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Le projecteur Oxanoscope de Gustave Trouvé

Posté par Patrice Guerin le 21 juillet 2024

Auxanoscope 1 Auxanoscope de Gustave Trouvé.

S’intéressant à de multiples sujets, Gustave TROUVÉ (Cliquer ICI) invente l’Auxanoscope électrique en 1887. Il s’agit d’un petit projecteur fonctionnant avec une ampoule à incandescence de 70 watts.

Auxanoscope 2 Brevet de l’Auxanoscope, n°185.991 demandé le 21 septembre 1887.

Extrait du brevet : « L’invention consiste en un appareil Auxanoscope caractérisé principalement par l’application de la lumière électrique en vue de réaliser les avantages pratiques qui seront décrits ci-après, et aussi pour remédier aux inconvénients du gaz, des huiles ou autre hydrocarbures employés jusqu’à présent pour fournir la lumière dans ce genre d’appareil. »

Il existe quatre modèles de cet appareil, du moins tel qu’ils sont représenté dans La Pratiques des Projections, tome premier, de Fourtier, édité par Gauthier-Villars en 1892.

Auxanoscope 3 Auxanoscope 1ère version.

Le premier est destiné à la projection des corps opaques, comme un mégascope. Il se compose de deux tubes cylindriques se raccordant sous un angle déterminé, à l’endroit où se place le petit document à montrer. L’un des tubes est garni d’un objectif photographique, l’autre porte à son extrémité une lampe à incandescence et un réflecteur.

Auxanoscope 4  Auxanoscope 2e version à double éclairage.

Le second est identique au premier, mais emploie deux lampes à incandescence placer symétriquement par rapport au tableau à projeter. Il permet ainsi des agrandissements “considérables”.

Auxanoscope 5  Auxanoscope à projections combinées pour documents opaques ou transparents.

Le troisième modèle sert pour la projection des corps opaques ou transparent. Dans le premier cas il correspond à au second appareil. Dans le deuxième cas, une lampe supplémentaire placée à l’arrière permet d’éclairer des vues (appelées à l’époque tableaux) transparentes. Dans le brevet, il est indiqué : « Je ferai remarquer que mon appareil permet de faire des projections continues, par exemple on peut monter sur un rouleau, une bande de papier ou de tissu opaque ou transparente se déroulant en traversant le porte objet, lequel peut être commandé, soit à la main, soit mécaniquement au moyen d’un mouvement d’horlogerie ou autre dispositif convenable. »

Auxanoscope 6  Auxanoscope pour documents transparents.

Un quatrième modèle, créé particulièrement pour la Ligue de l’Enseignement, permet de projeter uniquement des tableaux transparents.

Ces appareils ont été présentés lors du Congrès de Toulouse de l’Association française pour l’avancement des Sciences en 1887, mais aussi à la Société internationale des électriciens et à la Société de Physique.

Auxanoscope 7  Vue dans Mémorial de la Loire 1888. 

Cet appareil a bien existé, mais actuellement nous ne le connaissons qu’à travers les gravures de l’époque.

Photo  MERCI à toute personne qui pourrait nous fournir des photos de l’un ou l’autre de ces appareils.

 

 

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Histoire des Epidiascopes

Posté par Patrice Guerin le 26 février 2017

Epidiascope 01b  Epidiascope LEITZ au lycée de Toulon – Années 1930

L’Epidiascope est un appareil relativement simple qui peut projeter aussi bien des documents transparents que des documents opaques. « Ce projecteur, lorsqu’il est bien réglé, peut rendre de très grands services chaque fois qu’il s’agit de présenter un document sur papier en vue de sa facile observation collective. Il est l’outil le plus utile en histoire, en géographie, en toute discipline où la présentation visuelle d’une épreuve graphique est justifiée. »(1)

Epidiascope 07  Epidiascope 08  “Lettres à une Princesse d’Allemagne” par Leonhard EULER tome III 1775

Le mathématicien et physicien Suisse Leonhard EULER (1707-1783) décrit les avantages de ce type de projections dans ses “Lettres à une Princesse d’Allemagne” tome III publié en 1775, lettre CXCVI du 9 janvier 1762.(2) « Il s’agit donc de trouver moyen d’éclairer l’objet le plus qu’on pourra dans la chambre obfcure même fans que la lumière puiffe pénétrer dans la chambre. J’ai trouvé un moyen, & V.A. fe fouviendra que je l’ai exécuté dans une machine de cette nature, que j’ai eu l’honneur  de Lui préfenter, il y a fix ans… Les lanternes magiques ordinaires ne font point conftruites de cette façon et on ne repréfente par elles d’autres objets que des figures peintes sur verre, au lieu que cette machine, dont j’ai imaginé la conftruction, peut être appliquée à toutes fortes d’objets. » Vers 1780, le physicien français Jacques CHARLES (1746-1823) utilise, dans son cabinet de physique, un appareil destiné à projeter l’image agrandie de corps opaques.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

Epidiascope 03 Fantascope pour document opaque figurant dans le brevet de ROBERTSON cliquer ici

A la fin du XVIIIe siècle, certains Fantascopes permettent de projeter des vues transparents ou de petits objets opaques. « Si vous offrez un objet renversé en B (fig 9) et qu’il soit bien éclairé par les quinquets vous obtiendrez son image sur un grand châssis tendu en blanc. »(3) Dans les années 1880, la “Lanterne à deux usage” LAVERNE est conçue pour projeter aussi bien des documents transparents et de petits documents opaques en faisant simplement coulisser la boîte supportant l’objectif. L’accessoire nommé “Aphengoscope” permet aussi de projeter des cartes postales.

 Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Epidiascope 04  Bilampadaire LEFEVRE : à gauche épiscope, à droite diascope

Le “Bilampadaire” breveté par LEFEVRE en 1876 permet d’effectuer ces deux types de projection, en plaçant ou non un double miroir à l’arrière de l’appareil.

 Voir : Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

Epidiascope 05  Epidiascope MASSIOT & Cie – Années 1930

L’Epidiascope prend tout son essor dans les années 1930 grâce à l’utilisation d’ampoules électriques de forte puissance. Il peut être équipé d’une seule ampoule et être de petites dimensions ou posséder deux ampoules de fortes puissances, ventilées, et être de dimensions imposantes surtout lorsqu’il est placé sur un support approprié. L’Epidiascope se caractérise généralement par deux objectifs de diamètres différents orientés vers l’avant. « (A propos du calendrier des Postes) celui-ci est utilisé dans des écoles primaires, professionnelles ou commerciales, pour des leçons d’économie politique. Presque tous les établissements d’enseignement sont pourvus d’appareils de projection dits “épidiascopes” qui permettent d’agrandir et de projeter des impressions sur papier, à condition que celui-ci soit suffisamment glacé. »(4)

Epidiascope 06Epidiascope SEDAINE avec double objectif coulissant – Années 1950

 _________________________

(1) Documents pour la classe, Moyens audio-visuels N°1 édité par le CNDP en septembre 1956, source Gallica.
(2) Livre en ligne sur ECHO cultural Heritage Online cliquer ici
(3) Extrait du brevet ROBERTSON : Brevet d’invention du Fantascope
(4) Bulletin d’informations, de documentation et de statistique du Ministère des Postes, Télégraphes et Téléphones, Imprimerie Nationale 1933, page 71 – Source Gallica
 

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Le Rétroprojecteur ou Overhead projector

Posté par Patrice Guerin le 21 avril 2016

Retroproj 01  Retroproj 02  Vues sur verre anglaises fin XIXe siècle

Au XIXe siècle, certains accessoires peuvent se placer à l’avant du projecteur pour dévier le rayon lumineux verticalement avant de le renvoyer à l’horizontal vers l’écran. Cela permet de placer des solutions liquides dans une cuvette en verre ou toute autre préparation devant être placée à plat. Occasionnellement on pouvait écrire mais la surface lumineuse était très réduite (10 cm de diamètre).

Voir : Support à réflexion horizontal MOLTENI

Retroproj 03  Couverture du catalogue ZEISS Belsazar – 1935

«  Suite aux suggestions appropriées de professeurs en Allemagne, nous avons été amenés à concevoir un “Appareil de Projection d’Ecriture” qui met fin aux tableaux noirs avec ses craies et la poussière qui en résulte. Un des premiers utilisateurs de ce nouvel instrument, à l’Université de Göttingen, l’a nommé « Belsazar”* : nous avons nous-mêmes adopté ce nom pour l’appareil. »
Source notice Carl ZEISS Jena – Septembre 1935

Voir : ZEISS IKON A.G.

Grace à cet appareil, Le conférencier ou l’enseignant, reste toujours face à son public. Il écrit de manière habituelle sur une surface horizontale recouverte de Cellophane, et aussitôt son écriture apparaît en grandes dimensions sur l’écran de projection. Au lieu d’avoir à nettoyer le tableau noir, il tourne la bande de Cellophane à l’aide d’un bouton et une nouvelle surface vierge apparaît. De plus ce système permet de conserver les textes précédents et de pouvoir y revenir le cas échéant.

Retroproj 04  Rétroprojecteur ZEISS Belsazar – 1935

« La projection de vues fixes sur un écran peut sembler parfois incomplète pour illustrer parfaitement certains cours dans lesquels on doit faire ressortir les uns après les autres les éléments qui composent l’ensemble projeté. Dans ce cas, au fur et à mesure de ses explications, l’animateur déplace en général sur l’écran, une longue baguette de bois… ce qui nécessite la présence de celui-ci près de l’écran et le partage de son attention entre celui-ci, son commentaire et son auditoire. »
Source : “Moyens audio viduels d’enseignement” publié par l’Association Française pour l’Accroissement de la Productivité – Novembre 1953

Retroproj 05

Avec l’Omniscope (ou rétroprojecteur), l’animateur fait face à son auditoire et présente sur la tablette éclairée de l’appareil les documents ou un point particulier de celui-ci sans avoir à se déplacer ni à se retourner, la projection se faisant sur un écran placé derrière lui, d’où le nom anglais “Overhead projector” traduit par “Projecteur par dessus la tête”.

