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Le cône de lumière projetée

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2018

L’art de la projection a une histoire. Elle commence avec la lanterne magique et parcourt les dispositifs plus sophistiqués inventés par la suite, cinéma ou projection vidéo.

Cone 01  Projection d’une horloge. “Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium…” par Johannes Zahn 1685.

La projection véhicule des images, et le projecteur n’y est qu’un moyen au service d’autre chose : l’image projetée.

Cone 02  Représentation de fantasmagorie au début du XIXe siècle d’après Moreau – Paru dans “Le Magasin Pitoresque” de 1869.

Une telle histoire de la projection laisse de côté le fait que, au-delà de son existence transitive, le projecteur a acquis une existence intransitive, une existence qui s’est imposée dans les deux dernières décennies du dix-neuvième siècle, et dont la manifestation a été peu commentée jusque là.

Cone 03  Bon point fin du XIXe siècle.

L’histoire de toute une iconographie du spectacle du projecteur en tant que tel reste à faire. Cette représentation du projecteur, en tant que spectacle sui generis, est celle de trois termes indissociés – à savoir une source, un cône de lumière et une cible. (Tandis que, si le projecteur est considéré comme seul moyen, on s’intéresse, de façon distincte, d’une part à l’objet ou à la scène éclairée, et d’autre part à la technique.)

Cone 04  Couverture de la revue “Mon Ciné” 1923.

Une image type s’est ainsi formée, reprenant de gravure en gravure, ou photos retouchées, un cône de lumière matérialisé par le dessin d’une surface plus claire, voire blanche.

Texte extrait d’un article de Christian Besson in  Alliage, n°75, Nice, 2015 : http://www.besson.biz/projecteur/

Diverses représentations du “Cône de lumière” dans la projection qui son aussi visibles dans l’album “Illustrations et Gravures” (à droite) : Lanterne magique chromos à système - Chromo lanterne magique André HELLE - Chromos lanterne magique enfants - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Le siège de Paris en 1870 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn - Chromos fantaisies lanterne magique - Athanasius KIRCHER et la lanterne magique - Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE” - Publicité par les projections lumineuses - Ombres chinoises et silhouettes - Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Les projections lumineuses dans les églises - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Best Wishes and Greetings with magic lantern - Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE - Microscopes solaires de projection - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50 - Vues fondantes – Dissolving views - Plaques animées et plaques à système pour projection - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - Les prismes et l’étude de la lumière - Les projections à l’école

 

 

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Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile”

Posté par Patrice Guerin le 5 février 2017

Ombres Etoile 1

Ce “Mystère en 10 tableaux” présente la marche des bergers, des soldats (ci-dessus), des rois mages, des pêcheurs, etc. durant un long défilé, à la poursuite d’une étoile brillante qui les mène vers la crèche afin d’y célébrer la naissance de Jésus. Le poème et la musique sont de Georges FRAGEROLLE (1855-1920) et les dessins de Henri RIVIERE (1864-1951).

Ombres Etoile 2

Le spectacle a été donné pour la première fois au théâtre du Chat Noir le 6 janvier 1890. Elle deviendra la pièce phare du théâtre et connaitra plus de 500 représentations à Paris et en tournée. En 1897, lorsque son créateur Rodolphe SALIS (1851-1897) disparaît, le théâtre ferme et tous ses bien son vendus et disséminés. Les silhouettes en zinc, de 35 à 50cm de haut, sont aujourd’hui conservées aux musées Gadane de Lyon et au musée Labenche de Brives CLIQUER ICI.

