Les images sur disques VIEW-MASTER

Posté par Patrice Guerin le 19 juillet 2021

View-Master 1 Publicité américaine, View-Master (modèle E) 1956-1960.

Le procédé View-Master a été inventé vers 1938 /1939, par l’américain Wilhelm Gruber associé à la société Sawyer’s Photo Services qui commercialisait des photographies, principalement sous forme de cartes postales. Les premières images et visionneuses ont été officiellement présentées à l’Exposition universelle de New York en 1939 puis à l’exposition Golden Gate de 1940 à San Francisco.

View-Master 2.1 View-Master 2.2Disques View-Master.

L’intérêt de cette visionneuse est de voir « en trois dimensions (relief) des images en couleur prises sur du film Kodachrome ». On l’a bien compris : la vente des visionneuses permet surtout de commercialiser des images photographiques en couleurs, montées sur des disques en carton rigide de 9cm de diamètre. Chaque disque contient 7 paires d’images (format 11,5 x 10 mm) placées symétriquement par rapport à l’axe du disque. 7 encoches situées sur le pourtour permettent de faire tourner le disque image par image. Ce “commerce” d’images repose sur la même démarche que les visionneuses Pathéorama commercialisées par Pathé à partir de 1923.

VOIR : Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

View-Master 3.1View-Master 3.2 Catalogue “Stereoscopic Pictures View-Master” © 1947.

Ce catalogue de 1947 répertorie les disques disponibles à l’époque. L’introduction précise : « Plus de deux mille vues individuelles contenues sur les “disques View-Master” sont répertoriées et décrites dans les pages suivantes. Au fur et à mesure de la production de nouveaux disques éducatifs, scientifiques et scènes mondiales (monuments et paysages), ils seront répertoriés et décrits dans les prochains numéros de ce catalogue. » Lorsque Sawyer’s est acheté en 1966 par la société GAF (General Aniline & Film), les nouveaux catalogues voient arriver de nombreuses franchises culturelles, issues notamment des secteurs du cinéma et de la télévision.

View-Master 4.1 View-Master 4.2 View-Master 4.3 Série de 3 disques “Blanche-Neige” avec pochette à gauche et livret à droite, 1955.

En 1951, Sawyer’s achète Tru-Vue, le concurrent direct de View-Master. En plus d’éliminer leur principal rival, la reprise permet à Sawyer’s d’acquérir les droits d’utilisation des vues extraites des films Disney. Cet ajout au catalogue View-Master popularisa ces petites visionneuses et compléta les sujets éducatifs par des images divertissantes.

View-Master 4b  Paire de vues stéréos Blanche-Neige, disque III, vue 18.

Cette vue extraite du disque III Blanche-Neige est intitulée “les nains essayent de la ranimer”. Printed in Belgium, all rights reserved, Sawyer’s Europe S.A. © 1955 by Sawyer’s Inc.

VOIR : Les visionneuses stéréo VIEW-MASTER

 

 

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Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

Posté par Patrice Guerin le 17 février 2021

Flammarion 1Plaque animée montrant différentes éclipses de lune.

A partir de 1865, Alfred MOLTENI commence une collection de “Tableaux Instructifs” en collaboration avec l’astronome Camille FLAMMARION (Voir PORTRAITS) pour lequel il assure de très nombreuses projections.

Flammarion 2a  Flammarion 08  Flammarion 5

Tous les quinze jours, à la salle de Conférences du boulevard des Capucines à Paris, Camille FLAMMARION traite un sujet d’astronomie, visitant tour à tour le soleil, la lune, les diverses planètes de notre système, les comètes, les étoiles, les univers lointains habités ou non ou les splendeurs de l’immensité infinie. « Mon cours de l’école Turgot était pour le peuple, mes conférences étaient pour le monde, et des deux côtés le succès répondait à mes efforts. »(1)

Flammarion 4   Flammarion 6a  Flammarion 6b Les Merveilles Célestes de Camille Flammarion

Parmi les premières images de la collection de vues MOLTENI se trouvent les gravures des “Merveilles Célestes” qui illustrent les conférences que FLAMMARION donne tous les quinze jours boulevard des Capucines à Paris.

