclairage est fourni par une lampe à pétrole à double mèche qui offre une lumière exceptionnellement blanche et lumineuse.

Voir : Lanternes magiques Ernst PLANK - La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK

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PORTRAITS

Posté par Patrice Guerin le 30 décembre 2011

Cette page contient les portraits des principaux personnages liés à la projection, cités dans les articles consacrés à la projection.

 

BERTSCH Auguste Adolphe (1813-1871)

Il a été l’un des pionniers de la photomicrographie au XIXe siècle et membre fondateur de la « Société Française de Photographie ». En 1853, il est le premier à obtenir des microphotographies d’insectes. En 1857 il ouvre un studio à Paris avec Camille D’ARNAUD. Vers 1860, il invente un mégascope permettant de faire des agrandissements importants en utilisant le soleil comme source d’éclairage.  En 1857, il publie « Etudes d’histoire au microscope naturelle ».

« A son nom se rattachent les souvenirs de la photographie microscopique appliquée à l’étude des infiniment petits. Nous lui devons un grand nombre d’appareils spéciaux qu’il inventa pour ces recherches, et de ceux qu’il construisit pour produire des agrandissements sans déformation. Il est mort à 58 ans pendant cette douloureuse période du siège de Paris sans que nous ayons eu de renseignements exacts sur les causes qui ont amené sa fin » Nécrologie parue dans le bulletin de la Société française de photographie de 1871.

Il était membre de la commission des Travaux Historiques et des sociétés savantes au Ministère de l’Instruction Publique et membre du comité de perfectionnement des télégraphes. Il faisait aussi partie du conseil de la société d’encouragement en qualité de membre de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie. Il était chevalier de la Légion d’honneur.

Voir : Microscope solaire de BERTSCH

CHEVALIER Charles Louis (1804-1859)

Né à Paris le 19 avril 1804 (29 germinal  an XII), il est le fils de Jacques-Vincent (1771-1841) et le petit-fils de Louis-Vincent CHEVALIER fondateur de la Maison d’optique vers 1760. Très tôt, il étudie les sciences physiques, particulièrement l’optique, et applique, dès l’âge de 15 ans, le prisme ménisque à la chambre obscure.

De 1823 à 1830, il s’associe avec son père, Vincent CHEVALIER, et continue les activités de la Maison située au 69 quai de l’Horloge. C’est là qu’ils commercialisent pour la première fois en 1823 leurs objectifs achromatiques. Deux ans plus tard, Nicéphore NIEPCE leurs demande de perfectionner ses chambres photographiques expérimentales. Quelques années après, c’est encore Charles CHEVALIER qui met en rapport NIEPCE et DAGUERRE et qui fait la première épreuve photographique après la publication du procédé mis au point par ces deux inventeurs de la photographie.

En 1831 il se sépare de son père et fonde sa propre Maison au 163 du Palais-Royal, avec des ateliers situés Cour des Fontaines. C’est là qu’il commercialise ses propres microscopes et forme Camille Sébastien NACHET au métier d’opticien. Travaillant en relation avec des savants célèbres et s’inspirant parfois de leurs travaux, il se fait remarquer par de nombreuses inventions et perfectionnements d’appareils qui lui permettent d’obtenir 5 médailles de la Société d’encouragement, 5 médailles d’or aux Expositions nationales de l’Industrie et une médaille de 1ère classe à l’exposition Universelle de 1855.

En plus des cinq catalogues illustrés de sa Maison, il publie : “Notices sur la chambre claire et la chambre obscure” (1828-1839) ; “Des microscopes et de leur usage” (1839) ; “Manuel des myopes et des presbytes” (1841) ; divers écrits étendus sur la photographie (1841-1859) ; “Manuel du physicien préparateur” (1853, 2 vol. Atlas de 800 fig.), avec le docteur J. FAU ainsi que diverses traductions, etc.

Son fils Arthur (1830-1874) travaille avec lui un certain temps puis assure la direction de la Maison CHEVALIER lors de la mort de son père le 8 mai 1859.

Voir : Les opticiens CHEVALIER à Paris

CHEVALLIER Jean Gabriel Augustin (1778-1848)

PORTRAITS chevalier-07-124x150  Il est originaire de Mantes où il décédera à 70 ans. A 18 ans il succède à son grand-père maternel François TROGNON, ingénieur opticien, lieutenant conseiller du roi en l’élection de Mantes et Meulan dont l’établissement a été fondé par sa famille en 1740 dans la tour de l’Horloge du Palais de Justice à Paris.

Son gendre DUCRAY-CHEVALLIER lui succédera en 1866.

Voir : Les opticiens CHEVALIER à Paris

COISSAC Guillaume Michel (1868-1946)

Portrait CoissacGuillaume Michel COISSAC (1868-1946) est né dans une famille de forgerons le 20 février 1868 à Chamboulive en Corrèze et décède le 24 février 1946 à St Maur des Fossés.

En 1895, Georges COISSAC est chargé par le père Vincent de Paul BAILLY de mettre sur pied le service de « Projections, Phonographes et Photographies » au sein de la Maison de la Bonne Presse. Il va surtout être l’animateur de la revue “Le Fascinateur” qui fait la promotion de toute la production audio et visuelle de l’entreprise. A ce titre il est le « formateur et le conseiller technique de milliers de projectionnistes agissant dans les patronages et les associations catholiques ».

En 1919, il quitte la Maison de la Bonne Presse, après 24 ans d’un dévouement total et s’associe avec Gaston GUILBERT pour fonder la “Manufacture française d’appareils de précision, sciences, projections, cinématographes, photographies, G. Guilbert et G. Michel Coissac, successeurs” en remplacement des anciens Etablissements Guilbert. Mais cette entreprise est dissoute un an plus tard d’un commun accord, le 20 juin 1920. Le 1er octobre 1920, Michel COISSAC prend la direction des services de vente et d’achat de matériel cinématographique de la “Maison du Cinéma”.

En 1919 il crée la revue “Le Cinéopse” qu’il dirige jusqu’en 1939. Très luxueuse à ses débuts et d’une pagination importante, cette revue s’interrompt de septembre 1939 à février 1946. Dans son numéro de reprise elle définit son propos comme étant « d’étudier les grands problèmes du cinéma dans leur universalité et leur généralité ». Plus de 600 numéros sont publiés, dans lesquels on trouve aussi bien des rubriques sur la production, la technique, le cinéma éducatif, les films du mois, le format réduit, etc.

En 1925, il est « Directeur du Cinéopse, Syndic de la Presse scientifique et Président honoraire de la Presse cinématographique » et publie la première “Histoire du cinématographe des origines à nos jours” préfacée par J.-L. BRETON membre de l’Institut.

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

COLLADON Jean-Daniel (1802-1893)

C’est un physicien et ingénieur suisse. A 25 ans obtient le Grand Prix de l’Académie des Sciences pour ses travaux avec son ami Charles STURM sur le calcul de la vitesse du son dans l’eau . Il conçoit plusieurs instruments de mesure comme le photomètre et le dynamomètre.

CONTINSOUZA Pierre Victor (1872-1944)

Il fait des études à l’Ecole d’Horlogerie de Paris avant de travailler quelques années pour la société Jules RICHARD.

Il est l’inventeur, entre autre, de la croix de Malte qui est l’un des éléments essentiels de la projection cinématographique. Entre 1900 et 1909, il travaille pour PATHE et met au point différents appareils cinématographiques dont le fameux Pathé Renforcé.

Voir : CONTINSOUZA et les appareils de projection

DELLA PORTA Giambattista (1535-1615)

Porta 6C‘est un gentilhomme italien, à la fois scientifique, artiste, auteur dramatique et écrivain, fasciné par le merveilleux et le miraculeux. Durant toute sa vie il tenta de séparer la “magie divinatoire” de la “magie naturelle” et publia plus d’une douzaine de livres en latin couvrant de très nombreux domaines comme la physionomie, l’astrologie, le chiffrage et l’art de la mémoire, l’optique, le magnétisme, l’alchimie, l’embellissement des corps (principalement ceux des femmes), etc. Il est l’un des tous premiers à s’intéresser aux phénomènes optiques et à la “Camera Obscura”.

Voir : Les expériences d’optique de DELLA PORTA

DILLEMANN Paul Albert (1858-1940)

Dillemann-1-92x150  Fils ainée de Paul DILLEMANN et de Nathalie GÜNTHER, il fait de brillantes études à l’école des Arts et Manufactures (Ecole Centrale) dont il sort troisième en 1881. Il s’installe alors à Suresnes en tant qu’ingénieur-constructeur et obtient de nombreuses récompenses pour du matériel de laiterie et des pompes.

En Janvier 1890, il reprend, avec son frère Maurice, l’entreprise d’import-export que son père avait fondé en Argentine vers 1850. Il est l’inventeur de la douche à pression constante et surtout d’un système d’éclairage à incandescence par l’alcool, breveté en 1902.

Voir :Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Durant la première décennie du XXe siècle, tout en continuant les activités d’import-export avec l’Argentine, il consacre une grande partie de son énergie à développer un système d’éclairage pour la projection et invente plusieurs lanternes d’agrandissement très originales pour l’époque. Malheureusement l’expansion rapide de l’énergie électrique ruinera tous ses efforts.

Marié à Paris le 7 février 1885 avec Léonie GUILLET, ils ont 4 enfants dont un seul, Marguerite Marie Alice lui donnera des descendants avec Arsène Marie Paul VAUTHIER (1885-1979), général de division en 1940.

Un de ses frères est le général de division Marie Philippe Edouard DILLEMANN (1862-1948).

Voir :Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

DUBOSCQ Jules (1817-1886)

Né à Villaines en Seine-et-Oise le 5 mars 1817, il est le fils de Denis Lubin DUBOSCQ cordonnier 29 ans et de Louise Geneviève MEUNIER 32 ans. 1830 il entre dans la Maison SOLEIL pour faire un apprentissage d’opticien. Quelques années plus tard, il épouse la fille de Jean-Baptiste-François SOLEIL et prend des responsabilités dans la maison familiale.

C’est un mécanicien d’une très grande habileté. Lorsque SOLEIL cesse son activité en 1849, sa maison est partagée en deux branches confiées l’une à Henri SOLEIL son fils et l’autre à Jules DUBOSCQ, son gendre. Durant une quarantaine d’années, il s’occupe avec beaucoup de passion et de désintéressement des instruments d’optique et des appareils relatifs à la démonstration, dans les cours publics, au moyen des projections.