Voir : Le cabaret du Chat Noir

Ombres Etoile 3 Coffret contenant l’ensemble des plaques et le livret – Collection PG

A la fin du XIXe siècle, ce spectacle est adapté pour en faire un petit oratorio en 10 tableaux, destiné à des représentations familiales. « En présence du succès obtenu par les Ombres Chinoises présentées à Paris et dans divers endroits, nous avons résolu d’en établir une première série à l’usage des amateurs désireux de sortir un peu du domaine des projections courantes. Rappelons qu’il n’y a pas la moindre difficulté dans ce genre de projection, tous les effets étant obtenus par les tableaux eux-mêmes et une seconde lanterne… ainsi que des châssis à coulisse spécial pour les défilés. »(1)

Voir : La tentation de Saint-Antoine le Grand

Ombres Etoile 4 Publicité parue en 1904

« Tous droits d’édition, d‘exécution publique, de reproduction, de traduction et d’arrangement sont réservés… Toute personne qui aura donné une représentation avec des matériels autres que ceux de la Maison ENOCH & C° sera poursuivie conformément à la loi. » La Maison ENOCH et Cie est une société d’édition musicale créée en 1853 et installée à Paris au 27 boulevard des Italiens à partir de 1874.

Ombres Etoile 5  L’adoration

(1) Catalogue Mazo N°34 de 1905/1906, page 189.

Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Le spectacle des Ombres à l’Ecole Polytechnique - Pièce d’ombres “Tournai” - Pièce d’ombres “Lourdes” - Les POILUS ombres et poème par Henriot

 

 

 

 

 

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Exposition : Lumineuses Projections !

Posté par Patrice Guerin le 5 mars 2016

Avril 2016 à janvier 2017 au Musée National de l’Education à Rouen

Munae 1

A la fin du XIXe siècle les Projections Lumineuses entrent dans l’enseignement scolaire français et témoignent de la capacité de l’instruction publique à intégrer des innovations techniques. Elément significatif du développement de la “pédagogie par l’image”, ce dispositif novateur participe pleinement à la révolution pédagogique qui s’opère sous la IIIe République.

Voir : Les projections à l’école

Munae 2

A travers un ensemble de collections patrimoniales publiques et particulières (appareils de projections, vues sur verres, vues sur papier, films fixes et diapositives, iconographie, archives) et de dispositifs multimédia d’accompagnement (vidéos, bornes connectées), l’exposition couvre toute l’histoire des Projections Lumineuses, de la lanterne magique du XVIIIe siècle aux projecteurs de diapositives des années 60, à travers 8 espaces clairement identifiés.

1 – Colportage et fantasmagorie au XVIIIe siècle CLIQUER ICI
2 – La lanterne magique en famille au milieu du XIXe siècle CLIQUER ICI
3 – Education Populaire et sociétés philantropiques dans les années 1860 / 1880 CLIQUER ICI
4 – Les collections de vues sur verre à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
5 – Les différents appareils et constructeurs à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
6 – Usage scientifique des projections CLIQUER ICI
7 – Le cinéma d’enseignement dans les années 30 CLIQUER ICI
8 – Films fixes et projecteurs de diapos des années 50 CLIQUER ICI

Munae 3  Affiche de l’exposition composée à partir d’une illustration de Mucha

Voir : Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

Cette exposition conçue par Anne Quillien, commissaire principale, et Patrice Guérin, commissaire adjoint, s’est déroulée au Musée National de l’Education (MUNAE) à Rouen, 185 rue Eau de Robec, du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017.

Voir : Lumineuses Projections : les dispositifs multimédias

Visites guidées : 11 mai, 22 juin, 10 août à 15 h. “Je me rappelle de la très belle visite guidée menée par Patrice Guérin, collectionneur mais aussi véritable conteur. Le temps a passé si vite et l’on serait resté encore longtemps à l’écouter.” J.M.

Ateliers jeune public : 13 avril, 20 juillet, 17 août à 14 h 30.
Conférences-projections : 27 avril, 2 mai, 22 juin, 7 juillet.

Programme pour le second semestre à venir ultérieurement.

Pour plus d’informations sur le Musée : CLIQUER ICI
Pour voir d’autres visuels : CLIQUER ICI

LES CONFERENCES

Munae 12  LA CONQUÊTE DE LA LUMIÈRE

Durant des millénaires, l’homme a cherché à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fil des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil. Patrice Guérin, collectionneur et auteur du livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, reviendra sur l’histoire de la conquête de la lumière et des projections lumineuses.

