Projections Lumineuses dans les années 1920 – Témoignage

Posté par Patrice Guerin le 26 octobre 2025

« Lorsque nous avons vidé la maison de mes parents, c’est mon frère aîné qui a pris la lanterne et les vues de projection lumineuse de mon père. » Françoise F.-M.

01 La Cause Portrait de Charles Martel en 1920.

A partir de 1925, Charles MARTEL, bénévole à la fondation “La Cause”, s’occupa du service des Projections Lumineuses. Il avait pour tâche de constituer des séries de vues sur l’histoire de la Réforme et du protestantisme, destinées aux paroisses qui organisaient régulièrement des « conférences d’édifications ».

Exif_JPEG_PICTURE  03 La Cause  Exif_JPEG_PICTURE  Exif_JPEG_PICTURE  Vues pour projection.

Soit il partait sillonner la France pour photographier les hauts lieux du protestantisme, soit il achetait des vues du commerce auprès de Maisons comme Radiguet & Massiot, Mazo ou La Bonne presse.

06 La Cause  07 La Cause  Pupitre et boîte de couleurs.

Perfectionniste, Charles a toujours développé et monté lui-même ses photos « qu’il rince sous un filet d’eau durant de longues heures pour en garantir la meilleure conservation possible ». Puis sa femme Gaby les colorise sur un pupitre précieusement conservé par la famille, tout comme la boîte de couleurs de marque Tilliard. « Elle s’installait devant la fenêtre pour capter le maximum de lumière et plaçait chaque vue sur une sorte support spécial à verre dépoli pour la peindre soigneusement. »

VOIR :  Colorisation des plaques de verre

08 La Cause  09 La Cause  Conférence de Freddy Durrleman et programme de 1926, dans lequel se trouve « Le mot qui fut gravé ».

Ces photos permirent de constituer des séries de trente à quarante vues lumineuses qui illustraient les conférences du pasteur Freddy DURRLEMAN, infatigable conférencier de la fondation protestante française “La Cause”, fondée en 1920 à son initiative. « Certaines de ces vues, ainsi que des photos de temples de Paris ou de province, sont éditées par La Cause sous forme de cartes postales qui sont vendues dans les comptoirs de librairies. »

10 La Cause   “La Tour de Constance”, colorisée par Mme Martel. Document utilisé lors de soirées de représentation de la

pièce de théâtre « Le mot qui fut gravé ».

Ces informations proviennent de documents confiés par les descendants de Charles Martel et par “La Cause”, dont Vous serez mes témoins – Histoire et témoignages – La Cause a 100 ans, ouvrage collectif sous la direction de Alain Deheuvels, Editions la Cause 2020.

VOIR : Les projections lumineuses dans les églises

 

 

 

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Visionneuses stéréoscopiques à main H. C. White

Posté par Patrice Guerin le 24 août 2025

Stereo White 1La Mode Illustrée N°21, 1867, collection GV

Le principe de la stéréoscopie a été décrit en 1838 par le physicien anglais Charles WHEATSTONE (1802-1875).

VOIR : Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

 Stereo White 2

Vers 1859 / 1860, un modèle plus léger et bon marché, à poignée fixe, est inventé par l’américain Oliver Wendell HOLMES (1809-1894). Parfois appelé le « mexicain », son appareil n’est pas breveté et chacun peut construire des stéréoscopes basés sur ce modèle.

 Stereo White 3 Brevet H. C. White N° 281.743 du 24 juillet 1883, source GV

Le 24 juillet 1883 Hawley C. WHITE (1848-1925) dépose le brevet N° 281.743 pour un stéréoscope à poignée articulée.

Stereo White 7Stereo White 8

Il fut l’un des plus importants fabricants de stéréoscopes et de cartes stéréo de grande qualité aux États-Unis. Son catalogue compta plus de 13 000 articles.