Jules DUBOSCQ obtient des médailles aux Expositions universelles de Londres en 1851 et de Paris en 1855 et une médaille de 1ère classe à New-York en 1853. La Société d’Encouragement pour l’industrie nationale lui décerne une médaille d’or en 1855 pour le régulateur photo-électrique de FOUCAULT et une seconde en 1857 pour les perfectionnements apportés au stéréoscope. Il obtient aussi de nombreux diplômes d’honneur à Amsterdam en 1883 et Anvers en 1885, au Havre en 1887

Il est nommé chevalier de l’Ordre Militaire du Christ de Portugal en 1886 et chevalier de l’Ordre d’Isabelle la Catholique à Barcelone en 1888. En France, il est promu officier d’Académie en 1883, officier de la Légion d’honneur en 1885. Il décède le 22 septembre 1886 à Paris. On lui doit la publication de quelques descriptions d’appareils construits par lui et “Règles pratiques pour la photographie” en 1853.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

EASTMAN George (1854-1932)

kodak-37-104x150  Il est le fondateur de la société KODAK et l’un des industriels et des philanthropes les plus importants du XXe siècle.

Né le 12 juillet 1854 à Waterville (N.Y.) sa famille déménage en 1860 à Rochester (N.Y.) où son père crée une petite école commerciale “Eastman Commercial College”. Malheureusement celui-ci décède quelques années après et le jeune EASTMAN, âgé de 14 ans, prend la responsabilité de subvenir aux besoins de sa mère Mary KILBOURN et de ses deux sœurs, dont l’une est gravement handicapée. C’est ainsi qu’il est successivement coursier, garçon de bureau, puis employé de banque.

Après 3 ans de recherches, il invente une nouvelle formule de plaques photographiques sèches et se lance en 1880 dans leur fabrication industrielle. En 1888, il conçoit et commercialise son premier appareil photographique sous la marque KODAK, terme qu’il crée pour la circonstance.

George EASTMAN estime que la prospérité d’une organisation n’est pas nécessairement due aux inventions et aux brevets, mais plutôt à la bonne volonté et à la loyauté des travailleurs, qui sont motivées par toutes formes d’intéressement. En 1919, il cède à ses employés un tiers de ses actions dans la société KODAK, représentant alors 10 millions de dollars.

George EASTMAN est presque aussi connu pour sa philanthropie que pour son œuvre dans l’industrie photographique. Il s’investit dans de nombreux domaines tels que l’éducation à travers le monde, la santé et les hôpitaux, la musique et l’art « je n’achète jamais de tableau avant d’avoir vécu avec, dans ma maison. ». Sa résidence devient le lieu d’exposition d’une des plus belles collections privées de tableaux. Paradoxalement il détestait qu’on le prenne en photo.

Dans les années 1930, EASTMAN est atteint d’une maladie de la colonne vertébrale qui menace de le rendre handicapé à vie. Ne pouvant supporter cette idée, il se suicide à 77 ans, le 14 mars 1932, en se tirant une balle dans le cœur, laissant derrière lui un message écrit : « Mon travail est accompli. Pourquoi attendre ? ».

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EDISON Thomas Alva (1847-1931)

Edison-12-105x150  C’est un inventeur et industriel américain qui mit au point, à la fin du XIXe siècle, de nombreux appareils précurseurs de ce que nous utilisons quotidiennement aujourd’hui. Il s’est auto-proclamé inventeur du téléphone, du cinéma et du phonographe, sans compter l’ampoule électrique qui lui permit de créer à  30 ans la “Edison Electric Light Compagny” qui deviendra quelques années plus tard la ‘Edison General Electric Compagny” puis, tout simplement la “General Electric”… Le début d’un empire industriel.

En 1881, l’Exposition internationale d’Électricité de Paris propulse Thomas EDISON au rang de «symbole international de la modernité et du progrès social scientifique».

La France le décore du grade de Chevalier de la Légion d’Honneur puis de Commandeur de la Légion d’Honneur en 1889. Au cours de sa vie, il a déposé 1 093 brevets et employa plus de 35 000 personnes dans un empire industriel qui permit l’essor de l’électricité dans le monde entier.

Voir : Invention de l’ampoule électriquePour en savoir plus cliquer ici

FESCOURT Marie Adolphe Félix (1857-…)

Félix FESCOURT est le fils de Pierre Jean Marcelin FESCOURT photographe et de Marie Sophie Adélaïde SALZE. Il est né le 4 mars 1857 à Lunel dans l’Herault. Avant de s’installer à Paris pour y travailler, il photographie beaucoup sa région.

Le 25 juillet 1885 il se marie à Paris XVe avec Marie PEJOUCY, couturière, née le 16.09.1860 à Bagnères (décédée le 4 janvier 1889). A cette époque, il est imprimeur-photographe domicilié au n°5 villa Letellier à Paris XVe.

Veuf à 32 ans, il se marie en seconde noce, le 5 octobre 1889, avec Jeanne Adélaïde VERNIAT.

En 1896, il est mentionné comme photographe industriel au n° 24 rue Violet Paris XVe. L’année suivante il ouvre un magasin spécialisé dans la fabrication et la vente d’appareils et de vues pour projection, situé au n° 75 rue de l’Abbé-Groult.
En juin 1904, il cède son fonds de commerce à Daniel TRAIN, ingénieur des Arts et Manufactures (Ecole Centrale). Ce dernier est l’auteur d’un brevet pour un « appareil de prise de vues et de projection cinématographiques« , déposé en janvier 1905.

Felix FESCOURT est l’oncle du réalisateur Henri FESCOURT (1880-1966) et le neveu de François Félix FESCOURT (1817-1881), photographe à Lunel.

Voir : Lanterne de projection FESCOURTSource cliquer ici

FLAMMARION Nicolas Camille (1842-1925)

flammarion.vignette  C’est le fils aîné d’une famille de quatre enfants  dont le second, Ernest (1846-1936), fonde la Librairie et les Editions Flammarion. Ses parents, Jules et Françoise FLAMMARION, tiennent un commerce de mercerie Montigny-le-Roi. Ne pouvant poursuivre ses études, il devient, à 14 ans, apprenti chez un graveur ciseleur tout en suivant des cours du soir gratuits pour obtenir son baccalauréat. Son père, devenu employé aux studios Tournachon-Nadar, lui fait découvrir la photographie.

Après un court passage à l’observatoire de Paris, il succède, en 1862, à l’abbé MOIGNO et entre à la rédaction de la revue “Le Cosmos”. En 1865, il devient rédacteur scientifique du journal “Le Siècle” et donne de nombreuses conférences publiques sur l’astronomie populaire. De 1876 à 1880, il effectue plusieurs vols en aérostat pour étudier les phénomènes atmosphériques et plus particulièrement l’électricité atmosphérique. En 1883 il fonde l’observatoire de Juvisy-sur-Orge où il développe une importante bibliothèque concernant l’histoire des sciences. En 1887, il crée la Société Astronomique de France, dont il est le premier président.

Camille FLAMMARION est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages et reçoit de très nombreuses décorations tant en France qu’à l’étranger. En janvier 1881, il reçoit la Légion d’honneur pour ses travaux de vulgarisation astronomique et sera nommé commandeur de cet ordre en 1922.

Voir : La collection de diapositives MOLTENI

FLATTERS Abraham (1848-1929)

Flatters-105x150  C’est l’un des cofondateurs de la société Flatters & Garnett Ltd. Il est né en 1848 près de Gainsborough dans le Lincolnshire, au sein d’une famille d’agriculteurs. Il s’intéresse à l’histoire naturelle et assiste, en 1886, à une série de conférences sur la zoologie donnée par le professeur Milnes MARSHALL du Owen’s Collège : « il était assis près du “lanterniste” de manière à prendre de nombreuses notes sur la conférence à la lumière réfléchie par la lanterne ». A la même époque, il s’inscrit à la “Manchester Microscopical Society”.

Vers 1895, il devient conférencier en microscopie au collège technique de Manchester, un poste qu’il occupera pendant 32 ans. Il écrit plusieurs livres pour les étudiants, dont “Methods In Microscopical Research And Vegetable Histology”. C’est le premier ouvrage du genre à inclure des microphotographies en couleur pour illustrer les méthodes de recherche.

Après sa séparation avec les FLATTERS en 1909, il crée sa propre entreprise et commence à publier “The Micrologist”, une revue trimestrielle qui durera jusqu’en 1916. En 1923, FLATTERS est élu vice-président de la “Manchester Microscopical Society”. Il décède en 1929, à l’âge de 81 ans.

Voir : Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

FLORIAN Jean Pierre Claris de (1755-1794)

Portrait Florian  Il est principalement connu en tant que fabuliste, mais il est aussi conteur et romancier. Descendant d’une famille noble et petit neveu de VOLTAIRE, il est voué à la carrière des armes. Après avoir servi quelques années comme officier dans le régiment des dragons de Penthièvre, il se fait réformer  et suit le duc de PENTHIEVRE pour s’adonner complètement à la poésie. Il est élu membre de l’Académie française en 1788 après avoir vu deux de ses œuvres couronnées par cette institution. Interné lors de la révolution, il est remis en liberté grâce à  l’intervention de BOISSY d’ANGLAS et meurt subitement deux mois plus tard à l’âge de trente-neuf ans, probablement des suites de sa détention.

Voir : Livres des fables de FLORIAN

FOUCAULT Jean Bernard Léon (1819- 1868)

Portrait Foucault  Il naît à Paris le 18 septembre 1819 d’un père éditeur. Tout d’abord instruit par un précepteur il entre au collège Stanislas à Paris où il obtient son baccalauréat avec difficultés. Après avoir commencé des études de médecine, il se tourne vers la physique et s’intéresse aux expériences de Louis DAGUERRE sur la photographie. Devenu physicien et astronome, il est principalement connu pour sa démonstration de la rotation de la terre grâce au pendule de FOUCAULT, mais aussi pour avoir calculé la vitesse de la lumière et inventé le gyroscope.