Flammarion 2b    Flammarion 3 Différentes plaques animées d’Astronomie extrait de Projections MOLTENI, tome 2, Vues et Conférences, par Patrice Guérin.

Dans son livre “Instructions Pratiques sur l’Emploi des Appareils de Projection”, Alfred MOLTENI consacre 10 pages aux “tableaux en mouvement pour l’enseignement de l’Astronomie”. Un commentaire précis accompagne chacun des 10 tableaux dont certains sont présentés ci-dessus.

Flammarion 07  Flammarion 11  Flammarion 10  Astronomie Populaire, par Camille Flammarion.

« Ces conférences, comme on s’en souvient encore, avaient un auditoire assidu et empressé. Tous les quinze jours, le samedi, je traitais un sujet astronomique, visitant tour à tour le soleil, la lune, les diverses planètes de notre système, les comètes, les étoiles, les univers lointains, les splendeurs de l’immensité infinie. J’avais amené un jeune opticien, Alfred MOLTENI, à reproduire par des projections les principales curiosités du ciel ; son oncle, directeur de la maison (rue du Château-d’Eau), s’y était d’abord opposé, comme étant une fantaisie sans avenir, mais j’avais fini par le convaincre. On sait ce que cette maison est devenue je lui avais apporté la fortune.»(1)

Sujet extrait de Projections MOLTENI, tome 2, Vues et Conférences, par Patrice Guérin,  Edition du club Niépce Lumière, pages 239 à 248.

VOIR : L’enseignement par les yeux - La collection de diapositives MOLTENI

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(1) Mémoires Biographiques et Philosophiques d’un Astronome, Camille Flammarion, Ernest Flammarion éditeur, Paris, 1912.

 

 

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Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 19 janvier 2021

Stereocarte 01  Vision binoculaire, le stéréoscope, journal Le Musée des Sciences, N°30, novembre 1857.

Les vues stéréoscopiques permettent de voir une image en relief à l’aide d’un stéréoscope : visionneuse dans laquelle on regarde avec les deux yeux des images graphiques ou photographiques.

Stereocarte 02 Stéréoscope de Wheatstone à images parallèles et miroirs obliques.

L’idée première du stéréoscope est due au physicien anglais Charles WHEATSTONE (1802-1875) qui expose, en 1838, ses travaux sur la vision binoculaire aux membres de la Royal Society de Londres. A cette occasion, il présente un stéréoscope à réflexion peu pratique mais suffisant pour démontrer le principe du relief.

Pour plus d’informations, cliquer ICI.

Stereocarte 03  Stéréoscope de Brewster à lentilles prismatiques avec ses vues. 

En 1844, Sir David BREWSTER (1781-1868), invente une petite visionneuse à main munie de deux lentilles biconvexes permettant de visionner aisément des images en relief. Ne trouvant pas de débouchés en Angleterre et grâce à l’intermédiaire de l’abbé MOIGNO (VOIR : PORTRAITS),  il fera fabriquer son appareil à Paris par la Maison SOLEIL-DUBOSCQ, dès les années 1850.

VOIR : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Stereocarte 04c  Stereocarte 04b  Stereocarte 04a  Épreuves géométriques Duboscq par réflexion, vers 1855.

On n’en est qu’au tout début de la photographie et les vues en relief sont très rares. Par contre les épreuves géométriques graphiques « rendent des services à l’enseignement en permettant de voir en relief les figures de géométrie dans l’espace. »(1)  Il s’agit d’épreuves géométriques imprimées en noir avec figures claires sur carton beige ; format 8,2×17,4cm.

Stereocarte 05  Planche de figures provenant du fascicule Moigno.(2)

Parmi tous ces schémas, la fig.15 représente une flèche avançant vers l’œil, la fig.17 un panier avec anse proéminente, la fig.18 un portique, la fig.19 un polyèdre étoilé de la collection de M. Hessemer.