Retroproj 06

Le rétroprojecteur est un appareil muni d’une forte lampe à miroir (1 & 2), parfois ventilée, dont la lumière est dirigée à la verticale vers un condensateur (3) et une plaque de verre (4) sur laquelle on pose le transparent de rétroprojection. Une tête de projection composée d’un objectif (5) et d’un miroir (6), maintenu au dessus du transparent par un bras articulé, permet de renvoyer l’image à l’horizontal vers l’écran situé derrière le manipulateur (ou formateur). « Il est équipé d’une lampe à incandescence de 750w en 110v ou d’une lampe à vapeur d’iode qui permet avec un très faible encombrement, une luminosité bien supérieure à celle obtenu par les lampes à incandescence. Le haut rendement de luminosité de l’appareil permet de travailler en salle complètement éclairée. »
Source : “Les moyens audio-visuels au service de la formation et de l’information” numéro spécial d’Inter Productivité n°100 décembre 1964

A ne pas confondre avec l’épiscope, beaucoup plus ancien, qui permet de projeter des documents opaques.

Retroproj 07  North Carolina State University – NCSU Libraries

Cet appareil fut largement employé par les américains à la fin de la deuxième Guerre Mondiale pour faire de la formation de masse à l’armée. Il est développé dans les années 1960 par un ingénieur de la société 3M qui deviendra par la suite le leader de ce marché tant en ce qui concerne les appareils que les fournitures.

Retroproj 08

De gauche à droite : “Belshazar” de J. Chotard – “Vu-Graph” de Audio Vision France – “Diareflet” de O.G.C.F. – “LME 500” de Le Matériel d’Enseignement. NB Les deux derniers appareils sont agréés par le Ministère de l’Education Nationale.

Arrivés en France avec le plan Marshall, le rétroprojecteur est utilisé dès le milieu des années 1950 sous le nom de “Omniscope” ou de “rétroscripteur”. Il permet de projeter des supports transparents de grand format (généralement A4) sur lesquelles on peut écrire, dessiner, compléter des tableaux, voir même décomposer le sujet à l’aide de divers caches opaques. « Un rouleau de cellophane, se déplaçant dans les deux sens sur la plage lumineuse permet, à l’aide d’un crayon gras facilement effaçable, soit d’écrire comme sur un tableau noir au fur et à mesure de l’exposé, soit de préparer ses textes ou dessins à l’avance comme sur le tableau papier. Enfin si le document doit être utilisé plusieurs fois, il est conseillé de le réaliser sur cellophane séparée, entourée d’un cache en carton comme celui des diapositives. Dans ce cas on utilise un stylo à encre à alcool avec pointe de feutre dont les coloris sont fidèlement respectés à la projection et qui ne s’effacent qu’à l’aide de certains produits. »
Source : “Les moyens audio-visuels au service de la formation et de l’information” numéro spécial d’Inter Productivité n°100 décembre 1964

Retroproj 11

Dans les années 1970, des entreprises se spécialisent dans la production et l’édition de transparents pour rétroprojection. Les documents sont d’abord créés en noir et blanc ou en couleur sur papier format A4 puis reproduit sur films de différentes qualités suivant les besoins : films négatifs (texte en jaune sur fond bleu foncé par exemple), films positifs, ou films couleurs de type Cibachrome. « en superposant des transparents les uns après les autres, il est possible de faire apparaître successivement les différentes parties d’un sujet (construction progressive d’une carte de géographie, d’un schéma complexe, etc.). Les caches mobiles sont utiles pour dérober à la vue, sur l’image, certains éléments que l’on désire faire apparaître progressivement… Il est même possible d’employer un support transparent enduit de noir de fumée ou de vernis opaque, qu’il suffit de gratter avec une pointe sèche pour faire apparaitre certaines parties du document. »
 Source : “Audio visuel, moyens, arts et techniques” Publications Photo-Revue Paris – 1972

Dans les années 90, le rétroprojecteur est connecté à l’ordinateur pour la projection de vues fixes, tandis que les premiers vidéoprojecteurs permettent de projeter des vidéos animées.

retroproj 12  retroproj 14   Cet article a été remarqué par la presse qui s’en est fait l’écho.

______________

* D’après l’Ancien Testament, livre de Daniel, Belshazzar (Balthazar, dernier roi de Babylone) aurait demandé à ses savants de traduire et d’interpréter une écriture “fantomatique” figurant sur les murs de son palais de Babylone. Celle-ci annonçait une catastrophe imminente. La nuit suivant Belshazzar est tué et le royaume de Babylone divisé entre les Perses et les Mèdes.