Il mène de nombreuses expériences sur l’intensité de la lumière du soleil, en la comparant à celle du carbone dans la lampe à arc, et à celle de la chaux dans la flamme du chalumeau oxhydrique. En 1849 il met au point le régulateur à arc électrique construit par Jules DUBOSCQ. En 1854 il invente le photomètre après avoir comparé le pouvoir éclairant de deux types de gaz d’éclairage. Les travaux de FOUCAULT sur l’optique sont considérables ; il collabora avec plusieurs opticiens dont la Maison SECRETAN.

En 1862 il est nommé officier de la Légion d’honneur.

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ - Microscope solaire de SECRETAN

FOURTIER Hyacinthe Pierre (1849-1894)

Fourtier 01  C’est un officier et écrivain français, né à Constantine qui consacra toute sa vie à la carrière militaire et à la photographie. Elève de l’Ecole de Saint-Cyr, il sort en 1870, puis est blessé et fait prisonnier (du 30 août 1870 au 19 mars 1871) à la bataille de Beaumont dans les Ardennes. Alors qu’il est capitaine, il est détaché pendant sept ans à la commission de l’armée à Versailles pour l’établissement du fusil Lebel et l’étude de la poudre sans fumée. Le 3 mai 1889 il est blessé à la main par l’explosion d’une cartouche lors d’essais relatifs à la mitrailleuse Maxim. Chef de bataillon (commandant) en 1893, il est attaché au grand état-major général de l’armée, chargé du service de la photographie et des impressions héliographiques au ministère de la guerre (service géographique).

FOURTIER est chevalier de la Légion d’honneur en 1889, auteur de conférences et d’ouvrages sur la cartographie, sur la photographie et sur la pratique des projections et la production de vues sur verre. Il décède suite à une longue maladie dont il a beaucoup souffert durant plusieurs années.

GARNETT Charles (1843- 1921)

Garnett-105x150  C’est l’un des cofondateurs de la société Flatters & Garnett Ltd. Il est né en 1843, près de Warrington. A l’âge de 21 ans, il part avec un cousin en Nouvelle-Zélande où il travaille dur et s’intéresse à l’histoire naturelle, faisant la collecte des fougères trouvées sur l’île du Sud. En 1873, il revient à Manchester et ouvre un restaurant qui prospère rapidement dans la rue Cateaton.

En 1877, c’est la naissance de son premier fils, John B. GARNETT. Après avoir fait des études de pharmacie celui-ci entre dans la société Flatters & Garnett Ltd en décembre 1901. Il en deviendra directeur en 1931, après le décès accidentel de Henry GARNETT, son oncle, qui était directeur de la société depuis le décès de Charles en 1921.

Charles GARNETT est resté le directeur de la société Flatters & Garnett Ltd de sa création en 1901, jusqu’à son décès en 1921, à l’âge de 78 ans. Durant toute sa vie, il fit une très belle collection de graines provenant du monde entier qui a été remise au musée de Manchester après son décès.

Voir : Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

GIMPEL Léon (1873-1948)

C’est un photographe français ; adepte de l’autochrome, il réalise des reportages pour la presse et collabore avec l’Illustration. C’est un initiateur de la vulgarisation scientifique par l’image. Certaines de ses photos sont conservées dans les collections de la Société française de photographie.

Voir : Les lanternes de projection GAUMONT

GOLDSCHMIDT Robert (1877-1935)

C’est un inventeur d’origine Belge. Il est docteur en science et professeur agrégé de l’Université de Bruxelles. C’est un précurseur dans de nombreux domaines : photographie, aviation, automobile, TSF, etc. En 1906 il met au point la “Bibliophoto”, sorte de bibliothèque portable de microfiches. Après la première Guerre Mondiale, il utilise des microfilms pour conserver le contenu de livres entiers dans un espace réduit. Pour cela il crée la société ‘’La Photoscopie’’ (ou “Cinescopie” ?).

Voir : Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

GUERIN-CATELAIN Emile Jean (1856-1913)

Conference-07-120x150  Capitaine de cavalerie de réserve, c’est un poète, auteur dramatique et philanthrope reconnu « de belle carrure, le visage fin, éclairé par des yeux bleus, un peu haut en couleur et le rire sonore ! » Lors de son mariage à Paris, en 1885, il est restaurateur place de la Bourse. Vers 1890, il s’installe à Saint Germain en Laye au pavillon Henri IV (autrefois résidence de Louis XIV) et devient conseiller municipal tout en gardant son activité de restaurateur.

En 1890, il fonde la “Société Nationale des Conférences populaires” qu’il administre durant près de vingt ans, avant de demander son remplacement en 1909 par Paul PELISSE. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1905 puis Croix de Guerre. Son corps repose au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Son épouse, Marie Célestine JARRY, née à Paris en 1865, pratique la peinture avec un certain talent. Ils auront 4 enfants : Henri Jean Baptiste, né en 1886, lieutenant au 7e Dragon, Geneviève Violette, née en 1893, Jacques Maxime GUERIN (1897-1965), qui sera un acteur et metteur en scène « inspiré, réfléchi et amoureux du beau » entre les deux guerres et enfin Raymond GUERIN, qui fut un dessinateur très prisé dans les décennies 1920/1930 et fit également quelques apparitions à l’écran.

Après la mort de son mari, en 1913, Marie Célestine JARRY épouse en seconde noce, le 11 juin 1917 à Saint Germain en Laye, Paul Victor Modeste MAGNY (1854-1925), veuf avec deux fils, avocat, préfet de la Meuse, sénateur de la Seine de 1914 à 1925. Il est le fils de Modeste MAGNY, célèbre restaurateur, inventeur de la purée Magny, du tournedos Rossini et du Chateaubriand « chez qui se tenaient les fameux dîners Magny (fondé en 1862)  - ou dîners Sainte-Beuve – cités dans le Journal des Goncourt* » et neveu d’Auguste BREBANT (1822-…) restaurateur parisien, lauréat de l’Académie Française.

Voir : La Société Nationale des Conférences Populaires

IVES Frederic Eugene (1856-1937)

ives-portrait-150x110  C’est un inventeur américain né à Litchfield dans le Connecticut. Il est surtout connu pour avoir développé le procédé d’impression en demi-teinte. De 1874 à 1878, il a la charge du laboratoire photographique à l’Université Cornell. Puis il déménage à Philadelphie en Pennsylvanie, où, en 1885, il est l’un des membres fondateurs de la Photographic Society de Philadelphie.

Il fait également de nombreuses recherches et réalisations dans le domaine de la photographie en couleurs et stéréoscopique.  Il déposa près de 70 brevets et reçu la médaille du Franklin Institute’s Elliott Cresson en 1893, la médaille Edward Longstreth en 1903, et la médaille John Scott en 1887, 1890, 1904 et 1906. Son fils Herbert Eugene IVES (1882-1953) est un pionnier de la télévision et de la téléphotographie, y compris par télécopie couleur.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

KIRCHER Athanasius (1602-1680)

kircher01.vignette  C’est un jésuite allemand qui s’intéressa – entre autres – à la physique, l’astronomie, les sciences occultes, etc. Fuyant la guerre de Trente Ans, il se réfugie à Avignon avant de se rendre à Rome où il est nommé professeur de physique, mathématiques et langues orientales. Il crée dans cette ville un cabinet de physique et d’archéologie.

Voir : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

KORSTEN Marie Joseph Lucien (1858-…)

C’est un mécanicien et inventeur de matériel photographique et de projection, très actif au début du XXe siècle. Il est le fils de Jean Pierre François KORSTEN marié à Joséphine Ernestine Aimable CAILLAT. Agé de 30 ans, il se marie le 23 septembre 1888 à Henriette Augustine THOMAS (1864). Ils ont 3 enfants : Françis (1889) Paul (1891) et Louise Henriette (1892-1973).

Dans l’Information Photographique de 1913 on peut lire « M. Korsten, 10 rue Lebrun, nous fait part du mariage de sa fille mlle Louise Henriette KORSTEN avec M. Louis Armand TESSEREAU, 16 rue Oudry à Paris. La cérémonie a été célébrée le 30 août 1913 à Paris XIIIe ».

En 1936, on le trouve encore au 10 rue Lebrun.

Voir : Les projecteurs L. KORSTEN

LEBLANC Jules Iréné dit René (1847-1917)

Né à Vaux sur Saint Urbain, dans la Haute Marne, le 15 mars 1847, il est le fils de Claude Rémy LEBLANC vigneron et de Marie Léocadie PERRIN son épouse. De 1866 à 1870 il est élève à l’école normale d’enseignement spécial de Cluny* puis devient professeur à l’école professionnelle de Reims. En 1884 il est directeur de l’école Normale du travail manuel à Paris. De 1884 à 1886 il est chargé d’une première mission d’inspection avant d’être nommé le 1er mars 1890 “Inspecteur général de l’enseignement primaire”.

Dès 1878, il publie de nombreux mémoires et ouvrages sur l’enseignement expérimental, l’enseignement professionnel et l’enseignement du travail manuel ainsi que l’instruction agricole pour les élèves du primaire, publié, pour la plupart, chez Larousse. En 1895 il participe à la fondation de la revue “Après l’Ecole”, publication populaire illustrée pour l’enseignement post-scolaire.

Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

En 1900, il est chargé de l’organisation de la Classe 1 à l’Exposition Universelle puis rapporteur du jury. « Monsieur René LEBLANC, qui est un réformateur et qui projette sa pensée dans l’avenir comme des vues sur un écran, prévoit l’introduction de la “lanterne magique” dans l’école du jour. » Il publie en 1904 un livre « qu’il a vécu avant de l’écrire » intitulé “Les Projections Lumineuse, à l’école, aux cours du soir et en famille”, éditions Edouard Cornely et Cie Paris.

Il est agrégé de l’Université, officier de l’Instruction Publique, officier de la Légion d’Honneur (en 1900).

* Pour en savoir plus sur l’Ecole de Cluny, cliquer ici : http://adessertenne.pagesperso-orange.fr/victor_duruy_et_l_ecole_normale_de_cluny_091.htm

LE CLERC Jacques Sébastien (1637-1714)

Fils unique d’un orfèvre de Metz, sa précocité le fait remarquer par le prieur de Saint-Arnould qui s’occupe personnellement de son éducation. Travailleur infatigable, il étudie avec passion la physique, les mathématiques, la géométrie… puis entre dans le génie pour s’adonner à l’étude des fortifications.