• Conférence au centre d’expositions, le mercredi 27 avril à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 11  LE FILM FIXE : UNE RÉVOLUTION POUR LE MONDE DE L’ENSEIGNEMENT

Mis en place dès le milieu des années 1920, le film fixe d’enseignement a introduit une nouvelle culture à l’école et à côté de l’école : la culture de l’image. Avec de nombreux exemples illustrés, Didier Nourrisson, professeur d’histoire contemporaine à l’université Claude-Bernard (Lyon-I) et à l’ESPE de Lyon, évoquera les fondements de cet apprentissage pour tous.

• Conférence au centre de ressources le lundi 2 mai à 18 h 30, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Conf. Molteni Munae  MOLTENI, LA PROJECTION FAITE HOMME

L’histoire des projections lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi-siècle, il assurera de multiples projections, fabriquera des appareils de grande qualité et développera une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection. Patrice Guérin, qui prépare une monographie illustrée sur la Maison Molteni présentera ses plus récentes recherches sur ce grand nom de la projection au XIXe siècle.

• Conférence au centre d’expositions le mercredi 22 juin à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Munae 10  EN BATEAU, EN CHAR À BOEUFS, EN AÉROPLANE…

Grâce aux vues sur verre, les maîtres d’école faisaient voir l’ailleurs et la modernité : comme leurs auditeurs, venez découvrir la grande diversité des moyens de transport en usage vers 1900.

• Conférence au centre de ressources le jeudi 7 juillet à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 9Livre / Catalogue de l’exposition largement illustré

Un ouvrage en rapport avec l’exposition est publié par Canopé éditions. Il approfondit un certains nombres de sujets présentés dans l’exposition grâce à des articles écrits par différents auteurs : Delphine Diaz, Yves Gaulupeau, Patrice Guérin, Thierry Lefebvre, Laurent Mannoni, Didier Nourisson, Anne Quillien, Annie Renonciat, Isabelle Saint Martin, Christel Taillibert.

Disponible sur le Réseau Canopé

 

 

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Les lampes bornes NERNST pour la projection

Posté par Patrice Guerin le 17 avril 2014

Nernst 16  Lampe borne de 32 bougies à brûleur rond sous lequel se trouve l’ampoule résistance

Au début du XXe siècle, le développement des réseaux électriques dans les grandes villes offre la possibilité à divers fabricants de lanternes de projection de mettre au point de petits systèmes d’éclairage électrique dérivés de l’invention de Walther Hermann NERNST (voir PORTRAITS) en 1895. Moins puissant que l’arc électrique mais plus pratique que les systèmes à gaz, ce type d’éclairage représente un bon compromis pour les projections familiales et scolaires. De plus la lampe NERNST ne chauffe pas, ce qui représente un gros avantage pour la projection.

Voir : Ampoules à incandescence NERNST

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Par rapport à l’ampoule d’éclairage NERNST, la lampe borne possède quelques différences, afin de la rendre plus apte aux projections.

Voir : Fonctionnement d’une ampoule ancienne NERNST

Elle ne possède pas de verre de protection et les filaments sont plus ramassés pour fournir une lumière la plus ponctuelle possible. Sur certains modèles, le système de préchauffage automatique est supprimé pour des solutions manuelles, moins couteuses, telles qu’un préchauffage à l’alcool. De plus ces lampes bornes doivent disposer d’un réglage permettant de positionner le centre du point lumineux dans l’axe optique du condensateur et de l’objectif.

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Vers 1910 on voit apparaître dans certains magazines français des publicités pour la lampe NERNST provenant de la Société Française d’Electricité A.E.G. ou d’autres fabricants français de projecteurs qui reprennent cette invention et développent leur propre système d’éclairage, parmi eux ELGE (Léon GAUMONT), Radiguet & Massiot, Mazo, La Bonne Presse, etc.