 

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Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Posté par Patrice Guerin le 26 juin 2014

Laverne 01  Extrait du catalogue LAVERNE – 1889

« La maison LAVERNE livre, à raison de 115 frs, un appareil scolaire à deux usages (vues transparentes et corps opaques), qui a en outre l’avantage de pouvoir être employé avec une lampe à pétrole à 4 ou 5 mèches pour un usage courant ou avec un chalumeau oxhydrique, pour les grandes conférences publiques… De nombreux instituteurs peuvent obtenir cet appareil par souscription ; ils s’adressent tout d’abord au Député, aux Conseillers Généraux et d’Arrondissement, puis au Maire, aux Conseillers Municipaux et aux amis de l’Ecole.  » Source : “Catalogue de collections de vues” de la Société d’Enseignement par les Projections Lumineuses – 1892

Voir :  La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

Laverne 02  Laverne 03   Laverne 04

Le corps de l’appareil est en tôle pleine, monté sur quatre colonnes en cuivre nickelé reposant sur une tablette en acajou verni qui assure une parfaite stabilité. La lanterne est équipée d’une porte à l’arrière pour introduire l’éclairage au pétrole et d’une porte latérale permettant de régler un éclairage à arc électrique ou un chalumeau oxhydrique. De façon standard, elle est équipée d’une lampe à pétrole à cinq mèches avec réflecteur. Le condensateur est composé de deux lentilles plan convexe de 103mm de diamètre, montées dans un tube en cuivre à virole à vis pour faciliter le démontage. L’objectif de combinaison double à portrait, mesure 43mm à l’avant et 52mm de diamètre à l’arrière. Il est monté dans une monture en cuivre nickelé, avec crémaillère pour la mise au point. Prix de l’appareil en 1889 : 115 frs.

Laverne 06   Laverne 07   Laverne 08  Laverne 05 Gravure collection G.V.

La lampe à pétrole à 5 mèches qui équipe cette lanterne est relativement différente des lampes classiques à 3 ou 4 mèches. En effet la chambre de combustion est entourée d’une seconde paroi extérieure permettant une circulation de l’air entre les deux parois afin de diminuer l’échauffement de la lampe. Une série de trous placés sur le dessus facilite l’évacuation de l’air. L’avant est fermé par un verre carré incassable, tandis que l’arrière se ferme par un couvercle réflecteur articulé, au centre duquel se trouve un petit verre circulaire coloré. Afin de garder son éclat, ce miroir est protégé du foyer par un verre lui aussi articulé. Une cheminée de grande hauteur permet d’assurer le tirage de cette lampe à 5 mèches.

Voir : Lampe à pétrole “Maxima” de MAZO

Laverne 09  Lanterne LAVERNE équipé d’un arc électrique vertical manuel DUCRETET

Le fond de l’appareil peut s’enlever pour découvrir une ouverture circulaire permettant l’introduction d’autres appareils d’éclairage tels qu’une lampe à pétrole ordinaire, une lampe à gaz, un arc électrique ou un chalumeau oxhydrique.

Voir : Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

Laverne 10   Laverne 11  Laverne 12

La disposition avant de cet appareil est particulière. Le traditionnel cône porte-objectif est remplacé par une boîte oblongue supportant un objectif fixé sur une plaque qui peut coulisser verticalement afin de projeter soit des documents transparents – position basse – soit des documents opaques – position haute -. A l’intérieur, un miroir peut être relevé afin d’orienter les rayons lumineux vers le document opaque placé dans un support de 7×10,5cm. « Cependant pour les corps opaques il convient de rapprocher l’appareil de l’écran et d’augmenter, dans la mesure du possible, l’intensité lumineuse… Mais ce système pour la projection de corps opaques est de beaucoup supérieur à celui du cône coudé employé avec d’autres lanternes. »

Voir :  Un APHENGOSCOPE amélioré

Laverne 13   Laverne 14

Il est possible d’enlever cette boîte oblongue pour la remplacer par un cône additionnel sur lequel on place l’objectif de la lanterne. Sur le plateau qui se glisse dans les rainures de la boîte se trouve une tablette mobile destinées à recevoir divers appareils de démonstration pour les expériences scientifiques tels que cuves ou tubes à liquides, expériences d’électricité, etc. Prix de l’appareil en 1889 : 125 frs.

Laverne 15   Laverne 16   Modèle possédant quelques différences, telles que le socle et les portes du corps de lanterne

Cet appareil réunit tous les avantages que l’on peut attendre d’une lanterne éclairée au pétrole tout en offrant l’intérêt d’être utilisable dans une grande salle ou un amphithéâtre avec un éclairage plus puissant. Il a été adopté par de nombreux organismes d’enseignement par l’Aspect, tels que La Ligue de l’Enseignement et l’Education PopulaireLa Société Nationale des Conférences PopulairesLa Société d’Enseignement par les projections lumineuses du Havre, la Commission de l’Enseignement de la Ville de Paris, etc.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Laverne 17 Lanterne “La Petite Parisienne” LAVERNE

Une version différente de cette lanterne est présentée dans le catalogue LAVERNE de 1889. Elle est dénommée “La Petite Parisienne”. Elle fait partie des lanternes à deux usages mais ne comporte pas de pieds, ce qui limite le choix des éclairages et donc l’usage. Elle est en tôle pleine, vernie noir décorée de filets or, et possède une porte latérale pour accéder à l’éclairage. L’ensemble repose sur un socle en acajou verni. L’éclairage est produit par une lampe à pétrole à cinq mèches surmontée d’une cheminée télescopique. Cette lanterne est équipée d’un condensateur de 103mm monté dans un tube en cuivre à virole à vis pour faciliter le nettoyage.