En 1660, il est nommé ingénieur-géographe. En 1665, il part pour Paris, où il rencontre Charles LE BRUN (1619-1690) qui le convainc d’abandonner sa carrière dans le génie pour se consacrer au dessin et à la gravure. Très rapidement les éditeurs font appel à son talent pour illustrer de nombreux livres. Il devient même le graveur attitré de l’Académie des sciences. En 1672, il est admis à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture en qualité de graveur, puis nommé professeur de géométrie et de perspective.

Marié en 1673, il a de nombreux enfants dont le plus célèbre, Sébastien II (1676-1793) sera peintre. En 1693 il obtient le brevet de graveur ordinaire du roi et en 1706 il est fait Chevalier Romain par le pape. Il décède aux Gobelins le 25 octobre 1714, à l’âge de 77 ans.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

LEREBOURS Noël-Marie Paymal (1807-1873)

Il naît de père inconnu et d’une mère, couturière travaillant à Paris. Elle se marie avec l’opticien Noël-Jean LEREBOURS (né à Mortain le 25 décembre 1761 – Décédé en 1840). Celui-ci fait son apprentissage durant plusieurs années chez différents opticiens à Paris, puis il  achète quelques outils et s’installe à son compte à 18 ans. Après avoir reçu un brevet du Roi, il ouvre une petite boutique au 69 quai de l’horloge en 1789.

Noël-Marie Paymal LEREBOURS, qui a été adopté en 1836 par Noël-Jean, commence par se consacrer à la photographie. Entre 1840 et 1850 il effectue différents voyages qui seront à l’origine de l’ouvrage “Excursions daguerriennes” composé  de 113 planches reproduisant des vues prises en Europe, en Orient, en Afrique et même aux États-Unis…. A la mort de son père en 1840, il reprend la boutique d’optique installée place du Pont-Neuf puis s’associe avec Marc SECRETAN en 1845.

Voir : Microscope solaire de SECRETAN

MACE Jean (1815-1894)

Enseignement-19-107x150  C’est un enseignant et journaliste français issu du milieu ouvrier parisien. Dans les années 1860, il est enseignant au pensionnat du Petit-Château de Beblenheim et rédige des ouvrages de vulgarisation scientifique comme “L’Histoire d’une bouchée de pain“ ou “lettres à une petite fille sur nos organes et nos fonctions”. Il œuvre pour l’instruction des masses et fonde en 1864 “Le Magasin d’éducation et de récréation” avec l’éditeur Pierre-Jules HETZEL, puis il crée en 1866 la “Ligue de l’Enseignement” qui se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque. Franc-maçon, il est élu sénateur inamovible en 1883.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education PopulairePour en savoir plus cliquer ici

MAZO Elie Xavier (1861-1936)

mazo-portrait-121x150  C’est le fils unique de François Xavier MAZO (1834-1908) et de Marie Elise MACLE (1832-1904). Après avoir obtenu son certificat d’études, il entre chez Félix-Potin comme triporteur, à l’époque où la photographie prend son essor. Il se marie le 5 mai 1889, à Paris XVIe, avec Félicie DIDIERJEAN (1862-1941) teinturière. Le 17 octobre de la même année ils ont un fils Gaston. A cette date il est employé et demeure rue de Chaillot Paris XVIe.

Ayant la réputation d’être très malin, c’est aussi un travailleur acharné qui parle plusieurs langues. En 1892, il fonde l’entreprise E. MAZO, constructeur breveté S.G.D.G située 8 boulevard de Magenta à Pais « Maison de premier ordre et de toute confiance ne fabriquant que des appareils de qualité ». 17 ans plus tard, en 1909, il fait bâtir l’immeuble boulevard saint Martin et développe l’une des plus importantes entreprises consacrée aux projections lumineuses au début du XXe siècle.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

MAZO Gaston (1889-1980)

C’est le fils unique de Xavier Elie MAZO. Brillant élève, mais aussi turbulent, il a son Bac à 15 ans et veut être capitaine au long court. Son père Élie souhaite qu’il reprenne l’entreprise familiale et ça serait ses professeurs qui lui auraient conseillé de ne pas désobéir à l’autorité paternelle. Il se marie en la mairie du Xe à Paris, le 27 août 1913 avec Yvonne CŒURDOUX (1891-1975). Ils auront 6 enfants. Il est l’auteur d’un certain nombre de livres techniques sur la projection. N’ayant pas les qualités de son père, Gaston MAZO ne peut empêcher le déclin de l’entreprise dans les années 30. Il décède à Maison Laffitte le 3 février 1980.

MEUNIER Stanislas (1843-1925)

projmoltenimeunier.vignette  Il est né le 19 juillet 1843 au 38 rue Vanneau Paris Xe, fils de Victor Amédée MEUNIER (1817-1903) et de Isabella Mary HOCHE. C’est un écrivain scientifique français qui a joué un rôle considérable dans le mouvement scientifique qui se développe vers 1860.

Stanislas est géologue, minéralogiste et journaliste scientifique. Il devient rédacteur du feuilleton scientifique de “La Presse” jusqu’en 1855, laissant ensuite sa place à Louis FIGUIER pour fonder “L’ami des sciences” ainsi que la “Presse des enfants”. Deux ans après la fondation de “La Nature” il rédige en 1875 le premier d’une longue série d’articles. Dans les années 1870/80 il anime de nombreuses conférences avec Alfred MOLTENI. Au début du XXe siècle ; il est professeur de géologie au Museum d’histoire naturelle.

Il est officier de la Légion d’Honneur (1909).

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

MOIGNO abbé François Napoléon Marie (1804-1884)

moigno02.vignetteC’est un enseignant, chercheur et vulgarisateur français important dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il est docteur en théologie, professeur émérite d’innombrables matières : théologie, hébreu, Écriture sainte, mathématiques, physique, chimie, etc.

Dans les années 1840, il  s’intéresse à la projection en collaborant avec les inventeurs de lanternes de projection Jules DUBOSCQ et François SOLEIL. En 1852, il fonde la revue de vulgarisation scientifique “Cosmos”, qui deviendra en 1862 “Les Mondes”. Il est l’un des premiers sinon le premier à utiliser un appareil de projection dans ses conférences dans les années 1860.

Il publie de nombreux livres dont “L’Art des projections” Paris 1872  et “Enseignement de tous par les projections. Catalogue des tableaux et appareils” Paris 1882.

Voir : L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

MOLTENI François-Marie Alfred (1837-1907)

Molteni-11-122x150  Alfred MOLTENI est né le 25 novembre 1837 au n°22 rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur à Paris Ve (devenue rue Tiquetonne dans le IIe en 1868). C’est le fils de Pierre Marie Joseph MOLTENI (1811-1852) opticien et de Maria Elisa Clara HOULLIER son épouse avec laquelle il aura deux filles, Marguerite et Blanche. Il est élève au collège Chaptal lorsque son père meurt subitement, l’obligeant à interrompre ses études. A 15 ans, il entre dans l’établissement familial d’instruments d’optiques dirigé alors par son grand-père Antoine et son oncle Louis Jules. Par la suite, il complète ses connaissances en fréquentant les cours du soir des Arts et Métiers.

Tout en développant son entreprise, MOLTENI milite activement pour l’emploi des projections lumineuses à l’école en animant de très nombreuses séances avec Stanislas MEUNIER. Il collabore aussi étroitement avec DUBOSCQ et l’abbé MOIGNO.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Il est président d’honneur de la chambre syndicale de la photographie et a reçu des médailles d’or aux Expositions Universelles d’Amsterdam en 1883, de Paris en 1889, ainsi qu’un diplôme d’honneur à l’Exposition de Bruxelles en 1897.  Il est officier de l’Instruction Publique et chevalier de la Légion d’Honneur (février 1898). Malheureusement il a peu écrit faute de temps : deux ou trois volumes sur l’art des projections qui ont été édités plusieurs fois. « Monsieur A. MOLTENI vient de mourir à Tours où il s’était retiré depuis quelques années auprès de ses enfants, après avoir fourni une carrière de plus de 50 ans dans la maison universellement connue d’optique et d’instruments de mathématiques et géodésie fondée par son grand-père en 1782 ». Extrait de sa nécrologie parue dans La Nature le 14.12.1907.

Voir : La maison MOLTENI et Cie

Pour découvrir la famille MOLTENO en Angleterre cliquer ici

NERNST Walther Hermann (1864-1941)

Nernst-00-113x150C’est un physicien et chimiste allemand, lauréat du prix Nobel de chimie en 1920. Il a mené de nombreuses recherches dans les domaines de l’électrochimie, de la thermodynamique, de la chimie du solide et de la photochimie. En 1887 il obtient une thèse sur les “forces électromotrices produites par le magnétisme dans des plaques de métal chauffées”.

NERNST épouse Emma LOHMEYER en 1892. Ils ont deux fils, qui sont tous deux tués durant la Première Guerre mondiale, et trois filles. Après avoir travaillé à Leipzig, il fonde en 1894 l’Institut de chimie physique et d’électrochimie à l’université de Göttingen. C’est un chercheur à l’esprit pratique qui cherche à appliquer les résultats de la recherche scientifique à l’industrie ; c’est ainsi qu’il invente, en 1898, la première lampe électrique avec un filament métallique. Cette lampe, qui a succédé aux lampes à filament en carbone, est l’ancêtre des lampes à incandescence actuelles.

En 1920, NERNST obtint le prix Nobel de chimie « en reconnaissance de son travail en thermochimie ». Il fut également lauréat de la médaille Franklin en 1928 et devient, en 1932, membre étranger de la Royal Society.

Nommé professeur de physique à l’université de Berlin en 1905, il cesse ses recherches universitaires en 1933 pour prendre sa retraite.

Voir : Ampoules à incandescence NERNSTPour en savoir plus cliquer ici

NIEPCE DE SAINT-VICTOR Claude Félix Abel (1805-1870)

C’est un physicien et chimiste français, fils d’un cousin germain de Joseph Nicéphore NIEPCE (1765-1833) inventeur de la photographie en 1823. Il a mis au point le premier procédé photographique sur verre en 1847, découvert la radioactivité naturelle, ainsi que la gravure héliographique qui permetr d’imprimer des photographies dans la presse.

