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Walt Disney film Strip Lantern

Posté par Patrice Guerin le 9 septembre 2022

Disney 1  Étiquette d’une boite d’emballage des années 1940.

En 1928, l’américain Walt Disney invente le personnage de Mickey. Jusqu’en 1935 cette souris est principalement représentée en noir et blanc. Ensuite (avec la sortie de La Fanfare), Mickey n’apparaitra plus qu’en couleur.

Disney 2Représentation du premier Mickey D.R.

En 1928 la petite souris nait sans chaussure ni gant, avec un nez relativement pointu.

En 1934 / 35 elle a des chaussures noirs à semelle, mais certains dessins animés antérieurs la représente avec des chaussures.

A partir de 1939 elle porte des gants et des gros chaussons sans semelle.

Disney 3  Plaquette de présentation du modèle Disney Johnsons N°1.

Au milieu des années 30 Walt Disney commercialise une petite lanterne de projection composée d’une lampe de poche, d’un passe-vues pour films en bande et d’un objectif rudimentaire.

Disney 4b  Disney 4a  Publicité parue dans The Meccano Magazine de novembre et décembre 1934.

A l’époque ce petit projecteur est fabriqué par Ensign Limited. Il est composé d’une lampe de poche métallique fonctionnant avec une pile plate de 4,5 volts. A l’avant un objectif rudimentaire permet de projeter des vues fixes sur plaques de verre. Un support en tôle maintient la lampe de poche verticalement.

Disney 8Disney 5  Lanterne de projection Ensign Limited. Collection Luikerwaal.

Dans les années 40, ce projecteur est fabriqué par Johnsons of Hendon (qui fonctionne sous ce nom entre 1943 et 1948, avant d’ajouter « Ltd. » à la fin). Il est équipé d’un passe-vues amélioré permettant de faire défiler un film souple entrainé par des petites bobines en bois. Il dispose de petites pattes sous l’objectif pour le maintenir.

Disney 6  Projecteur Disney Johnsons N°1

Les personnages figurant sur le dessus sont Donald (1934), Jiminy Cricket (1940) et Bambi (1942), ce qui permet de dater cette boite entre 1942 et 1948.

VOIR : Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

 

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Projecteur Le Mondial Maison de la Bonne Presse

Posté par Patrice Guerin le 26 février 2022

Le Mondial 01  Ne quittez pas Paris sans venir visiter la Maison de la Bonne Presse”.

En 1935, à l’occasion de la foire de Paris, la Maison de la Bonne Presse présente dans ses locaux un certain nombre d’appareils de projection dont “15 modèles d’appareils pour la projection de vues sur verre ou sur gélatine”. Parmi eux, “les plus modernes appareils pour la projection des Films-Stop”.*

VOIR : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Le Mondial 02Projecteurs Filmostop N°4 et “Le Mondial” 1935.Logo BP

Le projecteur “Le Mondial” ou “Mondial B.P.” est un Super-Filmostop capable de projeter une image de 4 mètres de base à une distance de 25 mètres. Il est principalement utilisé dans les amphithéâtres ou les salles de spectacle accueillant un public nombreux. Un pied articulé, solidaire de l’appareil permet de le poser n’importe où. Une poignée en bois située à l’arrière facilite le transport.

VOIR : Projecteurs Filmostop Maison de la BONNE PRESSE

Le Mondial 03Trois projecteurs ”Le Mondial” Bonne Presse de couleurs différentes.

Tout comme les petits modèles Filmostop, Le Mondial existe en différentes couleurs. Il est probable que le modèle gris ait été repeint en “gris artillerie” car la plaque sur lequel figure le logo est peinte ainsi que la poignée en bois. Dans la notice ci-dessus, le logo est placé sur le côté alors que sur les appareils photographiés, il se trouve à l’avant vers le haut.

Le Mondial 4a  Le Mondial 04b  Projecteur “Le Mondial” Bonne Presse ouvert. 

Pour accéder à l’intérieur, il faut ouvrir le couvercle situé sur le dessus, verrouillé par un petit loquet. Certains modèles ultérieurs ont été équipés d’une porte latérale. A l’intérieur se trouve une ampoule à vis de 250 W / 220 V. À l’arrière de l’ampoule est placé un miroir convexe destiné à renvoyer la lumière vers l’objectif. Devant l’ampoule se trouve un condensateur ouvert équipé de deux lentilles bi-convexes de 70 mm de diamètre.

Le Mondial 5a  Publicité de 1923 Le Mondial 05bCuves à eau.