Le devant de l’appareil est semblable aux lanternes sur colonnes. La plaque avant, qui supporte un objectif double portrait de 43mm de diamètre, peut coulisser verticalement pour projeter des vues transparentes ou opaques. A l’intérieur, un miroir articulé se relève à l’aide d’une languette perforée dans laquelle on place une goupille en fonction de l’inclinaison souhaitée. Prix de l’appareil en 1889 : 105 frs avec  boîte de transport en tôle.

VOIR : Cuve Laboratoire pour Projections Lumineuses

 

 

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Un APHENGOSCOPE amélioré

Posté par Patrice Guerin le 10 juin 2014

Megascope 27

Trente ans après le premier “Aphengescope” mis au point en Angleterre et utilisé – en autre – par MOLTENI dans les années 1880, on trouve dans les catalogues LAVERNE de 1889, MAZO de 1905 et BONNE PRESSE de 1907 un nouvel Aphengoscope*. Celui-ci se glisse à l’avant d’une lanterne de projection, après en avoir retiré l’objectif que l’on visse ensuite sur la partie oblique du cône de projection.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

Megascope 29  Megascope 21  Megascope 22

Cet Aphengoscope en tôle, aussi appelé “Cône pour la projection de corps opaque” est équipé d’une paroi à 45° pouvant s’ouvrir afin de placer le document à projeter. La lumière provenant de la lanterne traverse le condensateur puis est réfléchie par ce document avant d’être projeté sur l’écran par un objectif à crémaillère.

Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Megascope 23  Megascope 24  Megascope 25

« Les projections obtenues par ce moyen, bien que n’étant pas aussi brillantes que les premières (celles obtenues par des vues transparentes), n’en sont pas moins très intéressantes et très instructives. Les objets opaques placés dans l’appareil, tels que photographies, dessins, chromos ou cartes postales, sont rendus avec une grande exactitude de lignes et de couleurs… Par suite de la déperdition de lumière, on ne pourra projeter que des images de dimensions assez réduites, mais suffisantes pour le dessin ou pour intéresser un auditoire d’une dizaine de personnes. »

Megascope 26  Publicité parue dans le journal Ombres et Lumière N°254 de novembre 1923

Dans les années vingt, la maison MAZO fait l’annonce suivante concernant la projection des corps opaques : « Nous pouvons le dire, car nous l’avons prouvé par le nombre des appareils mis en service, que nos divers types d’appareils ont complètement résolu le problème de la projection des corps opaques. Problème qui paraissait particulièrement difficile, tant il offrait de conditions contradictoires à concilier. Ce n’est pas une petite affaire, en effet, que d’éclairer convenablement, par réflexion avec une ampoule, un objet obscur, qu’il s’agit de projeter pourtant avec un grossissement considérable et une netteté générale suffisante, tout en respectant son intégrité, c’est-à-dire en l’éclairant au maximum mais sans le surchauffer ! » Ces nouveaux appareils dénommés “Pantoscopes”, brevetés TAULEIGNE-MAZO,  seront présentés ultérieurement.

Voir : article à venir

* Etymologie du mot : A = Sans (privatif) + PHENGOS : Lumière + SCOPE : Regarder = APHENGOSCOPE

 

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L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

Posté par Patrice Guerin le 4 juin 2014

Traditionnellement la lanterne de projection est destinée à projeter des vues transparentes, sur verre ou sur pellicule souple. Cependant, au XIXe siècle, les vues opaques sur papier telles que gravures de journaux ou de livres, chromolitographies, cartes de visite et tirages photographies étaient beaucoup plus répandues que les vues transparentes. Il était donc très intéressant de pouvoir projeter directement ces documents sans avoir à les transférer sur un support transparent.

Voir : Carte de visite photographique

Aphengescope 01   Aphengescope 02

En 1880/90, voici ce qu’en dit Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) dans son ouvrage  intitulé “Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection” : « Pour la projection des cartes de visite photographiques (très en vogue dans les années 1860), il n’est pas nécessaire d’avoir un appareil spécial. On se sert fort bien d’un petit mégascope connu dans le commerce sous le nom de “APHENGOSCOPE” (en anglais APHENGESCOPE). Il se compose d’une boîte en acajou de 10 cm de côté qui s’installe sur le devant de la première lanterne venue dont on a ôté l’objectif. La lumière est concentrée sur la photographie par le condensateur, et l’objectif placé à 45° en projette l’image sur l’écran. » Cependant les documents aux tons sombres réfléchissent trop peu de lumière pour donner des images lumineuses sur l’écran.

Aphengescope 03  Aphengescope 04  Aphengescope 05

Afin d’éclairer plus fortement certains documents, on se sert d’un APHENGOSCOPE (ou Chambre Mégascopique) double permettant de bénéficier de la lumière provenant de deux lanternes, grâce aux ouvertures circulaires situées de chaque côté de l’objectif. A l’arrière, deux volets articulés, verticaux ou horizontaux suivant les modèles, permettent de présenter alternativement et sans interruption les documents à projeter.

Aphengescope 06Aphengescope 07  Aphengescope 08  Planches coloriées de l’ouvrage du Dr Eugène BOUCHUT (1818-1891) “Atlas d’ophtalmoscopie médicale et de cérébroscopie”. Source : Librairie Alain BRIEUX cliquer ici

« C’est avec un appareil de ce genre, et en concentrant sur les figures la lumière de deux chalumeaux, donnant ensemble une lumière équivalente à celle de 500 bougies, que nous (Alfred MOLTENI) avons projeté, dans les leçons de M. le docteur BOUCHUT, les planches coloriées de son magnifique “Atlas d’ophtalmoscopie médicale et de cérébroscopie” » (J.-B. Baillière et fils, Paris, 1876).

