Projecteur Le Mondial Maison de la Bonne Presse

Posté par Patrice Guerin le 26 février 2022

Le Mondial 01  Ne quittez pas Paris sans venir visiter la Maison de la Bonne Presse”.

En 1935, à l’occasion de la foire de Paris, la Maison de la Bonne Presse présente dans ses locaux un certain nombre d’appareils de projection dont “15 modèles d’appareils pour la projection de vues sur verre ou sur gélatine”. Parmi eux, “les plus modernes appareils pour la projection des Films-Stop”.*

VOIR : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Le Mondial 02Projecteurs Filmostop N°4 et “Le Mondial” 1935.Logo BP

Le projecteur “Le Mondial” ou “Mondial B.P.” est un Super-Filmostop capable de projeter une image de 4 mètres de base à une distance de 25 mètres. Il est principalement utilisé dans les amphithéâtres ou les salles de spectacle accueillant un public nombreux. Un pied articulé, solidaire de l’appareil permet de le poser n’importe où. Une poignée en bois située à l’arrière facilite le transport.

VOIR : Projecteurs Filmostop Maison de la BONNE PRESSE

Le Mondial 03Trois projecteurs ”Le Mondial” Bonne Presse de couleurs différentes.

Tout comme les petits modèles Filmostop, Le Mondial existe en différentes couleurs. Il est probable que le modèle gris ait été repeint en “gris artillerie” car la plaque sur lequel figure le logo est peinte ainsi que la poignée en bois. Dans la notice ci-dessus, le logo est placé sur le côté alors que sur les appareils photographiés, il se trouve à l’avant vers le haut.

Le Mondial 4a  Le Mondial 04b  Projecteur “Le Mondial” Bonne Presse ouvert. 

Pour accéder à l’intérieur, il faut ouvrir le couvercle situé sur le dessus, verrouillé par un petit loquet. Certains modèles ultérieurs ont été équipés d’une porte latérale. A l’intérieur se trouve une ampoule à vis de 250 W / 220 V. À l’arrière de l’ampoule est placé un miroir convexe destiné à renvoyer la lumière vers l’objectif. Devant l’ampoule se trouve un condensateur ouvert équipé de deux lentilles bi-convexes de 70 mm de diamètre.

Le Mondial 5a  Publicité de 1923 Le Mondial 05bCuves à eau.

Pour dissiper la chaleur dégagée par l’ampoule et ne pas abimer les films souples, le projecteur peut recevoir une cuve à eau à la place du passe-vues pour plaques de verre. Celui-ci doit être fermé, de préférence, pour éviter l’évaporation trop rapide du liquide.

Le Mondial 06aA gauche châssis pour vues 8,5x10cm. A droite dérouleur pour film 35mm. Le Mondial 06b

Ce projecteur de vues fixes peut utiliser des “Films-Stop*” en bobine de film 35mm et des vues sur verre au format 8,5x10cm, ainsi que des vues 45×107 et 6x13cm. avec châssis adaptés. Il est équipé d’un passe-films vertical, fixe, permettant de faire défiler le film. Un cache amovible possède deux ouvertures de 18x24mm ou de 24x24mm. De plus il peut être équipé d’un châssis va et vient pour plaques 8,5×10 cm.

Le Mondial 07

Le support d’objectif est équipé d’un système de réglage hélicoïdal et peut recevoir des objectifs amovibles de focales différentes. Dans ce cas un “Cindo – Paris Série 52,5 mm – f =75mm ou F =90mm.

Le Mondial 09    Le Mondial 08a   Le Mondial 08bOmni-Color Bonne Presse et détail du support de disque.

« Pour obtenir sur l’écran mille variétés d’effets lumineux aux couleurs chatoyantes », ce projecteur peut être équipé d’un disque à sections de couleurs différentes placé devant l’objectif. Celui-ci est mis en rotation soit à la main, soit à l’aide d’un moteur synchrone de marque Lip.