Stereocarte 06  Tableau provenant du fascicule Duboscq.(1)

« Les innombrables épreuves exécutées par la méthode de M. Jules Duboscq ne laissent absolument rien à désirer, elles produisent des effets étonnants et il ne restait plus qu’un vœu à formuler, c’était que la photographie sur papier fit assez de progrès et devint un art assez constant dans ses résultats pour que l’on pût substituer dans tous les cas des dessins sur papier et sans reflets, aux images daguerriennes dont le miroitage rend la vision plus difficile et moins nette. »(2)

Stereocarte 07Épreuve géométrique Duboscq par transparence, vers 1855.

Cette vue est imprimée sur papier blanc insérée entre deux cadres en carton noir afin d’être regardée par transparence.

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(1) Catalogue des appareils pour la Photographie Maison Duboscq rue de l’Odéon à Paris 1862.

(2) Stéréoscope ses effets merveilleux…, par l’abbé Moigno, Franck libraire éditeur à Paris, 1852.

 

 

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L’Enseignement par Projections Lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 28 décembre 2020

Enseigmt 1 “L’aspect est le plus puissant auxiliaire de la mémoire.”

En 1890, F. BONHOURE (I.P.) et J. MAGE publient un ouvrage intitulé L’Enseignement par Projections Lumineuses” à l’usage des élèves et instituteurs des cours Moyen et Supérieur. Cet ouvrage est rédigé conformément au Programme officiel du 27 juillet 1882 et aux directives en annexe. Il a reçu une médaille d’argent à l’Exposition Scolaire d’Avignon, en 1891.

Enseigmt 2  “L’Enseignement par Projections Lumineuses” troisième édition, vers 1895.

L’enseignement scientifique, qu’il s’adresse aux jeunes élèves ou aux adultes, doit être avant tout, suivant un principe pédagogique bien connu, “un enseignement par l’aspect, parce que l’aspect est un puissant auxiliaire de la mémoire. Il sera, en outre, expérimental et pratique, pour habituer les élèves à observer, réfléchir, comprendre et retenir”.  F. B. – J.M.

Enseigmt 3

Il existe au moins trois éditions de cet ouvrage : 1890, 1892 et une « troisième édition, revue, corrigée et augmentée », sans date (vers 1895), avec changement d’éditeur. Cette dernière édition comporte 220 pages dans lesquelles se trouvent 128 tableaux représentant 880 figures. Un exemplaire de la 1ère édition est offert au Musée Pédagogique en novembre 1890. (Source La revue pédagogique, tome 17, Juillet-Décembre 1890).

Enseigmt 4 Tableaux 77 à 81 sur feuille de gélatine.

Les tableaux présentés dans cet ouvrage sont encore au format des plaques de lanterne magique 4x15cm et comportent plusieurs figures par plaque.  « Pour les maîtres qui possèdent l’appareil à projection », ils sont tirés sur verre ou sur gélatine. A noter que certains tableaux sont légèrement mis en couleur à la main.

VOIR : Plaques de lanterne magique : anatomie

Enseigmt 5 Tableaux 82 à 86 sur feuille de gélatine.

« L’accueil si bienveillant qui a été fait aux éditions précédentes nous permet d’espérer la même faveur pour celle-ci, surtout au lendemain de la magistrale circulaire ministérielle du 10 juillet dernier(1) (1895) et le remarquable et si lumineux rapport de M. Édouard PETIT à M. le Ministre (23 juillet 1895), ainsi que les conclusions votées, le 1er septembre 1895, au Congrès du Havre(2), au sujet de l’enseignement par l’aspect à donner aux adultes. »

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(1)  Détail de la Circulaire adressée par le Ministre de l4instruction Publique, des Beaux-Arts et des Cultes, M. R. POINTCARÉ, aux membres des Délégations Cantonales, des Caisses des Écoles et des Commissions Scolaires : Cliquer ICI