Pour dissiper la chaleur dégagée par l’ampoule et ne pas abimer les films souples, le projecteur peut recevoir une cuve à eau à la place du passe-vues pour plaques de verre. Celui-ci doit être fermé, de préférence, pour éviter l’évaporation trop rapide du liquide.

Le Mondial 06aA gauche châssis pour vues 8,5x10cm. A droite dérouleur pour film 35mm. Le Mondial 06b

Ce projecteur de vues fixes peut utiliser des “Films-Stop*” en bobine de film 35mm et des vues sur verre au format 8,5x10cm, ainsi que des vues 45×107 et 6x13cm. avec châssis adaptés. Il est équipé d’un passe-films vertical, fixe, permettant de faire défiler le film. Un cache amovible possède deux ouvertures de 18x24mm ou de 24x24mm. De plus il peut être équipé d’un châssis va et vient pour plaques 8,5×10 cm.

Le Mondial 07

Le support d’objectif est équipé d’un système de réglage hélicoïdal et peut recevoir des objectifs amovibles de focales différentes. Dans ce cas un “Cindo – Paris Série 52,5 mm – f =75mm ou F =90mm.

Le Mondial 09    Le Mondial 08a   Le Mondial 08bOmni-Color Bonne Presse et détail du support de disque.

« Pour obtenir sur l’écran mille variétés d’effets lumineux aux couleurs chatoyantes », ce projecteur peut être équipé d’un disque à sections de couleurs différentes placé devant l’objectif. Celui-ci est mis en rotation soit à la main, soit à l’aide d’un moteur synchrone de marque Lip.

____________________________

* Les Films-Stop” sont des bobines de films 35mm sur lesquelles figurent une trentaine de vues fixes au format 18x24mm. ou 24x24mm. Pour projeter ces images il faut s’arrêter sur chaque vue, d’où cette appellation.

 

 

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Le livre : Projections MOLTENI 2, Vues et Conférences

Posté par Patrice Guerin le 11 avril 2021

0 livre 2 video

Cliquer sur ce lien pour voir la video presentation

Ce beau livre est consacré aux “Vues et Conférences” de la Maison MOLTENI puis RADIGUET & MASSIOT. On y trouve un panorama très complet des vues de projection fabriquées de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au début du XXesiècle. Il couvre les sujets suivants.

1 Livre 2 Enseignement Premier Chapitre

Les Précurseurs dont l’abbé Moigno, L’Enseignement Public, Emile Raynaud, le théâtre Robin et la Royal Polytechnic Institution.

2 Livre 2 bandes  2 Livre 2 sliping slideDeuxième chapitre

Les Tableaux de Projection, bandes peintes sur verre, tableaux fixes et animés, tableaux instructifs, etc.

3 Livre 2 Traitement  Troisième chapitre

Les vues Photographiques, leur origine et les procédés pour faire des positifs de projection.

4 Livre 2 trichromieQuatrième chapitre

Les conférences avec Camille Flammarion, la Société de Géographie, la Société française de Photographie, le Photo Club de Paris, Gaston Tissandier, Ferdinand De Lesseps, etc.

5 Livre 2 Chromo  Cinquième chapitre

L’Etat des Lieux à la fin du XIXe siècle, communication de Trutat, les vues stéréoscopiques, chromolithographiques et microscopiques, etc.

6 Livre 2 Flammarion  L’Astronomie Populaire avec Camille Flammarion

VOIR : Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

On découvre qu’Alfred Molteni a effectué de nombreuses projections expérimentales très réussies dans les domaines suivants : Projections Stéréoscopiques et Panoramiques, Projections Animées avec Marey et les Frères Lumière, Projections en couleurs et en relief, etc.

7 Livre 2 V°  7 Livre 2 couv  BdC Molteni T2

Pour commander CLIQUER ICI

 

 

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Les films chronophotographiques de Marey

Posté par Patrice Guerin le 22 décembre 2020

Ce sujet est à la limite des Projections Fixes traitées dans ce blog, mais il fait partie des Projections Lumineuses qui se développèrent durant tout le XIXe siècle et continuèrent durant le XXe dans de très nombreux domaines comme le spectacle, le divertissement familial, l’enseignement populaire et les conférences mondaines.

Marey 1  Images successives d’un sauteur, 5 images à la seconde.

« Les tableaux de Projections Mouvementés sont destinés… à reproduire les lois du mouvement à l’aide de photographies prises à intervalles rapprochés, d’après les méthodes de MM. MAREY, LONDE, ANSCHUTZ, MUYBRIDGE, etc. » Source Les tableaux de Projections Mouvementés par H. Fourtier, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 2  Etude des allures pathologiques de l’homme par la Chronophotographie et sans l’aide de lumière solaire. Des lampes à incandescence sont attachées aux articulations du sujet et servent de points brillants.