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* Les Films-Stop” sont des bobines de films 35mm sur lesquelles figurent une trentaine de vues fixes au format 18x24mm. ou 24x24mm. Pour projeter ces images il faut s’arrêter sur chaque vue, d’où cette appellation.

 

 

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Projecteur de corps opaques DEMARIA-LAPIERRE

Posté par Patrice Guerin le 23 janvier 2022

Opascope DL 7

« La grande diffusion de l’électricité el les récents progrès obtenus dans la fabrication des ampoules électriques à incandescence permettent aujourd’hui de réaliser la projection des corps opaques depuis si longtemps désirée el toujours abandonnée faute de moyens suffisants pour éclairer les objets à projeter. » catalogue général Demaria-Lapierre 1929.

Opascope DL 6  Fascicule III du catalogue Général Demaria-Lapierre 1929.

Très simple d’utilisation et d’une grande commodité d’emploi, cet opascope peut être utilisé aussi bien dans les familles que dans l’enseignement « pour la vulgarisation scientifique par le professeur ayant un auditoire restreint ».

Opascope DL 1       Opascope DL 2

Le corps de l’appareil est construit en tôle recouverte d’un vernis émaillé, noir brillant à l’extérieur, blanc mat à l’intérieur. Il se branche sur une prise électrique quelconque et utilise des ampoules courantes du commerce. Un châssis va et vient équipé de deux portes permet de projeter alternativement une vue opaque comme une carte postale ancienne par exemple. L’opascope permet de projeter par réflexion de cartes postales, de dessins, gravures, photographies. etc, ayant un format maximum de 9 x 14 cm.

Opascope DL 3

L’appareil permet aussi de projeter des corps opaques de faible relief : plantes, insectes, bijoux, médailles, illustrations ou textes de livres, etc. Dans ce cas il se pose à plat sur l’objet et un miroir placé sur l’objectif permet de renvoyer l’image horizontalement vers l’écran.

Opascope DL 5

Pour projeter des vues transparentes de format 8,5 x 10 cm, il convient de retirer le passe vue pour corps opaques et de le remplacer par une lanterne de projection classique sans objectif. Equipée de glissières à l’avant celle-ci s’adapte parfaitement à l’arrière de l’opascope.

Opascope DL 4

 

 

 

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Lanterne de projection double STEREOPTICON

Posté par Patrice Guerin le 30 octobre 2018

Stereopticon 01  Catalogue James W. Queen & C° Philadelphie 1869

Le terme “STEREOPTICON” est d’origine anglo-saxonne et figure sur la couverture de nombreux catalogues américains à partir du milieu des années 1860. Il est généralement accompagné du sous-titre “Dissolving view apparatus” (appareil pour vues fondantes ou pour fondu enchainé dirions-nous aujourd’hui). « Vous avez entendu parler de “STEREOPTICON”, de “STEREOSCOPTICON”, de “PANTOSCOPTICON” et de “SCIOPTICON” ou de la “LICORNE D’ÉCRITURE”, comme le disent les billets de cirque, mais cet enrichissement de la langue provenant de sources grecques est étrange. Ce n’est ni plus ni moins qu’une nouvelle lanterne magique adaptée à la projection de photographies sur verre et autres photos à grande échelle. En général, tous les “…OPTICONS” sont des lanternes magiques. » Source “The Pennsylvania School Journal” décembre 1873, page 213.

Stereopticon 02  “Panorama Stereopticon” James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Un STEREOPTICON est une sorte de Lanterne Magique double permettant de projeter en continu (sans séquence noire entre les images) une suite de vues positives sur verre. Il existe deux types d’appareils :

Stereopticon 03  d’une part ceux constitués de deux projecteurs placés l’un à coté de l’autre ;

Stereopticon 04  d’autre part, ceux formés par deux appareils placés l’un au dessus de l’autre.

Par la suite les appareils superposés ne feront plus qu’un seul projecteur à deux objectifs, appelés par les anglais “Biunial”.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS - Lanterne magique vernie noir

Stereopticon 05  Dispositif de fondu à l’avant d’une lanterne double verticale.

