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Lanterne de projection double STEREOPTICON

Posté par Patrice Guerin le 30 octobre 2018

Stereopticon 01  Catalogue James W. Queen & C° Philadelphie 1869

Le terme “STEREOPTICON” est d’origine anglo-saxonne et figure sur la couverture de nombreux catalogues américains à partir du milieu des années 1860. Il est généralement accompagné du sous-titre “Dissolving view apparatus” (appareil pour vues fondantes ou pour fondu enchainé dirions-nous aujourd’hui). « Vous avez entendu parler de “STEREOPTICON”, de “STEREOSCOPTICON”, de “PANTOSCOPTICON” et de “SCIOPTICON” ou de la “LICORNE D’ÉCRITURE”, comme le disent les billets de cirque, mais cet enrichissement de la langue provenant de sources grecques est étrange. Ce n’est ni plus ni moins qu’une nouvelle lanterne magique adaptée à la projection de photographies sur verre et autres photos à grande échelle. En général, tous les “…OPTICONS” sont des lanternes magiques. » Source “The Pennsylvania School Journal” décembre 1873, page 213.

Stereopticon 02  “Panorama Stereopticon” James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Un STEREOPTICON est une sorte de Lanterne Magique double permettant de projeter en continu (sans séquence noire entre les images) une suite de vues positives sur verre. Il existe deux types d’appareils :

Stereopticon 03  d’une part ceux constitués de deux projecteurs placés l’un à coté de l’autre ;

Stereopticon 04  d’autre part, ceux formés par deux appareils placés l’un au dessus de l’autre.

Par la suite les appareils superposés ne feront plus qu’un seul projecteur à deux objectifs, appelés par les anglais “Biunial”.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS - Lanterne magique vernie noir

Stereopticon 05  Dispositif de fondu à l’avant d’une lanterne double verticale.

A l’avant de chaque objectif se trouve un volet mobile permettant de “fermer” le flux lumineux d’un objectif tout en “ouvrant” l’autre flux lumineux de telle manière que la quantité de lumière soit constante sur l’écran.

Stereopticon 06aStereopticon 06b  Eclairage oxy-calcique.

Pour assurer des spectacles dans de grandes salles, la lumière était fourni par des chalumeaux “Oxhy-Calcique” placés dans chaque lanterne. Ceux-ci étaient alimenté par du gaz Oxygène qu’il fallait préparer avant chaque projection car il n’existait pas de fournisseur à l’époque.

Voir : La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

Stereopticon 07  Salle de conférence aux Etats-Unis vers 1880.

Ces dispositifs de projection remontent au milieu du XIXe siècle lorsque certains conférenciers (lecturers en anglais) souhaitaient illustrer leurs propos d’une suite continue d’images. « La lanterne magique, qui servait autrefois à amuser les enfants avec la projection de misérables caricatures et figures grotesques, a maintenant pris un caractère différent grâce aux “Images photographiques nouvelles et supérieures” préparées pour cet instrument ; ces vues sont faites avec netteté, fidélité et effet artistique, représentations inaccessibles à celles qui existaient auparavant. »*

Stereopticon 08  Vue positive stéréo des chutes du Niagara par les frères LANGENHEIM. Source Wikimedia Commons.

Les photographes Américains, d’origine allemande, William et Frederick LANGENHEIM développèrent le procédé des “Diapositives Stereopticon” – images positives sur verre – vers 1849/50. Installés à Philadelphie, ils font une brillante démonstration de projection de ces images lors de la première Exposition Universelle qui se déroule à Londres en 1851. Cet événement apporte une audience internationale à leur travail et contribue à l’utilisation des vues transparentes sur verre pour la projection.

Stereopticon 09Catalogue “Optical Lanterns, Stereopticons, Photographic Transparencies and Colored Views” par James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Des catalogues de vues photographiques sur verre souvent « colorées à la main » sont édités et présentent plusieurs milliers de sujets que l’on peut acheter individuellement ou sous forme de “Lecture Sets”, sorte de conférence prête à l’emploi avec sélection de vues et texte d’accompagnement. Le catalogue de James W. Queen & C° à Philadelphie, datant de 1888 (52e édition) contient plus d’une centaine de pages consacrées aux vues de projection. « Pour donner une conférence de deux heures, une quarantaine de photos est le plus petit nombre qui puisse être utilisé ; avec un plus grand nombre, il sera moins difficile de divertir le public. »*

Stereopticon 10  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne par Alfred MOLTENI en 1880.

Les conférences avec projections vont se développer dans toute l’Europe jusqu’au début du XXe siècle et la France ne sera pas en reste dans ce domaine. Dès 1860 Alfred MOLTENI va être le projectionniste « zélé » de nombreux conférenciers.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

* Catalogue “Magic Lanterns, Stereoscopticons, and Dissolving view apparatus” de James W. Queen & C° Philadelphie 1869.

 

 

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La pièce d’ombres “Lourdes” de l’abbé Evrard

Posté par Patrice Guerin le 28 juillet 2018

A Lourdes 01  Défilé des Pèlerins devant le Sanctuaire

Au début du XXe siècle, les pièces d’ombres sont très répandues dans les familles et certaines institutions ou salles de spectacle. Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

Cela consiste à projeter des vues “décors” sur lesquelles défilent horizontalement des silhouettes noires (ombres). On trouve ces pièces dans les catalogues des Maisons MAZO, La BONNE PRESSE et RADIGUET & MASSIOT.