Aphengescope 09  Aphengescope 10 Ensemble R° et V° avec lanternes MOLTENI

Cependant certains ne semblent pas être de cet avis : « Il existe plusieurs compléments à la lanterne de projection ordinaire que le lanterniste est tenté d’acheter, généralement suite à ​​la démonstration insistante d’un marchand qui n’a probablement jamais vu le dispositif particulier en utilisation. Parmi ceux-ci, il y a l’APHENGESCOPE, accessoire destiné à montrer des objets opaques. C’est un appareil peu pratique, car il est beaucoup mieux et plus facile d’avoir l’objet opaque dessiné ou photographié puis de le projeter comme une simple vue transparente. Dans ce cas la lumière traverse la vue et donne à l’écran une image très lumineuse alors qu’avec l’APHENGESCOPE elle est réfléchie par l’objet, et ce peu de lumière atteint l’écran sans aucune luminosité. » Source : “The Lantern and how to use it” par C. GOODWIN NORTON c/° Hazell, Watson & Viney limited London1901.

Il faut dire qu’au début du XXe siècle il est beaucoup plus facile de reproduire n’importe quel document sur film positif que dans les années 1870/80.

Aphengescope 11  Extrait du catalogue N°89 “Projections Molteni Radiguet & Massiot” vers 1912

Dans ce catalogue on explique que « les petits modèles appelés Mégascopes ou Apédioscopes, qui s’adaptent aux lanternes populaires, servent à la projection des photographies format visite, imprimés, menus objets tels que montre, clef, etc. Les dimensions de l’image qu’on peut obtenir avec un éclairage à alcool ne doivent pas dépasser 0m50. »

Vers la fin du XIXe siècle on commence à trouver des appareils permettant des applications plus étendues, pour les écoles et les facultés.

Voir : Un APHENGOSCOPE amélioré

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Support à réflexion horizontal MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 4 octobre 2013

« Nous inspirant des programmes actuels et de la nécessité de mettre entre les mains de l’élève des instruments robustes et simples destinés aux travaux pratiques, nous avons établi sur les données de M. Chassagny, ancien professeur de physique au lycée Janson de Sailly, inspecteur d’académie, ainsi que MM. Dufour et Lemoine, professeurs de physique au lycée Louis le Grand, une série d’instruments nouveaux de démonstration ». Catalogue Molteni N°89

Voir : Histoire de la maison MOLTENI et Cie

Support à réflexion horizontal MOLTENI dans Lanternes projection moltenireflecteur-01-150x107  moltenireflecteur-02-150x103 dans Lanternes projection  Appareils pour l’enseignement. A gauche lanterne en tôle vernie est équipée d’une classique lampe à pétrole, à droite lanterne MOLTENI équipée d’un arc électrique.

Cet accessoire,  fabriqué par la maison MOLTENI vers 1890, est placé à l’avant d’une lanterne standard. Il permet la projection d’objets transparents ou de préparations qui doivent être placés horizontalement.

moltenireflecteur-03-300x228     moltenireflecteur-04-118x300   moltenireflecteur-05-122x300     moltenireflecteur-06-100x300

L’appareil se compose d’une boîte cubique en acajou  se plaçant à l’avant de la lanterne. Il renferme un miroir incliné à 45° qui renvoie à la verticale les rayons lumineux provenant de la lanterne. Sur le dessus de la boîte se trouve un condensateur de 106mm de diamètre qui concentre les faisceaux lumineux vers l’objectif réglable fixé sur une colonne verticale. Une première crémaillère permet d’ajuster la hauteur de l’objectif et une seconde, fixée directement sur l’objectif, est destinée à la mise au point. Une second miroir à 45°, permet de renvoyer la lumière horizontalement vers l’écran.

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Le support horizontal permet de projeter de nombreuses expériences physiques telles que les spectres magnétiques, les expériences d’ŒRSTED, diffusion, saturation, décompositions chimiques, etc.

moltenireflecteur-08-91x150

Cet accessoire peut être vendu seul ou avec une lanterne de projection adaptée, montée sur un socle plus long pouvant supporter différents accessoires. Dans ce cas le support à réflexion est monté sur une vis calante afin d’effectuer un réglage précis de sa position.

moltenireflecteur-09-150x115Chambre mégascopique

« Cet appareil est très utile dans les cours d’histoire naturelle pour projeter des herbiers, des pièces anatomiques ainsi que certaines expériences de chimie ». Il suffit de placer le document opaque verticalement à l’arrière de la boîte métallique. La lumière provenant de la lanterne se réfléchie sur celui-ci puis est renvoyée vers l’écran à travers l’objectif situé sur le côté. Ce type de projection nécessite cependant une puissante source lumineuse telle que celle fournie par l’arc électrique ou le chalumeau oxhydrique.