A l’avant de chaque objectif se trouve un volet mobile permettant de “fermer” le flux lumineux d’un objectif tout en “ouvrant” l’autre flux lumineux de telle manière que la quantité de lumière soit constante sur l’écran.

Stereopticon 06aStereopticon 06b  Eclairage oxy-calcique.

Pour assurer des spectacles dans de grandes salles, la lumière était fourni par des chalumeaux “Oxhy-Calcique” placés dans chaque lanterne. Ceux-ci étaient alimenté par du gaz Oxygène qu’il fallait préparer avant chaque projection car il n’existait pas de fournisseur à l’époque.

Voir : La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

Stereopticon 07  Salle de conférence aux Etats-Unis vers 1880.

Ces dispositifs de projection remontent au milieu du XIXe siècle lorsque certains conférenciers (lecturers en anglais) souhaitaient illustrer leurs propos d’une suite continue d’images. « La lanterne magique, qui servait autrefois à amuser les enfants avec la projection de misérables caricatures et figures grotesques, a maintenant pris un caractère différent grâce aux “Images photographiques nouvelles et supérieures” préparées pour cet instrument ; ces vues sont faites avec netteté, fidélité et effet artistique, représentations inaccessibles à celles qui existaient auparavant. »*

Stereopticon 08  Vue positive stéréo des chutes du Niagara par les frères LANGENHEIM. Source Wikimedia Commons.

Les photographes Américains, d’origine allemande, William et Frederick LANGENHEIM développèrent le procédé des “Diapositives Stereopticon” – images positives sur verre – vers 1849/50. Installés à Philadelphie, ils font une brillante démonstration de projection de ces images lors de la première Exposition Universelle qui se déroule à Londres en 1851. Cet événement apporte une audience internationale à leur travail et contribue à l’utilisation des vues transparentes sur verre pour la projection.

Stereopticon 09Catalogue “Optical Lanterns, Stereopticons, Photographic Transparencies and Colored Views” par James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Des catalogues de vues photographiques sur verre souvent « colorées à la main » sont édités et présentent plusieurs milliers de sujets que l’on peut acheter individuellement ou sous forme de “Lecture Sets”, sorte de conférence prête à l’emploi avec sélection de vues et texte d’accompagnement. Le catalogue de James W. Queen & C° à Philadelphie, datant de 1888 (52e édition) contient plus d’une centaine de pages consacrées aux vues de projection. « Pour donner une conférence de deux heures, une quarantaine de photos est le plus petit nombre qui puisse être utilisé ; avec un plus grand nombre, il sera moins difficile de divertir le public. »*

Stereopticon 10  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne par Alfred MOLTENI en 1880.

Les conférences avec projections vont se développer dans toute l’Europe jusqu’au début du XXe siècle et la France ne sera pas en reste dans ce domaine. Dès 1860 Alfred MOLTENI va être le projectionniste « zélé » de nombreux conférenciers.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

* Catalogue “Magic Lanterns, Stereoscopticons, and Dissolving view apparatus” de James W. Queen & C° Philadelphie 1869.

 

 

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Projecteur trichrome artisanal

Posté par Patrice Guerin le 12 juin 2018

Trichro 01  Ce projecteur trichrome artisanal, fabriqué en bois et en métal, pourrait dater des années 30.

Sa base est composée de deux planches en sapin de 16mm, assemblées sur deux tasseaux. Elle mesure 24x30cm et supporte, en son centre, une planche verticale en contreplaqué de 8mm maintenue par deux équerres. Cette dernière mesure 16x28cm, ce qui fait une hauteur totale de l’appareil de 31,5cm. Poids de l’ensemble 1,8kg.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

Trichro 02  Trichro 02b  La partie avant supportant le système optique, coulisse et peut se déboiter.

A l’avant de cette partie verticale, un assemblage de cinq plaques de contreplaqué, percé de trois ouvertures de 4x5cm, permet de mettre en place, par le dessus, la plaque filtre et la plaque photographique.

