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Éclairage lanterne magique Système AUBERT

Posté par Patrice Guerin le 14 juillet 2021

Aubert Lamp 1Lampe d’éclairage à huile AUBERT pour lanterne magique, 1854.

Au milieu du XIXe siècle, les seules sources d’éclairage sont la bougie CLIQUER ICI ou la lampe à huile qui n’a cessée d’être améliorée depuis la fin du XVIIIe siècle CLIQUER ICI. Dans le domaine de la projection, hormis quelques tentatives de projection avec l’arc électrique, par Duboscq et Foucault, CLIQUER ICI le seul éclairage pratique est la lampe à huile à modérateur CLIQUER ICI. Il faudra attendre 1870 pour voir apparaître les premières lampes à pétrole conçues pour la projection CLIQUER ICI.

Aubert Lamp 2  Aubert Lamp 3 Brevet AUBERT du 28 octobre 1854.

Le 28 octobre 1854, “Louis AUBERT, fabricant d’instruments de physique à Paris, rue Grenetat n°3” dépose un brevet de quinze ans pour « un système d’éclairage applicable aux lanternes magiques, fantasmagories, polyoramas, etc. dit “Système Aubert” ».

VOIR : Lanterne magique cylindrique Aubert

Aubert Lamp 4 Extrait du brevet AUBERT.

Cet éclairage repose sur la combinaison d’une lampe à niveau constant, grâce à un réservoir placé à l’arrière (Fig.2), et d’un système mobile verticalement et horizontalement. Elle est spécialement étudiée pour les appareils de projection mais peut aussi servir de lampe de bureau.

La mèche cylindrique (Fig.3), à courant d’air centrale repose sur le système inventé par Argand en 1782. Elle permet d’obtenir un éclairage plus efficace que la simple mèche plate et correspond parfaitement aux besoins de la projection.

Le système d’éclairage, composé d’un réservoir, d’un support cylindrique de mèche et d’un miroir réflecteur (Fig.6) est monté sur un support composé d’une tige en métal fendue sur toute sa hauteur et d’un pied (Fig.4) s’adaptant parfaitement aux glissières placées à l’intérieur de la lanterne magique.

Enfin une tige métallique (Fig.5) permet de positionner et de maintenir le verre au dessus de la flamme provenant de la mèche cylindrique.

Aubert Lamp 5 Dessin du “Système Aubert” provenant du brevet (source Trésors de l’INPI). A noter le réservoir différent par rapport au modèle fabriqué (voir début d’article).

 

 

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Lanterne magique cylindrique AUBERT

Posté par Patrice Guerin le 5 juin 2021

Aubert Cylind 01Lanterne cylindrique Aubert

Alors que la Maison Lapierre existe depuis 6 ans, Louis Aubert dépose un brevet pour une lanterne magique cylindrique très innovante à l’époque. Fabriquée en fer blanc, elle est rutilante avec un corps en métal blanc brillant, des galeries inférieure et supérieure finement découpées avec vernis rouge, une base de cheminée cylindrique et conique en cuivre et un chapeau de cheminée pyramidal godronné peint en noir. Ce modèle mesure 39 cm de haut.

Aubert Cylind 02  Plaque d’identification située sous l’objectif

A l’époque il n’existe que le modèle carré et les lanternes aux vernis multicolores ne sont pas encore fabriquées.

VOIR : Lanterne magique carrée en fer blanc - Lanternes magiques jouet

Cette lanterne “breveté” est présentée dans l’additif du brevet n°21204 déposé le 28 octobre 1854 par “Louis Aubert, fabricant d’instruments de physique à Paris, rue Grenetat n°3”.

VOIR : Éclairage lanterne magique Système AUBERT

Aubert Cylind 03  Aubert Cylind 04  Pages du certificat d’addition du 16 janvier 1855. Source INPI.

Certificat d’addition du 16 janvier 1855 : « les perfectionnements que je viens d’annexer à mon brevet principal comportent les caractères distinctifs suivants :

L’application à l’appareil d’un système de ventilation pour favoriser la bonne combustion de la lampe.

Aubert Cylind 05Vue arrière de la lanterne cylindrique Aubert

La forme cylindrique du corps de la boite de manière à supprimer toute espèce d’angle ou de recoin à l’intérieur de l’enveloppe, à éviter aussi tout séjour d’évaporation dans les angles supprimés et favoriser l’évaporation.

Aubert Cylind 06b  Vue intérieur de la lanterne cylindrique Aubert

Le nivellement du fond sur lequel sont placées les rainures directrices de la lampe à la hauteur même de la porte à charnière pour en faciliter l’introduction et la sortie.

Aubert Cylind 07  Vue du décor latéral de la lanterne cylindrique Aubert

Le perlage ornementé de la lanterne formant un dessin de l’effet le plus gracieux… qui se distingue de l’ornementation assez grossière des lanternes ordinaires (carrées).

Aubert Cylind 08Vue du passage de vue avec plaque de verre de 7,8 cm de haut

La suppression de l’embase carrée qui existe d’ordinaire à l’extérieur de l’enveloppe et d’où part le tube objectif et la disposition à l’intérieur du corps d’un canal transversal pour le placement et le déplacement des images.

Aubert Cylind 09Vue du dessous

Une galerie à jour forme son couronnement inférieur et permet à l’air extérieur de pénétrer dans l’intérieur du corps par des ouvertures ménagées sur le fond du dit corps.

 

 

 

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Lanterne magique carrée en fer blanc

Posté par Patrice Guerin le 6 décembre 2019

Carré 01

Cette lanterne magique est l’une des plus anciennes fabriquées en série au cours du XIXe siècle. Ce sont probablement des artisans ferblantiers qui fabriquaient ce modèle pour le compte de divers opticiens. Elle figure dans plusieurs catalogues, malheureusement avant 1840 ceux-ci sont rarement illustrés.

Carré 1839 Belloq FB  Carré 1844 Buron  Carré 1853 Lerebourgs  Carré 1859 Chevalier  Carré 1859 Molteni  Carré 1860 Lapierre FB  Carré 1905 Deloye

De gauche à droite : 1839 Belloq (Collection FB) – 1844 Buron – 1853 Lerebourgs – 1859 Chevalier – 1859 Molteni – Vers 1860 Lapierre (Collection FB) – Et encore en 1905 Deloye

La lanterne magique carrée existe dans une dizaine de tailles différentes et possède souvent le même décor sur les trois coté : une étoile à cinq branches avec un cercle au milieu et quatre autres cercles identiques autour. Ces motifs peuvent être entourés d’un cadre.

Carré 05  Carré 06

Le système optique est très simple. Il est constitué d’une demi-loupe à l’arrière du tube objectif et d’une lentille bi-convexe sur la partie avant qui s’emboite dans la partie arrière. Ces lanternes ne possèdent pas de condensateur pour focaliser la lumière sur l’image à projeter. L’éclairage est généralement un godet rempli d’huile dans lequel trempe une mèche en coton. Certains éclairages possèdent un réflecteur à l’arrière pour renvoyer la lumière vers l’objectif.

Carré 07  Carré 08  Brevet Lapierre N°44 516 du 29 mars 1860

En 1860 la Maison Lapierre dépose un brevet pour améliorer l’aspect des pieds. « Jusqu’à présent les quatre pieds de ces lanternes magiques étaient tout ronds, sans aucune ornementation, c’étaient de petits cylindres en fer blanc, ou des cônes tronqués également en fer blanc, faits au marteau sur une bigorne ronde. J’ai pensé qu’il serait possible de les faire autrement et plus riches, et à cet effet j’ai fait établir des matrices convenablement disposées pour emboutir les pieds ornementés en cuivre, en zinc ou en fer blanc. »

Carré 09b  Carré 09a  Modèle Lapierre avec plaque “Breveté” située sur l’arrière

Fabriquée durant une centaine d’années, ce modèle subira peu d’évolutions. On peut trouver des exemplaires en cuivre, colorés et même des versions fantaisies fabriquées artisanalement.

Carré 10  Carré 11  Carré 12  Carré 13  Carré 14

 

A VOIR : La Lanterne Magique de Georges Mélies - La manufacture d’instruments d’optique BURON - FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique” - Le Singe Montrant la Lanterne Magique - 

 

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Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

Posté par Patrice Guerin le 23 juillet 2015

Huile 11  Depuis l’antiquité, l’huile végétale a été utilisée comme combustible dans les lampes d’éclairage.

Quelque soit le modèle, les lampes à huile ont toujours connu trois difficultés :
- L’huile était trop visqueuse et montait difficilement dans la mèche par capillarité ;
- la mèche avait tendance à charbonner et à s’éteindre à cause d’une mauvaise combustion :
- l’utilisation dégageait de la fumée et des mauvaises odeurs.