Voir :Plaques photographiques pour la projection

NIEWENGLOWSKI Gaston Henri Dr. (1871-1953)

Il est né le 11 février 1871 à Mont De Marsan et décédé le 28 janvier 1953 à Plougrescant. C’est le fils de B. NIEWENGLOWSKI, professeur de mathématiques successivement à Mont de Marsan, à Reims et à Paris, rédacteur en chef du “Bulletin de mathématiques spéciales” et inspecteur général de l’instruction publique. Il fait ses études au collège Rollin puis au lycée Louis Le Grand avant d’entrer à la faculté des Sciences et à la faculté de Médecine de Paris d’où il sort docteur en médecine. Il est reçu au lycée Polytechnique dont il démissionne.

En janvier 1896 il est nommé “Officier d’Académie” en tant que directeur fondateur du journal “La Photographie” qu’il dirige de 1892 à 1908. En parallèle il est rédacteur pour de nombreuses revues dont “La Nature”, “La Vie Scientifique”, “La Revue de Photographique” etc. Vers 1900, il est préparateur de chimie à la Faculté des Sciences de Paris, puis il est nommé professeur de photographie à l’Association Philotechnique et professeur de physique au lycée Carnot de Tunis.

On lui doit un certain nombre d’ouvrages dont ”Utilisation des vieux négatifs et des plaques voilées”, “La Photographie en voyage et en excursion” et “Dictionnaire photographique” en 1894, “Formules et recettes photographiques” en 1903, “Pratique du développement” en 1905, “Traité complémentaire de photographie pratique” édité par Garnier en 1905 (420 pages, réédité à plusieurs reprises), “Traité pratique des projections lumineuses” édité par Garnier en 1910 et “Les Rayons X et le Radium” en 1924.

NOLLET Jean Antoine, dit l’abbé NOLLET (1700-1770)

nollet04.vignettePrêtre, professeur de physique, membre de l’académie des sciences et physicien français, il a beaucoup contribué à répandre le goût et l’étude de la physique par des exposés clairs et attrayants. Originaire de Pimprez dans l’Oise, il mène de brillantes études au collège de Beauvais puis au séminaire à Paris. Sa dextérité manuelle le fait remarquer par le comte de CLERMONT, qui, entiché de sciences, le fait entrer en 1728 dans sa Société des Arts.

De 1730 à 1732, il voyage en Angleterre et en Hollande en compagnie du surintendant DU FAY, spécialiste de l’électricité, et rencontre de nombreux savants. En 1735, il ouvre à Paris un cours de physique expérimentale dont le succès est prodigieux et dont les auditeurs étaient des hommes et des femmes de tout âge et de toutes conditions. En 1739, il entre à l’Académie Royale des Sciences qu’il présidera plus tard. En 1758 il prend le titre et la fonction de maître de physique des Enfants de France, ce qui a pour effet d’installer définitivement la physique expérimentale à la cour de France.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

PELLERIN Jean-Charles (1756-1836)

C’est un dessinateur, illustrateur et imprimeur français, célèbre pour les fameuses “Images d’Épinal” qu’il compose dès la Révolution et qu’il imprime lui-même à partir de 1796. Fils de Nicolas PELLERIN, fabricant de cartes à jouer à Epinal dans les Vosges, il reprend l’activité artisanale de son père en 1773 pour la transformer progressivement en une véritable industrie de l’imprimerie appelée “Imagerie Pellerin”. En 1822 il cède son entreprise à Nicolas PELLERIN. Le petit-fils Charles-Nicolas travaillera aussi dans l’entreprise.

Voir : Les images d’Epinal et la lanterne magique

PELLIN François Philibert (1847-1923) prénommé parfois Philippe

Né le 29 juillet 1847 dans l’ancien 2e arrondissement, fils de Jean Philibert PELLIN propriétaire 49 ans, et de Marie Louise DURAND 20 ans, mariés le 9 juillet 1844. Il est bachelier es-sciences et ingénieur de l’Ecole Centrale des Arts et Manufacture à Paris (promotion 1870). Il est marié à Joséphine Marie Rosa DEYVEAUX-GASSIER.

Après avoir passé quelques années aux Tuileries de Choisy-le-Roi et dans une importante fabrique de pianos, il entre dans la fameuse maison Jules DUBOSCQ. Associé en 1883, il en devient seul propriétaire en 1886 au décès de Jules DUBOSCQ. En 1912 il y fait entrer son fils qui poursuivra les activités de l’entreprise jusqu’en 1940. Décédé le 5 février 1923 au 41 rue du Four à Paris VIe.

Membre fondateur du syndicat de l’Optique et des instruments de Précision en 1890 (ancêtre du GIFO), il en est trésorier puis vice-président et président. Lauréat de la société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, membre fondateur du Comité français des Expositions, Philibert PELLIN « eut une existence de grand travailleur et laisse le souvenir d’un homme de profonde modestie et de grand cœur ». Il est promu officier de l’Instruction Publique en 1898 et officier de la légion d’Honneur en 1912. Il est aussi titulaire de nombreux ordres étrangers.

Son fils Félix Marie Philibert PELLIN (1877-1940) se marie le 2 avril 1908 avec Berthe Lucie Marguerite DUPLAN. Outre la direction de son entreprise, il s’investit dans de nombreuses organisations durant toute sa carrière. Il est officier d’Académie et Chevalier de Saint-Stanislas. Il est promu commandeur de la Légion d’Honneur le 28 mai 1936. Lors de son décès le 23 décembre 1940, il est adjoint au maire du VIe arrondissement de Paris et demeure 130 rue de Rennes.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

PONTY Max (1904-1972)

Max PONTY est né en 1904 à Paris. Après 7 ans de formation à l’imprimerie Draeger il propose ses premières affiches aux grandes entreprises de l’époque : Air France, Radiola, le Louvre, les Galeries Lafayette, etc. et acquiert une notoriété d’affichiste, surtout pendant l’entre-deux guerres. Il devient l’un des sept membres de l’Académie de l’Affiche et rencontre Savignac avec qui il entretiendra de durables relations d’amitié. En 1947, à la suite d’un concours, la Seita choisit le projet de cet artiste pour remplacer les graphismes des paquets de Gitanes.

PONTY enseigne la publicité dans les écoles de dessin de la ville de Paris. Après la Seconde Guerre mondiale, il abandonne son ancienne activité pour étudier le cartonnage de vitrines. Devenant un véritable technicien du travail du carton, PONTY se spécialise dans la création des présentoirs, de brochures, de dépliants… tout le « petit » matériel qui accompagne l’affiche lors d’une campagne publicitaire (PLV dirions-nous aujourd’hui).

C’est ainsi qu’il met au point en 1956 un petit projecteur en carton dénommé CINEMIME pour les éditions Gautier-Languereau, éditeurs de Bécassine. A la même époque il crée un projecteur semblable pour Banania, le CINEBANA qui rencontre un vif succès ainsi que d’autres pour Mère-Picon, le CINEMAGIC, et pour Hachette en 1959, le CINE-ALBUM.

Source : cliquer ici

Voir : Le projecteur CINEBANA Le projecteur CINE-ALBUM - Le projecteur CINEMAGIC -  Le projecteur CINEMIME

REYNAUD Charles Emile (1844-1918)

Emile-Reynaud-123x150  Il a grandi en région parisienne, entouré par des parents qui l’ont initié aux arts et à la mécanique. Sa mère était peintre et son père avait un atelier de mécanique et de gravure. A 13 ans, sur les indications de son père, il réalise une petite machine à vapeur.

En 1864, il suit les cours publics de vulgarisation scientifique par projections lumineuses de l’abbé MOIGNO et apprend le métier d’enseignant-conférencier en devenant son assistant.

En 1877, il est professeur aux écoles municipales industrielles du Puy, ville dont il est originaire, et utilise habilement la projection fixe et animée pour illustrer ses cours. C’est à cette occasion qu’il imagine un appareil appelé “Praxinoscope” pour donner l’illusion du mouvement.En 1878, il s’installe dans le IXe arrondissement de Paris où il se consacre à la construction, à la commercialisation et au développement de ses Praxinoscopes.

« Cet inventeur modeste dont l’existence tout entière fut consacrée à la recherche de l’illusion du mouvement et que seul le manque de moyens matériels, de capitaux, surtout, a empêché d’occuper un des tout premiers rangs dans la lignée des réalisateurs » extrait de “Histoire du cinématographe” par G.-Michel Coissac 1925.

Voir : Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

ROBERTSON de son vrai nom Etienne Gaspard ROBERT (1763-1837)

Portrait Robertson  C’est un physicien belge, originaire de Liège, qui est surtout connu en France pour ses séances de fantasmagorie dans lesquels il ressuscite les guillotinés de la Révolution.

A 22 ans il entre au séminaire de Liège en tant qu’élève externe et s’inscrit aux cours de peinture de l’académie des beaux-Arts de la ville où il obtient plusieurs récompenses. En septembre 1787, il est ordonné prêtre… un prêtre un peu particulier, plus intéressé par le Diable que par Dieu !

En 1791 il arrive à Paris, en pleine Révolution, et découvre la phantasmagorie du physicien allemand Paul PHILIDOR. Nommé professeur de physique à l’école Centrale du département de l’Ourthe en 1797, il abandonne cette chaire pour revenir à Paris et se lancer dans les spectacles de fantasmagorie dès l’année suivante. En 1799 il s’installe dans un lieu de prédilection pour ce genre de spectacle, le couvent des Capucines abandonné depuis 1790. Après plusieurs vols de matériel et craignant d’être copié, il dépose le brevet de son invention le 7 janvier 1791.

Voir : Brevet d’invention du Fantascope

Au début du XIXe siècle il abandonne la fantasmagorie dont les mystères ont été démasqués pour ouvrir un cabinet de physique dans lequel il multiplie les expériences insolites. Il se met alors à voyager à travers l’Europe, emportant avec lui son cabinet de physique, un spectacle de fantasmagorie et un aérostat racheté à l’armée napoléonienne.

De 1803 à 1816, il réalise une cinquantaine d’ascensions en ballon dans les grandes capitales européennes.