 Stereo White 9Stereo White 10

Une visionneuse, en grande partie métallique, nommée “The Perfecscope”, est brevetée par WHITE en octobre 1895 aux États-Unis et en juin 1902 en France. « Notre invention réside dans les améliorations apportées à chacun ou à l’ensemble des éléments considérés séparément, et dans l’amélioration des méthodes d’assemblage. Ces améliorations ont été apportées notamment avec l’utilisation de l’aluminium et de métaux analogues. »

Stereo White 11

Elle obtient même un prix à l’Exposition universelle de Paris en 1900. Certains modèles portent un emblème estampillé au centre de la visière.

Stereo White 6  Museum d’Histoire naturelle, vue MOLTENI

VOIR : Vues stéréos Molteni au Muséum d’Histoire Naturelle

 

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Vues stéréos MOLTENI au Muséum d’Histoire Naturelle

Posté par Patrice Guerin le 24 août 2025

Dans son livre de 1894 Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection page 193, Alfred MOLTENI écrit «  La vision stéréoscopiques donne du relief aux images… C’est ce que l’on réalise facilement avec le stéréoscope à vision directe. Là, les vues sont disposées dans le sens voulu et à un écartement tel, que les deux prismes dont est muni le stéréoscope en permettent la superposition. »

Stereo White 12 Stéréoscope de HOLMES à poignée fixe, vers 1859 / 60

VOIR : Visionneuses stéréoscopiques à main H. C. White - Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

Entre 1872 et 1873, Alfred MOLTENI réalise une série de prises de vues stéréoscopiques au Muséum d’Histoire Naturelle, sous la direction du professeur Paul GERVAIS.

Stereo White 4Collection Patrice GUERIN

Un catalogue intitulé Enseignement par le Stéréoscope et les Projections – Collection d’Histoire Naturelle photographiée au Muséum de Paris J. & A. Molteni est publié en septembre 1873.

Nous recherchons ce catalogue.

Stereo White 13  Stereo White 14  Stereo White 15  Stereo White 16  Stereo White 17  Stereo White 18

Ces vues ont été déposées en juillet 1873 à la BNF. Chaque vue est présentée recto & verso par série de 3 exemplaires avec des densités photographiques différentes. Il y a en tout 172 sujets.

Stereo White 5

CLIQUER ICI

 

 

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Représentations anciennes de la Lanterne Magique

Posté par Patrice Guerin le 17 mai 2025

1000 tableau  La Lanterne Magique d’Amour d’après SCHALL, déposé le 16 juillet 1805.

VOIR : La Lanterne Magique d’Amour

1646 Kircher   1646 – KIRCHER, Ars Magna Lucis & Umbræ 1ere édition

VOIR Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

Premières représentations de ce qui est supposé être une lanterne magique.

1671 Kircher 1      1671 Kircher 2  1671 – KIRCHER, Ars Magna Lucis & Umbræ 2e édition

1685 Zahn 1   1685 Zahn 2   1685 Zahn 3   1685  – ZAHN, Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium

1685 Zahn 4 1685 Zahn 5 1685 Zahn 6  1685 – ZAHN idem

1726 s'Gravesande 2   1726 s'Gravesande 1  1726 – s’GRAVESANDE, Mathematical Elements of Natural Philosophy 

1750 Ozanam 1  1750 OZANAM, Récréations Mathématiques et Physiques nouvelle édition

1750-72 Encyclopédie 1  1751 / 1772 DIDEROT & D’ALEMBERT, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers

VOIR : Lanterne magique carrée en fer blanc

1783 Nollet 1  1783 – Abbé NOLLET, Leçons de Physique expérimentale” tome 5

VOIR : Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET

1787 Affiche BNF 1  1787 – Annonce Effet de la Lanterne Magique… inventée par le Père Kircher jésuite allemand

1791 Robertson brevet 1  1791 – ROBERTSON, extrait du brevet

VOIR : Brevet d’invention du Fantascope

1794 Fleurus  1794 (an II) – Lanterne magique républicaine, Après la bataille de Fleurus

1794 Pankouke 1   1794 Pankouke 2  1785 à 1832 – Encyclopédie PANKOUKE, Dictionnaire encyclopédique des Amusemens des Sciences mathématiques et Physique