Voir : Pièce d’ombres “Tournai” - Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile” - Le spectacle des Ombres à l’Ecole Polytechnique - Les POILUS ombres et poème par Henriot

 

A Lourdes 02  Catalogue Bonne Presse de 1911, page 229

Cette grande pièce d’ombres sur “Lourdes”, composée de 10 tableaux, est éditée par la Maison de la BONNE PRESSE vers 1910. La projection des dessins de H. BOUREAU est accompagnée d’une musique de J. FRAGEROLLE fils et d’un poème de PAUL PATRICK. Cet exemplaire, contenu dans un coffret en bois de 52x12x10cm , a appartenu à l’abbé Pierre Fournier Evrard (1876-1956), curé de Notre-Dame-au-Cierge à Epinal.

A Lourdes 03Coffret spécial pour pièce d’ombre contenant tous les éléments de “Lourdes”

Le coffret contient 14 tableaux 8½ x 10 cm, coloriés à la main par les services de la Bonne Presse et 6 bandes défilés avec silhouettes en noir. On trouve en plus 1 verre teinteur et 1 partition avec accompagnement de piano.

Autre sujet : La tentation de Saint-Antoine le Grand

Lourdes 1 Lourdes 3Lourdes 4Lourdes 5Lourdes 2

Résumé publié dans le catalogue BONNE PRESSE de 1911 : « En quelques tableaux très sobres, l’histoire de Lourdes se déroule devant le spectateur “toujours avide de surnaturel”. Bernadette va ramasser du bois mort avec ses compagnes, lorsqu’elle voit une forme blanche dans la grotte de Massabielle ; rien de plus saisissant que ces différentes apparitions… 

Lourdes 6 Lourdes 7 Lourdes 8 Lourdes 9

… Les premiers miracles y sont représentés : l’enfant aveugle, le paralytique et le célèbre miracle du cierge. L’arrivée des foules au sanctuaire béni prend fin avec une vue de la basilique illuminée, le soir, au dessus de laquelle apparait finalement la Vierge Immaculée. »

Lourdes 10 Lourdes 11 Lourdes 13 Lourdes 14Lourdes 12

Liste des tableaux et des défilés (ci-dessous) : Bernadette et ses compagnes ; Première apparition ; La Grotte et le Gave ; Les paysans ; Seconde apparition ; L’enfant aveugle ; L’Immaculée Conception ; Le miracle du cierge ; Arrivée de la foule ; Premier sanctuaire ; Premiers pèlerins ; Les pèlerinages ; Procession du Saint Sacrement ; Apothéose.

Défilé 21 Défilé 22 Défilé 23 Défilé 24  Défilé 25 Défilé 26b

A la même époque il existait des spectacles plus simples, sans défilé d’ombres, que la Maison MAZO nommait “Chansons Lumineuses”. Il s’agissait d’une série de plaques sur verre, généralement coloriées à la main, accompagnée d’une partition musicale (piano et/ou chant). Les sujets étaient très variés : légendes et contes populaires, thèmes religieux ou patriotiques, chansons traditionnelles illustrées, scènes humoristiques.

Voir : La Pastorale de Noël

 

 

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L’enseignement par les yeux

Posté par Patrice Guerin le 18 mai 2018

Colbert 01  MOLTENI était tellement populaire avec sa barbiche blanche qu’il a pu inspirer ce chromo.

« On doit… »à notre président d’honneur, monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS« …non seulement la vulgarisation des projections*, mais encore la création de cette collection de vues qui fut le début et, en quelque sorte, l’armature de ce qu’on appelle aujourd’hui “L’Enseignement par les Yeux”. Aussi, a-t-on pu dire que MOLTENI fut le créateur de la Projection Lumineuse en France, et l’on comprendra la valeur de son œuvre en parcourant le catalogue des 60 000 diapositives dues à son zèle infatigable. » Source : Bulletin technique mensuel de la Chambre Syndicale des Fabricants et Négociants de la Photographie, décembre 1907.

* VOIR : Les lanternes de projection MOLTENI - Les projections à l’école - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Colbert 02  Catalogue N°105 “Classement méthodique des diapositives pour Projections Lumineuses”, 52 pages, vers 1905/10.

« Le grand nombre et la variété des sujets qui composent nos collections et qui s’augmentent encore chaque jour nous avaient amenés à établir il y a trois ans** un classement méthodique qui permette à chacun de trouver facilement les documents qui l’intéressent plus particulièrement. » Source : Catalogue N°38, Projections Molteni éditions de diapositives pour conférences scientifiques et mondaines, 5eédition.

Voir : page CATALOGUES - Plaques photographiques pour la projection - La collection de diapositives MOLTENI

** Malheureusement les catalogues Molteni puis Radiguet et Massiot n’étant pas datés, il est difficile de les situer dans le temps. Ce “Classement Méthodique” a probablement été édité vers 1905/10.

Colbert 03  Tableau récapitulatif du classement méthodique.