(2)  Congrès Libre des Sociétés d’Instruction et d’Éducation Populaires, au Havre : cliquer ICI

 Congrès Libre des Sociétés d’Instruction et d’Éducation Populaires, au Havre (Programme) : cliquer ICI

 

 

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Les films chronophotographiques de Marey

Posté par Patrice Guerin le 22 décembre 2020

Ce sujet est à la limite des Projections Fixes traitées dans ce blog, mais il fait partie des Projections Lumineuses qui se développèrent durant tout le XIXe siècle et continuèrent durant le XXe dans de très nombreux domaines comme le spectacle, le divertissement familial, l’enseignement populaire et les conférences mondaines.

Marey 1  Images successives d’un sauteur, 5 images à la seconde.

« Les tableaux de Projections Mouvementés sont destinés… à reproduire les lois du mouvement à l’aide de photographies prises à intervalles rapprochés, d’après les méthodes de MM. MAREY, LONDE, ANSCHUTZ, MUYBRIDGE, etc. » Source Les tableaux de Projections Mouvementés par H. Fourtier, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 2  Etude des allures pathologiques de l’homme par la Chronophotographie et sans l’aide de lumière solaire. Des lampes à incandescence sont attachées aux articulations du sujet et servent de points brillants.

Dès 1888, en même temps que l’invention de la pellicule souple par KODAK, Etienne Jules MAREY commence à réaliser, avec l’aide de son assistant Georges DEMENŸ, de petits films destinés à enregistrer la physiologie du mouvement et à en comprendre son déroulement, que ça soit chez l’homme ou l’animal.

Pour voir les films sur le site de la Cinémathèque Française CLIQUER ICI

Marey 3  Analyse chronophotographique du mouvement de l’aile de l’oiseau.

Ces films sont constitués par la succession de nombreuses images fixes prises par un appareil photographique nommé “Appareil Chronophotographique” déclenché automatiquement. A l’origine, ils ne sont pas destinés à la projection. Cependant en 1891 plusieurs conférences avec projections animées* ont lieu avec le concours d’Alfred MOLTENI, qui a fabriqué pour l’occasion un “appareil spécial”.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Marey 4Appareil chronophotographique servant à entrainer la pellicule sensible et à l’immobiliser pendant le temps de pose.

On pourrait considérer ces projections comme les premières séances cinématographiques, mais elles n’étaient pas publiques, pas payantes et encore trop expérimentales pour que l’histoire les retiennent comme étant à l’origine du 7e Art.

VOIR : Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

Sources de l’article : Projections MOLTENI, tome 2 “Vues et Conférences” à paraître en mars 2021, pages 288 & 289 et Conférences publiques sur la Photographie organisées en 1891 et 1892 Conservatoire National des Arts et Métiers, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 5  Extrait de la série présentée par la Cinémathèque Française.

* Entre autres le 4 février 1891 au Photo-Club de Paris et le 6 décembre 1891 au Conservatoire National des Arts et Métiers. De plus, en mars 1891, une série de conférences et de cours sur toutes les parties de l’éducation physique démarre dans la salle de conférence de la Société de Géographie sous le patronage de l’Institut Libre d’Education Physique.

 

 

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Les POILUS ombres et poème par Henriot

Posté par Patrice Guerin le 15 décembre 2020

Poilus 01Dessin figurant en fin d’album, représentant un Mousquetaire, un Hussard et un Poilu.

Le 6 novembre 1917, HENRIOT, de son vrai nom Henri MAIGROT (1857-1933), publie un album de 44 pages intitulé “Les Poilus à Travers les Ages”. Celui-ci présente, sous une forme très illustrée, avec commentaires et légendes, les  aventures militaires de la France depuis les Huns jusqu’à la première Guerre Mondiale.

Poilus 02Album  ouvert “Les Poilus à Travers les Ages” format à l’italienne de 32 x 25 cm.