Dès 1888, en même temps que l’invention de la pellicule souple par KODAK, Etienne Jules MAREY commence à réaliser, avec l’aide de son assistant Georges DEMENŸ, de petits films destinés à enregistrer la physiologie du mouvement et à en comprendre son déroulement, que ça soit chez l’homme ou l’animal.

Pour voir les films sur le site de la Cinémathèque Française CLIQUER ICI

Marey 3  Analyse chronophotographique du mouvement de l’aile de l’oiseau.

Ces films sont constitués par la succession de nombreuses images fixes prises par un appareil photographique nommé “Appareil Chronophotographique” déclenché automatiquement. A l’origine, ils ne sont pas destinés à la projection. Cependant en 1891 plusieurs conférences avec projections animées* ont lieu avec le concours d’Alfred MOLTENI, qui a fabriqué pour l’occasion un “appareil spécial”.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Marey 4Appareil chronophotographique servant à entrainer la pellicule sensible et à l’immobiliser pendant le temps de pose.

On pourrait considérer ces projections comme les premières séances cinématographiques, mais elles n’étaient pas publiques, pas payantes et encore trop expérimentales pour que l’histoire les retiennent comme étant à l’origine du 7e Art.

VOIR : Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

Sources de l’article : Projections MOLTENI, tome 2 “Vues et Conférences” à paraître en mars 2021, pages 288 & 289 et Conférences publiques sur la Photographie organisées en 1891 et 1892 Conservatoire National des Arts et Métiers, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 5  Extrait de la série présentée par la Cinémathèque Française.

* Entre autres le 4 février 1891 au Photo-Club de Paris et le 6 décembre 1891 au Conservatoire National des Arts et Métiers. De plus, en mars 1891, une série de conférences et de cours sur toutes les parties de l’éducation physique démarre dans la salle de conférence de la Société de Géographie sous le patronage de l’Institut Libre d’Education Physique.

 

 

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Carpenter & Westley

Posté par Patrice Guerin le 15 avril 2020

Carpenter 06Chauve-souris CARPENTER & WESTLEY, dessin extrait de l’une des deux plaques ci-dessous.

Philip CARPENTER (1776-1833) commence à travailler en 1808, en tant qu’opticien à Birmingham et se spécialise dans les lunettes et les microscopes. En 1817 le physicien David BREWSTER (1781-1868)  lui demande de fabriquer le kaléidoscope qu’il vient de breveter. Cet objet devient très vite populaire et permet à CARPENTER d’ouvrir un magasin de détail à Birmingham vers 1819. Deux ans après, il invente la lanterne de projection  “Phantasmagoria” qui servira de modèle à de nombreuses autres lanternes durant cinquante ans.

Carpenter 10Lanterne de projection  “Phantasmagoria” avec éclairage type Quinquet à huile.

VOIR : Lanterne magique vernie noire

« En 1823, autre événement dans le monde lanterniste : CARPENTER publie son ouvrage “Elements of zoology”… Ce texte est destiné à expliquer une série de 56 plaques en verre fabriquées et commercialisées par CARPENTER… Les verres circulaires sont fixés sur un long cadre en bois de pin percé d’ouvertures, et ils sont retenus par un cercle de fer. »(1)

Carpenter 01  Carpenter 02  Copper-Plate Slider Mammalia N°2 et 3 (Eléments de zoologie) CARPENTER & WESTLEY. 

A la même époque la Maison CARPENTER & WESTLEY commercialise une série composée d’une trentaine de tableaux simples ou animés sur l’astronomie dont les commentaires se trouvent dans un ouvrage publié en 1849.

Carpenter 05  Traité “Compendium of Astronomy”, CARPENTER & WESTLEY 1849.

« Le processus de transfert de CARPENTER à partir de plaque de cuivre était basé sur le procédé utilisé en céramique par SADLER et GREEN à partir de 1756… Ce processus ne permettait pas une reproduction en masse complète, car il nécessitait encore beaucoup de travail de la part des peintres comme le soutient BARNES : Il pourrait être faux de supposer que le contour était simplement “coloré” à la manière des gravures imprimées à l’époque ; au lieu de cela, l’impression du squelette (contour) était complètement transformée en une peinture miniature dont la qualité variait selon les compétences de l’artiste employé, et il n’y a jamais deux images identiques. »(2)

Carpenter 03  Carpenter 04  Copper-Plate Slider (Vues astronomiques) CARPENTER & WESTLEY. Eclipse de la lune (vue animée) et diagramme du soleil par rapport à la terre.