Dans ce même catalogue N°38, on peut lire « Toutefois, nos collections étant aussi composées de nombreuses vues de voyages et d’explorations, il nous a été impossible d’en faire un dépouillement complet qui nous eût permis de reporter chacune d’elles aux chapitres précités.

Colbert 04  “La Tour de Londres” vue provenant du fonds Colbert.

En effet, un voyage ou une exploration peut avoir été entrepris dans les buts les plus divers ; certains touristes constitueront uniquement leurs collections par des vues des monuments les plus remarquables et, dans ce cas, ces vues devront paraître dans le chapitre Beaux Arts, section Architecture. 

Colbert 05  “Voiture à bœufs dans la pampas” vue provenant du fonds Colbert.

Les voyages de certains autres auront pour objectif l’étude des productions du pays traversé, mais ces productions seront de diverses natures, certaines seront relatives aux animaux et devront par conséquent rentrer dans la classe Biologie, au chapitre Zoologie ; certaines autres seront relatives au sol même, elles devront alors entrer dans la classe Astronomie, au chapitre Géologie … 

Colbert 06  “Kairouan souks aux provisions” vue provenant du fonds Colbert.

Ces quelques exemples suffiront pour montrer que notre tâche eût été trop lourde et, de plus, nous eussions craint, pour certaines collections, de dénaturer l’ordre même dans lequel elles nous furent confiées par leurs auteurs. 

Voir : MOLTENI et les photographiques de la Société de Géographie

Colbert 07 Catalogue N°104 “Vues de voyages et explorations en Projections Lumineuses” 84 pages.

C’est pourquoi nous avons classé nos vues et explorations, quelles qu’elles soient, tout à fait en dehors des 6 grandes classes. Ces vues font l’objet du Catalogue N°104 “Vues de voyages et Explorations”, classé dans l’ordre suivant : première partie “Vues de France par départements classés suivant l’ordre alphabétique Colonies françaises“ et deuxième partie “Vues d’Europe par nations classées suivant l’ordre alphabétique Afrique, Asie, Amérique, Océanie”. »

Colbert 08  Une petite partie des boîtes contenant les vues du fonds Colbert.

En mai 2013 un ensemble de près de 2 000 photographies positives sur plaques de verre, contenues dans une soixantaine de boîtes, a été découverte. Ces vues étaient conservées dans les locaux de l’ancienne École primaire supérieure Colbert. Constitué à partir de vues reproduites en série et vendues en grande partie entre les années 1880 et 1910 par les célèbres maisons d’édition Molteni, Radiguet & Massiot et Mazo, ce fonds forme un ensemble de première importance, par la quantité des images éducatives qui le composent comme par les thématiques et sujets représentés.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Colbert 09  Photographies du fonds Colbert CLIQUER ICI

Ces vues couvrent l’espace national, l’Europe et certains de ses prolongements dans le reste du monde. Il donne à voir une représentation française du monde de la Belle Époque et constitue un fonds inédit d’une rare richesse. Le LabEx EHNE a numérisé l’intégralité du fonds pour pouvoir le proposer en libre accès.

Pour voir ces vues CLIQUER ICI 

Colbert 10  8 juin 2018, journée d’étude à la mairie du Xe Paris.

À l’occasion des 150 ans du lycée Colbert, le LabEx EHNE, le programme SPEscies et la mairie du 10arrondissement de Paris s’associent pour proposer une journée d’étude, le 8 juin 2018, consacrée au rôle et à l’intérêt rétrospectif des projections lumineuses et des plaques photographiques destinées à l’instruction.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Colbert 11  Une projection contemporaine de plaques anciennes.

A propos de “L’enseignement par les yeux”, voir ce site (en anglais) initié par l’Université d’Utrecht : “A Million Pictures” Magic Lantern Slide Heritage as Artefacts in the Common European History of Learning : CLIQUER ICI

VOIR : Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

 

 

 

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Le cône de lumière projetée

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2018

L’art de la projection a une histoire. Elle commence avec la lanterne magique et parcourt les dispositifs plus sophistiqués inventés par la suite, cinéma ou projection vidéo.

Cone 01  Projection d’une horloge. “Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium…” par Johannes Zahn 1685.

La projection véhicule des images, et le projecteur n’y est qu’un moyen au service d’autre chose : l’image projetée.

Cone 02  Représentation de fantasmagorie au début du XIXe siècle d’après Moreau – Paru dans “Le Magasin Pitoresque” de 1869.

Une telle histoire de la projection laisse de côté le fait que, au-delà de son existence transitive, le projecteur a acquis une existence intransitive, une existence qui s’est imposée dans les deux dernières décennies du dix-neuvième siècle, et dont la manifestation a été peu commentée jusque là.

Cone 03  Bon point fin du XIXe siècle.

L’histoire de toute une iconographie du spectacle du projecteur en tant que tel reste à faire. Cette représentation du projecteur, en tant que spectacle sui generis, est celle de trois termes indissociés – à savoir une source, un cône de lumière et une cible. (Tandis que, si le projecteur est considéré comme seul moyen, on s’intéresse, de façon distincte, d’une part à l’objet ou à la scène éclairée, et d’autre part à la technique.)

Cone 04  Couverture de la revue “Mon Ciné” 1923.