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Il existe de nombreuses bornes NERNST allant de 1 à 4 ampères avec un pouvoir éclairant de 32 à 400 bougies. En 1905, Radiguet & Massiot commercialise un nouveau projecteur de petit format, aux formes particulières, équipé d’un éclairage NERNST intégré à l’appareil.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

Nernst 24  Nernst 25  Nernst 26  Nernst 27  Nernst 23  Lampe Nernst, modèle Maison de la Bonne Presse & publicité de 1908

Les ampoules et lampes bornes NERNST rencontrèrent un certain succès dans la projection et l’éclairage domestique jusqu‘à l’avènement de la première Guerre Mondiale. Ensuite le filament tungstène se montra plus efficace et plus stable.

 

 

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Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2013

Les projecteurs publicitaires en carton des années 50  dans Projecteurs jouet projouets-01-300x189  Les projecteurs en carton des années 50 “des Jeux Passionnants”

Profitant du développement considérable de la diapositive dans les années cinquante, plusieurs fabricants profitent de cette mode pour dynamiser leurs ventes en proposant des petits projecteurs en carton à monter soi-même en échange d’un certain nombre de bons collectionnés dans les produits de la marque. « Les fromageries PICON à Saint-Felix (Haute-Savoie) ont le plaisir d’offrir à leurs petits amis ce nouveau jeu d’un intérêt passionnant pour tous les enfants en échange des bons que vous trouverez dans les boîtes de fromage MERE-PICON ».

projouets-02-102x150 dans Projecteurs jouet  Projecteur CINEMAGIC – MERE PICON

Voir : Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON

projouets-03-112x150  Projecteur CINEBANA – BANANIA

Voir : Le projecteur CINEBANA de BANANIA

projouets-04-300x87  Projecteur AFIX ou CINEAFIX

Voir : Le projecteur AFIX ou CINEAFIX

projouets-05-117x150  Projecteur CINE-ALBUM – HACHETTE

Voir : Le projecteur CINE-ALBUM de Hachette

projouets-09-118x150  Projecteur CINE-MIME - Editions Gautier Languereau

Voir : Le projecteur CINEMIME des éditions Gautier-Languereau

Projouets 10  Projouets 11  Projecteur CINEROLLS – S.P.A.M.

Ce projecteur en carton est obtenu auprès de son fournisseur de lessive habituel ou de l’entreprise S.P.A.M. à Paris « contre l’envoi de cent francs ». Il est livré accompagné d’un premier film ; « ensuite, en échange de cinq bons découpés dans les paquets ROLLS et FAST, votre fournisseur vous remettra gratuitement le suite du film que vous possédez ou le début d’un nouveau film ».

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Cette mode des petits projecteurs pour enfants ne date pas des années cinquante. Elle remonte aux lanternes magiques jouets du XIXe siècle fabriquées principalement par des marques françaises et allemandes. A la fin du XIXe siècle des kits complets du projectionniste débutant étaient même proposés sur le marché.

Voir : Lanternes magiques jouet - Accessoires pour projections familiales

projouets-07-115x150  Projecteur COMICSCOPE

Dans les années 40/50 d’autres projecteurs fonctionnant avec des lampes de poches ou une simple ampoule électrique permettaient de diffuser les images de Walt Disney et les premiers Comics US.

Voir : Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40 - Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

 

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La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK – E.P.

Posté par Patrice Guerin le 23 septembre 2013

La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK - E.P. dans Lanternes magiques gloria-01-101x150  gloria-02-150x150 dans Lanternes magiques Lanterne GLORIA de Ernst PLANK. Voir : Lanternes magiques Ernst PLANK

La lanterne magique GLORIA, construite par Ernst PLANK dans les années 1900, est un modèle beaucoup plus perfectionné que toutes celles fabriquées à l’époque. Elle est à mi-chemin entre les petites lanternes magiques jouets et les lanternes de projection utilisées dans les familles ou les écoles.