En 1826, il exerce sa profession d’opticien à Londres, 24 Regent Street. Après sa mort en 1833, l’atelier est repris par sa sœur Mary, mariée avec William WESTLEY, l’ancien contremaître de l’entreprise. L’entreprise cessera ses activité en 1914.

Carpenter 07  Carpenter 08  Carpenter 09 Vues astronomiques animées CARPENTER & WESTLEY.

La Maison CARPENTER & WESTLEY est présente à la première Exposition Universelle de 1851 qui se déroule au Crystal Palace de Londres. Elle y présente « des lanternes phantasmagoriques avec les derniers arrangements mécaniques et optiques et des peintures d’histoire naturelle et séries de diagrammes astronomiques »(3) 

(1)  “Le grand art de la lumière et de l’ombre – archéologie du cinéma” par Laurent Mannoni, éditions Natan, 1994, page 272.

(2) “Philip Carpenter and the convergence of science and entertainment in the early-nineteenth century instrument trade” par Phillip Roberts, dans Science Museum Group Journal, 2017, cliquer ICI.

(3)  Catalogue officiel de la grande exposition de 1851, Gallica.

 

 

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Lumineuses Projections : dispositifs multimédias

Posté par Patrice Guerin le 5 mai 2016

Munae 20

Le parcours de l’exposition “Lumineuses Projections” est rythmé par des dispositifs multimédias originaux présentés sous forme de projections, de bornes interactives ou d’appareils à manipuler.

Voir : Exposition : Lumineuses Projections !

Quelques dispositifs en place dans l’exposition.

Munae 21a  Munae 21b CLIQUER ICI

Projection en continu de plaques animées et de plaques à systèmes présentées dans une vitrine.

Voir : Les chromatropes de projection - Vues fondantes – Dissolving views

Munae 22

Lanterne magique permettant aux visiteurs de projeter eux-mêmes des plaques de lanterne magique.

Voir : Lanternes magiques jouet

Munae 23  Munae 23b CLIQUER ICI

Borne présentant un film d’animation “Qu’est ce qu’une vue sur verre ?”. Création originale conçue pour l’exposition.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

Munae 24  CLIQUER ICI

Mur d’images présenté par le Labex à partir du fond Colbert.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

Munae 25

Séance de projection scolaire faite par un instituteur dans un espace scénographie. Leçon sur “Le Tonkin” et “Causerie sur les insectes” à partir de textes et d’images d’époque.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

Munae 26

Séance de cinéma scolaire dans les années 30.

Munae 27  PatheCine16

Le projecteur mixte Pathé et la démonstration de son utilisation dans un film d’époque.

Voir : Charles PATHE et les lanternes de projection

Munae 28

Reconstitution moderne du Lumicycle Gaumont « il suffit de pédaler pour découvrir un petit film des années 30 ».

Voir : Société des Etablissements GAUMONT

Munae 29

Une salle de classe dans les années 50 avec projection d’un film fixe.

Munae 30

Borne tactile permettant de faire défiler des films fixes des années 50.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Munae 31  CLIQUER ICI

Frise animée contemporaine créée pour l’exposition par des artistes rouennais du collectif “La Cachette”.

Munae 32

Lanterne de projection “décomposée” permettant d’en découvrir les principaux éléments et de tester son fonctionnement.

 Voir : Lanternes de projection et d’agrandissement

 

 

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Le Rétroprojecteur ou Overhead projector

Posté par Patrice Guerin le 21 avril 2016

Retroproj 01  Retroproj 02  Vues sur verre anglaises fin XIXe siècle

Au XIXe siècle, certains accessoires peuvent se placer à l’avant du projecteur pour dévier le rayon lumineux verticalement avant de le renvoyer à l’horizontal vers l’écran. Cela permet de placer des solutions liquides dans une cuvette en verre ou toute autre préparation devant être placée à plat. Occasionnellement on pouvait écrire mais la surface lumineuse était très réduite (10 cm de diamètre).

Voir : Support à réflexion horizontal MOLTENI

Retroproj 03  Couverture du catalogue ZEISS Belsazar – 1935

«  Suite aux suggestions appropriées de professeurs en Allemagne, nous avons été amenés à concevoir un “Appareil de Projection d’Ecriture” qui met fin aux tableaux noirs avec ses craies et la poussière qui en résulte. Un des premiers utilisateurs de ce nouvel instrument, à l’Université de Göttingen, l’a nommé « Belsazar”* : nous avons nous-mêmes adopté ce nom pour l’appareil. »
Source notice Carl ZEISS Jena – Septembre 1935

Voir : ZEISS IKON A.G.