Ce sujet fait partie des “Pièces lyriques d’ombres projetées” qui furent très à la mode dès le milieu des années 1890, jusqu’au début des années 1920. Malheureusement il n’existe pour l’instant aucune étude sérieuse sur le sujet, ni même un répertoire de ces “Ombres d’Art” ayant été jouées à l’époque.

VOIR : La pièce d’ombres “Lourdes” de l’abbé Evrard - Pièce d’ombres “Tournai” - Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile” - La Pastorale de Noël

Poilus 03  « Tous, régiments comme escadrons, chantent leur Gloire dans l’espace ; Messieurs, c’est le rêve qui passe ! »

Les tableaux panoramiques représentés dans cet album sont destinés à être projetés sous forme de vues sur verre défilant dans une lanterne de projection, au rythme du récit ou des chants. D’ailleurs, la couverture indique bien l’usage de ces dessins : on y voit un écran panoramique sur lequel est écrit le titre de l’album, entouré de silhouettes rappelant différentes époques de cette épopée.

Poilus 04  Couverture de l’album “Les Poilus à Travers les Ages”.

Au total, 105 tableaux, magnifiquement illustrés en silhouettes noires sur fond monochrome, représentent des batailles, des défilés ou des moments champêtres. Puisqu’il s’agit de l’histoire des “Poilus”, pas moins de 33 tableaux sont consacré à la Première Guerre Mondiale, dont le défilé triomphal sur les Champs-Élysées (alors que l’album est publié un an avant la fin de la Guerre) !

Poilus 05 « Le retour Triomphal. »

Pour l’instant il n’existe aucun témoignage concernant ces projections, bien qu’il soit dit que « cet album reproduit la série de projections sur verre qui, au cours de la guerre, ont été projetés avec tant de succès, soit au front, pour amuser les Poilus, soit pour propagande patriotique en Hollande ou en Amérique, soit à Paris et dans toutes les grandes villes de France, au profit des œuvres de guerre et de secours aux blessés ».

Poilus 06

Poilus 07

.                                 Poilus 08  Plaques de verre colorisées, format 6 x 25,5 cm, la dernière est cassée.

Quelques tableaux sur verre, faisant apparemment partie de cette série, ont été retrouvés. Bizarrement, ils ne figurent pas parmi toutes les illustrations de l’album. Ils représentent plus particulièrement des scènes de liesse se passant en Alsace. Peut-être ont ils été créés après 1918 et le rattachement de l’Alsace et de la Lorraine à la France ?

Poilus 09

Poilus 10

Poilus 11  Plaques de verre noir et blanc, format 5,7 x 21 cm.

Merci d’avance à toute personne ou institution qui nous fournira des renseignements, documents ou plaques de verre concernant ce sujet, afin de pouvoir re-créer le spectacle.

Poilus 12

 

 

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Modern Kaleidoscope Magic Lantern

Posté par Patrice Guerin le 1 novembre 2020

Le kaléidoscope est un instrument optique réfléchissant ou projetant “à l’infini” des visions colorées mouvantes. Ce petit modèle en carton est à monter soi même.

Voir Kaléidoscope de projection

Kaleidoscope 7

Il est fabriqué en Chine par la Compagnie japonaise Artec. « Une grande partie de notre gamme de produits est créée pour répondre aux besoins d’un marché pédagogiqué. Notre équipe commerciale transforme les besoins des clients en réalité. »

Kaleidoscope 2    Kaleidoscope 8

La pochette contient de nombreuses pièces prédécoupées, y compris des lentilles optiques, des miroirs, une mini ampoule et les contacteurs nécessaires pour faire fonctionner le kaléidoscope.

Kaleidoscope 3   Kaleidoscope 4

« Mettez des perles transparentes ou des bandes de film dans la lanterne magique et vous pourrez projeter des images originales avec votre kaléidoscope !»

Kaleidoscope 5

« Avec le projecteur Kaléidoscope, créez un magnifique monde kaléidoscopique sur les murs de votre pièce. »

Des effets semblables peuvent être obtenus avec Les CHROMATROPES de projection.