Une image type s’est ainsi formée, reprenant de gravure en gravure, ou photos retouchées, un cône de lumière matérialisé par le dessin d’une surface plus claire, voire blanche.

Texte extrait d’un article de Christian Besson in  Alliage, n°75, Nice, 2015 : http://www.besson.biz/projecteur/

Diverses représentations du “Cône de lumière” dans la projection qui son aussi visibles dans l’album “Illustrations et Gravures” (à droite) : Lanterne magique chromos à système - Chromo lanterne magique André HELLE - Chromos lanterne magique enfants - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Le siège de Paris en 1870 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn - Chromos fantaisies lanterne magique - Athanasius KIRCHER et la lanterne magique - Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE” - Publicité par les projections lumineuses - Ombres chinoises et silhouettes - Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Les projections lumineuses dans les églises - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Best Wishes and Greetings with magic lantern - Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE - Microscopes solaires de projection - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50 - Vues fondantes – Dissolving views - Plaques animées et plaques à système pour projection - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - Les prismes et l’étude de la lumière - Les projections à l’école

 

 

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Lumineuses Projections : dispositifs multimédias

Posté par Patrice Guerin le 5 mai 2016

Munae 20

Le parcours de l’exposition “Lumineuses Projections” est rythmé par des dispositifs multimédias originaux présentés sous forme de projections, de bornes interactives ou d’appareils à manipuler.

Voir : Exposition : Lumineuses Projections !

Quelques dispositifs en place dans l’exposition.

Munae 21a  Munae 21b CLIQUER ICI

Projection en continu de plaques animées et de plaques à systèmes présentées dans une vitrine.

Voir : Les chromatropes de projection - Vues fondantes – Dissolving views

Munae 22

Lanterne magique permettant aux visiteurs de projeter eux-mêmes des plaques de lanterne magique.

Voir : Lanternes magiques jouet

Munae 23  Munae 23b CLIQUER ICI

Borne présentant un film d’animation “Qu’est ce qu’une vue sur verre ?”. Création originale conçue pour l’exposition.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

Munae 24  CLIQUER ICI

Mur d’images présenté par le Labex à partir du fond Colbert.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

Munae 25

Séance de projection scolaire faite par un instituteur dans un espace scénographie. Leçon sur “Le Tonkin” et “Causerie sur les insectes” à partir de textes et d’images d’époque.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

Munae 26

Séance de cinéma scolaire dans les années 30.

Munae 27  PatheCine16

Le projecteur mixte Pathé et la démonstration de son utilisation dans un film d’époque.

Voir : Charles PATHE et les lanternes de projection

Munae 28

Reconstitution moderne du Lumicycle Gaumont « il suffit de pédaler pour découvrir un petit film des années 30 ».

Voir : Société des Etablissements GAUMONT

Munae 29

Une salle de classe dans les années 50 avec projection d’un film fixe.

Munae 30

Borne tactile permettant de faire défiler des films fixes des années 50.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Munae 31  CLIQUER ICI

Frise animée contemporaine créée pour l’exposition par des artistes rouennais du collectif “La Cachette”.

Munae 32

Lanterne de projection “décomposée” permettant d’en découvrir les principaux éléments et de tester son fonctionnement.

 Voir : Lanternes de projection et d’agrandissement

 

 

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CONFERENCES

Posté par Patrice Guerin le 23 avril 2016

Conf. Ricqlès  “Le Conférencier” chromo de la Maison Ricqlès – Vers 1900

Mettant à profit les connaissances acquises au cours de ses recherches, Patrice GUERIN propose différentes conférences de vulgarisation sur le thème des “Projections Lumineuses”. Celles-ci peuvent intéresser un public varié n’ayant pas besoin de connaissances particulières sur le sujet traité. Chaque conférence, accompagnée de projections numériques, dure  45 mn environ puis un certain temps peut être consacré aux questions / échanges sur le sujet. En fonction des possibilités, une mini exposition d’objets en rapport avec la conférence peut être organisée.

 

Conf.Ombres  Les spectacles lyriques d’ombres projetées

Alors que le Cinématographe n’en est qu’à ses balbutiements et que les Frères LUMIERE pensent qu’il s’agit d’un divertissement de fêtes foraines, les spectacles d’ombres projetées connaissent un grand succès aussi bien dans des lieux publics que chez les amateurs avertis. Dans son catalogue général de Projections de 1910, Elie MAZO annonce que « Les ombres artistiques MAZO rappellent les ombres si universellement connues du célèbre cabaret montmartrois “Le Chat Noir” » et il ajoute « l’avenir le plus brillant est réservé aux projections d’ombres, qui sont infiniment plus artistiques que le cinématographe. Elles résultent de l’intime collaboration de la poésie, de la musique et de la peinture ».

  • Musée Nicéphore Nièpce – 25 avril 2018 Chalon-sur-Saône CLIQUER ICI

 

Conf. Multimedia  Conf Seine Marne  De la lanterne magique au multimédia

Au cours des deux derniers siècles la lanterne de projection est passée du statut d’objet magique au XVIIIe siècle à celui d’objet domestique “indispensable” à l’aube du XXIe siècle ! Elle a contribué à l’évolution des connaissances, à la culture et à la distraction populaire. Elle est à l’origine du septième Art, le cinéma. Elle est présente aujourd’hui, sous forme de petits écrans portatifs, dans toutes les couches de la population, des plus jeunes aux plus âgés.