Grace à cet appareil, Le conférencier ou l’enseignant, reste toujours face à son public. Il écrit de manière habituelle sur une surface horizontale recouverte de Cellophane, et aussitôt son écriture apparaît en grandes dimensions sur l’écran de projection. Au lieu d’avoir à nettoyer le tableau noir, il tourne la bande de Cellophane à l’aide d’un bouton et une nouvelle surface vierge apparaît. De plus ce système permet de conserver les textes précédents et de pouvoir y revenir le cas échéant.

Retroproj 04  Rétroprojecteur ZEISS Belsazar – 1935

« La projection de vues fixes sur un écran peut sembler parfois incomplète pour illustrer parfaitement certains cours dans lesquels on doit faire ressortir les uns après les autres les éléments qui composent l’ensemble projeté. Dans ce cas, au fur et à mesure de ses explications, l’animateur déplace en général sur l’écran, une longue baguette de bois… ce qui nécessite la présence de celui-ci près de l’écran et le partage de son attention entre celui-ci, son commentaire et son auditoire. »
Source : “Moyens audio viduels d’enseignement” publié par l’Association Française pour l’Accroissement de la Productivité – Novembre 1953

Retroproj 05

Avec l’Omniscope (ou rétroprojecteur), l’animateur fait face à son auditoire et présente sur la tablette éclairée de l’appareil les documents ou un point particulier de celui-ci sans avoir à se déplacer ni à se retourner, la projection se faisant sur un écran placé derrière lui, d’où le nom anglais “Overhead projector” traduit par “Projecteur par dessus la tête”.

Retroproj 06

Le rétroprojecteur est un appareil muni d’une forte lampe à miroir (1 & 2), parfois ventilée, dont la lumière est dirigée à la verticale vers un condensateur (3) et une plaque de verre (4) sur laquelle on pose le transparent de rétroprojection. Une tête de projection composée d’un objectif (5) et d’un miroir (6), maintenu au dessus du transparent par un bras articulé, permet de renvoyer l’image à l’horizontal vers l’écran situé derrière le manipulateur (ou formateur). « Il est équipé d’une lampe à incandescence de 750w en 110v ou d’une lampe à vapeur d’iode qui permet avec un très faible encombrement, une luminosité bien supérieure à celle obtenu par les lampes à incandescence. Le haut rendement de luminosité de l’appareil permet de travailler en salle complètement éclairée. »
Source : “Les moyens audio-visuels au service de la formation et de l’information” numéro spécial d’Inter Productivité n°100 décembre 1964

A ne pas confondre avec l’épiscope, beaucoup plus ancien, qui permet de projeter des documents opaques.

Retroproj 07  North Carolina State University – NCSU Libraries

Cet appareil fut largement employé par les américains à la fin de la deuxième Guerre Mondiale pour faire de la formation de masse à l’armée. Il est développé dans les années 1960 par un ingénieur de la société 3M qui deviendra par la suite le leader de ce marché tant en ce qui concerne les appareils que les fournitures.

Retroproj 08

De gauche à droite : “Belshazar” de J. Chotard – “Vu-Graph” de Audio Vision France – “Diareflet” de O.G.C.F. – “LME 500” de Le Matériel d’Enseignement. NB Les deux derniers appareils sont agréés par le Ministère de l’Education Nationale.

Arrivés en France avec le plan Marshall, le rétroprojecteur est utilisé dès le milieu des années 1950 sous le nom de “Omniscope” ou de “rétroscripteur”. Il permet de projeter des supports transparents de grand format (généralement A4) sur lesquelles on peut écrire, dessiner, compléter des tableaux, voir même décomposer le sujet à l’aide de divers caches opaques. « Un rouleau de cellophane, se déplaçant dans les deux sens sur la plage lumineuse permet, à l’aide d’un crayon gras facilement effaçable, soit d’écrire comme sur un tableau noir au fur et à mesure de l’exposé, soit de préparer ses textes ou dessins à l’avance comme sur le tableau papier. Enfin si le document doit être utilisé plusieurs fois, il est conseillé de le réaliser sur cellophane séparée, entourée d’un cache en carton comme celui des diapositives. Dans ce cas on utilise un stylo à encre à alcool avec pointe de feutre dont les coloris sont fidèlement respectés à la projection et qui ne s’effacent qu’à l’aide de certains produits. »
Source : “Les moyens audio-visuels au service de la formation et de l’information” numéro spécial d’Inter Productivité n°100 décembre 1964