1797 Krüniz 1   1797 Krüniz 2  1797 Krüniz 4  1797 Krüniz 5   1786 à 1858 – KRÜNITZ, Encyclopédie technique et économique

1797 Krüniz 6  1797 Krüniz 3  1797 Krüniz 7  1797 Krüniz 8  1786 à 1858 – KRÜNITZ, idem

1797 Krüniz 9  1786 à 1858 – KRÜNITZ, idem

1869 Pittoresque 1   1869 – Le Magasin Pittoresque, Fig.2

1872 Moigno 1  1872 – abbé MOIGNO, L’Art des Projections

D’une manière générale VOIR colonne de gauche Catégories Lanternes Magiques CLIQUER ICI

La plupart de ces représentations figurent dans l’ouvrage du Club Niépce Lumière publié en 2017 et réédité par la suite.

2017 Fondamentaux  LIEN

 

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Spectacle « Lanterne magique… Pièce Curieuse ! »

Posté par Patrice Guerin le 22 mars 2025

Compiegne-1

A l’époque ou il n’y avait pas de smartphone, pas de télévision ni même de cinématographe pour se distraire, un colporteur passait de village en village en criant « Lannterne magiiiique… Pièce curieuuuuse ! » pour faire rêver les enfants et attiser la curiosité des adultes avec des boniments plus ou moins vrais. 

VOIR : Les savoyards, montreurs de lanterne magique - Une séance de lanterne magique chez les Grandpierre - Montreurs de lanterne magique

Compiegne-2 Colporteurs – Visuel extrait de la conférence

Dénommée successivement lanterne de peur, lanterne magique ou lanterne de projection, cet appareil s’est développé durant cinq siècles environ avant de devenir le petit projecteur de diapositives des années 50 / 70.

VOIR : Le cône de lumière projetée

Compiegne-3  Ars Magna Lucis et Umbrae – Visuel extrait de la conférence

En 1646, KIRCHER (1602-1680), un jésuite français, publie un traité sur la lumière en relation dialectique avec l’obscurité Ars magna Lucis et Umbrae. C’est lui qui montre pour la première fois une lanterne magique. De récentes recherches on révélées que cette lanterne était connue avant lui.

VOIR : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

Compiegne-4  Fantasmagorie – Visuel extrait de la conférence

A la fin du XVIIIe siècle, ROBERTSON se sert de cette lanterne, cachée derrière un grand écran, pour projeter des spectacles de fantasmagorie et effrayer le public de l’époque qui vivait déjà sous la Terreur.

VOIR :  Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Description et fonctionnement du Fantascope

Compiegne--5  Compiegne-7  Conférence Mondaine et Populaire – Visuel extrait de la conférence

Entre 1880 et 1900 cette lanterne n’est plus magique et devient une lanterne de projection destinée aux Conférences Mondaines et aux Conférences Populaires dans les villages et à l’armée.

Compiegne-6   Picantin lgt Carton d’invitation et article paru dans “le Picantin” d’avril 2025, page 9

Le 5 avril 2025 se déroulera dans les salles Saint Nicolas à Compiègne (14h30) une conférence sur le sujet présenté ci-dessus (beaucoup plus complet que ces extraits) suivie d’une projection “A la lanterne” avec d’authentiques vues sur verre de l’époque. Entrée gratuite.

VOIR : Société Historique de Compiègne

Compiegne-8  Séance de repérage dans une magnifique salle

VOIR : Conférences

 

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Évolution des éclairages dans la projection

Posté par Patrice Guerin le 25 février 2025

L’évolution de l’éclairage s’est produite tout au long du XIXe siècle.