  • Soirée Rotary – Mai 2015 Compiègne
  • Séminaire Ghefa – Mai 2015 Paris
  • Cinéma en Seine et Marne – 6 décembre 2016 Dammarie lès Lys
  • Cinéma en Seine et Marne – 21 février 2017 Meaux


Conf. Molteni  Conf. Molteni Munae  Affiche Conf Molteni Paris lgt  La Maison Molteni

L’histoire des Projections Lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni, descendant d’une famille d’opticiens installés à Paris depuis 1782, invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi siècle, il va assurer de multiples projections, fabriquer des appareils de grande qualité et développer une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection. “C’était très bien, aussi intéressant et documenté qu’amusant !” D.D.

Vidéo en ligne

  • Club Niepce-Lumière – Juin 2015 Bièvres
  • Association Aseiste – Avril 2016 Niort
  • Musée Nationale de l’Education – Juin 2016 Rouen
  • Journée d’étude, Labex EHNE, mairie du Xe Paris – juin 2018
  • Histoire & Vies du 10e, mairie du Xe Paris – Février 2020


Conf. Lumiere
  Conf. Lumiere MUNAE  La conquête de la lumière

Durant des millénaires, l’homme chercha à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fils des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil, surtout au cours des deux derniers siècles. Parmi les milles applications mises en place dans les temps modernes, la lumière est un élément essentiel des Projections Lumineuses, sujet cher à l’auteur depuis plus de trente ans.

  • Evolution des sources lumineuses dans le spectacle – Juin 2013 Cerisy La Salle
  • Fête de la Science au Musée Nationale de l’Education – Octobre 2015 Rouen
  • Musée Nationale de l’Education – Avril 2016 Rouen 
  • “Sans Lumière, pas de Cinéma” Panorama des éclairages de la collection Lemai – Mai 2019 Université Laval Québec


Conf. Capitaine
  Les projections instructives et récréatives du capitaine Lion à la Belle Epoque

Cette causerie illustrée de 50 minutes environ, présente, sous forme d’enquête, ce qu’étaient les conférences populaires avec projections lumineuses au début du XXe siècle.

En partant de l’acquisition d’une lanterne de projection dans une vente aux enchères, Patrice GUERIN  nous fait découvrir, au fur et à mesure de ses recherches, comment il a réussi à identifier le matériel et l’utilisateur de cette lanterne datant des années 1910. Ensuite il nous plonge dans le monde des conférences populaires en illustrant ses propos avec les vues “instructives et récréatives” utilisées par le capitaine LION lors de ses conférences.

  • Club Iconomecanophiles – 8 octobre 2016 Toussus le Noble


Conf. Autre
  Animations sur mesure

D’autres interventions, exposés, spectacles ou animations peuvent être réalisés à la demande et/ou adaptés à un public particulier, enfants ou personnes du 3e âge par exemple. Une participation aux frais d’adaptation et de mise en place pourra être demandée.

  • Octobre 2015, Projections Lumineuses pour le film de 52mn “Le Douanier Rousseau” de Nicolas Autheman.
  • Novembre 2015, 14e Festival du film de Compiègne : spectacle de lanterne magique devant 500 enfants.
  • Samedi 3 février 2018, Séance de Lanterne Magique au musée Guimet
  • Dimanche 3 juin 2018, Musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône : projection d’une pièce d’ombre lyrique en 22 tableaux “Tournai”.
  • Samedi 27 et dimanche 28 octobre 2018, Tournai (Belgique) : spectacle lyrique d’ombres avec projection de la pièce d’ombres “Tournai” fichier pdf CourrierEscaut2018-10-31

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Pour tous renseignements merci de laisser un commentaire en bas de cette page.

 

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Exposition : Lumineuses Projections !

Posté par Patrice Guerin le 5 mars 2016

Avril 2016 à janvier 2017 au Musée National de l’Education à Rouen

Munae 1

A la fin du XIXe siècle les Projections Lumineuses entrent dans l’enseignement scolaire français et témoignent de la capacité de l’instruction publique à intégrer des innovations techniques. Elément significatif du développement de la “pédagogie par l’image”, ce dispositif novateur participe pleinement à la révolution pédagogique qui s’opère sous la IIIe République.

Voir : Les projections à l’école

Munae 2

A travers un ensemble de collections patrimoniales publiques et particulières (appareils de projections, vues sur verres, vues sur papier, films fixes et diapositives, iconographie, archives) et de dispositifs multimédia d’accompagnement (vidéos, bornes connectées), l’exposition couvre toute l’histoire des Projections Lumineuses, de la lanterne magique du XVIIIe siècle aux projecteurs de diapositives des années 60, à travers 8 espaces clairement identifiés.