Retroproj 11

Dans les années 1970, des entreprises se spécialisent dans la production et l’édition de transparents pour rétroprojection. Les documents sont d’abord créés en noir et blanc ou en couleur sur papier format A4 puis reproduit sur films de différentes qualités suivant les besoins : films négatifs (texte en jaune sur fond bleu foncé par exemple), films positifs, ou films couleurs de type Cibachrome. « en superposant des transparents les uns après les autres, il est possible de faire apparaître successivement les différentes parties d’un sujet (construction progressive d’une carte de géographie, d’un schéma complexe, etc.). Les caches mobiles sont utiles pour dérober à la vue, sur l’image, certains éléments que l’on désire faire apparaître progressivement… Il est même possible d’employer un support transparent enduit de noir de fumée ou de vernis opaque, qu’il suffit de gratter avec une pointe sèche pour faire apparaitre certaines parties du document. »
 Source : “Audio visuel, moyens, arts et techniques” Publications Photo-Revue Paris – 1972

Dans les années 90, le rétroprojecteur est connecté à l’ordinateur pour la projection de vues fixes, tandis que les premiers vidéoprojecteurs permettent de projeter des vidéos animées.

retroproj 12  retroproj 14   Cet article a été remarqué par la presse qui s’en est fait l’écho.

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* D’après l’Ancien Testament, livre de Daniel, Belshazzar (Balthazar, dernier roi de Babylone) aurait demandé à ses savants de traduire et d’interpréter une écriture “fantomatique” figurant sur les murs de son palais de Babylone. Celle-ci annonçait une catastrophe imminente. La nuit suivant Belshazzar est tué et le royaume de Babylone divisé entre les Perses et les Mèdes.

 

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Exposition : Lumineuses Projections !

Posté par Patrice Guerin le 5 mars 2016

Avril 2016 à janvier 2017 au Musée National de l’Education à Rouen

Munae 1

A la fin du XIXe siècle les Projections Lumineuses entrent dans l’enseignement scolaire français et témoignent de la capacité de l’instruction publique à intégrer des innovations techniques. Elément significatif du développement de la “pédagogie par l’image”, ce dispositif novateur participe pleinement à la révolution pédagogique qui s’opère sous la IIIe République.

Voir : Les projections à l’école

Munae 2

A travers un ensemble de collections patrimoniales publiques et particulières (appareils de projections, vues sur verres, vues sur papier, films fixes et diapositives, iconographie, archives) et de dispositifs multimédia d’accompagnement (vidéos, bornes connectées), l’exposition couvre toute l’histoire des Projections Lumineuses, de la lanterne magique du XVIIIe siècle aux projecteurs de diapositives des années 60, à travers 8 espaces clairement identifiés.

1 – Colportage et fantasmagorie au XVIIIe siècle CLIQUER ICI
2 – La lanterne magique en famille au milieu du XIXe siècle CLIQUER ICI
3 – Education Populaire et sociétés philantropiques dans les années 1860 / 1880 CLIQUER ICI
4 – Les collections de vues sur verre à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
5 – Les différents appareils et constructeurs à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
6 – Usage scientifique des projections CLIQUER ICI
7 – Le cinéma d’enseignement dans les années 30 CLIQUER ICI
8 – Films fixes et projecteurs de diapos des années 50 CLIQUER ICI

Munae 3  Affiche de l’exposition composée à partir d’une illustration de Mucha

Voir : Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

Cette exposition conçue par Anne Quillien, commissaire principale, et Patrice Guérin, commissaire adjoint, s’est déroulée au Musée National de l’Education (MUNAE) à Rouen, 185 rue Eau de Robec, du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017.

Voir : Lumineuses Projections : les dispositifs multimédias

Visites guidées : 11 mai, 22 juin, 10 août à 15 h. “Je me rappelle de la très belle visite guidée menée par Patrice Guérin, collectionneur mais aussi véritable conteur. Le temps a passé si vite et l’on serait resté encore longtemps à l’écouter.” J.M.

Ateliers jeune public : 13 avril, 20 juillet, 17 août à 14 h 30.
Conférences-projections : 27 avril, 2 mai, 22 juin, 7 juillet.

Programme pour le second semestre à venir ultérieurement.

Pour plus d’informations sur le Musée : CLIQUER ICI
Pour voir d’autres visuels : CLIQUER ICI

LES CONFERENCES

Munae 12  LA CONQUÊTE DE LA LUMIÈRE

Durant des millénaires, l’homme a cherché à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fil des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil. Patrice Guérin, collectionneur et auteur du livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, reviendra sur l’histoire de la conquête de la lumière et des projections lumineuses.