Avant cela il n’y avait que la bougie et la lampe à huile.

Après cela (au XXe siècle) on utilisa uniquement l’électricité comme source d’éclairage dans la projection.

VOIR : Il rallume les lanternes de projection

Tableau eclairages

Cette évolution multiplia par 1000 le pouvoir éclairant des différentes sources lumineuses utilisées dans ce domaine (colonne de droite du tableau çi-dessus). VOIR : Intensités des sources lumineuses et photomètres

Bien qu’étant l’un des éclairages les plus anciens et les plus faibles, la BOUGIE resta longtemps l’unité de référence a laquelle on comparait la puissance des autres éclairages. VOIR : La bougie dans les lanternes magiques

A  la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle plusieurs inventions, dont la mèche en coton et la cheminée en verre, permirent d’améliorer l’antique lampe à HUILEVOIR : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

En plus de ces deux types d’éclairage ancestraux, il ne faut pas oublier le SOLEIL, qui est la plus puissante des sources lumineuses et pouvait être utilisé avec certains appareils de projection. VOIR : Microscope solaire de SECRETAN

À partir de 1859, le PÉTROLE va permettre une (r)évolution dans le domaine de l’éclairage et plus particulièrement celui de la projection, grâce à la lampe à une puis plusieurs mèches inventée en 1869 par l’américain Marcy. VOIR : Lanterne de projection Sciopticon Marcy

Bien que découvert dès la fin du XVIIIe siècle, le GAZ ne sera utilisé dans l’éclairage qu’au milieu du XIXe siècle. Mais sa flamme éclairait peu et il faudra attendre 1885 pour que l’autrichien Auer invente le manchon à incandescence qui se met sur la flamme bleue du gaz.

L’ALCOOL liquide est aussi utilisé en projection après avoir été transformé en vapeur par un serpentin longeant la flamme.

VOIR : Lampes à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

L’ACÉTYLÈNE est découvert par Davy en 1836. Ce gaz, issu du carbure de calcium, est très pratique car le générateur d’acétylène peut se transporter partout et ne nécessite pas un matériel important.

Le MAGNÉSIUM est un métal blanc, assez semblable à l’argent, qui brûle avec une flamme très brillante. Il est difficilement utilisable dans un projecteur car sa combustion dégage beaucoup de fumée.

VOIR : Les lampes au magnésium SOLOMON et GILLET & FOREST

La lumière OXHYDRIQUE donne un éclairage très puissant provenant d’un chalumeau dont la flamme rend incandescent un morceau de chaux vive. Ce chalumeau est généralement aliment par un mélange d’oxygène et d’hydrogène.

VOIR : La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques ou LIMELIGHT - Fonctionnement du chalumeau oxhydrique Limelight

Les saturateurs fonctionnent sur le même principe mais utilisent de l’éther, de l’essence ou de l’acétone qui enrichit un flux d’oxygène traversant le réservoir. VOIR : Chalumeau saturateur oxyéthérique “Gridiron” et “Securitas” de Molteni

L’électricité est utilisée en projection sous deux formes.

L’ARC ELECTRIQUE produit entre deux charbons. VOIR : Les débuts de l’Arc Voltaïque - Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

L’AMPOULE ELECTRIQUE inventée par Edison en 1879. VOIR Les ampoules électriques utilisées en projection - L’éclairage électrique pour lanternes familiales - Les lampes bornes NERNST pour la projection

T3-15

Ce vaste sujet est développé dans un beau livre de 346 pages, généreusement illustré, intitulé “Projections Molteni 3, Éclairages en Projection sorti en décembre 2024.