Voir : Lanternes magiques jouet - Lanternes de projection et d’agrandissement

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Le corps de la lanterne est fabriqué en tôle russe assez épaisse et repose sur quatre pieds dorés en forme de pattes de lion. Il possède deux portes, l’une à l’arrière pour introduire la lampe et l’autre latérale pour effectuer les réglages. Cette dernière possède un petit verrou et supporte la plaque d’indentification GLORIA. E.P.

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La lanterne GLORIA contient une source d’éclairage perfectionnée, fort semblable à ce que l’on voit dans les lanternes de plus grandes dimensions. Celle-ci se compose d’une lampe à pétrole équipée de deux mèches plates réglables surmontée d’un coffret en métal sur lequel vient se fixer la cheminée. L’arrière est équipé d’un miroir, tandis que l’avant possède un verre anti-calorique. Le mode d’emploi mentionne aussi « Mettre le tube de verre sur le bec par en haut, placer la cheminée et monter graduellement les deux mèches à l’aide des deux molettes qui doivent se trouver près de la petite porte à droite ».

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Le système optique se compose d’un petit condensateur équipé d’une seule lentille plan-convexe, d’un passe-vues pour plaques ou chassis de 6 cm de large et d’un objectif en deux parties avec 1 lentille convexe et une lentille plan-convexe à l’avant. Il est réglable soit en le coulissant soit à l’aide d’une molette à crémaillère (sur certains modèles).

gloria-09-300x179  Cette grosse lanterne magique était souvent vendue dans un coffret contenant un certain nombre d’accessoires permettant d’effectuer des projections familiales.

Voir : Accessoires pour projections familiales - Lanterne magique vernie noir - Lanterne magique classique

 

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La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

Posté par Patrice Guerin le 4 mai 2013

La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME dans Images projetees couleur-31-300x182

Dès le XVIIIe siècle, l’art des projections lumineuses ne cesse de se développer, aussi bien devant un public épouvantés ou émerveillés (Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON) que dans les familles les plus populaires par le biais des montreurs d’images de tous poils (La lanterne magique ou le spectacle amusant). Pour rendre ces spectacles les plus réalistes possibles, on colorie à la main les images dessinées ou photographiques (Colorisation des plaques de verre) en attendant de trouver un système permettant de photographier les “vraies” couleurs de la nature.

Voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS - Projecteur trichrome artisanal

 

couleur-32-150x106 dans Images projetees

Le premier à fabriquer et à commercialiser des appareils trichromes est l’américain Frédéric Eugène IVES (Voir PORTRAITS). Dès 1877 il travaille sur les moyens de prendre et de visualiser des images en couleurs. Le résultat de ses travaux lui permet de mettre au point et de fabriquer dans les années 1895/1900 différents appareils trichromes.

couleur-33-150x128   couleur-47-146x150     couleur-43-150x126 Divers appareils photos, connue sous les noms de “Heliochromoscope”“Kromskop Camera” ou « Chromographe”. Il existe aussi un accessoire pouvant se placer au dos d’une chambre photographique standard afin de faire trois prises de vues d’un même sujet à travers des filtres rouge, vert et bleu.

couleur-34-150x139  couleur-35-150x143 Une visionneuse stéréo en couleur dénommée “Kromskop“, commercialisée à partir de 1895, qui sera suivi par une version monoculaire nommée “Junior Kromskop”.

Voir : Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES

couleur-36-300x175  Un projecteur trichrome dénommé “Photochromoscope”. En fait il s’agit d’un accessoire venant se placer à l’avant d’une lanterne de projection ordinaire qui permet de décomposer le faisceau lumineux en trois axes passant par des filtres rouge, vert et bleu, puis au travers de vues en noir et blanc adaptées avant de composer une image colorée sur l’écran.