• Conférence au centre d’expositions, le mercredi 27 avril à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 11  LE FILM FIXE : UNE RÉVOLUTION POUR LE MONDE DE L’ENSEIGNEMENT

Mis en place dès le milieu des années 1920, le film fixe d’enseignement a introduit une nouvelle culture à l’école et à côté de l’école : la culture de l’image. Avec de nombreux exemples illustrés, Didier Nourrisson, professeur d’histoire contemporaine à l’université Claude-Bernard (Lyon-I) et à l’ESPE de Lyon, évoquera les fondements de cet apprentissage pour tous.

• Conférence au centre de ressources le lundi 2 mai à 18 h 30, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Conf. Molteni Munae  MOLTENI, LA PROJECTION FAITE HOMME

L’histoire des projections lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi-siècle, il assurera de multiples projections, fabriquera des appareils de grande qualité et développera une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection. Patrice Guérin, qui prépare une monographie illustrée sur la Maison Molteni présentera ses plus récentes recherches sur ce grand nom de la projection au XIXe siècle.

• Conférence au centre d’expositions le mercredi 22 juin à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Munae 10  EN BATEAU, EN CHAR À BOEUFS, EN AÉROPLANE…

Grâce aux vues sur verre, les maîtres d’école faisaient voir l’ailleurs et la modernité : comme leurs auditeurs, venez découvrir la grande diversité des moyens de transport en usage vers 1900.

• Conférence au centre de ressources le jeudi 7 juillet à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 9Livre / Catalogue de l’exposition largement illustré

Un ouvrage en rapport avec l’exposition est publié par Canopé éditions. Il approfondit un certains nombres de sujets présentés dans l’exposition grâce à des articles écrits par différents auteurs : Delphine Diaz, Yves Gaulupeau, Patrice Guérin, Thierry Lefebvre, Laurent Mannoni, Didier Nourisson, Anne Quillien, Annie Renonciat, Isabelle Saint Martin, Christel Taillibert.

Disponible sur le Réseau Canopé

 

 

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Spectacle de lanterne magique “Le fantôme de Robinson Crusoé”

Posté par Patrice Guerin le 20 octobre 2015

Vendredi 13 novembre 20 h au théâtre impérial de Compiègne

Compiegne 07 Filage de la projection au théâtre Impérial de Compiègne – A gauche le comédien Nathan Willcocks, au centre Laure Parchomenko et Laurent Mannoni, à droite la harpiste Aliénor Mancip - Photo PG

La lanterne magique, apparue au XVIIe siècle, est une machine d’optique qui a permis pour la première fois de projeter sur un écran, dans une salle obscure, des images peintes, fixes ou animées, représentant des fantômes, des voyages, des portraits, des illusions et visions oniriques, etc. « Ces appareils, conduits par des mains habiles, permettent en un mot d’élever la projection à un art véritable, lorsqu’ils font apparaître les tableaux et les défilés qui composent la mise en scène de ces épopées si connues des Cabarets Montmartrois à la fin du XIXe siècle ! » Citation d’Alfred MOLTENI, catalogue N°89 vers 1900.
Pour voir le spectacle : CLIQUER ICI

Compiegne 02

La séance exceptionnelle proposée par la Cinémathèque française consistait à ressusciter cet art perdu. Durant 1h15, un public très nombreux a découvert, ébahi, les aventures de Robinson Crusoé, les fantômes et squelettes en tous genres de la fantasmagorie, ainsi que de jolies vues sur Napoléon avant de terminer par quelques séries humoristiques et les traditionnels chromatropes de toute beauté, le tout aux sons de la harpe et des commentaires du “bonimenteur”. Pour clore la projection, de surprenantes volutes ont envahi l’écran durant quelques minutes déclenchant des applaudissements extrêmement nourris.

Voir : Vues fondantes – Dissolving views - Projection de phénomènes météorologiques

Compiegne 04  Lanterne triple Riley Brothers à Bradford 1887 – Collection Cinémathèque Française

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Ce spectacle, réalisé “à l’ancienne” grâce à une triple lanterne de projection est une création originale et n’a été représenté qu’une seule fois à Compiègne. Il a été rendu possible grâce aux collections de la Cinémathèque française et du Centre national de la cinématographie qui comprennent 25 000 plaques de verre de lanterne magique du XVIIIe siècle aux années 1900 – l’une des plus belles collections au monde.

Compiegne 08  Projection au théâtre Impérial de Compiègne – Photo PG

Deux “lanternistes” sont aux commandes de l’appareil de projection : Laurent Mannoni et Laure Parchomenko. Les projections sont accompagnées par le comédien Nathan Willcocks, la harpiste Aliénor Mancip et le bruiteur Zak Mahmoud.