Au début des années 1830, il s’installe définitivement à Paris dans une maison située dans le quartier des Batignolles où il entreprend de rédiger ses mémoires. Le premier volume, publié à compte d’auteur parait en 1831 suivit d’un deuxième tome publié en 1833. Le décès de ROBERTSON n’eut pas les honneurs des journaux, seul le quotidien “La presse” profita de l’occasion pour citer tous les aéronautes disparus précédemment. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Source : “Etienne Gaspard Robertson, la vie d’un fantasmagore” par Françoise LEVIE – Editions du Préambule, Collection Contrechamp – 1990.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

SECRETAN Marc François Louis (1804-1867)

Fils du doyen Samuel SECRETAN et de Jeanne-Charlotte FRANCILLON, il nait à Lausanne en 1804. Destiné à la profession d’avocat, il exerce cette activité pendant plusieurs années tout en se livrant à son goût pour les sciences exactes durant ses loisirs. (NB Une autre biographie indique qu’il aurait été capitaine du génie dans le canton de Vaud avant d’enseigner). Vers 1833/34 il commence à enseigner les mathématiques à l’académie de Lausanne et obtient la chaire de mathématiques en 1838.

En 1844, il se rend à Paris dans le but de satisfaire à son goût pour l’astronomie. C’est ainsi qu’il rencontre monsieur LEREBOURS auquel il s’associe l’année suivante. Durant 10 ans il travailleront ensemble puis il prend seul la direction de cette entreprise renommée lorsque Noël-Marie LEREBOURS prend sa retraite. Il travaille en étroite collaboration avec différents savants dont Léon FOUCAULT et propose, en quelques années, un catalogue comportant plus de 2000 références dans l’optique, la physique, la chimie, la galvanoplastie, etc.

A sa mort, son fils Auguste, né à Lausanne en 1833, mort à Paris en 1874, lui succède avec son cousin Georges Emmanuel SECRETAN, né à Aubonne en 1837.

Voir : Microscope solaire de SECRETAN

TIRANTY Philippe (1883-1973)

tiranty06.vignette  Descendant d’une vieille famille niçoise, c’est un inventeur, photographe et éditeur français qui contribua au perfectionnement, au développement et à la vulgarisation de la photographie entre les deux Guerres Mondiales.

Dans ses ateliers, il invente de nombreuses machines telles que la première machine à affranchir le courrier (1923), un instrument de précision appelé Bande Flamand, un enregistreur de vitesse pour les locomotives ou encore un instrument optique pour les prises de vue aérienne.

Passionné par la photographie, il devient, au fil des années, l’un des premiers distributeurs d’appareils photo en France et fabrique même différents appareils dont une petite lanterne de projection dénommée Gnome. Représentant la firme Leitz en France, il commercialise dès 1925 le fameux Leica. Il édite de nombreux ouvrages sur l’optique, sur les appareils photographiques, et publia de nombreux catalogues très complets sur la Photo et le Cinéma.

Voir : Histoire de l’entreprise TIRANTY

TISSANDIER Gaston (1843-1899)

Portrait Tissandier  Avant d’être connu en tant que fondateur de la revue “La Nature” en 1873 et auteur de nombreux livres de vulgarisation scientifique, Gaston TISSANTIER fut un aéronaute averti. Il fit 44 vols en ballon dont un, le 15 avril 1875, destiné à battre le record d’altitude qui faillit lui coûter la vie. Au retour sur terre ses eux compagnons étaient morts et lui fut retrouvé inanimé.

Avec ses travaux, publications et conférences (dont de nombreuses avec Alfred MOLTENI), Gaston TISSANDIER développa un important réseau de contacts et de relations. « Il recevait souvent des lettres élogieuses de savants tels que PASTEUR, Le VERRIER, Paul BERT, ainsi que EDISON ou Graham BELL sans compter de nombreux aéronautes. »(1) Il était membre de la plupart des sociétés scientifiques de Paris, vice-président de la Société de Météorologie et chevalier de la Légion d’Honneur en 1872.

(1) Nécrologie parue dans “La Nature”, par Albert Tissandier, deuxième semestre 1899, pages 248 à 250.

TROUVÉ Gustave Pierre (1839-1902)

Gustave Trouvé lgt

C’est un ingénieur électricien français à l’origine de très nombreux brevets, pour la plupart inconnus du grand public. En 1866 il s’installe au 6 rue Thérèse, près du Palais Royal à Paris. Il est inscrit comme “Mécanicien à façon, appareils électriques” et enregistre sa marque : “G. Trouvé ; j’ai trouvé : heúrēka !”. Celle-ci sera gravée sur pratiquement tous les instruments qu’il va concevoir et fabriquer.

Lors de l’Exposition Internationale d’Électricité de Paris en 1881, il présente ses nombreuses inventions et productions : navigation avec canot électrique, motorisation du dirigeable de Tissandier (gonflé à l’hydrogène avec des pièces en métal léger et rare : l’aluminium), motorisation de machine à coudre (8 ans avant Singer) et sur le stand 551 toute une production d’électrologie médicale. TROUVÉ y reçoit la médaille d’argent du jury, mais surtout la visite personnelle de Graham BELL (l’inventeur du téléphone) qui vient s’entretenir avec lui et le féliciter. Cette même année il est décoré de la Légion d’Honneur par son grand ami et parrain Gaston PLANTÉ, inventeur de l’accumulateur électrique.

TRUTAT Eugêne (1840-1910)

Eugène Trutat par Nadar Muséum de Toulouse  Né à Vernon dans l’Eure, TRUTAT est le fils d’un officier d’artillerie qui est ensuite affecté à Toulouse. C’est là que le jeune Eugène suit les cours du collège des Jésuites, avant d’aller à Paris faire des études de médecine. Revenu à Toulouse en 1860, il participe à la création du musée d’histoire naturelle dont il sera ensuite conservateur durant 25 ans. Il fait parti de nombreuses sociétés savantes dont la Société Française de Photographie. En 1891, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.

Ce photographe, géologue et naturaliste est un grand spécialise des Pyrénées. Il publie régulièrement des articles et ouvrages sur la photographie « on compte 44 monographies et près de 103 articles. Les thèmes abordés sont la photographie (technique, procédés, enseignement, projection), la géologie, la biologie, la paléontologie, la zoologie, la géographie, la sociologie et l’art. » Ses photographies sont conservées dans trois institutions de Toulouse. Parmi ses différents ouvrages, il se trouve trois titres qui nous intéressent plus particulièrement. Le “Traité pratique des agrandissements photographiques” publié en 1891, réédité en 1897 par Gauthier-Villars ; le “Traité général des projections”, tome premier : Projections Ordinaires. Publié en 1897 par Charles Mendel ; “La lanterne à projections” publié en 1897 par Charles Mendel.

 

 

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Chronologie

Posté par Patrice Guerin le 10 décembre 2011

Ce classement chronologique permet de situer chaque article dans la longue histoire de la projection. Il suffit de cliquer sur le titre de l’article pour que celui-ci s’affiche immédiatement.

 

2025 : Conférence MOLTENI à la Cinémathèque française 2025

2020 - Modern KALEIDOSCOPE Magic Lantern

2018 – Création le Singe Montrant la Lanterne Magique

2010 – Le colporteur d’images de Renaud PERRIN

1968 - Leitz FADOMAT pour fondu enchaîné

1958 - Les projecteurs Pradovit LEITZ

1950 - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

1950 - Le projecteur CINEMIME des éditions Gautier-Languereau

1950 - Le projecteur CINEBANA de BANANIA

1950 - Le projecteur CINE-ALBUM de Hachette

1950 - Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON

1950 - Le projecteur AFIX ou CINEAFIX

1950 – Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

1950 – Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

1947 - Les images sur disques VIEW-MASTER

1947 - Les visionneuses stéréo VIEW-MASTER

1947 - Les projecteurs 2D VIEW-MASTER

1942 - WALT DISNEY film Strip Lantern

1941 – Le projecteur AUDAX – FOCA

1940 – Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

1940 – Arlequin et la lanterne magique de Luis Vidal MOLNE

1939 – La lanterne Pathé Cocorico n°6

1938 – Projecteur LEITZ Parvo

1937 – Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

1936 – Projecteur LEITZ VIII

1935 : Le RETROPROJECTEUR ou Overhead projector

1935 – Projecteurs NORIS

1935 - Projecteur LE MONDIAL Maison de la Bonne Presse

1934 – Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

1933 - Les projecteurs Filmoscope de MAZO

1933 – Chromo lanterne magique André HELLE

1932 – Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie

1932 – Expédition CITROEN en Centre-Asie

1931 – Projecteur LEITZ Udimo

1931 – La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

1930 - Microscope de projection OPTICO

1930 - Projecteur TRICHROME artisanal

1930 –  Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

1930 – Plaques de verre pour publicité lumineuse

1930 – Publicité par les projections lumineuses

1930 – Lanterne de projection automatique D.R.P.

1930 – Projecteur CINESCOPE anglais

1930 - Gros appareil de projection des années 30 DEMARIA-LAPIERRE

1930 - Lanternes cylindriques horizontales des ANNEES 30

1929 - Projecteur de corps opaques DEMARIA-LAPIERRE

1929 – “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

1928 – L’ONDOSCOPE et la projection stroboscopique

1927 – Les lanternes de projection GAUMONT

1926 - Projecteur LEITZ Uleja

1926 – ZEISS IKON A.G.