Trichro 03  Trichro 03c  La seule ampoule présente dans l’appareil est un modèle 100w, 220v, de la marque Auchan ; elle n’est peut-être pas d’origine.

A l’arrière se trouve une boite en fer blanc, peinte en noir à l’extérieur et en argent à l’intérieur, contenant le système d’éclairage composé de trois ampoules claires. Les douilles, type Edison E27, sont en laiton à l’arrière et en porcelaine à l’avant. Elles sont alimentées par trois câbles électriques torsadés deux conducteurs, reliés entre eux par des épissures. L’ensemble est branché au secteur par une prise en porcelaine sur laquelle il est inscrit 10/250.

Trichro 04b  Trichro 04a  A l’avant du projecteur se trouve une planchette mobile coulissant entre deux rails en bois permettant d’ajuster les objectifs.

La partie avant supporte une plaque verticale, en contreplaqué de 8mm, sur laquelle est fixé un ensemble métallique coulissant et réglable permettant d’ajuster chacun des trois objectifs en hauteur et en largeur. Chaque objectif est composé d’un tube cylindrique en fer blanc, coulissant sur la base, de 30mm de diamètre, à l’avant duquel se trouve une simple lentille de verre biconvexe. Le système optique n’est pas équipé de condensateur.

Trichro 05a  Trichro 05b Trichro 05c  Filtre trichrome et vue positive, format 6x13cm.

Avec ce projecteur se trouve une boite en carton contenant deux plaques colorées identiques et une vue positive composée de 3 images noir et blanc placées verticalement, avec un intervalle noir de 3 et 7mm. Les trois vues sont semblables et ne présentent pas de différence de valeur due à une prise de vue à travers les filtres colorés.

Trichro 06

L’image finale provenant de la superposition des vues à travers les filtres colorés donne une pseudo photographie en couleur.

Pour un complément d’informations, voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

Merci à toute personne susceptible d’apporter des précisions sur cette appareil : date, appareil photographique ayant permis d’obtenir les vues, etc.

 

 

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Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2017

Molteni livre 01Livre : Projections MOLTENI 1 Appareils et Accessoires – Décembre 2017

Ce beau livre, publié en décembre 2017, présente tous les appareils en rapport avec les Projections Lumineuses, fabriqués et commercialisés par la Maison MOLTENI puis par ses repreneurs RADIGUET & MASSIOT, depuis la création de l’entreprise familiale en 1782 jusqu’aux années 1930.  « I received your book earlier this week… What a beautiful book! Sjur Norvège. »

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Molteni livre 10Catalogue général MOLTENI de 1859 et lanterne magique

Cette “Maison” d’appareils scientifiques est relativement méconnue, et pourtant, c’est la première et la plus importante en France dans le domaine de l’optique et des Projections Lumineuses. « Le plus ancien constructeur de lanterne est M. Molteni… Il apporta successivement de nombreux perfectionnements à ses appareils. » “Traité Général des Projections” tome 1er par Eugène TRUTAT, Editions Charles Mendel 1897.

Molteni livre 03  Molteni livre 04Brevet MOLTENI de 1873 et lanterne correspondant à ce brevet

Les classifications et appellations d’origine ont été respectées dans la mesure du possible et sous réserve d’avoir accès  au maximum de catalogues anciens pour effectuer des recoupements. Celles-ci sont à l’origine des trois grands chapitres du livre.

Molteni livre 05  Pages 16 et 17 du livre MOLTENI

Le premier chapitre concerne les “Articles du Commerce” vendus par la Maison MOLTENI, principalement dans les premiers temps. Il s’agit d’appareils fabriqués par d’autres, souvent même en Angleterre que la Maison commercialise.

