Carte de visite photographique
Posté par Patrice Guerin le 16 novembre 2010
Le 27 novembre 1854, Eugène DISDERI (1819-1889), photographe à Paris, boulevard des Italiens n°8, dépose un brevet d’invention de 15 années pour « des perfectionnements en photographie, notamment appliqué aux cartes de visite, portraits, monuments ».
Signature Disdéri à la fin du brevet de 1854. Trésors de l’INPI
« Mon nouveau procédé consiste à préparer des clichés photographiques contenant chacun un certain nombre d’images, qui me donne ensuite à chaque opération un nombre d’épreuves suffisant pour couvrir largement les frais entraînés par les différentes manipulations pour avoir le résultat, c’est-à-dire des épreuves, semblables ou différentes par le même cliché. »
Ce procédé permet de prendre six clichés simultanés (identiques ou différents) sur une même plaque de verre, rendant ainsi les coûts de production de chaque photographie beaucoup moins chers. Ces tirages de petit format, assez proche de la carte de visite, deviennent très vite à la mode.
Carte de visite à la lumière électrique
A l’époque les prises de vues se faisaient à la lumière du jour, dans un studio équipé de grandes baies vitrées. Pour remédier à l’inconvénient des variations lumineuses, certains photographes s‘équipèrent de lumière artificiel afin de photographier dans n’importe quelles conditions.
Napoléon III, la famille impériale, par Disderi
NAPOLÉON III (1808-1873), premier président de la République de 1848 à 1852 puis Empereur des français de 1852 à 1870 utilisa la photographie – et plus particulièrement la Carte de Visite – comme instrument et symbole au service ses ambitions.
Cette visionneuse, qui ressemble à un petit livre lorsqu’elle est fermée, permet d’observer une carte de visite à travers une loupe.
Voir : Visionneuse MONOCLE ou MAGNASCOPE avec plaques de projection MAZO












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