1926 – Lanterne magique carnaval d’Aix

1926 - Projecteur Filmostop Maison de la BONNE PRESSE

1925 – Lanterne d’agrandissement EGBER

1925 - Histoire des projecteurs LEITZ

1924 – Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

1924 – La PHOTOSCOPIE et le microfilm

1924 - Lanterne “Universel” de la BONNE PRESSE

1923 – Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

1923 – Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

1922 - Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

1922 : Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

1920 - Projections Lumineuses dans les années 1920 – Témoignage

1920- London by Night

1920 – Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

1920 – Projection de décors au théâtre et à l’opéra

1920 – Projecteur fixe 35mm ICA

1920 – Lampes à arc électrique PATHE

1918 – Lanterne de projection TIRANTY Gnome

1917 - Les POILUS ombres et poème par Henriot

1914 – Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE des établissements UNION

1913 – Le KODIOPTICON, première lanterne de projection Kodak

1913 – Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

1912 – Lanterne universelle ICA Dresden

1910 - Petit banc de projection CARL ZEISS

1910 – Les tables de projection

1910 – Lampe “ECLIPSE” pour conférencier

1910 - Les collections de vues pour projection MAZO

1910 – Spectacle d’ombres artistiques ou le THEATRE CHEZ SOI

1910 - Projection de phénomènes METEOROLOGIQUES

1910 - Plaques ANIMEES et plaques à SYSTEME pour projection

1910 – Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

1910 – Les projecteurs L. KORSTEN

1910 – Lanternes de projection scientifique MOLTENI

1910 – CONTINSOUZA et les appareils de projection

1910 – Pièce d’ombres “LOURDES”

1910 - Lanternes doubles MAZO à un seul éclairage

1910 - Visionneuse MONOCLE ou MAGNASCOPE avec plaques de projection MAZO

1909 – Projektions Apparat – ICA Dresden

1908 – Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

1907 – Histoire de l’entreprise TIRANTY

1907 - Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

1907 - La Pastorale de Noël

1906 – Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

1906 – Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

1906 – Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN

1905 – Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

1905 - Trousse d’objectifs de projection

1905 – Cartoscope Panoptic

1905 - Un APHENGOSCOPE amélioré

1905 - Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

1905 - Projecteur COSMOSCOPE

1904 – Appareil de projection “Gros Modèle” MAZO

1904 - L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école, d’après René LEBLANC

1903 - Les PHOTO-BONSHOMMES des Grands Magasins du Louvre

1903 – Les projections lumineuses dans l’Eglise

1903 – Projection et amphithéâtres

1903 - La Lanterne Magique de Georges MELIES

1903 - Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs

1902 - Photographie et Projection à l’Exposition de HANOÏ

1902 – Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

1902 : La lanterne “COSMOPOLITE” de H. ROUSSEL

1901 – Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

1901 - Séance de lanterne magique au Vatican, devant le Pape LEON XIII

1901 - Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire

1900 - Histoire de l’entreprise OPTICO

1900 – Pieds et supports pour lanterne de projection

1900 – Best Wishes and Greetings with magic lantern

1900 – Lanternes multiples ou POLYORAMAS

1900 – Lanterne de projection HELIOS de Mazo

1900 - Lampe à pétrole “Maxima” de MAZO

1900 - MOLTENI, RADIGUET & MASSIOT au sommet de la gloire

1900 - La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK

1900 – Introduction à l’éclairage dans les projections lumineuses

1899 - Petit spectacle de lanterne magique

1899 – RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

1899 – Chargeur automatique pour lanterne de projection

1898 : Pièce d’ombres “TOURNAI”

1898 – Lanterne de projection FESCOURT

1897 - Fonctionnement d’une ampoule ancienne NERNST

1897 - Ampoules à incandescence NERNST

1897 - Les lampes bornes NERNST pour la projection

1896 - Trousse d’OBJECTIFS Molteni

1896 – Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE

1895 – Charles PATHE et les lanternes de projection

1895 – Société des Etablissements GAUMONT

1895 - La lanterne RICHARD du Comptoir Général de Photographie GAUMONT

1895 – Les publications MAZO et les principaux titres

1895 – Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

1895 – La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

1895 - Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

1895 – Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

1895 – Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES

1895 - APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

1894 - Projection d’ombres pour le centenaire de POLYTECHNIQUE

1894 – Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

1894 – Les lanternes de projection MOLTENI

1893 - Pièce d’ombres La MARCHE A L’ETOILE

1893 – Projection de la chevauchée des WALKYRIES au XIXe siècle

1893 - Chalumeau saturateur oxyéthérique “GRIDIRON” et “SECURITAS” de Molteni

1892 – Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

1892 – Histoire de l’entreprise MAZO

1892 - Entretenir une LAMPE de projection à PETROLE

1892 – CHROMORAMA

1892 - Lanterne d’agrandissement à chariot fixe MOLTENI

1892 - La visionneuse LANTERNOSCOPE de MOLTENI

1892 - Les saturateurs d’éclairage intensif LAWSON et MAZO

1891 – Accessoires pour projections familiales

1890 - SIGNAL LAMP pour conférencier

1890 - Support à réflexion horizontal MOLTENI

1890 – Lanterne d’agrandissement CANTILEVER

1890 – La Société Nationale des Conférences Populaires

1890 - COLORISATION des projections lumineuses

1890 – COLORISATION des plaques de verre

1890 – Finition des vues sur verre

1890 – Projection éducation populaire

1890 – Lanternes de projection LAPIERRE

1890 – MAGIC LANTERN EXHIBITIONS in the Ladies’ Home Journal

1890 : L’ENSEIGNEMENT par Projections Lumineuses

1890 - Plaques de lanterne magique : ANATOMIE

1890 – Livres des fables de FLORIAN

1889 - Les Projections Lumineuses à l’EXPOSITION UNIVERSELLE de 1889

1889 - CUVE LABORATOIRE pour Projections Lumineuses

1889 - Les origines de la Maison MAZO

1889 – Une visionneuse publique, la lanterne magique électrique

1889 - Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

1888 : Les films chronophotographiques de MAREY

1888 – Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

1887 - Le projecteur OXANOSCOPE de Gustave Trouvé

1887 - Intensités des sources lumineuses et PHOTOMETRES

1886 - Le spectacle des Ombres à l’Ecole POLYTECHNIQUE

1885 – Appareil photographique automatique MOLTENI Groult

1884 - La fontaine lumineuse ou fontaine de COLLADON

1883 - Visionneuses stéréoscopiques à main H. C. White

1881 - Le cabaret du CHAT NOIR

1881 - Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

1880 – Polariscope de projection PELLIN

1880 - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

1880 – Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

1880 – La collection de diapositives MOLTENI

1880 – Lanterne magique perfectionnée

1880 – Lanternes de projection et d’agrandissement

1880 – Identification des lanternes de projection

1880 – Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

1880 - Ghosts Geister & FANTOMES in the theater

1880 - Plaques photographiques pour la projection

1879 – Invention de l’ampoule électrique - Les ampoules électriques utilisées en projection

1878 - Le laryngoscope CADIER fabriqué par la Maison MOLTENI

1876 - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

1876 – Une séance de lanterne magique chez les Grandpierre

1875 - KALEIDOSCOPE de projection

1875 - Le Polyorama de DUBOSCQ

1873 – Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

1873 - Appareil de famille et de classe MOLTENI, modèle postérieur

1873 : Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles

1873 - Appareil de famille et de classe MOLTENI, le brevet

1872 - Vues stéréos MOLTENI au Muséum d’Histoire Naturelle

1870 - L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

1870 – Transport des dépêches microscopiques par pigeon voyageur

1870 – John THOMPSON, la chine et le peep-show

1870 – Lanterne magique classique

1870 – Lanternes magiques jouet

1870 – Le siège de Paris en 1870

1870 – Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

1870 - Vues fondantes – Dissolving views

1870 - Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

1870 : BRONZE colporteurs lanterne magique serinette vielle

1869 - Lanterne de projection double STEREOPTICON

1869 - Lanterne de projection SCIOPTICON Marcy

1868 - Les récréations lumineuses dans les GRANDES ECOLES au XIXe siècle

1866 – La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

1866 – Lanternes magiques Ernst PLANK

1866 - La pile LECLANCHÉ

1865 - Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

1865 – Projecteur COSMOSCOPE

1865 – Utilisation du pétrole dans l’éclairage domestique

1864 - Les lampes au magnésium SOLOMON et GILLET & FOREST

1862 – Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

1862 – Lanterne magique LAMPASCOPE

1862 – Spectacle de lanterne magique : TROPHONIUS et Geneviève de BRABANT

1861 - Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

1860 – Les EFFETS SPECIAUX au théâtre durant le XIXe siècle

1860 – L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opéras

1860 - Lanterne magique vernie noir

1860 – Mégascope de BERTSCH

1860 - La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

1860 - Fonctionnement du chalumeau oxhydrique Limelight

1859 - Les Opticiens CHEVALIER à Paris

1855 - Lanterne magique cylindrique AUBERT

1855 - Éclairage lanterne magique Système AUBERT

1855 – Polyorama Panoptique

1855 - Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

1854 – Carte de visite photographique

1850 - Plaques animées MOLTENI

1850 – Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn

1850 – Lanterne de projection DUBOSCQ

1850 – Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

1850 - Les CHROMATROPES de projection

1849 - La tentation de SAINT-ANTOINE le Grand

1849 - Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

1847 – Band of Hope – temperance slides

1845 – Projection de SPECTRES VIVANTS et de FANTOMES au théâtre

1845 - Le DIABLE A PARIS : Paris et les Parisiens

1844 - Les CRIS DE PARIS à travers la lanterne magique

1844 - Les débuts de l’ARC Voltaïque

1844 - Plaques de lanterne magique diableries LEFRANC

1844 – Fantascope en forme de lanterne magique

1843 - Plaques animées MOLTENI

1840 - Le ZOGRASCOPE et les vues d’optique

1840 - Lanterne magique CARREE en fer blanc

1839 – L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

1839 – Introduction aux projections scientifiques

1839 - Histoire et description des procédés du DAGUERREOTYPE et du Diorama par Daguerre

1830 – Les opticiens CHEVALIER à Paris

1830 - Dance of Ghosts and Death – DANCE du FANTOME avec la mort

1826 – LE THAUMATROPE à la lanterne magique

1826 – Nicéphore NIEPCE invente la Photographie

1825 – La bougie dans les lanternes magiques

1825 – Bougies de suif ou stéarique

1821 : MOLTENI et les photographiques de la SOCIETE de GEOGRAPHIE

1819 – La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

1815 – La lanterne magique ou le spectacle amusant

1809 – Les images d’EPINAL et la lanterne magique

1808 - CARPENTER & WESTLEY

1807 – ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE”

1805 - La Lanterne Magique d’Amour

1800 - Les SAVOYARDS, montreurs de lanterne magique

1800 - Les premières PILES ELECTRIQUES

1799 - Brevet d’invention du FANTASCOPE

1798 – Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

1797 - Description et fonctionnement du FANTASCOPE

1788 – La manufacture d’instruments d’optique BURON

1782 – Histoire de la maison MOLTENI

1780 – FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique”

1780 - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

1780 – Lanternes magiques précurseurs

1780 - Les progrès de la LAMPE A HUILE à la fin du XVIIIe siècle

1770 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

1762 - Histoire des EPIDIADSCOPES

1760 – Microscope solaire de CHEVALIER

1760 – Montreurs de lanterne magique

1750 – Projection d’ombres blanches et de silhouettes découpées

1750 – Ombres chinoises et silhouettes

1745 – MICROSCOPES SOLAIRES de projection

1745 - Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET

1740 – Les petits métiers de rue de jadis

1704 - Les PRISMES et l’étude de la lumière

1698 – La lanterne magique dans les CABINETS DE PHYSIQUE

1650 – Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

1590 - Les expériences d’optique de DELLA PORTA

1560 – NOSTRADAMUS et les miroirs magiques

1550 - Fantasmagorie dans l’antiquité

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Plaques de verre pour publicité lumineuse

Posté par Patrice Guerin le 31 octobre 2011

Dans les années 1930, l’évolution des lanternes de projection permet de disposer de projecteurs pouvant fonctionner seuls et de manière quasi continue.