Molteni livre 06  Pages 74 et 75 du livre, représentant les principales familles d’appareils MOLTENI

Le deuxième chapitre concerne les appareils fabriqués par la Maison MOLTENI qui sont particuliers à cette entreprise et possèdent quelques caractéristiques communes : lanternes solides en forte tôle peinte en noir avec filets dorés, cheminée circulaire, optique de grande qualité entièrement en cuivre, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Molteni livre 07  Pages 158 et 159 du livre, représentant les principales familles d’appareils RADIGUET & MASSIOT

Le troisième chapitre concerne les appareils construits par les successeurs RADIGUET & MASSIOT à partir de 1900, on y voit à la fois une certain nombre de lanternes reprenant les caractéristiques des appareils conçus MOLTENI, hormis la cheminée qui devient rectangulaire et l’apparition de la tôle de Russie lustrée, et aussi des appareils complètement nouveaux répondants à d’autres besoins et à une clientèle plus variée.

Voir : Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Molteni livre 08 Appareil de projection “Universel” RADIGUET & MASSIOT, type Lycées 1930

On ne trouve dans cet ouvrage que des lanternes de projection, c’est à dire des appareils possédant trois éléments essentiels : une boîte à lumière contenant l’éclairage, un système optique fixe ou mobile et, entre les deux, un passage ou un support destiné à positionner des vues transparentes ou opaques, ainsi que des objets utilisés pour les démonstrations scientifiques ou pour l‘enseignement.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Par contre les éclairages, qu’Alfred MOLTENI utilisait et maitrisait parfaitement, ne sont pas abordés ici, car le sujet est trop vaste et mérite un ouvrage à lui seul. Il en est de même pour les vues de projection qui étaient l’autre grande spécialité de la Maison MOLTENI à la fin du XIXe siècle.

fichier pdf BdC Molteni 3 à télécharger

 

 

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Les origines de la Maison MAZO

Posté par Patrice Guerin le 3 juin 2017

Mazo 51  Mazo 52  Mazo 53  Mazo 54  Mazo 55

Il n’y a pas de certitude concernant la date d’origine de la Maison MAZO. Il est généralement dit que Elie Xavier MAZO (voir PORTRAITS) aurait crée en 1892 une entreprise commerciale destinée à vendre tous les appareils “au goût du jour” : électricité domestique ; appareils, accessoires et fournitures pour la photographie ; appareils et vues de projection ; optique pour la vue, boussoles, microscopes, etc. : musique, partitions et machines parlantes ; etc. C’est un habille commerçant qui soutient ses ventes par la publication de très nombreux catalogues, fascicules et ouvrages de toutes sortes.

Voir : Les publications MAZO et les principaux titres

Mazo 56  Journal du 1er octobre 1945

Dans une publication datant du 1er octobre 1945, destinée à rappeler la présence de la Maison MAZO dans “l’enseignement lumineux sous toutes ses formes”, il est écrit en introduction « c’est vers 1880 que la lanterne magique est devenue da “lanterne à projection”. C’est vers 1889 qu’on a commencé à comprendre le parti qu’on pouvait en tirer pour l’enseignent par l’aspect. C’est en 1889 que M. Elie Xavier MAZO fonda la Maison. Il avait été l’un des rouages essentiels de la Maison LAVERGNE, fondée en 1879, et de la Maison CLEMENT & GILMER [NDLR successeurs de LAVERNE] dont précisément M. MAZO était l’exportateur, car en ce temps là la lanterne française faisait prime sur le marché mondial de la Projection. »

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo 57  “La Maison MAZO est la première Maison de Projection“ publicité provenant d’un catalogue MAZO vers 1905/10.

Sans avoir l’impression d’exagérer – il s’agit d’un document commercial – il est ensuite dit que la Maison MAZO « s’est toujours trouvée à la tête des innovations les plus sensationnelles, Photographie d’une part, Cinématographie de l’autre ! » Il convient de préciser que la photographie est née 50 ans avant la création de la Maison MAZO et que, durant cette période, les principales inventions ont eu lieu !

Mazo 58 Cette gravure, reproduit en 1945, est parue dans l’un des tous premiers catalogues datant de 1890 environ.