Kaleidoscope 6

ARTEC C° Fabricant et vendeur de matériel pédagogique et de jouets CLIQUER ICI

 

 

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Kaléidoscope de projection

Posté par Patrice Guerin le 30 août 2020

Le kaléidoscope est un instrument d’optique inventé et présenté par Sir David BREWSTER en 1816. En 1817, il brevète son idée, mais il semble que le brevet était mal formulé ce qui a permis de le copier facilement sans possibilité de recours juridiques. Il est devenu très populaire au milieu du XIXe siècle comme “divertissement de salon”.

Kaleidoscope 01  A Treatise on the Kaleidoscope par David BREWSTER, 1819. Collection privée.

« Il se compose d’un cylindre ou tube en métal ou en carton, dans lequel on a fixé longitudinalement deux glaces, ou miroirs, faisant entre elles un angle de 30 degrés, et dont le fond est fermé par deux verres transparents parallèles : l’un des fonds est dépoli et entre les deux on met de petits morceaux de verre ou de fragments informes, diversement colorés… Quand on tourne le tube, la figure change à chaque instant d’aspect. »(1)

Kaleidoscope 02  Kaléidoscope BREWSTER, vers 1820. Collection Science Museum.

Il s’agit d’un appareil à usage individuel. Si l’on veut partager ses effets surprenants devant un public plus nombreux, il convient de projeter ces images mouvantes à l’aide d’un objectif approprié muni de deux miroirs inclinés à 30° et d’un châssis rotatif dans lequel sont placés divers petits morceaux de verre par exemple.

Kaleidoscope 03  Gravure provenant de L’Art des Projections, par l’abbé MOIGNO, Paris 1872.

Pour effectuer une projection il faut une lanterne équipée d’un éclairage puissant – dans ce cas un chalumeau oxhydrique – un objectif “kaléidoscopique” équipé de deux miroirs dont la pointe du V est en bas et un châssis rotatif dans lequel se trouve des fragments de verre.

Kaleidoscope 04  Kaleidoscope 05  Kaléidoscope de projection Molteni.

Cet objectif particulier est vendu à partir des années 1875/80 par la Maison MOLTENI. Il est équipé d’un manchon possédant le diamètre exact des objectifs de la Maison afin de se substituer très facilement à un modèle standard.

Kaleidoscope 06  Extrait du catalogue Molteni N°89, 1ère édition 1901/02.

(1) L’Art des Projections, par l’abbé Moigno, édité par Les Mondes, Paris 1872.

VOIR : Modern Kaleidoscope Magic Lantern

 

 

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London by Night

Posté par Patrice Guerin le 26 avril 2020

Le confinement est propice aux rangements en tous genres ; dans une collection, il y a de quoi faire !

London 01  London 02“London by Night”, une boîte parmi d’autres !!!

C’est ainsi que j’ai retrouvé une belle collection de 36 plaques photographiques sur Londres datant des années 1920 « les vues de Londres la nuit sont fantastiques et ont une atmosphère magique. » S.B. Les photographies en noir et blanc sont colorisées en jaune sur les lumières et les reflets dans l’eau.

London 03  London 04  London 05 Vues au format anglais 8,2×8,2cm.

Il fallait en faire un petit spectacle avec un accompagnement musical adapté. « Il doit bien exister sur Londres des chansons populaires comme nous en avons sur Paris ! » Après une recherche sur internet pour trouver une musique d’accompagnement appropriée et quelques échanges avec des membres de Magic Lantern Society pour savoir si les interprétations trouvées pouvaient convenir, nous avons obtenu l’accord d’un étonnant interprète, Peter Elgar.

London 06 Peter Elgar.

Seul impératif, il fallait que ce montage soit prêt pour être présenté en exclusivité au meeting de printemps organisé par Magic Lantern Society le 25 avril 2020…. Meeting “virtuel“ pour cause de confinement.

London 07  Issue 50 of “Connect” paru le samedi 26 avril 2020.