A la fin du XVIIIe siècle, on en est encore à « …des lampions pétillants et crâchants, qui possédaient une ou plusieurs mèches grossièrement tordues buvant une huile extrêmement visqueuse à même le vase, ce qui répandait dans toute la pièce une odeur détestable ! » Il faut attendre les nouvelles théories de la combustion, élaborées par LAVOISIER (1743-1794) dans les années 1770, pour qu’un certain intérêt envers cet éclairage, lié à un besoin accru de lumière se fasse ressentir.

Huile 02  A partir de 1780 plusieurs inventions vont permettre d’améliorer l’écoulement de l’huile et le fonctionnement du brûleur et de la mèche.

Vers 1780, le chimiste français Joseph Louis PROUST (1754-1826) invente une lampe à huile équipée d’un réservoir latéral placé un peu plus haut que le brûleur. L’huile descend naturellement jusqu’au bec par simple effet de pesanteur.

Huile 03  Huile 04  Brevet Argand – Source : archives INPI

En 1782, le physicien et chimiste suisse Aimé ARGAND (1750-1803) invente la lampe à huile à double courant d’air équipée d’une mèche cylindrique et d’une cheminée en tôle. Celle-ci est, paraît-il, « dix à douze fois plus puissante qu’une simple chandelle ». Quelques années plus tard, il fonde une manufacture de lampes à Versoix près de Genève.

Huile 05  Lampe Quinquet murale avec réflecteur plaqué argent

En 1784, le pharmacien Antoine QUINQUET (1745-1803), s’inspirant des inventions précédentes, commercialise une nouvelle lampe connue sous le nom de lampe Quinquet. Elle est équipée d’un réservoir latéral et d’un bec surmonté d’une cheminée en verre. Cette lampe peut être murale ou montée sur une longue tige verticale fixée sur un socle cylindrique.

Voir : Lanterne magique vernie noir

QUINQUET entreprend la fabrication de cette lampe en s’associant avec un ferblantier-épicier, spécialisé dans la vente d’huiles épurées. Parfaitement mise au point, celle-ci restera d’usage courant jusqu’à l’avènement du pétrole dans les années 1860. En 1872, l’abbé MOIGNO précise, dans son livre intitulé “L’art des projections” : « Si l’on veut que la lanterne donne le maximum de lumière, il faut l’armer d’une mèche neuve et sèche, et la remplir d’huile de baleine camphrée chaude ». En 1788, l’épuration de l’huile de colza, par LEROY-DE-LILLE, permet d’obtenir une lumière plus blanche et dépourvue de fumée.

Huile 12 Huile 15   Huile 14 Brevet d’invention N°140 du 4 brumaire an IX

Le 4 brumaire an IX (26.10.1800) l’horloger Guillaume CARCEL et le négociant Louis CARREAU déposent un brevet d’invention de 5 années « pour lampe nouvelle quils appellent« Lycnomena«  ». Pour cette invention, CARCEL obtient en 1854 un prix de l’Académie des Sciences. Cette lampe servit à FRESNEL pour ses travaux sur les phares et fut utilisée par DUMAS et REGNAULT en 1860 pour les essais photométriques du gaz de la ville de Paris. Le règlement qu’ils établirent resta en vigueur jusqu’en 1920. « La lampe Carcel rendu de grands services en photométriejusquaupremières années du XXe siècleElle fut presque le seul étalon photométrique employé en France et cest elle qui permit de définir la bougie décimale ». (1 bougie décimale = 0,104 unité Carcel).

La lampe Carcel possède un mécanisme composé d’une pompe actionnée par un moteur à ressort que l’on remonte avec une clé située au bas de la lampe. Elle est plus compliquée et plus coûteuse que la lampe Quinquet, mais beaucoup plus esthétique. On verra de nombreux modèles en métal, en bronze, en porcelaine, en verre, etc.

Huile 06Huile 07Huile 08 Lampe à modérateur FRANCHOT

Par la suite beaucoup de lampistes déposent des brevets pour améliorer ce système de lampes à pression : GAGNEAU en 1819, RIMBERT 1826, CARREAU 1834, FRANCHOT 1837. Certaines de ces lampes ont été réutilisées pendant la guerre de 1914-1918, car le pétrole se faisait rare.

Elles sont généralement équipée d’un mouvement d’horlogerie qui met l’huile sous pression afin qu’elle monte jusqu’au brûleur. Celui-ci est équipé d’un côté d’une clé pour remonter le mécanisme et de l’autre côté d’une molette pour régler la flamme.

Huile 09  Petite lampe à huile de lanterne magique

Quelque soit le type de lampe utilisée, son intensité pouvait varier du simple au double en fonction de la qualité de l’huile, de la préparation de la mèche et de son réglage en cours de combustion. L’huile devait être de bonne qualité, surtout dans les  les lampes Carcel ou les lampes à modérateurs. On pouvait améliorer le rendement lumineux en ajoutant à l’huile 100 grammes de camphre par litre, ce qui, pour une lampe de 8 à 10 lignes (ancienne mesure de longueur), permettait d’atteindre 13 à 16 bougies. Malgré ces artifices, la luminosité était faible et la chaleur dégagée faisait souvent claquer les plaques de verres sur lesquelles étaient peintes les images.

Huile 10  Fantascope équipé d’une lampe à huile de type Quinquet avec réflecteur parabolique

Les lampes QUINQUET et CARCEL ont été utilisées comme sources lumineuses dans la projection, comme on peut le voir en cliquant sur les liens ci-dessous. Monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS) précise, dans son livre “Instructions pratiques pour l’emploi des appareils de projections” : « les lanternes magiques communes sont munies de lampes simples, comprenant un godet en fer-blanc rempli d’huile dans lequel trempent une, deux ou trois mèches, brûlant à l’air libre, sans verre. Elles donnent, en général, plus de fumée que de lumière… Il existe aussi des lampes à double courant d’air, brûlant à blanc. Ces lampes peuvent être à réservoir inférieur ou à réservoir supérieur. »  Et MOLTENI de conclure « pour les personnes qui ne craignent pas d’introduire l’éclairage au pétrole dans leur intérieur, c’est parmi les éclairages ordinaires, celui qui donne le meilleur résultat ».

Voir : Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanterne magique Lampascope - Description et fonctionnement du Fantascope

 

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Lanterne magique vernie noire

Posté par Patrice Guerin le 18 juillet 2015

LMnoir 01 1  Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections 2  LMnoir 03 3  LMnoir 04 4

Présentée dans le catalogue MOLTENI de 1880 (3), cette lanterne apparaît dans divers ouvrages anglais dès les années 1860. Dans le livre “The Magic Lantern, how to buy, and how to use it” publié à Londres en 1866 (1), on peut lire cette citation de sir David BREWSTER (1781-1868) : « La lanterne magique, qui pendant longtemps a été utilisée seulement comme un instrument pour amuser les enfants et étonner les ignorants, a été récemment améliorée afin d’être utilisée… dans presque toutes les branches de l’enseignement scientifique où il est souhaitable de donner une représentation précise et agrandie de phénomènes devant un large public. » Dans son livre “L’Art des Projections” de 1872 (2), l’abbé MOIGNO présente cette lanterne de la manière suivante : « Modèle anglais que l’on trouve toute faite chez les opticiens et les marchands de jouets… On peut les commander au fabricant en lui donnant simplement le diamètre du condensateur et de l’objectif. » Quant au livre de la Maison NEWTON publié vers 1880 (4), on y voit cette lanterne équipée d’une lampe à huile semblable à celle présentée à la fin de cet article.

VOIR : Carpenter & Westley

LMnoir 12  Page extraite du livre “The Magic Lantern Manuel” de W.J. Chadwick – 1878

Deux médailles et des diplômes de “Grand Prix” ont été attribués à Thomas J. MIDDLETON (1817-1889), lors des Expositions Universelles de Philadelphie en 1876 et de Paris en 1878. La maison T.J. MIDDELTON est située à Londres, tout d’abord (1875 à 1878) au 38 Little Queen Street, High Holborn, puis (1878 à 1882) au 235 High Holborn W.C. Elle est fournisseur de la “Royal Polytechnic Institution”. La publicité ci-dessus précise que les lanternes MIDDLETON sont utilisées en Amérique, en Chine, en Inde, au Japon, en Afrique, en Australie, etc… C’est à dire dans tous l’Empire britannique ! Certains attribuent ces lanternes – du moins les plus grosses – à “Carpenter & Westley 24 Regent Street, London”.