1 – Colportage et fantasmagorie au XVIIIe siècle CLIQUER ICI
2 – La lanterne magique en famille au milieu du XIXe siècle CLIQUER ICI
3 – Education Populaire et sociétés philantropiques dans les années 1860 / 1880 CLIQUER ICI
4 – Les collections de vues sur verre à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
5 – Les différents appareils et constructeurs à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
6 – Usage scientifique des projections CLIQUER ICI
7 – Le cinéma d’enseignement dans les années 30 CLIQUER ICI
8 – Films fixes et projecteurs de diapos des années 50 CLIQUER ICI

Munae 3  Affiche de l’exposition composée à partir d’une illustration de Mucha

Voir : Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

Cette exposition conçue par Anne Quillien, commissaire principale, et Patrice Guérin, commissaire adjoint, s’est déroulée au Musée National de l’Education (MUNAE) à Rouen, 185 rue Eau de Robec, du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017.

Voir : Lumineuses Projections : les dispositifs multimédias

Visites guidées : 11 mai, 22 juin, 10 août à 15 h. “Je me rappelle de la très belle visite guidée menée par Patrice Guérin, collectionneur mais aussi véritable conteur. Le temps a passé si vite et l’on serait resté encore longtemps à l’écouter.” J.M.

Ateliers jeune public : 13 avril, 20 juillet, 17 août à 14 h 30.
Conférences-projections : 27 avril, 2 mai, 22 juin, 7 juillet.

Programme pour le second semestre à venir ultérieurement.

Pour plus d’informations sur le Musée : CLIQUER ICI
Pour voir d’autres visuels : CLIQUER ICI

LES CONFERENCES

Munae 12  LA CONQUÊTE DE LA LUMIÈRE

Durant des millénaires, l’homme a cherché à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fil des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil. Patrice Guérin, collectionneur et auteur du livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, reviendra sur l’histoire de la conquête de la lumière et des projections lumineuses.

• Conférence au centre d’expositions, le mercredi 27 avril à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 11  LE FILM FIXE : UNE RÉVOLUTION POUR LE MONDE DE L’ENSEIGNEMENT

Mis en place dès le milieu des années 1920, le film fixe d’enseignement a introduit une nouvelle culture à l’école et à côté de l’école : la culture de l’image. Avec de nombreux exemples illustrés, Didier Nourrisson, professeur d’histoire contemporaine à l’université Claude-Bernard (Lyon-I) et à l’ESPE de Lyon, évoquera les fondements de cet apprentissage pour tous.

• Conférence au centre de ressources le lundi 2 mai à 18 h 30, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Conf. Molteni Munae  MOLTENI, LA PROJECTION FAITE HOMME

L’histoire des projections lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi-siècle, il assurera de multiples projections, fabriquera des appareils de grande qualité et développera une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection. Patrice Guérin, qui prépare une monographie illustrée sur la Maison Molteni présentera ses plus récentes recherches sur ce grand nom de la projection au XIXe siècle.

• Conférence au centre d’expositions le mercredi 22 juin à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Munae 10  EN BATEAU, EN CHAR À BOEUFS, EN AÉROPLANE…

Grâce aux vues sur verre, les maîtres d’école faisaient voir l’ailleurs et la modernité : comme leurs auditeurs, venez découvrir la grande diversité des moyens de transport en usage vers 1900.

• Conférence au centre de ressources le jeudi 7 juillet à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 9Livre / Catalogue de l’exposition largement illustré

Un ouvrage en rapport avec l’exposition est publié par Canopé éditions. Il approfondit un certains nombres de sujets présentés dans l’exposition grâce à des articles écrits par différents auteurs : Delphine Diaz, Yves Gaulupeau, Patrice Guérin, Thierry Lefebvre, Laurent Mannoni, Didier Nourisson, Anne Quillien, Annie Renonciat, Isabelle Saint Martin, Christel Taillibert.

Disponible sur le Réseau Canopé

 

 

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Les projections à l’école

Posté par Patrice Guerin le 26 juillet 2015

Molteni 14  1880 – Conférence dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne

En 1880 Stanislas MEUNIER et Alfred MOLTENI font une conférence dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne pour “démontrer” l’intérêt des projections lumineuses dans les écoles. Ils ont un public de choix, ce sont les « directeurs et directrices d’écoles normales et des inspecteurs primaires réunis en congrès pédagogique à Paris ». Y assistent aussi des représentants d’académies et même du ministère de l’Instruction Publique. « Cette séance, qui avait attiré une grande affluence, a offert le plus vif intérêt. Un des professeurs d’un grand établissement scientifique a accompagné d’explications techniques les sujets scolaires qui étaient mis sous les yeux des assistants. » Source : L’Univers Illustré n°1307 du 10 avril 1880

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - L’enseignement par les yeux

 

Ecole 01

Depuis, l’utilisation des projections lumineuses dans les écoles, les lycées et les facultés s’est progressivement développée au grés des institutions, des enseignants et de ce que proposaient les fabricants de matériel et de vues.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE - Lanternes de projection HELIOS de Mazo - Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE - La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

Leblanc 07

Les projections se sont même largement développées auprès des adultes dans des conférences populaires données le soir après l’école ou le dimanche. « … Il faut avoir été au village, il faut avoir assisté à une conférence illustrée, dans un préau d’école, souvent dans une grange où l’on s’entasse à s’étouffer, pour comprendre combien l’on aurait tort de marchander leur joie et aux auditeurs et aux conférenciers. La conférence, pour le paysan, devient le journal parlé… pittoresque et explicatif ». Témoignage d’Edouard PETIT, inspecteur d’enseignement primaire dans un rapport datant de la fin du XIXe siècle.