En 48 heures, les images ont été mises au format, la bande son adaptée pour obtenir un timing plus dynamique et le clip monté sur un logiciel vidéo tout en respectant les impératifs d’une projection avec lanterne magique afin de pouvoir être projeté en live.

London 08  Pour voir la video, CLIQUER ICI

 

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Carpenter & Westley

Posté par Patrice Guerin le 15 avril 2020

Carpenter 06Chauve-souris CARPENTER & WESTLEY, dessin extrait de l’une des deux plaques ci-dessous.

Philip CARPENTER (1776-1833) commence à travailler en 1808, en tant qu’opticien à Birmingham et se spécialise dans les lunettes et les microscopes. En 1817 le physicien David BREWSTER (1781-1868)  lui demande de fabriquer le kaléidoscope qu’il vient de breveter. Cet objet devient très vite populaire et permet à CARPENTER d’ouvrir un magasin de détail à Birmingham vers 1819. Deux ans après, il invente la lanterne de projection  “Phantasmagoria” qui servira de modèle à de nombreuses autres lanternes durant cinquante ans.

Carpenter 10Lanterne de projection  “Phantasmagoria” avec éclairage type Quinquet à huile.

VOIR : Lanterne magique vernie noire

« En 1823, autre événement dans le monde lanterniste : CARPENTER publie son ouvrage “Elements of zoology”… Ce texte est destiné à expliquer une série de 56 plaques en verre fabriquées et commercialisées par CARPENTER… Les verres circulaires sont fixés sur un long cadre en bois de pin percé d’ouvertures, et ils sont retenus par un cercle de fer. »(1)

Carpenter 01  Carpenter 02  Copper-Plate Slider Mammalia N°2 et 3 (Eléments de zoologie) CARPENTER & WESTLEY. 

A la même époque la Maison CARPENTER & WESTLEY commercialise une série composée d’une trentaine de tableaux simples ou animés sur l’astronomie dont les commentaires se trouvent dans un ouvrage publié en 1849.

Carpenter 05  Traité “Compendium of Astronomy”, CARPENTER & WESTLEY 1849.

« Le processus de transfert de CARPENTER à partir de plaque de cuivre était basé sur le procédé utilisé en céramique par SADLER et GREEN à partir de 1756… Ce processus ne permettait pas une reproduction en masse complète, car il nécessitait encore beaucoup de travail de la part des peintres comme le soutient BARNES : Il pourrait être faux de supposer que le contour était simplement “coloré” à la manière des gravures imprimées à l’époque ; au lieu de cela, l’impression du squelette (contour) était complètement transformée en une peinture miniature dont la qualité variait selon les compétences de l’artiste employé, et il n’y a jamais deux images identiques. »(2)

Carpenter 03  Carpenter 04  Copper-Plate Slider (Vues astronomiques) CARPENTER & WESTLEY. Eclipse de la lune (vue animée) et diagramme du soleil par rapport à la terre.

En 1826, il exerce sa profession d’opticien à Londres, 24 Regent Street. Après sa mort en 1833, l’atelier est repris par sa sœur Mary, mariée avec William WESTLEY, l’ancien contremaître de l’entreprise. L’entreprise cessera ses activité en 1914.

Carpenter 07  Carpenter 08  Carpenter 09 Vues astronomiques animées CARPENTER & WESTLEY.

La Maison CARPENTER & WESTLEY est présente à la première Exposition Universelle de 1851 qui se déroule au Crystal Palace de Londres. Elle y présente « des lanternes phantasmagoriques avec les derniers arrangements mécaniques et optiques et des peintures d’histoire naturelle et séries de diagrammes astronomiques »(3) 

(1)  “Le grand art de la lumière et de l’ombre – archéologie du cinéma” par Laurent Mannoni, éditions Natan, 1994, page 272.

(2) “Philip Carpenter and the convergence of science and entertainment in the early-nineteenth century instrument trade” par Phillip Roberts, dans Science Museum Group Journal, 2017, cliquer ICI.

(3)  Catalogue officiel de la grande exposition de 1851, Gallica.

 

 

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