LMnoir 05

Suivant la taille de la lanterne, mesurée par le diamètre de la lentille interne (condensateur) celle-ci est considérée comme un jouet (N° 1 à 6 avec lentille de 34 à 90mm) ou comme un appareil de fantasmagorie (N°7 à 10 avec lentille de 75 à 115mm). Les grands modèles peuvent aussi être fabriqués en acajou verni, doublé intérieurement en fer blanc. En ce qui concerne les petits modèles, il est précisé que « la N° 3 est la première taille des petites lanternes qui admet l’utilisation de petites chromatropes, de tableaux comiques animés, de plaques à levier, et de petites vues photographiques ».

Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections  Modèle en acajou vernis

L’abbé MOIGNO, quant à lui, les classe en trois catégories : 1° celles des enfants, 2° les lanternes pour fantasmagorie, 3° les lanternes fantasmagoriques avec corps en acajou doublées de fer. « On peut dire en général des premières – les lanternes-joujou – qu’elles atteignent admirablement bien leur but ; et l’étonnant c’est qu’on puisse les donner à si bas prix. Pour avoir une bonne lanterne de seconde classe, avec les tableaux, il faut payer de 125 à 250 francs et les commander à un bon opticien. Celle de la troisième classe se paie beaucoup plus cher, de 5 à 760 francs, et elle exige encore plus d’habileté ; il ne faut l’acheter qu’à bon enseigne, d’autant plus qu’elle constitue un appareil de démonstration presque journalier. Elle donne avec une lampe à huile, des projections de 4 mètres de diamètre ; avec une lampe oxhydrique, des projections de 7 à 10 mètres. »

LMnoir 07  Photo de presse ancienne “Culver Pictures Inc.” New-York – sans date

Elle se caractérise par un corps en fer blanc verni noir équipé d’une porte latérale et d’une poignée à l’arrière. Cette lanterne est surmontée d’une cheminée conique en forme d’escalier composée de trois éléments. A l’avant se trouve un passe-vues de dimension variable en fonction de la taille de la lanterne sur lequel est fixé un support conique noir dans lequel coulisse un objectif en cuivre. Les plus gros modèles peuvent être équipés d’un objectif à crémaillère.

LMnoir 08  Cette gravure représente une de ces lanternes fonctionnant à la lumière oxhydrique. Elle est montée sur un « piédestal muni de roues rendues silencieuses par une garniture en lisière ou en caoutchouc ».

LMnoir 09

La lanterne jouet peut être livrée en coffret avec un certain nombre de plaques de projection sur verre aux dimensions adaptées à la taille du passe-vues. Comme beaucoup de lanternes magiques jouet, elle est équipée d’une petite lampe à pétrole avec sa cheminée en verre et un réflecteur amovible.

LMnoir 11   LMnoir 10

Cette lanterne de fantasmagorie en fer blanc correspond au plus gros modèle (N°9). Elle est équipée de poignées latérales placées sur le haut du corps, qui remplacent la poignée arrière. Le système d’éclairage est interchangeable. Celle-ci est équipée d’un double éclairage soit avec une bougie, soit avec une lampe à huile type Quinquet ; l’abbé MOIGNO précise « …avec lampe à huile, lampe oxycalcique ou lumière oxhydrique ». Le système optique se compose d’un condensateur à double lentille de 115mm de diamètre et d’un objectif achromatique à crémaillère. La gravure en situation montre son utilisation avec un chalumeau oxhydrique (sac de gaz sous la table de projection).

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

LMnoir 13  LMnoir 14A gauche catalogue Stanley de 1876 – Cinémathèque Française

Il existe même un modèle à deux lanternes côte à côte appelé “polyorama” destiné à projeter des spectacles sans “trous noirs” entre les vues. Pour cela elle est équipée de volets dentés situés devant les objectifs. Une petite manivelle située à l’arrière permet de monter ou descendre ces volets ce qui dégage un objectif tandis que l’autre est masque progressivement.

NB Remarque sur la présentation de ces lanternes. Certaines vues anciennes les montrent avec cheminées tournées vers l’avant et d’autres vers l’arrière. La base de celle-ci étant cylindrique, elle peut être placée dans un sens ou dans l’autre sans que cela nuise à son fonctionnement.

Voir : Lanterne magique classique - Lanternes magiques jouet - Lanterne magique perfectionnée - La lanterne magique GLORIA

 

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SIGNAL LAMP pour conférencier

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2014

Sonnette 01a  Théâtre antique d’Orange d’après une reconstitution de l’architecte Auguste Caristie (1783-1862)

« Le son doit provenir de l’image ! » Cette affirmation, qui est une évidence aujourd’hui, n’a pas toujours été facile à appliquer dans le “spectacle”. Tant que celui-ci s’exerça sous une forme théâtrale, il était normal que le son provienne de l’image puisqu’il sortait de la bouche même des acteurs. Et l’ingéniosité, à l’époque, consistait à construire des lieux de spectacle capables de renvoyer, voir même d’amplifier les sons provenant de la scène vers les spectateurs.

Sonnette 02  Les frères PATHE, l’un portant un phonographe, l’autre une lanterne de projection, accompagnés de leur fameux coq

Les choses se compliquèrent au XIXe siècle, lorsque la technologie naissante permit de dissocier le son de l’image. Le cinéma en est un bon exemple. Les premières projections étaient muettes, parfois accompagnées d’un musicien caché sur le devant de la scène ; pas au fond de la salle, mais sur le devant de la scène pour que « le son provienne de l’image. » Puis le cinéma parlant fit son apparition, suivi du cinéma sonore, et l’on cachât alors des haut-parleurs à côté ou derrière l’écran.

Sonnette 03  Luciphone – Collection F.B. cliquer ici

Mais avant le cinéma que se passait-il ? Certains diront qu’avant le cinéma il n’y avait rien… Rien d’autre que le “pré-cinéma”, composé de lanternes magiques de tous genres pour amuser les enfants.  Il y eut quand même le Luciphone, premier appareil associant l’image et le son dans un luxueux coffret propre à amuser les enfants de riches bourgeois… Ou peut-être les parents de ces enfants gâtés !

Sonnette 04

C’est oublier les nombreuses Conférences Populaires qui se développèrent à partir de la Seconde République pour « instruire le peuple ». Des conférenciers, illustrant souvent leurs propos avec des projections lumineuses,  traitaient des bienfaits de la science naissance ou des dernières connaissances dans les domaines les plus variés tels que l’astronomie, l’agriculture ou l’hygiène.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

Comment faisait-on alors pour que « le son provienne de l’image » ? On sait que pour avoir une image la plus grande possible, il convient de placer le projecteur le plus loin possible de l’écran tout en gardant une luminosité suffisante pour que l’image soit agréable à regarder. A l’époque le public se précipitait dans ces conférences, faute de cinéma ou de télévision, et les salles devaient être suffisamment grandes pour accueillir tout ce public. Un problème quasi insoluble se posait alors. Comment le conférencier pouvait-il à la fois manipuler le projecteur placé à l’arrière de la salle et faire en sorte que « le son provienne de l’image » figurant sur l’écran situé à l’avant de la salle ?

Sonnette 05  Conférence faite lors de l’exposition des insectes à l’orangerie des Tuileries en 1874

La seule solution, puisqu’il n’existait ni micro, ni télécommande, ni “synchroniseur”, était de dissocier les fonctions. Il y aurait un conférencier et un projectionniste. D’ailleurs la manipulation de la lanterne, souvent double, ainsi que des vues qu’il faut changer régulièrement et placer dans le bon sens, et enfin du réglage permanent de la source d’éclairage qui “s‘usait” au fur et à mesure de la conférence, était un travail à plein temps pour un projectionniste chevronné. De 1860 à 1900, Alfred MOLTENI, principal fabricant d’appareils de projection au XIXe siècle, fut le projectionniste habile et bénévole de plus de 2000 conférences animées par les plus grands vulgarisateurs de l’époque tels que Camille FLAMMARION, Gaston TISSANDIER, Stanislas MEUNIER, etc. (voir PORTRAITS)

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Sonnette 06  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne en 1880

Comment faire en sorte que monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS), placé près de la lanterne de projection (à droite de l’illustration), puisse projeter au bon moment les vues correspondant au discours de monsieur FLAMMARION (voir PORTRAITS) situé à gauche devant l’écran, et cela dans une salle la plus obscure possible ?

La solution était toute simple et provenait d’Angleterre, pays qui fut le premier à développer les conférences lumineuses et les “outils“ qui vont avec. Il s’agit de la lampe de projectionniste, aussi appelée lampe SIGNAL qui permettait au conférencier à la fois d’éclairer son texte et d’indiquer au projectionniste le moment où il fallait changer de vues.