Compiegne 09  Projection au théâtre Impérial de Compiègne – Photo PG

Ce spectacle constitue l’ouverture du Festival du film de Compiègne, sous la direction artistique de Laurent Véray.
Office de Tourisme de l’Agglomération de Compiègne place de l’Hôtel de ville 60200 Compiègne. Tél. 03 44 40 01 00.
Captation : Travel(l)ing Audiovisuel – 2015.

 

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Les projecteurs Filmoscope de MAZO

Posté par Patrice Guerin le 1 avril 2014

La première version de ce projecteur pour film fixe 35mm, date de 1933. Il est dénommé “FILMOSCOPE AUTONOME”. « Cet appareil est supérieur à la concurrence car il possède un condensateur qui absorbe intégralement la chaleur d’une puissante ampoule de 250w et parce qu’il possède un véritable objectif  interchangeable de 42mm de diamètre. »

Filmoscope 01

La particularité de ce projecteur de petites dimensions est qu’il possède, à la place d’un condensateur classique composé de lentilles en verre, un condensateur particulier sous forme d’un ballon sphérique de laboratoire rempli d’eau, tout comme le projecteur MOLTENI utilisé pour les premières projections cinématographiques.

Voir : Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

Filmoscope 02

Le second modèle, sorti en 1935, porte le nom de “FILMOSCOPE N°2 – LE MAXIMUM”. Il emploie une ampoule « trois fois plus forte » que le premier modèle, grâce à un condensateur spécial et plus classique, composé de 2 épaisses lentilles en verre plan-convexe. « C’est l’appareil idéal pour les grandes écoles. Il réalise le maximum de lumière sur le film et le minimum de chaleur. » Le second avantage de cet appareil est qu’il peut projeter quatre formats différents :
-       le film cinéma standard avec image dans le sens de la largeur ;
-       le film 35mm “Leica” avec image “double” dans le sens de la longueur ;
-       le film 4×4 de la pellicule au format 127 correspondant au Vest-Pocket ;
-       le format 4×4 correspondant à l’image simple d’une vue stéréo de Verascope. Dans ce cas les plaques de verre “diapositives” sont projetées à l’aide d’un passe-vues spécial.

Filmoscope 04  Filmoscope 05

Le “MAXIMUM” est un appareil compact, de fabrication soignée, monté sur un socle en bois blanc noirci, portant à l’avant une plaque d’identification. Le corps du projecteur est en tôle vernie noir craquelée, avec une porte se relevant à l’arrière et une petite cheminée fixe, rectangulaire, de forme caractéristique.

Filmoscope 06  Objectif vu de l’arrière

L’ensemble avant, composé du condensateur, du passe-vues avec ses bobines et de l’objectif à crémaillère est en cuivre massif. « Le film 35mm d’images fixes s’enroule très facilement sur les tambours du porte-objectif qui peut s’orienter verticalement ou horizontalement. » Le tube de l’objectif est interchangeable et permet d’adapter la distance de projection et la taille de l’image en fonction de la salle de projection. Le tube standard est de 60mm de foyer permettant d’obtenir une image de 2 mètres de large à une distance de 6 mètres.

Voir : Trousse d’objectifs de projection

Filmoscope 07

A l’intérieur du projecteur, un petit support coulissant, réglable en hauteur, permet de recevoir une ampoule spéciale à miroir pouvant aller jusqu’à 650 watts, avec un filament extrêmement ramassé.

Presentazione standard di PowerPoint

Pour projeter convenablement les vues stéréo 4,5×10,7 ou 6×13, MAZO met au point, à la même époque, un appareil dérivé des précédents, dénommé “STEREETTE”. Il est composé d’un condensateur à très court foyer possédant trois lentilles et d’un objectif de grand diamètre et très lumineux « si l’on veut une belle lumière ». La grande ouverture de l’objectif « permet de projeter sans difficulté les autochromes les plus sombres ». Ce projecteur emploie une ampoule 110 volts de 4 ampères. Il est équipé d’un passe-vues spéciale pour vues stéréo.

Filmoscope 09  Lanternes RADIGUET & MASSIOT et MAZO : voir Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

Malheureusement ces petits projecteurs pour formats réduits sont arrivés vingt ans trop tard pour permettre à MAZO de relancer ses activités. De plus ils conservent encore le style des anciennes lanternes de projection alors que de nouveaux modèles sont apparus depuis plusieurs années.

Voir “Chronologie” entre 1930 et 1940.

 

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