Voir : L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école

AprEcole 04  Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

Il y eut la période des vues sur verres et des vues pelliculaires sur papier dans les années 1900, puis celle des films en bandes ou films-strip, des années 1930 aux années 1950, et enfin la grande époque de la diapositive dans les années 60… Certains s’en souviennent peut-être ! Il y eut aussi les séances de cinéma “pédagogique” plus ou moins bien animées par des professeurs qui n’étaient projectionnistes.

Voir : Les collections de vues pour projection MAZO - La collection de diapositives MOLTENI - Spectacle de lanterne magique : TROPHONIUS et Geneviève de BRABANT - Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm - Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

Ecole 02

Les témoignages sont rares, les appareils disséminées et les vues pour la plupart oubliées, hormis ce qu’ont pu conserver certains musées et passionnés faisant preuve d’abnégation car le sujet n’est pas “collector”.

Geo Gironde 04 Voir : Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

Aujourd’hui nous aimerions monter une belle exposition sur ce sujet inédit et demandons à toute personne qui aurait des objets, illustrations, documents ou témoignages, de nous laisser un message en bas de cet article afin que nous puissions documenter au mieux ce passionnant sujet.

Voir : Exposition : Lumineuses Projections !

 

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Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 13 août 2014

Banc 19  Banc 02  GALILEE et NEWTON

Les premiers instruments optiques apparaissent aux XVIIe siècle pour étudier l’astronomie. En 1609, GALILEE (1564-1642) utilise une lunette grossissante pour observer les astres et en 1671 Isaac NEWTON (1643-1727) se sert d’un télescope particulier composé de deux miroirs. Cependant l’étude de l’optique a commencé dès l’Antiquité. Les notions de rayons lumineux ainsi que les lois de la réflexion sont déjà connues d’EUCLIDE et de PTOLEMEE. Mais il faut attendre plusieurs siècles et le mathématicien et physicien arabe ALHAZEN (965-1039) pour que les lois de la réfraction soient énoncées.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

Banc 03  Planche de physique provenant de l’encyclopédie F. A. Brockhaus à Leipzig – Début XIXe

Au XIXe siècle, plusieurs opticiens fabriquent des appareils d’optique destinés à observer l’infiniment grand (télescope) ou l’infiniment petit (microscope). A partir de 1850, la Maison DUBOSCQ développe des appareils et accessoires destinés à composer des ensembles optiques pour étudier les principaux phénomènes d’optique.

Voir : Introduction aux projections scientifiques

Banc 04  Eléments optiques DUBOSCQ

« Tous mes efforts, depuis quelques années, ont eu pour but la construction d’instruments que je pourrais appeler populaires, car ils sont destinés à produire les expériences sur une grande échelle et devant un nombreux auditoire. Toute cette partie de l’optique expérimentale était à créer, car, depuis l’abbé NOLLET, SIGAUD DE LA FOND et CHARLES, les physiciens avaient abandonné la voie des expériences amusantes, comme étant contraire à la dignité de la science et au but que l’on se propose en l’expliquant aux élèves. » Avant-propos de Jules DUBOSCQ, dans son catalogue  “Appareils d’optique” publié en 1870.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Banc 05  Banc 06

Un banc d’optique est un instrument scientifique principalement composé d’une source lumineuse et d’un rail suffisamment long pour y placer divers accessoires d’optique. Ceux-ci doivent être parfaitement alignés et peuvent être déplacés ou pivotés afin d’observer et de vérifier de nombreuses expériences. Ces accessoires peuvent être complétés par d’autres éléments plus mobiles placés sur des supports indépendants.

Banc 07  Banc optique construit dans les années 1930 par la Maison MASSIOT, successeur de RADIGUET & MASSIOT et de MOLTENI

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Banc 08   Banc 09 Lanterne MASSIOT – Années 1930

La lanterne de projection est montée sur une colonne à hauteur variable, fixée sur un socle en bois adapté pour recevoir le rail du banc d’optique. Elle possède un condensateur amovible de 110mm et peut recevoir divers éclairages tels qu’un arc électrique de 15 à 20 ampères ou une ampoule à incandescence de 20 volts, 20 ampères. Pour évacuer la chaleur, la lanterne est surmontée d’une cheminée rectangulaire caractéristique des modèles RADIGUET & MASSIOT. On la trouve aussi avec une cheminée ronde typique des modèles MOLTENI. A l’avant, cette lanterne peut être équipée d’un système optique de projection avec emplacement pour passe-vues et objectif à crémaillère.

Banc 10

Le rail métallique, en forme de U d’une longueur de 150cm, est supporté par quatre pieds à vis réglables. Il est équipé sur le côté d’une règle graduée permettant de positionner parfaitement les divers accessoires d’optique nécessaires aux expériences à effectuer. Celui-ci est équipé de cinq accessoires signés “LEMARDELEY PARIS”, montés sur patins et colonnes standards. Pour la présentation, l’ensemble est installé sur le rail, mais pour les expériences, seule une combinaison de deux ou trois accessoires suffit.

Banc 11  Diaphragme à fente, réglable par vis micrométrique, et diaphragme à trous de divers diamètres dans un disque tournant.