Sonnette 07

« Un accessoire qui paraît avoir une très minime importance, c’est le signal qui permet au conférencier d’avertir le manipulateur d’avoir à changer le tableau transparent. Quelques-uns emploient simplement une sonnette, un grelot ; d’autres frappent quelques coups sur la table. Mais tous ces moyens on un défaut capital, c’est d’être aussi bien entendus par le public tout entier que par le manipulateur de la lanterne. Il faut absolument que le signal employé soit tel que seul ce dernier le perçoive. Les appareils à air ou électriques sont plus convenables.

 Les premiers se composent d’une poire à air en caoutchouc que le conférencier peut aisément comprimer avec la main et qui est reliée avec l’appareil au moyen d’un long tube de caoutchouc. A l’extrémité du tube, une chambre à air agit sur un levier qui par son agitation prévient le manipulateur. »

Sonnette 08Primus Electric Signal

« L’appareil électrique consiste en une sonnerie accrochée au pied de la lanterne et dont le bouton est sous la main du conférencier. Messieurs BUTCHER & SON ont réuni dans une petite boîte très facilement transportable une sonnerie avec sa pile. » Cependant ce système semble ne pas supprimer le bruit « entendu par le public tout entier ». Source : La lanterne à projections par Eugène Trutat – Editions Charles Mendel Paris 1897.

Dans son livre sur “La projection au XXe siècle” publié vers 1900, Elie MAZO (voir PORTRAITS) précise « Dans une salle organisée spécialement pour les conférences, il faut établir une communication électrique entre l’opérateur et le causeur. Cette communication peut être une sonnerie quelconque, un taquet ou un petit disque mobile dans une ouverture. Le causeur presse un bouton à la main ou un contact au pied, et l’opérateur aussitôt averti change la vue. Mais dans la plupart des cas, cette organisation n’existe pas. On peut se servir d’un signal manœuvré avec une poire, mais pour éviter le tuyau, on emploie plutôt la lampe SIGNAL. »

Sonnette 09  Publicité Mazo de 1908

Il existe différents modèles de lampes pour conférenciers, équipées d’un “SIGNAL”. Cette publicité parue dans le catalogue MAZO de 1908, en présente trois différentes (dont les dessins ne sont pas en proportion).

Sonnette 10  Sonnette 11  Sonnette 12  Sonnette 13  Sonnette 14

Un appareil identique porte une plaque d’identification “Spiers and Pond’s Stores Photographic Department, London, England, Great Britain, 1890”

Cette lampe SIGNAL est la plus sophistiquée des trois. Elle éclaire grâce à une petite lampe à pétrole équipée d’une mèche plate. Mais elle permet aussi d’avertir le projectionniste soit par l’intermédiaire d’un voyant rouge que l’on dévoile à l’aide d’un petit volet articulé, soit à l’aide d’une sonnette semblable aux sonnettes de table ou de vélo? Cette-ci est actionnée d’un doigt pour prévenir le projectionniste et ponctuer la présentation de petits “dings” régulières qui peuvent aussi servir à réveiller certaines personnes de l’assistance ayant tendance à somnoler. Cette lampe possède même un emplacement, à côté de la sonnette, destiné à ranger quelques allumettes.

Voir : Lampe “ECLIPSE” pour conférencier

Sonnette 15  Synchronisateur Philips N6400

Un siècle plus tard, dans les années 1960 / 70, ces petits “Dings” furent remplacés par des “Tops” inaudibles, enregistrés sur la piste inverse d’une bande magnétique, ce qui permettait de changer de vue automatique au fur et à mesure de la progression du son. A noter le bouton rouge permettant d’enregistrer les “Tops”, qui est de la même couleur que le voyant lumineux de la lampe SIGNAL !

 

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La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK – E.P.

Posté par Patrice Guerin le 23 septembre 2013

La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK - E.P. dans Lanternes magiques gloria-01-101x150  gloria-02-150x150 dans Lanternes magiques Lanterne GLORIA de Ernst PLANK. Voir : Lanternes magiques Ernst PLANK

La lanterne magique GLORIA, construite par Ernst PLANK dans les années 1900, est un modèle beaucoup plus perfectionné que toutes celles fabriquées à l’époque. Elle est à mi-chemin entre les petites lanternes magiques jouets et les lanternes de projection utilisées dans les familles ou les écoles.

Voir : Lanternes magiques jouet - Lanternes de projection et d’agrandissement

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Le corps de la lanterne est fabriqué en tôle russe assez épaisse et repose sur quatre pieds dorés en forme de pattes de lion. Il possède deux portes, l’une à l’arrière pour introduire la lampe et l’autre latérale pour effectuer les réglages. Cette dernière possède un petit verrou et supporte la plaque d’indentification GLORIA. E.P.

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La lanterne GLORIA contient une source d’éclairage perfectionnée, fort semblable à ce que l’on voit dans les lanternes de plus grandes dimensions. Celle-ci se compose d’une lampe à pétrole équipée de deux mèches plates réglables surmontée d’un coffret en métal sur lequel vient se fixer la cheminée. L’arrière est équipé d’un miroir, tandis que l’avant possède un verre anti-calorique. Le mode d’emploi mentionne aussi « Mettre le tube de verre sur le bec par en haut, placer la cheminée et monter graduellement les deux mèches à l’aide des deux molettes qui doivent se trouver près de la petite porte à droite ».

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Le système optique se compose d’un petit condensateur équipé d’une seule lentille plan-convexe, d’un passe-vues pour plaques ou chassis de 6 cm de large et d’un objectif en deux parties avec 1 lentille convexe et une lentille plan-convexe à l’avant. Il est réglable soit en le coulissant soit à l’aide d’une molette à crémaillère (sur certains modèles).

gloria-09-300x179  Cette grosse lanterne magique était souvent vendue dans un coffret contenant un certain nombre d’accessoires permettant d’effectuer des projections familiales.

Voir : Accessoires pour projections familiales - Lanterne magique vernie noir - Lanterne magique classique

 

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La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Posté par Patrice Guerin le 19 juillet 2012

La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN dans Lanternes projection Duboscq-31-97x150  Planche d’Optique provenant de l’Encyclopédie Diderot et D’Alembert publiée entre 1751 et 1772 (collection G.V.). Cette publication aida à développer l’esprit scientifique de nombreux savants.

Epoque SOLEIL 1819-1849

Duboscq-30-115x150 dans Lanternes projection  Tête de lettre de 1829. Collection G.V.

En 1819, l’ingénieur-opticien Jean-Baptiste-François SOLEIL (1798-1878) fonde la maison SOLEIL “Opticien du roi, passage Vivienne, grande galerie N°23 et sa manufacture rue des Poissonniers N°21, près de la barrière Poissonnière”. Il fabrique “toutes sortes d’instrumens d’optique et de mathématiques” dont “Chambres noires, Fantasmagorie, Lanternes magiques, etc”.

En 1825, il s’installe au 21 rue de l’Odéon à Paris VIe. L’entreprise est spécialisée dans la fabrication “d’instruments d’optique et de précision” destinés  aux plus grands savants de l’époque FRESNEL, ARAGO, FOUCAULT, BABINET, etc.

Parmi ses nombreuses inventions, on trouve l’héliostat de SILBERMANN (1843) mais aussi « un phare lenticulaire de premier ordre à éclypses, destiné pour Belle-Ile (Morbihan), d’après le système de feu monsieur A. FRESNEL » ou encore « une grande lentille annulaire, ou verre ardent, au moyen duquel on peut fondre et volatiliser sous le ballon différentes substances et même le platine » et encore « divers objets d’optique tels que baromètres, thermomètres, lunettes de campagne, lorgnettes jumelles, cassettes de mathématiques, etc ».

Duboscq-32-120x150  Il obtient de nombreuses récompenses aux expositions nationales de 1839 et 1841 et par la Société d’Encouragement en 1841 et 1847. Lors de sa succession en 1849, la maison est divisée en deux branches confiées l’une à Henri SOLEIL son fils, et l’autre à Jules DUBOSCQ, son gendre.

Duboscq-33-107x150  Henri SOLEIL “Elève et successeur de son père” est située au 21 rue de l’Odéon «  fondée en 1825 sur le même emplacement et n’ayant jamais eu de succursale ».