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En 1898, IVES crée une société en Grande-Bretagne, “Photochromoscope Syndicate, Limited”. Il prend comme assistant Edward Raymond TURNER (1873-1903). Enthousiasmé par le principe additif des couleurs, expérimenté avec le Kromskop, TURNER quitte son emploi l’année suivante pour appliquer ce principe au cinématographie. Il construit et brevète un système de cinéma trois couleurs en 1899.

Pour en savoir plus cliquer ici

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En 1901, une polémique voit le jour entre DUCOS DU HAURON et IVES sur l’origine du procédé trichrome et les moyens mis en œuvre pour réaliser ces images. IVES écrit « qu’il y avait des défauts graves dans chacune des méthodes proposées par M. DUCOS DU HAURON ». Ce à quoi DUCOS DU HAURON répond « ces prétendus défauts ne furent que des erreurs théoriques qui n’eurent pratiquement aucune importance… ». Il faut savoir que les théoriques de DUCOS DU HAURON ont été publiées à partir de 1867, avant qu’il n’ait connaissance des travaux de MAXWELL, sur lesquels s’appuie IVES.

Voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

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A la même époque, en Allemagne, le Dr Adolph MIETHE (1862-1927) met au point un projecteur trichrome qui est construit par la maison GOERZ.

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Les appareils commercialisés par IVES auront un certain succès durant une dizaine d’années jusqu’à l’invention du système “Autochrome” par les frères LUMIERE, en 1903 et sa commercialisation à partir de 1907. La projection des autochromes « exige souvent une plus grande intensité lumineuse que pour les vues colorisées. Elle nécessite que l’on puisse la modérer suivant les cas, de façon à pouvoir conserver aux couleurs leurs valeurs brillantes ou vaporeuses ».

Voir : Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs

couleur-45-150x114  Projection en couleurs faite par monsieur Louis GAUMONT à l’Académie des Sciences, le 10 novembre 1919

Le procédé trichrome sera aussi utilisé  au cinéma. En 1911, la Société des établissements GAUMONT dépose un brevet pour la projection cinématographique trichrome.

Pour en savoir plus cliquer ici

En 1932, Herbert KALMUS met au point aux Etats-Unis la caméra Technicolor trichrome.
Pour en savoir plus cliquer ici

couleur-46-150x110 Publicité Kodak – Années 1950

Il faut attendre les années 1950 pour que la photographie couleur entre définitivement dans une majorité de familles par le biais de la fameuse diapositive Kodachrome qui est à l’origine de ces rituelles séances de projection familiales du dimanche après-midi.

 

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Projections et Colportages, la lanterne magique au XVIIIe siècle

Posté par Patrice Guerin le 25 avril 2013

C o n f é r e n c e   d u   C o n s e r v a t o i r e   d e s   T e c h n i q u e s

CINEMATHEQUE  FRANCAISE
51 rue de Bercy Paris 12e

Vendredi 17 mai 2013 à 14h30

Plein tarif 4 € / tarif réduit 3 €/ Forfait Atout Prix et Carte CinEtudiant 2.5 € / Libre Pass Accès libre
Pour plus d’informations cliquer ici

Projections et Colportages, la lanterne magique au XVIIIe siècle dans Evenements colporteur

Lanterne de colporteur, collection Roger GONIN en dépôt à la Cinémathèque française, photographie Roger GONIN

Il y a quelques années, Roger GONIN découvrait en Auvergne un objet d’une rareté exceptionnelle : une lanterne magique de colporteur, avec dix plaques de verre peintes à la main. Cet appareil fragile, en bois et fer-blanc, à l’aspect modeste, est l’un des très rares témoins du métier de projectionniste ambulant.

Certaines des plaques conservées, simples ou à système, peintes avec grande minutie, représentent des images de propagande pour Napoléon Bonaparte pendant le Consulat. D’autres résistent à une identification précise.

Menant une véritable enquête policière, Roger GONIN est parti à la recherche des origines de cette machine.
-       Comment se déroulait une séance de projection avec cet appareil ?
-       Comment comprendre cette iconographie ?
-       Qui était le colporteur de cette lanterne magique ?