Voir : Lanternes de projection HELIOS de Mazo

 

 

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Le Polyorama de DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 17 avril 2017

Duboscq 02

Cette planche édité par la maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN représente les systèmes optiques pouvant s’adapter à l’avant de la fameuse lanterne “photogénique“. Ces accessoires sont destinés à projeter « les principaux phénomènes d’optique par la lumière solaire ou artificielle ».

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Duboscq 91

Parmi tous ces systèmes optiques, trois sont destinés à projeter de vues transparentes : 8 le microscope ; 9 le cône d’agrandissement ; 10 l’objectif double pour polyorama.

Duboscq 94  Gravure provenant de “L’Art des Projections”, publié par l’Abbé MOIGNO en 1872.

Dans le livre intitulé “L’Art des Projections”, figure une gravure explicite de ce système de projection : « ces mêmes effets sont obtenus plus simplement avec la lanterne unique à une seule lumière, mais à deux corps ou deux jeux d’objectifs TT’, de monsieur Jules DUBOSCQ» (page 67). On y voit parfaitement les deux miroirs M entourant la source d’éclairage, les objectifs doubles et et le système de “fondu enchaîné” placé à l’avant. 

Duboscq 92  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Le Polyorama est un accessoire tout à fait particulier composé de deux objectifs placé côte à côte qui permet de projeter deux images complémentaires à l’aide d’une seule source lumineuse. Un système de diaphragme à œil de chat placé à l’avant des objectifs permet de passer progressivement d’une vue à l’autre : effet jour / nuit ; été / hiver ou succession de tableaux astronomiques.

Voir : Vues fondantes – Dissolving views

Duboscq 93  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Afin d’orienter la lumière vers chaque objectif, deux miroirs sont placé de part et d’autre de la source lumineuse. Ensuite on fixe le polyorama à la place de la face avant de la lanterne et, après avoir orienté correctement les miroirs on peut effectuer les projections. C’est ce que l’on peut voir sur cette vidéo provenant de la “Fondazione Scienza e Tecnica” de Florence (voir colonne de gauche lien n°11).

Video de démonstration : cliquer ici

 

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Histoire des Epidiascopes

Posté par Patrice Guerin le 26 février 2017

Epidiascope 01b  Epidiascope LEITZ au lycée de Toulon – Années 1930

L’Epidiascope est un appareil relativement simple qui peut projeter aussi bien des documents transparents que des documents opaques. « Ce projecteur, lorsqu’il est bien réglé, peut rendre de très grands services chaque fois qu’il s’agit de présenter un document sur papier en vue de sa facile observation collective. Il est l’outil le plus utile en histoire, en géographie, en toute discipline où la présentation visuelle d’une épreuve graphique est justifiée. »(1)

Epidiascope 07  Epidiascope 08  “Lettres à une Princesse d’Allemagne” par Leonhard EULER tome III 1775

Le mathématicien et physicien Suisse Leonhard EULER (1707-1783) décrit les avantages de ce type de projections dans ses “Lettres à une Princesse d’Allemagne” tome III publié en 1775, lettre CXCVI du 9 janvier 1762.(2) « Il s’agit donc de trouver moyen d’éclairer l’objet le plus qu’on pourra dans la chambre obfcure même fans que la lumière puiffe pénétrer dans la chambre. J’ai trouvé un moyen, & V.A. fe fouviendra que je l’ai exécuté dans une machine de cette nature, que j’ai eu l’honneur  de Lui préfenter, il y a fix ans… Les lanternes magiques ordinaires ne font point conftruites de cette façon et on ne repréfente par elles d’autres objets que des figures peintes sur verre, au lieu que cette machine, dont j’ai imaginé la conftruction, peut être appliquée à toutes fortes d’objets. » Vers 1780, le physicien français Jacques CHARLES (1746-1823) utilise, dans son cabinet de physique, un appareil destiné à projeter l’image agrandie de corps opaques.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

Epidiascope 03 Fantascope pour document opaque figurant dans le brevet de ROBERTSON cliquer ici

A la fin du XVIIIe siècle, certains Fantascopes permettent de projeter des vues transparents ou de petits objets opaques. « Si vous offrez un objet renversé en B (fig 9) et qu’il soit bien éclairé par les quinquets vous obtiendrez son image sur un grand châssis tendu en blanc. »(3) Dans les années 1880, la “Lanterne à deux usage” LAVERNE est conçue pour projeter aussi bien des documents transparents et de petits documents opaques en faisant simplement coulisser la boîte supportant l’objectif. L’accessoire nommé “Aphengoscope” permet aussi de projeter des cartes postales.

 Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Epidiascope 04  Bilampadaire LEFEVRE : à gauche épiscope, à droite diascope

Le “Bilampadaire” breveté par LEFEVRE en 1876 permet d’effectuer ces deux types de projection, en plaçant ou non un double miroir à l’arrière de l’appareil.

 Voir : Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

Epidiascope 05  Epidiascope MASSIOT & Cie – Années 1930

L’Epidiascope prend tout son essor dans les années 1930 grâce à l’utilisation d’ampoules électriques de forte puissance. Il peut être équipé d’une seule ampoule et être de petites dimensions ou posséder deux ampoules de fortes puissances, ventilées, et être de dimensions imposantes surtout lorsqu’il est placé sur un support approprié. L’Epidiascope se caractérise généralement par deux objectifs de diamètres différents orientés vers l’avant. « (A propos du calendrier des Postes) celui-ci est utilisé dans des écoles primaires, professionnelles ou commerciales, pour des leçons d’économie politique. Presque tous les établissements d’enseignement sont pourvus d’appareils de projection dits “épidiascopes” qui permettent d’agrandir et de projeter des impressions sur papier, à condition que celui-ci soit suffisamment glacé. »(4)

Epidiascope 06Epidiascope SEDAINE avec double objectif coulissant – Années 1950

 _________________________

(1) Documents pour la classe, Moyens audio-visuels N°1 édité par le CNDP en septembre 1956, source Gallica.
(2) Livre en ligne sur ECHO cultural Heritage Online cliquer ici
(3) Extrait du brevet ROBERTSON : Brevet d’invention du Fantascope
(4) Bulletin d’informations, de documentation et de statistique du Ministère des Postes, Télégraphes et Téléphones, Imprimerie Nationale 1933, page 71 – Source Gallica
 

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Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles

Posté par Patrice Guerin le 7 juillet 2015

Molteni famille 41  Lanternes de famille MOLTENI – A gauche les deux premiers modèles.

A la suite du brevet déposé le 17 février 1873 par Jules et Alfred MOLTENI, l’entreprise fabrique un appareil de projection tout d’abord dénommé “Appareil de famille”, puis, quelques années plus tard, “Appareil de famille et de classe”.

Voir : Appareil de famille et de classe MOLTENI, le brevet

Molteni famille 42  Extrait du catalogue N°50 de 1892

Dans ce catalogue, MOLTENI présente 4 versions de cette lanterne des familles. « Le caractère distinctif de ces appareils est de n’être accompagnés d’aucune lampe. Ils sont construits de façon à recevoir les éclairages domestiques, huile, pétrole ou gaz, ce qui permet de s’en servir instantanément, et rend ainsi les projections essentiellement pratiques en famille. »

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

Molteni famille 43 Modèle N°1 avec lampe à pétrole

« Nous avons créé divers types de ce modèle, dont un, assez économique (N°1 – 35 francs), est représenté par l’illustration ci-dessus. Mais ce dernier ne saurait guère être employé que comme amusement, les images n’étant pas assez parfaites pour pouvoir servir aux démonstrations scientifiques. » Citation extraite du livre “Instructions Pratiques sur l’emploi des appareils de projection” par Alfred MOLTENI.

Molteni famille 44 Modèle N°1 : corps en fer-blanc verni, boîtier en noyer, condensateur simple de 95mm, objectif simple monté dans un tube en cuivre à frottement.