Comme activité, il indique “Opticien-Mécanicien pour les pièces en cuivre des phares de Fresnel” et effectue diverses réalisations dans ce domaine. En 1852, l’atelier SOLEIL est racheté par Louis SAUTTER (1825-1912) qui fabrique des lentilles de Fresnel pour les phares. Il fonde l’entreprise Sautter et Cie, puis Sautter-Lemonnier et Cie, puis Sautter-Harlé. « L’origine de l’Etablissement de MM. Sautter père et fils, Lemonnier et Cie remonte à l’année 1825, où il fut fondé par l’opticien SOLEIL, pour la construction des phares lenticulaires que venait d’inventer Augustin FRESNEL. Mais le développement de cette industrie ne commença réellement qu’à partir de 1852 où elle passa aux mains de M. Louis SAUTTER, dont le concours important et l’autorité reconnue en cette matière, contribuèrent à l’adoption de ce nouveau système d’éclairage par la plupart des nations maritimes ». Présentation faite à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889. Après 1881, Louis SAUTTER se consacre aux œuvres philanthropiques et religieuses.

Duboscq-34-129x150  Etablissements Sautter & Lemonnier 1889

Voir : Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

Epoque DUBOSCQ 1849-1886

A partir de 1849, Jules DUBOSCQ (voir PORTRAITS) poursuit le développement de l’entreprise au 21 rue de l’Odéon “seule entrée au fond de la cour”. Il crée et construit, sous la direction des plus grands savants de l’époque : PASTEUR, JAMIN, DUPRE, FOUCAULT, BECQUEREL, etc. un grand nombre d’instruments d’optique et de précision employés dans les universités, les grandes écoles, les laboratoires scientifiques et industriels de France et de l’étranger. Durant cette période, les instruments sont marqués “Jules Duboscq”.

VOIR : Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

Duboscq-35-97x150  Publicité Jules Duboscq 1885

Parmi toutes ses inventions, il construit de nombreux appareils destinés à la projection et à de nombreuses expériences d’optique. « Il se fait en ce moment une heureuse révolution dans le mode d’enseignement public des sciences. En Angleterre et en France, on a compris l’immense avantage qu’il y a à substituer aux figures tracées sur le tableau noir des représentations agrandies des êtres, des phénomènes de la nature, obtenues par les procédés de la lanterne magique. M. Duboscq est entré le premier dans cette voie ; il a compris la nécessité absolue de substituer des images parfaites obtenues par la photographie sur verre transparent aux peintures grossières et informes seules usitées jusque dans ces derniers temps » Source : Histoire de la découverte de la photographie par G. Potonniée, publications Montel 1925.

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Il construit le régulateur électro-magnétique et l’héliostat de Léon FOUCAULT, ainsi que diverses lampes électrique et lanternes de projection.

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQEclairages DUBOSCQ PELLINLanterne de projection DUBOSCQ

A partir des années 1850, ses appareils d’éclairage et de projection sont utilisés dans les théâtres pour éclairer tout ou partie de la scène et pour réaliser de surprenants effets spéciaux.

Voir : Les EFFETS SPECIAUX au théâtre durant le XIXe siècle

En 1870, durant le siège de Paris, ses appareils rendent de nombreux services aux assiégés.

Voir : Le siège de Paris en 1870

Au début du XXe siècle les lanternes de projection scientifique Jules DUBOSCQ sont encore présentent dans les cabinets de physique de très nombreuses écoles.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

Duboscq-37-98x150 Publicité Pellin 1900

Epoque PELLIN 1886-1940

François Philibert PELLIN (voir PORTRAITS) entre chez Jules DUBOSCQ vers la fin des années 1870 et prend le contrôle de la Maison en 1886 lors du décès de son propriétaire. Il maintient la tradition de qualité pour de nombreux instruments comme ceux fabriqués pour FERY ou LE CHATELIER. En plus du magasin situé au 21 rue de l’Odéon à Paris VIe, il possède aussi des ateliers non loin de là, au 30 rue Monsieur Le Prince à Paris VIe.

Duboscq-38-150x119  Publicité Pellin 1906

Les sommaires de ses catalogues indiquent les très nombreuses spécialités de la Maison : Sources lumineuses – Appareils de projection – Photométrie – Interférences, Diffraction –Polarisation, double Réfraction – Réflexion, Réfraction, Vision – Spectroscopie – Appareils de Mesure – Polarimétrie, Saccharimétrie, Colorimétrie – Acoustique en Projection – Météorologie.

Voir : Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLINChalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Duboscq-39-114x150  Source BNF

Comme ses prédécesseurs, François Philibert PELLIN obtient de nombreuses récompenses, comme il le mentionne dans un courrier de 1912 : 4 médailles d’or dont Paris en 1889 ; diplômes d’honneur Anvers 1894, Amsterdam 1896 ; Grand Prix Paris 1900, Saint-Louis 1904, Liège 1905, Milan 1907, Londres 1908 ; Hors concours membre du jury Bruxelles 1897 et 1910 (vice-président) ; membre du jury de classe Milan 1911.

Son fils Félix (Marie Philibert) PELLIN (1877-1940) entre dans l’entreprise en 1900. Il est nommé directeur technique en 1901 et directeur général en 1903. Associé à son père en 1912, il poursuit l’activité de l’entreprise jusqu’en 1940, date à laquelle la Maison “Soleil-Duboscq-Pellin” fusionne avec la Maison Deleuil, fondée par Louis-Joseph DELEUIL en 1820.

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A la suite de ses prédécesseurs il obtient des grands prix à Saint-Louis 1904, Liège 1905, Milan 1906, Turin 1923, Gand 1925, Grenoble 1926, Madrid 1927, Athènes 1928, Liège 1930. Il est aussi hors concours et membre du jury à Londres 1908, Bruxelles 1910, Turin 1911, Gand 1913, Strasbourg 1919, Monaco 1921, Rio de Janeiro 1922, Strasbourg 1924, Arts Décoratifs 1925, Coloniale Paris 1931, etc.

Dans les années 30, les ateliers, magasins et bureaux sont situés au 59 avenue Jean Jaurès à Arcueil. Lors de l’Exposition Internationale de Liège en 1930, on peut lire « Anciens établissements Ph. et F. PELLIN, Félix PELLIN, ingénieur, successeur, 5 avenue d’Orléans Paris – Constructeur d’instruments d’optique et de précision pour les sciences et l’industrie ».

__________________

Chronologie des différentes appellations de la branche Duboscq :

Maison SOLEIL (1819 – 1849)
DUBOSCQ et SOLEIL (1849 – 1878)
J. et A. DUBOSCQ (1879 – 1880)
J. DUBOSCQ (1880- 1883)
Maison Jules DUBOSCQ et Ph. PELLIN (1883 – 1886)
Ph. PELLIN (1886 – 1900)
Etablissements PH. et F .PELLIN (1900 – 1911)

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AUTEUR

Posté par Patrice Guerin le 16 décembre 2011

Portrait livre  Patrice GUERIN, un auteur hors du commun !

La première chose qu’il vous dit « je ne suis pas un collectionneur… plutôt un “vulgarisateur*” ! Je ne cherche pas à accumuler tout ce qui existe sur le Sujet, mais j’aime les pièces rares ou originales qui me permettent de comprendre mon Sujet et de partager ces connaissances avec d’autres ».

Son “Sujet d’étude”, comme il aime à appeler sa collection, ce sont les projecteurs, mais pas les projecteurs de cinéma ni d’éclairage, plutôt les projecteurs de vues fixes de toutes époques, depuis les lanternes magiques du XVIIIe, jusqu’aux fameux petits projecteurs de diapositives des années 60/70, en passant par les grosses lanternes du début du siècle sans oublier certaines originalités comme les appareils associant l’image et le son.

fichier pdf Biographie

PGcollectionBlg  Qu’est ce qui l’intéresse dans ce sujet ?

« L’image est un support de communication prédominant à notre époque. Mes études artistiques et mon métier d’Architecte en communication m’ont amené à m’y intéresser depuis très longtemps. La peinture, la photographie, le cinéma, la vidéo, sont des techniques permettant de créer des images, voir même des spectacles et dans certains cas des œuvres d’art. Il existe de nombreux collectionneurs, clubs ou associations s’intéressant à la photo et au cinéma, mais très peu dans le domaine de la projection fixe… pas assez noble diront certains. J’ai acheté un premier projecteur de diapos très Design pour sont époque, le Kodak Senior n°1 carrossé par Raymond Loewy dans les années 50, puis le virus s’est développé. »

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Sa collection s’est construite progressivement au fil des ses errances dans les brocantes et autres foires spécialisées, sans oublier les ventes aux enchères , les salons de collectionneurs et quelques amis rabatteurs. En 1995, à l’occasion du centenaire du cinéma, il écrit un premier livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, consacré aux différents systèmes d’éclairage équipant les lanternes de projection.