Voir : L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

moltenireflecteur-10-118x150Boîte à réflexion mixte pouvant servir pour les sujets transparents ou pour les objets opaques (en pointillés)

Cette boîte à réflexion, en acajou, réunit en un seul appareil les éléments nécessaires aux projections de corps horizontaux transparents ou opaques, « pour les établissements d’enseignement ne disposant pas d’un crédit suffisant pour acquérir un appareil universel ». A l’intérieur de la boîte se trouve une glace mobile autour d’un axe horizontal. Celle-ci est commandée par un bras qui permet de l’immobiliser dans une position déterminée suivant le type d’objet à projeter. Cet accessoire peut s’adapter aux principales lanternes fabriquées par MOLTENI.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Le Rétroprojecteur ou Overhead projector

 

 

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Multiprojecteur Universel de MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 29 août 2013

En décembre 1922, la revue “La Nature” présente ce nouveau projecteur multi-fonctions de la Maison G. MASSIOT, dénommé « Projecteur Universel R. et M. ».

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Multiprojecteur Universel de MASSIOT dans Lanternes projection massiot-01-262x300

Il est composé d’un pied en fonte inclinable qui supporte à l’arrière une grosse lanterne de projection éclairée par une lampe à arc et à l’avant un système optique modulable permettant de procéder à différents types de projection. Pour éviter toute diffusion de lumière parasite, une plaque de tôle formant toiture soutien un rideau que l’on peut ouvrir ou fermer à convenance.

massiot-02-150x99 dans Lanternes projection

1 – Episcope pour la projection de documents opaques. L’objet est placé sur un support horizontal éclairé par un faisceau lumineux se réfléchissant sur un miroir concave. Un second miroir permet de renvoyer l’image à travers l’objectif supérieur (diamètre 55mm, f 4,2 de 500mm.).

2 – Diascope pour la projection de vues transparentes. Le passe-vues, situé dans l’axe horizontal du faisceau lumineux permet de projeter des diapositives de formats 9x12cm ou 3,5x10cm. L’objectif inférieur possède un diamètre de 61mm pour une focale de 250mm.

3 – Microscope de projection. Dans ce cas, le microscope remplace l’objectif du diascope grâce à un support revolver très simple d’utilisation. Il est conseillé d’utiliser la cuve de refroidissement montée sur un pivot, qui prend place instantanément devant le condensateur.

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4 – Cinématographe. Le bâti avant de l’appareil est prévu pour recevoir un mécanisme cinématographique « Stator » dont la substitution est très simple et rapide. Un décalage de la lanterne et du porte-lentilles avant est prévu pour compenser le décentrement de l’objectif cinéma. Juste au dessous de ce mécanisme se trouve un moteur électrique qui entraine les bobines à l’aide de galets tendeurs et courroies.

Source : “La Nature” N°2542 du 23 décembre 1922

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Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

Posté par Patrice Guerin le 25 décembre 2012

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40 dans Projecteurs jouet comicscope-01-300x140  comicscope-02-98x150 dans Projecteurs petit format  Document G.V.

Le 20 mars 1940 Robert W. FARRELL et Victor S. FOX déposent à New-York le brevet n°2,301,114 pour un “projecteur optique” (délivré le 3 novembre 1942). Il s’agit d’un « projecteur optique simple et peu coûteux à construire qui peut être facilement assemblés par des enfants à partir de quelques éléments séparés ».

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Le Comicscope se compose d’une boîte en carton épais (19x18x8cm) munis de plusieurs ouvertures permettant d’introduire l’objectif (un simple tube de carton de 2,7cm de diamètre muni d’une lentille bi-convexe), les vues opaques provenant de bandes dessinées collées sur des cartons de 8cm de large et la lampe qui n’est pas fournie avec l’appareil (un éclairage ordinaire avec ampoule de 50 à 60w).

comicscope-04-150x97  Malgré la simplicité d’utilisation, l’appareil est livré avec une notice illustrée en 8 étapes. De plus, celle-ci précise que l’on peut dessiner ses propres images ou même « projeter des photographies de soi-même, de ses amis et de sa famille ».

comicscope-05-102x150  comicscope-06-150x87 comicscope-07-150x72  Comicscope peut s’interpréter ainsi : “Voir des bandes dessinées”.

Ce petit projecteur “totalement inefficace” permet de projeter les Comics-Strip parues dans les journaux américains des années 1940 dont les fameux héros patriotiques “Captain Freedom” et “Captain America”.

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Le Comicscope est une réminiscence des lanternes magiques pour enfants du XIXe siècle, mais il n’en a plus les qualités et ne projette que des documents opaques, ce qui nuit d’autant plus à la luminosité de l’image sur l’écran. « Afin d’obtenir une bonne orientation de l’image, il faut glisser la bande dessinée à l’envers. Mais dans ce cas ce qui est à gauche passe à droite et le texte apparaît à l’envers. De tout façon vous auriez du mal à lire le texte, car seule une image circulaire est projeté qui ne couvre qu’une partie du sujet».