Voir : Publicité par les projections lumineuses

Plaques de verre pour publicité lumineuse dans Images projetees pub02.vignette  pub04.vignette dans Images projetees  pub06.vignette  pub07.vignette  pub10.vignette

Ces plaques publicitaires sur verres, de format 8,4×9,8cm (couramment appelé 8½ x 10), sont composées de deux verres maintenus sur le pourtour par du papier gommé noir, sauf les vues “Ministère de la Marine” avec décor méditerranéen, “Dubonnet” fond jaune et “Chemins de fer Superbagnères” qui ne sont composées que d’un seul verre.

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Il semblerait qu’il s’agisse de tirages photos en noir, colorisés ensuite à la main ou au pochoir. « Les sujets sont mis en valeur par un cache en papier noir laissant au centre une ouverture de 7x7cm qui convient parfaitement aux projecteurs équipés des condensateurs les plus courants 103mm ou 115mm. Les vues sont doublées d’un verre mince qui protège la surface émultionnée et colorée. Pour faciliter le repérage lors de la projection, il convient d’examiner l’image telle qu’elle se présente dans la nature et coller au bas à droite une étiquette ronde en papier gommé. »

Voir : Colorisation des plaques de verre

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Illustrations des vues :
-       Dubonnet : d’après A.M.CASSANDRE* et de An. GIRARD ;
-       Naja : d’après DRANSY ;
-       Cigares Cigarettes : d’après Léon DUPIN ;
-       Chemin de fer Superbagnères : d’après Julien LACAZE ;
-       Chemin de fer Gavarnie : d’après E. Paul CHAMPSEIX ;
-       Ministère de la Marine méditerranéen : d’après Maurice REALIER-DUMAS ;
-       Ministère de la Marine Asie : d’après A. GALLANDY.

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Les plus belles publicités pour les projections lumineuses sont celles réalisées sur un fond totalement noir, comme les plaques St Galmier ci-dessus, car elles ne font paraitre sur l’écran que les parties colorées, à l’exclusion d’un fond blanc qui peut être relativement éblouissant en fonction de la puissance lumineuse du système de projection.

________________________

*CASSANDRE, pseudonyme d’Adolphe Jean Marie MOURON (1901-1968)

Artiste né en Ukraine de parents français. Il fut graphiste, affichiste, décorateur de théâtre, lithographe, peintre, modeleur 3D et créateur de caractères d’imprimerie français. Aujourd’hui on retient de lui ses affiches publicitaires très dépouillées pour l’“Étoile du Nord” et “Dubo – Dubon – Dubonnet”, ou la très belle affiche du paquebot “Normandie“, réalisée dans les années 1930.

En 1932 il crée l’affiche publicitaire de Dubo, Dubon, Dubonnet, dont le thème est encore quelquefois visible dans le métro parisien.

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Publicité par les projections lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 25 octobre 2011

projpub08 Source Gallica

En 1875 déjà, on peut lire dans les colonnes de la revue “Fantaisie Parisienne” du 1er octobre, le texte suivant « Permettez-moi de vous demander la sympathique hospitalité de vos colonnes pour informer mes nombreux clients que je viens d’établir, au n°8 place du nouvel Opéra, à l’un des plus beaux emplacements de Paris, un système d’Annonces Lumineuses par les appareils d’optique de la maison Molteni. Cette publicité, illustrée et peinte sur verre, aura l’avantage d’offrir aux curieux un spectacle artistique et varié, où se déroule tour à tour, et de minute en minute, un panorama de tous les sujets d’attraction parisienne. Cette publicité est destinée je crois, à rendre d’excellents services à toux ceux qui ont besoin de se rappeler au public ou de lui faire connaître avec succès l’objet de leurs travaux, de leur industrie ou de leur art. » Signé A. BERR de TURIQUE rue du Bac 21 (régisseur de la revue “Fantaisie Parisienne”).

Voir : Histoire de la maison MOLTENI et Cie

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Dans les années 1930, le développement des projecteurs et la généralisation de l’électricité offrent la possibilité d’imaginer de nouvelles applications à la projection. « Aujourd’hui les applications scientifiques permettent de doter la publicité moderne des moyens les plus éclatants et les plus convaincants, pour fixer le choix du public parmi les multiples produits que le commerce international cherche à écouler chaque jour ».

Est-ce le développement de l’énergie électrique qui permit l’accroissement des publicités lumineuses ou l’accroissement des enseignes et journaux animés lumineux, toujours est-il que, dans les années 30, on s’extasie devant la Tour Eiffel en feu sur laquelle on peut lire en motifs lumineux le nom de CITROEN ?

projpub07.jpg  Le 4 juillet 1925, à la veille de l’ouverture de l’exposition internationale des Arts Décoratifs, la tour Eiffel s’embrase révélant le nom de CITROEN flamboyant parmi les étoiles. Pour cela il fallut 250 000 lampes électriques de six couleurs différentes donnant l’impression d’un gigantesque feu d’artifice, mais il ne s’agit pas encore de projection publicitaire.

projpub05.jpg  projpub04.jpg  projpub06.jpg Appareil automatique de projection lumineuse pour 100 vues sur verre de format 4x4cm.

Afin de permettre le développement des projections publicitaires, il fallut résoudre deux problèmes. D’une part permettre aux projecteurs de fonctionner automatiquement durant un certain temps, sans réglages ou ajustement de la lumière et du passage des vues ; d’autre part disposer d’une source d’éclairage suffisamment puissante et stable, ce que permettait enfin l’éclairage électrique.

dubonnet1.jpg Plaque publicitaire Dubonnet (format 8½ x 10 cm).

Voir : Plaques de verre pour publicité lumineuse

Dès le début du XXe siècle plusieurs constructeurs s’étaient déjà lancés dans la fabrication d’appareils automatiques, mais le réseau électrique n’était pas suffisant pour permettre une alimentation régulière et continue.

Voir : “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO - Lanterne de projection automatique D.R.P.Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie -

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Quelques années avant, en 1893, les américains réalisent une expérience de projection publicitaire sur les nuages, pendant les derniers jours de l’exposition internationale de Chicago. Le projecteur se compose d’une puissante lampe à arc dont les rayons sont renvoyés par un réflecteur de 75cm vers un condensateur de 25cm qui les rendent parallèles. A l’avant du système, une lentille réglable à l’aide d’un volant et d’une chaine, permet de faire la mise au point de l’image découpée dans un morceau de carton.

projpub03.jpg  Gros projecteur extérieur utilisé dans les années 30.

Le numéro de “La Science et la Vie” cité plus bas en parle encore 1928 « Reconnaissons qu’il paraît peu probable que ce genre de publicité soit appliqué en France, à cause des impôts élevés qui frappe la publicité lumineuse ». Cependant  d’autres avaient imaginés d’utiliser ce système de projection durant la première Guerre Mondiale « On avait prévu de projeter sur des nuages artificiels créés au moyen de bombes fumigènes, toutes les nouvelles de nature à diminuer le moral de l’ennemi ». mais l’armistice fut signé avant que l’expérience ne soit tentée.

Sources : CNAM – Conservatoire NUMérique et “La Science et la Vie” février 1928.

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Lanternes magiques jouet

Posté par Patrice Guerin le 19 décembre 2010

Lanternes magiques jouet dans Lanternes magiques Chromo-Lanterne-32-150x94

Une lanterne magique est un instrument d’optique qui permet de projeter une image agrandie sur une surface (ou écran) plus ou moins éloignée.

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Elle se compose de trois éléments principaux :  
A – une source de lumière contenue dans une boîte opaque (camera obscura) souvent munie d’une cheminée ;
B – un objectif équipé de une ou plusieurs lentilles de verre permettant de focaliser, d’agrandir et de projeter l’image sur un écran blanc ;
C – des vues transparentes peintes sur verre qui se placent entre la source lumineuse et l’objectif.

lantmagique06.jpg Depuis plus de trois siècles, il existe différentes descriptions de la lanterne magique mais on l’a rarement vue et les quelques exemplaires figurant dans les musées ont servi à des expérimentations scientifiques ou à des spectacles fantastiques.

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On peut considérer que la lanterne magique s’est surtout développée durant la deuxième moitié du XIXe siècle, en France (Lapierre, Aubert) et en Allemagne (Planck, Bing, Carette). Il s’agissait d’un jouet amusant pour les enfants et certaines grandes personnes, mais peu efficace car possédant une source lumineuse trop faible (bougie ou lampe à pétrole). Elle faisait partie des incontournables cadeaux de Noël vendues dans de luxueux petits coffrets “tout équipé”.

VOIR : Lanterne magique cylindrique Aubert

lantmagique19.jpg lantmagique18.jpg lantmagique17.jpg lantmagique16.jpg lantmagique12.jpg lantmagique11.jpg lantmagique08.jpg  Collection F.B.

Il existait deux grandes familles de lanternes magiques. Les lanternes “simples“ à l’intérieur desquelles se trouvait un système d’éclairage rudimentaire (bougie, lampe à huile ou mini lampe à pétrole) et les Lampascopes qui ne comportaient pas de source lumineuse, car ils se plaçaient comme un globe sur les lampes à pétrole ou à huile de type courant.

lantmagique07.jpglantmagique15.jpg lantmagique20.jpg lantmagique05.jpg

A la fin du XIXe siècle la naissance du cinéma offrit un regain d’intérêt pour ces petites lanternes magiques tombées en désuétude au profit de lanternes de projection plus puissantes, destinées à d’autres usages.
Voir : Lanternes de projection et d’agrandissementLa lanterne magique ou le spectacle amusant - 
Les projecteurs publicitaires en carton des années 50


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