Livre Eclairage« A l’époque personne n’avait une idée précise de ces accessoires rébarbatifs. Il faut reconnaître qu’on trouvait aussi bien des lampes à pétrole que des éclairages au gaz ou des chalumeaux identiques à ceux employés pour la soudure… dans lesquels certains remplaçaient même l’acétylène par de l’éther ! »

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Il participe à de nombreuses expositions en région parisienne, mais aussi à Mulhouse et même en Angleterre. Tous ces appareils devenant très encombrant, il doit se séparer de certaines pièces à l’occasion d’un déménagement.

A quoi sert une collection ?

« Collectionner, c’est rassembler des appareils, accessoires et documents avec un objectif cohérent permettant d’en reconstituer l’histoire. C’est aussi sauvegarder de la destruction des éléments de notre patrimoine scientifique et technique. C’est enfin valoriser des techniques et savoir-faire qui ont contribués à l’évolution des connaissances et des modes de vie. » A l’appui de ses propos, il est fier d’ajouter : « Au plus haut niveau de l’état, on est conscient du problème le patrimoine scientifique et technique est défini comme un élément constitutif des intérêts fondamentaux de la nation !*” Certes il s’agit là plus de Sécurité que de Culture, mais il y a quand même une petite reconnaissance de nos collections publiques et privées qui sont les plus importantes au monde. »

* (Note du 30 août 2011 provenant du Secrétariat général de la Défense et de Sécurité Nationale) cliquer ici.

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A côté des appareils il y a la documentation, non seulement les catalogues et les notices, mais aussi les articles et publicités parus dans le presse d’époque voir même des cartes postales ou des photos originales montrant les projecteurs en situation. L’appareil n’a aucun intérêt s’il n’est pas remis dans son contexte. Entre des projecteurs pour enfants, pour l’enseignement ou pour les projections scientifiques, il y a de nombreuses différences justifiées par l’usage. De plus il ne faut pas négliger les vues qui vont avec. Là aussi c’est toute une histoire aussi bien sur les techniques employées pour faire ces vues que sur le contenu même des images : savez-vous qu’au début du XXe siècle on était capable de projeter l’image d’un insecte vivant… « malheureusement celui-ci grillait souvent comme une mouche sur un halogène ! »

Article-CrPicard-lgt-106x150 A la rencontre du public !

Aujourd’hui Patrice GUERIN partage sa collection sur ce blog. Après quatre ans d’existence, il en est à plus de 100 000 visiteurs et 250 articles publiés. « Ce blog me permet de mettre à jour mes connaissances en associant les photos d’appareils, la documentation relative au sujet et son contexte d’utilisation. Il m’arrive de re-découvrir certaines choses enfouies depuis des années au fond d’un carton ».

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En juin 2012 le site “DIAPROJECTION” est présenté pour la première fois au public lors du salon Pré-Cinéma – Cinéma – Son – Photographie, qui s’est déroulé place saint-Sulpice à Paris VIe du 11 au 13 juin 2012. Il était hébergé sur le stand de la toute jeune association “Antique PASSE-VUES”. De nombreux visiteurs sont venus pour rencontrer son auteur ou découvrir un site “fort riche et très intéressant”.

portrait-12-150x99  portrait-13-150x99  portrait-14-150x99  fichier pdf Programme

En juin 2013, dans le cadre du séminaire international ”La mise en scène théâtrale et les formes audio-visuelles : emprunts esthétiques et techniques”, qui s’est déroulé au Centre Culturel de Cerisy-la-Salle, Patrice GUERIN fait une conférence récréative de deux heures sur “L’évolution des sources lumineuses dans le spectacle”.

« Je vous remercie pour votre temps, votre disponibilité et votre générosité lors de cette trop brève rencontre à Cerisy. Je pense que c’est plutôt à nous, chercheurs, de vous remercier. Sans le travail de collectionneurs passionnés comme vous, nous ne pourrions guère avancer. » F.T.

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En août 2014, il inaugure son Cabinet des Projections Lumineuses « c’est un vieux rêve que d’avoir mon propre cabinet de curiosités consacré à mes sujets de prédilection : la Projection Fixe et les Systèmes d’Eclairage ». Ce lieu n’est pas ouvert au public, mais les visiteurs intéressés sont toujours les bien venus.

Autres photos : CLIQUER ICI

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Janvier 2015, le magazine “Antiquités Brocante” consacre 8 pages à “L’histoire de la projection lumineuse en 10 appareils” ; un siècle seulement sépare les lanternes magiques du XIXe siècle des carousels de diapos des années 1970… Retour sur les progrès accomplis en matière de projection lumineuse. « Les projections lumineuses n’ont pas eu pour simple vocation de distraire ou d’effrayer un auditoire » précise notre spécialiste « elles ont également servi dans l’enseignement, pour la recherche scientifique et dans les réunions familiales ». Un article signé Muriel Boujeton.

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L’exposition “Lumières”, proposée et réalisée par le Musée Bernard d’Agesci de la communauté d’agglomération du Niortais, se déroule du 10 mars au 7 juin 2015. « Face aux demandes et à l’attrait du public pour les collections présentées, cette exposition est prolongée jusqu’aux Journées européennes du patrimoine (19-20 septembre 2015) ».

Elle présente sur 300m2 près de 100 pièces de nature très variée, allant de la préhistoire à l’époque contemporaine. On y découvre, entre-autres, plus d’une vingtaine d’appareils d’éclairage artificiel appartenant aux collections de Patrice Guérin “Diaprojection.fr” et du musée des éclairages anciens “Lumière de l’Œil” à Paris. Lire l’article paru dans La Nouvelle République.

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Juillet 2015, le magasine “Collectionneur & Chineur” publie un article intitulé « Patrice et ses projecteurs » dans la rubrique “Les News des Blogs” : « Arrivé à la retraite, Patrice a créé le blog “Diaprojection” en 2010, denevu incontournable pour tous les amateurs d’appareils de projection anciens ».

Lundi 5 octobre 2015, Patrice GUERIN participe au tournage de séquences de projections lumineuses pour un film de 52 minutes sur le Douanier Rousseau (Co-production Musée d’Orsay et Les Films du Tambour de Soie). Projection sur ARTE le 3 avril 2016 à l’occasion de l’exposition  sur le Douanier Rousseau au musée d’Orsay de mars à juillet 2016.

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Ce film documentaire part à la rencontre de l’oeuvre du Douanier Rousseau (1844-1910). Ses peintures articulées autour des rêves, de l’imagination, de l’enfance, ont eu une influence considérable sur l’art moderne. Picasso conservera toute sa vie avec vénération quatre tableaux du Douanier. Sa renommée populaire est immense, mais son oeuvre encore méconnue, voire incomprise. Ce film , en posant la question de la représentation et de l’abstraction, explore à travers une mise en scène originale les inspirations, les productions et les influences de ce faux naïf ! Le réalisateur, Nicolas AUTHEMAN a choisi de chapitrer le film par des extraits de plaques animées de lanternes magique sur lesquelles la voix off vient poser les enjeux ou donner des informations factuelles. Ces plaques, oniriques, descriptives, abstraites, étranges, viennent s’inscrire dans une mise en scène particulière, avec la complicité de Patrice GUERIN, collectionneur spécialisé dans les Projections Lumineuses.

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Les lundi 9 et mardi 10 novembre 2015, à l’occasion du 14e festival du film de Compiègne, Patrice GUERIN a eu le plaisir d’animer un spectacle de lanterne magique à partir du montage présenté sur ce site (Petit spectacle de lanterne magique). Cet événement se déroulait au théâtre de la ville et accueillait à chaque séance plus de 500 enfants des écoles de l’agglomération (CP – CE – CM) qui ont pris beaucoup de plaisirs à voir les tableaux animés.

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Du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017, le musée Nationale de l’Education, présente à Rouen, l’exposition “Lumineuses Projections”. Commissaire principal Anne QUILLIEN chargée de conservation et de recherche au Munaé, commissaire adjoint Patrice GUERIN, collectionneur et historien des projections lumineuses. Cliquer ici

Lanternes magiques, plaques de lanternes, appareils de projection, vues photographiques sur verre, films animés, films fixes et diapositives : l’exposition traite de l’évolution des techniques et des usages dans l’art de la projection lumineuse et s’intéresse aux projections d’images fixes utilisées comme outil d’enseignement depuis les conférences populaires de la fin du XIXe siècle, où elles font leur première apparition en public, jusqu’à leur démocratisation dans les classes dans les années 1950.

« Je sais votre engagement, et aussi tout ce que vous avez pu permettre grâce à votre connaissance du sujet, vos prêts , votre réseau. Les musées ont beaucoup à gagner lorsqu’ils travaillent étroitement avec les réseaux de collectionneurs , passionnés , comme vous l’êtes par votre sujet. » Delphine CAMPAGNOLLE directrice du Musée National de l’Education, avril 2016.