VOIR : Le Livre : Projections MOLTENI 3, les Éclairages en Projection

 

 

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Conférence MOLTENI à la Cinémathèque française 2025

Posté par Patrice Guerin le 8 janvier 2025

Alfred MOLTENI à l’origine des Projections Lumineuses

Annonce de la conférence à la Cinémathèque française : Cliquer ici

Cinematheque 1

Créée à Paris en 1782, la Maison MOLTENI commercialisa principalement des instruments de physique et de chimie jusque dans les années 1860. C’est alors que le tout jeune Alfred MOLTENI, à peine âgé de 20 ans, décide de consacrer une grande partie de son temps aux Projections Lumineuses. À ce titre, il va côtoyer les plus grands savants et explorateurs de son époque et développer une collection de photos qui atteindra 70 000 vues au début du XXe siècle.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Cette conférence, largement illustrée, nous fait découvrir les origines de la famille MOLTENI, ses différentes implantations à Paris ainsi que les appareils, la collection de vues et les éclairages utilisés en projection. Quelques grandes conférences « novatrices » sont évoquées comme les projections stéréoscopiques, les projections panoramiques, les projections animées (avant 1895), les projections trichromes, etc.projections  réalisées à chaque fois avec des personnalités de premier plan.

VOIR : Et un… et deux… et trois livres MOLTENI : Vœux 2025

Cinematheque 6  Cinematheque 7  Cinematheque 8  Cinematheque 9 Photos © Cinémathèque française

« J’ai le devoir de raconter, au point de vue historique, ce que vous ignorez peut-être, pour que les historiens futurs inscrivent sur le livre d’or de la Photographie le nom d’une famille dont il est le dernier et a été le plus illustre. » Extrait de la nécrologie d’Alfred MOLTENI, par Charles Gravier, parue dans “Le Moniteur de la Photographie” du 31 décembre 1907.

VOIR : Les lanternes de projection MOLTENI

Cette conférence sera suivie d’une projection de vues datant de l’époque MOLTENI

Cinematheque 2

Les projections faites par Alfred MOLTENI de 1860 à 1900 (12000 séances en 40 ans) sont à la fois pédagogiques, surprenantes, inédites voir même grandioses devant des publics pouvant aller jusqu’à 2000 personnes. Il pourrait en être de même aujourd’hui (peut-être pas pour le nombre de personnes…) d’autant plus que les médias modernes ont définitivement remplacés ces spectacles d’un autre temps.

VOIR : Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

Cinematheque 4  Cinematheque 10

A ce jour, la collection MOLTENI répertoriée dans un catalogue exhaustif, c’est :  110 appareils de projection et accessoires ; 34 appareils scientifiques ; 1200 vues sur verre ; 100 livres et documents.

Cinematheque 5

 

 

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Et un… et deux… et trois livres MOLTENI : Vœux 2025

Posté par Patrice Guerin le 27 décembre 2024

Carte 2025

Projections MOLTENI 1, les appareils et accessoires

Projections MOLTENI 2, Vues et Conférences

Projections MOLTENI 3, les Éclairages en Projection

 

 

 

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Le Livre : Projections MOLTENI 3, les Éclairages en Projection

Posté par Patrice Guerin le 15 décembre 2024

T3-1

Ce troisième tome de l’ouvrage Projections MOLTENI, traite essentiellement des sources d’éclairage utilisées en projection.

Le livre : Projections MOLTENI 1, les appareils et accessoires

Le livre : Projections MOLTENI 2, Vues et Conférences

T3-2

« L’éclairage est la question fondamentale de l’art des projections. Avoir une lumière vive, intense, du plus petit volume possible, ne donnant pas lieu à un trop fort dégagement de chaleur, facilement maniable ; voilà les conditions exigées et que la pratique réunit difficilement. » Manuel Pratique de la lanterne de Projection, par H. Fourtier – Editions Laverne 1889.

T3-3  T3-7

Le premier chapitre traite de trois sources d’éclairage disparates et inclassables par la suite : le Soleil, la Bougie, le Magnésium. Soit trop lumineux, soit pas assez, soit difficiles à maitriser ces éclairages ont cependant été utilisé dans certaines conditions en projection.