Colporteur 2Achat : cliquer ici

En février 2016, Roger Gonin publie un livre intitulé “Les savoyards, montreurs de lanterne magique”. L’ouvrage relate l’histoire de cette découverte et l’enquête qu’il a effectué pour retrouver les trace de ces Savoyards « des Alpes du Sud” qui sillonnaient la France avec leur bardas sur le dos. On y voit de nombreuses gravures de colporteurs et de montreurs de lanterne magique.

Voir : Montreurs de lanterne magique  -  Une séance de lanterne magique chez les Grandpierre  -  Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn

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Roger GONIN est administrateur général au Festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand depuis 1980 (Responsable pour la sélection internationale de la vidéothèque du Marché du film). Collectionneur, il est membre de la Magic Lantern Society et a conçu deux expositions sur la lanterne magique en 1998 au Musée des Beaux-Arts de Roger Quillot (Clermont-Ferrand) et en 2001 à la Bibliothèque Universitaire des Cézeaux.

 

 

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La lanterne magique ou le spectacle amusant

Posté par Patrice Guerin le 23 février 2013

La lanterne magique ou le spectacle amusant dans Gravures et Chromos lanterne-1815-01-150x99  lanterne-1815-02-99x150 dans Lanternes magiques  Livre de 1815
“Spectacle amusant donné par un Père à ses Enfans”, tel est le sous-titre de ce petit livre traduit de l’anglais, datant de 1815. Edité à Paris à la librairie du Lys d’or chez H. Vauquelin.

lanterne-1815-03-300x232 dans Projecteurs jouet

« Mon oncle a été très content de nous cette semaine, et il nous a promis que si nous continuions de nous bien comporter, il nous montrerait la “Lanterne Magique” qu’il a été si longtemps à faire. Je me persuade que ce sera une  chose très amusante ; car, non seulement nous verrons les figures danser au mur, non seulement nous verrons un éléphant baisser et relever sa trompe ; mais il nous racontera les histoires des petits garçons et des petites filles dont il a dessiné les portraits ».

lanterne-1815-04-150x92  Chromo début du XXe siècle

Voir d’autres chromos : Chromos lanterne magique enfants

Le lendemain soir, monsieur Manly prépare la lanterne magique ; mistriss Manly met un écran devant le feu ; Frédéric, Caroline, Sophie et Edouard rangent des chaises d’une manière convenable, et éteignent les lumières.

lanterne-1815-05-150x94  « Ce que vous voyez est une mascarade d’enfants »

« Messieurs, mesdames, vous allez voir ce que vous allez voir… Ce que vous voyez est un bal composé de masques pour les fêtes de Noël… Il fut convenu qu’on formerait une mascarade à laquelle tous les enfans du voisinage seraient invités.  »

Le spectacle familial pour enfants est un thème récurent des projections lumineuses qui durera bien au delà du XIXe siècle avec ses fameuses lanternes magiques en tôle multicolore.  Dans les années 1950, il est encore largement exploité pour promouvoir les bandes dessinées et autres produits destinés aux enfants.

Voir les articles suivants publiés sur ce site :

 

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Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

Posté par Patrice Guerin le 25 décembre 2012

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40 dans Projecteurs jouet comicscope-01-300x140  comicscope-02-98x150 dans Projecteurs petit format  Document G.V.

Le 20 mars 1940 Robert W. FARRELL et Victor S. FOX déposent à New-York le brevet n°2,301,114 pour un “projecteur optique” (délivré le 3 novembre 1942). Il s’agit d’un « projecteur optique simple et peu coûteux à construire qui peut être facilement assemblés par des enfants à partir de quelques éléments séparés ».