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Le samedi 23 juillet 2016 Patrice GUERIN est allé faire une conférence en anglais devant une centaine de membres de “Magic Lantern Society” à Bath (GB), pour présenter l’exposition “Lumineuses Projections” qui se déroule actuellement au Musée National de l’Education à Rouen.

Conf Anvers   20161102-DS-059-DA-031-REG fichier pdf Program Workshop

27-29 October 2016, Workshop THE MAGIC LANTERN TODAY Creative Re-Use of Cultural Heritage – M HKA – Museum of Contemporary Art Antwerp, Leuvenstraat 32, Antwerp. Friday, 28 October : 14:30–15:30 conference Taxonomy and Cataloguing “A study for a classification of magic lanterns and its accessories » by Patrice GUERIN collector and historian of the art of light projections.

« Persönlich empfand ich die Privatsammlung alter Projektionsgeräte von Patrice Guérin aus Rouen und seinen Vortrag über die Beleuchtungsmethoden als eines der Highlights.» Anke N. octobre 2016.

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Du 21 novembre au 14 décembre 2016, exposition dans le hall des Archives Départementales de Seine et Marne, sur le thème de la “Lanterne Magique”. Trois sujets sont développés : “La Maison Lapierre” dont l’usine se trouve à Lagny en Seine et Marne, “Un siècle de Projecteurs Jouets” et “Documents autour de la lanternes magique”.

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Samedi 3 février 2018, spectacle de lanterne magique au musée Guimet à Paris. 40mn de projection associant le verbe, la musique et l’image, plus de 200 spectateurs “conquis” et beaucoup de plaisir pour tous, y compris moi-même, c’est un authentique succès ! « Merci Patrice et bravo pour le spectacle ! Quelle performance, quel travail que celui de lanterniste ! C’était aussi intéressant de regarder du côté de l’écran que de la lanterne… Très heureuse d’avoir vu pour la première fois la projection de plaques mécanisées. L’invention du trucage… » Caroline C. VOIR : Séance de Lanterne Magique au musée Guimet

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Juin 2018 à Chalon sur Saône et octobre 2018 à Tournai (Belgique), recréation du spectacle lyrique d’ombres projetées “Tournai”, donné pour la première fois dans la hall au draps de Tournai en 1898. VOIR : Spectacle d’ombres “TOURNAI”

Colloque Québec

Mai 2019, participation au colloque « Matérialité, esthétique et histoire des techniques. La collection François Lemai comme laboratoire » à l’Université Laval de Québec. Le but de ce colloque est de découvrir ce que les objets techniques et leur matérialité peuvent nous apprendre concrètement sur le cinéma, en lien avec les autres types d’archives. Il repose sur l’imposante collection d’appareils cinématographiques et pré-cinématographiques donnée à l’Université Laval par le collectionneur François Lemai en 2016.

Stras 01  Stras 02  Le WE des 21 et 22 septembre 2019, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, animation en Projections Lumineuses avec une lanterne de projection des années 30 à l’Université de Strasbourg.

 

Objectif et rêve ?

Depuis plus de trente ans, Patrice GUERIN partage sa passion en éditant des ouvrages, en participant à des expositions, en intervenant dans différents séminaires et colloques. « Mon objectif aujourd’hui… avoir les capacités d’en faire autant pendant vingt ans encore ! » dit-il avec un sourire malicieux. « Mon rêve récurent : pouvoir concilier les mondes de l’Entreprise, de l’Université de la Collection et de l’Art. »

Logo NiepceLumiere Portrait-24  Portrait 25  Membre des clubs NIEPCE-LUMIEREMAGIC LANTERN SOCIETY  –  ASEISTE

__________________

*Vulgariser : Mettre à la portée de tous des connaissances scientifiques ou artistiques.

 

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Chronologie

Posté par Patrice Guerin le 10 décembre 2011

Ce classement chronologique permet de situer chaque article dans la longue histoire de la projection. Il suffit de cliquer sur le titre de l’article pour que celui-ci s’affiche immédiatement.

 

2020 - Modern KALEIDOSCOPE Magic Lantern

2018 – Création le Singe Montrant la Lanterne Magique

2010 – Le colporteur d’images de Renaud PERRIN

1968 - Leitz FADOMAT pour fondu enchaîné

1958 - Les projecteurs Pradovit LEITZ

1950 - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

1950 - Le projecteur CINEMIME des éditions Gautier-Languereau

1950 - Le projecteur CINEBANA de BANANIA

1950 - Le projecteur CINE-ALBUM de Hachette

1950 - Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON

1950 - Le projecteur AFIX ou CINEAFIX

1950 – Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

1950 – Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

1947 - Les images sur disques VIEW-MASTER

1947 - Les visionneuses stéréo VIEW-MASTER

1941 – Le projecteur AUDAX – FOCA

1940 – Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

1940 – Arlequin et la lanterne magique de Luis Vidal MOLNE

1939 – La lanterne Pathé Cocorico n°6

1938 – Projecteur LEITZ Parvo

1937 – Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

1936 – Projecteur LEITZ VIII

1935 : Le RETROPROJECTEUR ou Overhead projector

1935 – Projecteurs NORIS

1935 - Projecteur LE MONDIAL Maison de la Bonne Presse

1934 – Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

1933 - Les projecteurs Filmoscope de MAZO

1933 – Chromo lanterne magique André HELLE

1932 – Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie

1932 – Expédition CITROEN en Centre-Asie

1931 – Projecteur LEITZ Udimo

1931 – La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

1930 - Microscope de projection OPTICO

1930 - Projecteur TRICHROME artisanal

1930 –  Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

1930 – Plaques de verre pour publicité lumineuse

1930 – Publicité par les projections lumineuses

1930 – Lanterne de projection automatique D.R.P.

1930 – Projecteur CINESCOPE anglais

1930 - Gros appareil de projection des années 30 DEMARIA-LAPIERRE

1930 - Lanternes cylindriques horizontales des ANNEES 30

1929 - Projecteur de corps opaques DEMARIA-LAPIERRE

1929 – “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

1928 – L’ONDOSCOPE et la projection stroboscopique

1927 – Les lanternes de projection GAUMONT

1926 - Projecteur LEITZ Uleja

1926 – ZEISS IKON A.G.

1926 – Lanterne magique carnaval d’Aix

1926 - Projecteur Filmostop Maison de la BONNE PRESSE

1925 – Lanterne d’agrandissement EGBER

1925 - Histoire des projecteurs LEITZ

1924 – Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

1924 – La PHOTOSCOPIE et le microfilm

1924 - Lanterne “Universel” de la BONNE PRESSE

1923 – Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

1923 – Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

1922 - Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

1922 : Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

1920 - London by Night

1920 – Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

1920 – Projection de décors au théâtre et à l’opéra

1920 – Projecteur fixe 35mm ICA

1920 – Lampes à arc électrique PATHE

1918 – Lanterne de projection TIRANTY Gnome

1917 - Les POILUS ombres et poème par Henriot

1914 – Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE des établissements UNION

1913 – Le KODIOPTICON, première lanterne de projection Kodak

1913 – Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

1912 – Lanterne universelle ICA Dresden

1910 – Les tables de projection

1910 – Lampe “ECLIPSE” pour conférencier

1910 - Les collections de vues pour projection MAZO

1910 – Spectacle d’ombres artistiques ou le THEATRE CHEZ SOI

1910 - Projection de phénomènes METEOROLOGIQUES

1910 - Plaques ANIMEES et plaques à SYSTEME pour projection

1910 – Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

1910 – Les projecteurs L. KORSTEN

1910 – Lanternes de projection scientifique MOLTENI

1909 – CONTINSOUZA et les appareils de projection

1910 – Pièce d’ombres “LOURDES”

1910 - Visionneuse MONOCLE ou MAGNASCOPE avec plaques de projection MAZO

1909 – Projektions Apparat – ICA Dresden

1908 – Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

1907 – Histoire de l’entreprise TIRANTY

1907 - Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

1907 - La Pastorale de Noël

1906 – Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

1906 – Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

1906 – Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN

1905 – Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

1905 - Trousse d’objectifs de projection

1905 – Cartoscope Panoptic

1905 - Un APHENGOSCOPE amélioré

1905 - Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

1905 - Projecteur COSMOSCOPE

1904 – Appareil de projection “Gros Modèle” MAZO

1904 - L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école, d’après René LEBLANC