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Le deuxième chapitre aborde les combustibles liquides, huile et pétrole, qui permirent à l’éclairage de se développer tout au long du XIXe siècle. Ces éclairages manquaient de puissance ce qui les réservaient aux projections familiales.

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Le troisième chapitre aborde les éclairages à forte puissance alimentés par différentes énergies, dont les chalumeaux oxhydriques et les saturateurs oxycalciques. La plus grande difficulté était de fabriquer les gaz oxygène et hydrogène.

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Enfin le quatrième chapitre traite d’une source d’éclairage qui s’est développé tout au long du XXe siècle au point de faire disparaître toutes les autres : l’électricité. D’abord sous forme d’arc électrique, l’ampoule remplaça progressivement  tous les autres systèmes d’éclairage dans le domaine de la projection.

T3-11   350 pages environ ; plus de 500 visuels et photographies.

Pour commander : CLIQUER ICI

 

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La lanterne RICHARD du Comptoir Général de Photographie Gaumont

Posté par Patrice Guerin le 2 novembre 2024

Gaumont Richard 1  Catalogue du Comptoir Général de Photographie, février 1895 page 68, documentation GV.

Au début de l’année 1895, le Comptoir Général de Photographie* “constructeur d’appareils de projection et d’agrandissement” fait de la publicité pour une nouvelle et très originale lanterne de projection « sans chaleur et sans fumée » nommée La “Richard”.

Gaumont Richard 2  Encyclopédie de l’Amateur Photographe 1895, documentation JYL.

De forme originale, cette lanterne de projection est équipée d’un condensateur de 80 mm situé à l’arrière du passe vues interchangeable permettent de projeter « des clichés obtenus avec les Photos Jumelles Carpentier ayant un format de 4 ½ x 6 cm. » A l’avant un objectif « extra lumineux » peut éventuellement être équipé d’un diaphragme à iris.

Gaumont Richard 4

NB Les vues de projection standard de l’époque faisant 8,5 x 10 cm, elles ne pouvaient pas être éclairées entièrement par le condensateur qui aurait dû faire environ 130 mm de diamètre.

Gaumont Richard 3Gaumont Richard 5Gaumont Richard 6

Cette lanterne est équipée d’une lampe à pétrole ayant un bec de 30 mm et une mèche circulaire se réglant très facilement comme n’importe quelle lampe à pétrole. A la fin du XIXe siècle ce type d’éclairage est dépassé et l’ampoule électrique commence à équiper certaines lanternes de projection.

VOIR : Les ampoules électriques utilisées en projection

Gaumont Richard 7Gaumont Richard 8

La lanterne La “Richard”, très peu connue et référencée, est un modèle intermédiaire entre les classiques lanternes magiques carrées (ci-dessus à gauche) et la lanterne dite “simplifiée” qui est le modèle de base de nombreux fabricants à la même époque (ci-dessus à droite). Il semble qu’elle n’ait pas eu une durée de vie très longue car on ne la voit que dans des documents de 1895.

Gaumont Richard 9  Publicité du Comptoir Général de Photographie dans laquelle la lanterne La “Richard” n’est pas citée, été 1895.

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* En l894, Léon GAUMONT quitte la direction des Lampes Camus pour entrer comme directeur du Comptoir général de photographie appartenant à Félix-Max RICHARD. C’est un magasin d’appareils photographiques situé au 57 de la rue Saint-Roch, près de l’Opéra. En juillet 1895, un grave différend oppose son patron, Félix-Max à son frère Jules RICHARD, ce qui fournit à Léon GAUMONT l’occasion de racheter l’affaire.

VOIR : Société des Etablissements GAUMONT

Gaumont Richard 11 Cette lanterne, nommée La “Richard” a probablement été fabriquée en hommage à Félix Max RICHARD.

 

 

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