Voir : Lanterne magique et projections familiales – ToverlantaarnLa lanterne magique ou le spectacle amusant

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Fabriqué par Remington Morse “Quality Products” – département de Hamilton Ross Industries New York Chicago – le Comicscope est vendu par correspondance dans les journaux de BD américains. Le prix est dérisoire “Only 25 cents”, mais les enfants qui veulent obtenir un Comicsope doivent envoyer non seulement l’argent (au départ 15 cents), mais aussi des coupons découpés dans cinq titres différents appartenant au même éditeur ainsi que 3 cents en timbres. A l’époque, un magazine de BD coûtait environ 10 cents.

comicscope-17-112x150  comicscope-18-111x150  comicscope-19-112x150  comicscope-20-111x150  Dans ces pages extraites de “Wonderworld” n°14 de juin 1940, on voit en couverture une annonce “Gift offer Giant Comicscope”, puis à l’intérieur 2 annonces pour le Comicscope ainsi qu’une annonce destinée à promouvoir les bandes dessinées de Fox Publishing inc. dans lesquelles il convient de découper des coupons.

Pour comprendre l’origine de cette invention, il faut savoir qu’à la fin des années 30, Robert W. FARRELL s’associe à Victor S. FOX pour créer la “Fox Publishing”, une société destinée à publier des comics-books tels que Wonder Comics (qui devient Wonderworld Comics au n°3), Mystery Men, Fantastic Comics

comicscope-12-117x150 D’autres versions de cet appareil existent telles que le “Color Comicscope” et le “Junior’s Television”.

On peut lire sur l’annonce ci-dessous que le Comicscope permet de projeter non seulement des bandes dessinées «  pour voir l’action en plein écran et lire chaque mot » mais aussi des photos Polaroïd et « vos photos préférées de sports, de stars de cinéma ou vos propres clichés de famille… grands comme la vie ! »

comicscope-22-101x150  comicscope-23-81x150  Publicité Batman –  1966

Dans les années 50, l’idée de petits projecteurs “promotionnels” en carton destinés aux enfants donnera le jour, en France, à quelques appareils tout aussi inefficaces que leurs prédécesseurs, pour la plus grande joie des bambins issus du baby-boom.

Voir : sujet à venir
Pour voir d’autres projecteurs jouets cliquer ici

A la même époque, un ingénieur suisse dépose un brevet pour le projecteur le plus perfectionné qui n’ait jamais existé jusqu’alors !
Voir : Le projecteur AUDAX – FOCA

Ce sujet a été partiellement illustré avec des documents provenant des sites suivants : BDzoom.comKirymuseum.org

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Lanterne “Universel” de la Maison de la BONNE PRESSE

Posté par Patrice Guerin le 23 mai 2012

Lanterne “Universel” de la Maison de la BONNE PRESSE dans Corps Opaques BonnePresse-31-150x106  Amphithéâtre du lycée le Likès à Quimper

« Notre enseignement a cessé depuis longtemps d’être livresque pour devenir de plus en plus concret en se servant de procédés démonstratifs, en particulier de la projection qui, en géographie, joue un rôle primordial ». Un représentant des agrégés d’histoire in BSPHG 1930 p. 203 (Bulletin de la Société des Professeurs d’Histoire-Géographie). Pour cela il fallait des appareils puissants, capables de projeter différents types de documents transparents et opaques, voir même de petits objets en volume.

BonnePresse-32-150x98 dans Lanternes projection   BonnePresse-33-150x126 dans Projections et Enseignement  Collection G.V.

En septembre 1924, la Maison de la BONNE PRESSE dépose un brevet  pour « un appareil de projection universel permettant de passer instantanément, par simple rotation des lampes d’éclairage… de la projection de tous les corps opaques à la projection de diapositives doubles dites “vues fondantes” et même à la projection des anaglyphes qui donnent une si saisissante impression de relief ».

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

BonnePresse-34-150x141  BonnePresse-35-150x108“La Science et la Vie” N°96 – Juin 1925     BonnePresse 42 Pub 1930

L’appareil, dénommé “L’universel Bonne Presse”, fut présenté de manière détaillée dans le N°96 de “La Science et la Vie” de juin 1925. Il possède trois objectifs : celui qui est au centre permet de projeter des vues ou des corps opaques, tandis que les deux latéraux, qui sont orientables, servent à la projection de diapositives sur un seul écran, en complément, ou non, de l’objectif central. Les objectifs latéraux sont équipés d’un système à “œil de chat”, permettant la réalisation de très beaux effets de “fondus”.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

BonnePresse-36-150x102  BonnePresse-37-150x122  BonnePresse-38-150x114  BonnePresse-39-150x126  BonnePresse-40-100x150  Collection G.V.

La lanterne est équipée de deux grosses lampes à miroir « à incandescence  intensive (filament en atmosphère gazeuse) qui exigent une intensité de 4 ampères sous une tension de 110 volts ; ce sont donc des lampes d’environ 600 bougies (soit 400 W environ) ». Ces lampes sont montées sur des supports réglables à la fois verticalement et horizontalement. Elles peuvent être orientées vers l’avant ou vers l’arrière suivant que l’on projette des vues transparentes ou des corps opaques.

BonnePresse-41-150x137  En 1936, la Maison de la BONNE PRESSE présente à la Foire de Paris un appareil semblable avec cependant quelques différences telles que l’absence des cheminées.

Voir : Autres appareils à venir

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