Ce modèle ne possède aucune identification, ni filets dorés caractéristiques des modèles ultérieurs. Il est en fer blanc peint en noir, mais ne semble pas avoir été verni. La porte se trouve sur le côté gauche de l’appareil lorsqu’on le regarde de l’arrière. Prix sans lampe : 35 frs.

Molteni famille 45 Modèle N°2 : corps en fer-blanc verni, boîtier en noyer, condensateur double de 102mm, objectif achromatique à frottement.

Ce modèle est assez semblable au modèle N°1. Il possède les filets dorés mais pas encore de plaque d’identification. Conservé dans une famille bourgeoise jusqu’à son achat récent l’appareil présenté ici possède une excellente finition vernie. Prix sans lampe : 85 frs.

Les modèles N°1 et N°2 ont la particularité d’avoir une cheminée plus étroite et plus haute que la traditionnelle cheminée ronde qui équipera tous les modèles suivant.

Molteni famille 46 Modèle N°3

Les modèles N° 3 et 4 sont conçus sur le même principe, mais ils sont un peu plus gros et peuvent aussi recevoir les éclairages oxhydriques « ils seront d’un bon emploi dans les établissements d’enseignement, dans les salles de conférences et pour les voyages. »

Voir : Appareil de famille et de classe MOLTENI, modèles postérieurs

 

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Lanternes cylindriques horizontales des années 30

Posté par Patrice Guerin le 2 mai 2015

Au début du XXe siècle, deux éléments vont favoriser l’évolution des grosses lanternes de projection équipées de cheminées, vers des modèles plus compacts et plus simples d’utilisation : le développement de l’électricité et la réduction de la taille des vues de projection due à une meilleure qualité des émulsions.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Cylindrique 01 Lanterne de projection sans référence (à identifier)

Cette évolution se fera sur deux décennies, entre le début des années 20 et la fin des années 30. Elle provoquera la disparition de certains fabricants qui n’ont pas su évoluer assez rapidement, comme MAZO et la MAISON DE LA BONNE PRESSE qui dominaient le marché de la lanterne de projection en France, et verra apparaître de nouvelles marques.

Voir : Le premier projecteur 24×36 LEITZ - La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES - Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

Cylindrique 04 Lanterne de projection SILF avec objectif SOM Berthiot Paris – Cinor Projection F=100mm

Dans la première décennie du XXe siècle, un nouveau projecteur apparaît, de petites dimensions, cylindrique, horizontal, sans cheminée. Il est parfaitement adapté à l’ampoule électrique de faible puissance et aux vues de petites dimensions.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT - Les projecteurs L. KORSTEN - Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE des établissements UNION

Cylindrique 02 Lanterne de projection E. ZIMMERMANN Leipzig Berlin, modèle “TORPEDO” (“TORPILLE” en français) qui est tout à fait la forme de ce projecteur

Cylindrique 03 Lanterne de projection DL : DEMARIA-LAPIERRE avec couvercle en tôle

Entre les deux guerres de nombreux fabricants, principalement allemand et français, vont proposer ce genre de projecteurs. Beaucoup restent adaptés au traditionnel passe-vues en bois pour vues sur verre. Ils sont généralement montés sur un socle en bois.

Cylindrique 05 Lanterne de projection sans référence (à identifier)

Cylindrique 06 Voir : Lanterne de projection TIRANTY Gnome

L’éclairage provient d’une simple ampoule à vis ou a baïonnette (110v ou 220v) fixée au fond du cylindre arrière. Une tige sortant à l’extérieur, permet de l’avancer ou de la reculer pour ajuster sa position par rapport au foyer lumineux.

Cylindrique 07 Lanterne de projection ED. LIESEGANG Dusseldorf

Cylindrique 09 Agrandisseur de projection ERNEMANN WERKE A.-G. Dresden – Matador

Cylindrique 08 Agrandisseur de projection Comptoir de Photographie et de Projection RIVAT & ZABOROWSKI Genêve – Objectif EmilBusch A.-G. Rathenow F=250mm

La boîte de vues au format 8,5x10cm permet de se rendre compte de la dimension des appareils.

 

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