1903 – Les projections lumineuses dans l’Eglise

1903 – Projection et amphithéâtres

1903 - La Lanterne Magique de Georges MELIES

1903 - Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs

1902 - Photographie et Projection à l’Exposition de HANOÏ

1902 – Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

1902 : La lanterne “COSMOPOLITE” de H. ROUSSEL

1901 – Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

1901 - Séance de lanterne magique au Vatican, devant le Pape LEON XIII

1901 - Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire

1900 - Histoire de l’entreprise OPTICO

1900 – Pieds et supports pour lanterne de projection

1900 – Best Wishes and Greetings with magic lantern

1900 – Lanternes multiples ou POLYORAMAS

1900 – Lanterne de projection HELIOS de Mazo

1900 - Lampe à pétrole “Maxima” de MAZO

1900 - MOLTENI, RADIGUET & MASSIOT au sommet de la gloire

1900 - La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK

1900 – Introduction à l’éclairage dans les projections lumineuses

1899 - Petit spectacle de lanterne magique

1899 – RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

1899 – Chargeur automatique pour lanterne de projection

1898 : Pièce d’ombres “TOURNAI”

1898 – Lanterne de projection FESCOURT

1897 - Fonctionnement d’une ampoule ancienne NERNST

1897 - Ampoules à incandescence NERNST

1897 - Les lampes bornes NERNST pour la projection

1896 - Trousse d’OBJECTIFS Molteni

1896 – Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE

1895 – Charles PATHE et les lanternes de projection

1895 – Société des Etablissements GAUMONT

1895 – Les publications MAZO et les principaux titres

1895 – Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

1895 – La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

1895 - Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

1895 – Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

1895 – Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES

1895 - APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

1894 - Projection d’ombres pour le centenaire de POLYTECHNIQUE

1894 – Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

1894 – Les lanternes de projection MOLTENI

1893 - Pièce d’ombres La MARCHE A L’ETOILE

1893 – Projection de la chevauchée des WALKYRIES au XIXe siècle

1892 – Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

1892 – Histoire de l’entreprise MAZO

1892 - Entretenir une LAMPE de projection à PETROLE

1892 – CHROMORAMA

1892 - Lanterne d’agrandissement à chariot fixe MOLTENI

1892 - La visionneuse LANTERNOSCOPE de MOLTENI

1892 - Les saturateurs d’éclairage intensif LAWSON et MAZO

1891 – Accessoires pour projections familiales

1890 - SIGNAL LAMP pour conférencier

1890 - Support à réflexion horizontal MOLTENI

1890 – Lanterne d’agrandissement CANTILEVER

1890 – La Société Nationale des Conférences Populaires

1890 - COLORISATION des projections lumineuses

1890 – COLORISATION des plaques de verre

1890 – Finition des vues sur verre

1890 – Projection éducation populaire

1890 – Lanternes de projection LAPIERRE

1890 – MAGIC LANTERN EXHIBITIONS in the Ladies’ Home Journal

1890 : L’ENSEIGNEMENT par Projections Lumineuses

1890 - Plaques de lanterne magique : ANATOMIE

1890 – Livres des fables de FLORIAN

1889 - Les Projections Lumineuses à l’EXPOSITION UNIVERSELLE de 1889

1889 - CUVE LABORATOIRE pour Projections Lumineuses

1889 - Les origines de la Maison MAZO

1889 – Une visionneuse publique, la lanterne magique électrique

1889 - Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

1888 : Les films chronophotographiques de MAREY

1888 – Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

1886 - Le spectacle des Ombres à l’Ecole POLYTECHNIQUE

1884 - La fontaine lumineuse ou fontaine de COLLADON

1881 - Le cabaret du CHAT NOIR

1881 - Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

1880 – Polariscope de projection PELLIN

1880 - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

1880 – Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

1880 – La collection de diapositives MOLTENI

1880 – Lanterne magique perfectionnée

1880 – Lanternes de projection et d’agrandissement

1880 – Identification des lanternes de projection

1880 – Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

1880 - Ghosts Geister & FANTOMES in the theater

1880 - Plaques photographiques pour la projection

1879 – Invention de l’ampoule électrique

1878 - Le laryngoscope CADIER fabriqué par la Maison MOLTENI

1876 - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

1876 – Une séance de lanterne magique chez les Grandpierre

1875 - KALEIDOSCOPE de projection

1875 - Le Polyorama de DUBOSCQ

1873 – Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

1873 - Appareil de famille et de classe MOLTENI, modèle postérieur

1873 : Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles

1873 - Appareil de famille et de classe MOLTENI, le brevet

1870 - L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

1870 – Transport des dépêches microscopiques par pigeon voyageur

1870 – John THOMPSON, la chine et le peep-show

1870 – Lanterne magique classique

1870 – Lanternes magiques jouet

1870 – Le siège de Paris en 1870

1870 – Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

1870 - Vues fondantes – Dissolving views

1870 - Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

1869 - Lanterne de projection double STEREOPTICON

1868 - Les récréations lumineuses dans les GRANDES ECOLES au XIXe siècle

1866 – La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

1866 – Lanternes magiques Ernst PLANK

1866 - La pile LECLANCHÉ

1865 - Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

1865 – Projecteur COSMOSCOPE

1865 – Utilisation du pétrole dans l’éclairage domestique

1864 - Les lampes au magnésium SOLOMON et GILLET & FOREST

1862 – Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

1862 – Lanterne magique LAMPASCOPE

1862 – Spectacle de lanterne magique : TROPHONIUS et Geneviève de BRABANT

1861 - Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

1860 – Les EFFETS SPECIAUX au théâtre durant le XIXe siècle

1860 – L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opéras

1860 - Lanterne magique vernie noir

1860 – Mégascope de BERTSCH

1860 - La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

1860 - Fonctionnement du chalumeau oxhydrique Limelight

1859 - Les Opticiens CHEVALIER à Paris

1855 - Lanterne magique cylindrique AUBERT

1855 - Éclairage lanterne magique Système AUBERT

1855 – Polyorama Panoptique

1855 - Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

1854 – Carte de visite photographique

1850 - Plaques animées MOLTENI

1850 – Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn

1850 – Lanterne de projection DUBOSCQ

1850 – Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

1850 - Les CHROMATROPES de projection

1849 - La tentation de SAINT-ANTOINE le Grand

1849 - Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

1847 – Band of Hope – temperance slides

1845 – Projection de SPECTRES VIVANTS et de FANTOMES au théâtre

1845 - Le DIABLE A PARIS : Paris et les Parisiens

1844 - Les débuts de l’ARC Voltaïque

1844 - Plaques de lanterne magique diableries LEFRANC

1844 – Fantascope en forme de lanterne magique

1843 - Plaques animées MOLTENI

1840 - Le ZOGRASCOPE et les vues d’optique

1840 - Lanterne magique CARREE en fer blanc

1839 – L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

1839 – Introduction aux projections scientifiques

1839 – DAGUERRE commercialise les premières photographies

1830 – Les opticiens CHEVALIER à Paris

1830 - Dance of Ghosts and Death – DANCE du FANTOME avec la mort

1826 – LE THAUMATROPE à la lanterne magique

1826 – Nicéphore NIEPCE invente la Photographie

1825 – La bougie dans les lanternes magiques

1825 – Bougies de suif ou stéarique

1821 : MOLTENI et les photographiques de la SOCIETE de GEOGRAPHIE

1819 – La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

1815 – La lanterne magique ou le spectacle amusant

1809 – Les images d’EPINAL et la lanterne magique

1808 - CARPENTER & WESTLEY

1807 – ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE”

1805 - La Lanterne Magique d’Amour

1800 - Les SAVOYARDS, montreurs de lanterne magique

1800 - Les premières PILES ELECTRIQUES

1799 - Brevet d’invention du FANTASCOPE

1798 – Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

1797 - Description et fonctionnement du FANTASCOPE

1788 – La manufacture d’instruments d’optique BURON

1782 – Histoire de la maison MOLTENI

1780 – FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique”

1780 - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

1780 – Lanternes magiques précurseurs

1780 - Les progrès de la LAMPE A HUILE à la fin du XVIIIe siècle

1770 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

1762 - Histoire des EPIDIADSCOPES

1760 – Microscope solaire de CHEVALIER

1760 – Montreurs de lanterne magique

1750 – Projection d’ombres blanches et de silhouettes découpées

1750 – Ombres chinoises et silhouettes

1745 – MICROSCOPES SOLAIRES de projection

1745 - Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET

1740 – Les petits métiers de rue de jadis

1704 - Les PRISMES et l’étude de la lumière

1698 – La lanterne magique dans les CABINETS DE PHYSIQUE

1650 – Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

1590 - Les expériences d’optique de DELLA PORTA

1560 – NOSTRADAMUS et les miroirs magiques

1550 - Fantasmagorie dans l’antiquité

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