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Le Comicscope se compose d’une boîte en carton épais (19x18x8cm) munis de plusieurs ouvertures permettant d’introduire l’objectif (un simple tube de carton de 2,7cm de diamètre muni d’une lentille bi-convexe), les vues opaques provenant de bandes dessinées collées sur des cartons de 8cm de large et la lampe qui n’est pas fournie avec l’appareil (un éclairage ordinaire avec ampoule de 50 à 60w).

comicscope-04-150x97  Malgré la simplicité d’utilisation, l’appareil est livré avec une notice illustrée en 8 étapes. De plus, celle-ci précise que l’on peut dessiner ses propres images ou même « projeter des photographies de soi-même, de ses amis et de sa famille ».

comicscope-05-102x150  comicscope-06-150x87 comicscope-07-150x72  Comicscope peut s’interpréter ainsi : “Voir des bandes dessinées”.

Ce petit projecteur “totalement inefficace” permet de projeter les Comics-Strip parues dans les journaux américains des années 1940 dont les fameux héros patriotiques “Captain Freedom” et “Captain America”.

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Le Comicscope est une réminiscence des lanternes magiques pour enfants du XIXe siècle, mais il n’en a plus les qualités et ne projette que des documents opaques, ce qui nuit d’autant plus à la luminosité de l’image sur l’écran. « Afin d’obtenir une bonne orientation de l’image, il faut glisser la bande dessinée à l’envers. Mais dans ce cas ce qui est à gauche passe à droite et le texte apparaît à l’envers. De tout façon vous auriez du mal à lire le texte, car seule une image circulaire est projeté qui ne couvre qu’une partie du sujet».

Voir : Lanterne magique et projections familiales – ToverlantaarnLa lanterne magique ou le spectacle amusant

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Fabriqué par Remington Morse “Quality Products” – département de Hamilton Ross Industries New York Chicago – le Comicscope est vendu par correspondance dans les journaux de BD américains. Le prix est dérisoire “Only 25 cents”, mais les enfants qui veulent obtenir un Comicsope doivent envoyer non seulement l’argent (au départ 15 cents), mais aussi des coupons découpés dans cinq titres différents appartenant au même éditeur ainsi que 3 cents en timbres. A l’époque, un magazine de BD coûtait environ 10 cents.

comicscope-17-112x150  comicscope-18-111x150  comicscope-19-112x150  comicscope-20-111x150  Dans ces pages extraites de “Wonderworld” n°14 de juin 1940, on voit en couverture une annonce “Gift offer Giant Comicscope”, puis à l’intérieur 2 annonces pour le Comicscope ainsi qu’une annonce destinée à promouvoir les bandes dessinées de Fox Publishing inc. dans lesquelles il convient de découper des coupons.

Pour comprendre l’origine de cette invention, il faut savoir qu’à la fin des années 30, Robert W. FARRELL s’associe à Victor S. FOX pour créer la “Fox Publishing”, une société destinée à publier des comics-books tels que Wonder Comics (qui devient Wonderworld Comics au n°3), Mystery Men, Fantastic Comics

comicscope-12-117x150 D’autres versions de cet appareil existent telles que le “Color Comicscope” et le “Junior’s Television”.

On peut lire sur l’annonce ci-dessous que le Comicscope permet de projeter non seulement des bandes dessinées «  pour voir l’action en plein écran et lire chaque mot » mais aussi des photos Polaroïd et « vos photos préférées de sports, de stars de cinéma ou vos propres clichés de famille… grands comme la vie ! »

comicscope-22-101x150  comicscope-23-81x150  Publicité Batman –  1966

Dans les années 50, l’idée de petits projecteurs “promotionnels” en carton destinés aux enfants donnera le jour, en France, à quelques appareils tout aussi inefficaces que leurs prédécesseurs, pour la plus grande joie des bambins issus du baby-boom.

Voir : sujet à venir
Pour voir d’autres projecteurs jouets cliquer ici

A la même époque, un ingénieur suisse dépose un brevet pour le projecteur le plus perfectionné qui n’ait jamais existé jusqu’alors !
Voir : Le projecteur AUDAX – FOCA

Ce sujet a été partiellement illustré avec des documents provenant des sites suivants : BDzoom.comKirymuseum.org

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