Banc 12  Lentille plan concave de 68mm montée sur disque pivotant.

Banc 13  Miroir convexe et miroir plan, tous deux de 92mm, montés sur disques pivotants.

Banc 14  Banc d’optique LEMOINE

« Cet appareil, très complet, bien que d’un prix raisonnable, est constitué de très nombreux éléments tous interchangeables. Pour les budgets qui ne permettraient pas une acquisition totale en une seule commande, il est possible de procéder par étapes. C’est pour cela que nous avons constitué plusieurs combinaisons complémentaires. » Les organes essentiels permettant la réalisation d’expériences d’optique géométrique sont : un rail muni d’une règle graduée ; de six patins ; de deux porte lentilles avec huit lentilles de différents foyers ; d’un porte miroir avec trois miroirs (plan, concave, convexe) ; de deux diaphragmes, l’un à fente, l’autre à trous ; de trois tiges, d’un porte lampe à douille et de quatre vues (flèche, réticule, quadrillage, divisions). A ces éléments de base il est possible d’ajouter des accessoires pour la photométrie et l’autocollimation, des accessoires pour la polarisation et l’analyse spectrale, des accessoires pour l’interférence et la diffraction, ainsi qu’un dispositif d’éclairage plus puissant avec lanterne sur colonne et source lumineuse à arc ou à incandescence.

Banc 15  Banc 16  Banc 17

Souvent utilisés dans l’enseignement, il est nécessaire de pouvoir disposer d’une variété de supports permettant le montage de diaphragmes, lentilles, miroirs, prismes, etc.  « Afin de réduire les dépenses, la maison MASSIOT s’est efforcée d’en limiter le nombre en unifiant le diamètre des tiges (10mm et 18mm) qui viennent se fixer soit sur un trépied soit sur un patin de banc. »

Voir : Les prismes et l’étude de la lumière

Banc 18 Petit banc RADIGUET & MASSIOT – 1907

En complément de ces bancs d’optique, assez encombrants et onéreux, plusieurs fabricants de lanternes de projection développent, dès la fin du XIXe siècle, des lanternes à l’avant desquelles il est possible de placer divers accessoires permettant d’effectuer certaines expériences. En 1907, RADIGUET & MASSIOT commercialisent une petite lanterne peu onéreuse parfaitement adaptée à la pratiques d’expériences scientifiques telles qu’elles sont décrites dans un livre intitulé “Les Projections Scientifiques et Amusantes”.

Voir : Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

 

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Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

Posté par Patrice Guerin le 8 juin 2014

Megascope 11Extrait de “L’Art des Projections” par l’Abbé MOIGNO – 1872

Vers 1780, le physicien français Jacques CHARLES (1746-1823) utilise pour la première fois, dans son cabinet de physique, un appareil destiné à projeter l’image agrandie de corps opaques, appelé “Mégascope”. « Il plaçait les objets au dehors de la pièce obscure de manière qu’ils fussent éclairés par le soleil à l’aide de miroirs plans convenablement placés. Une lentille grossissante fixée dans le volet permettait de projeter l’image agrandie sur un écran. Cette expérience fut reproduite en remplaçant le soleil par la lumière artificielle, et les effets mégascopiques furent tellement en honneur au commencement du XIXe siècle, que non seulement on montrait agrandis des bas-reliefs, des statues, médailles, gravures, etc. mais aussi des personnes vivantes que l’on éclairait avec un plus ou moins grand nombre de quinquets. » En fait il s’agit d’une chambre noire de grande dimension dans laquelle on peut entrer pour observer un objet placé à l’extérieur. D’ailleurs, comme dans tout appareil photographique, l’image projetée est inversée par rapport au sujet placé à l’extérieur.

Voir : Projection de SPECTRES VIVANTS et de FANTOMES au théâtre - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

Megascope 12  CHADBURN Optical Mathematical and Philosophical Instrument Makers – 1858 – Cliquer ici

Les anglais nous indiquent que la lanterne pour corps opaques a été conçue par MM. CHADBURN & Sons, opticiens à Sheffield puis à Liverpool (71 Lord Street) “Registred in 1864”, et fut, pendant longtemps, connue sous ce nom.

Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections

Ce mégascope, d’origine anglaise, est composé de deux parties. D’une part une lanterne classique en bois qui contient un condensateur ainsi qu’une forte source lumineuse, probablement un chalumeau oxhydrique car les deux tuyaux d’alimentation sont visibles à l’arrière. D’autre part un coffret, lui aussi en bois, équipé d’un objectif achromatique à long foyer « éclairés de cette manière, les rouages d’une montre à secondes en mouvement produisent un effet vraiment merveilleux ».

Megascope 14  Aphengescope avec deux lanternes

Dans les années 1870 « on vend en Angleterre, sous le nom de “Wonder Camera” un appareil beaucoup moins coûteux, qui projette dans les dimensions de la nature vivante, les portraits carte de visite des albums. La figure ci-dessus représente un appareil semblable avec une combinaison de deux lanternes, à laquelle on a donné le nom barbare d’Aphengescope » Abbé MOIGNO.

Voir : L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections

Dans son ouvrage de 1872 dénommé “L’Art des Projections” l’Abbé MOIGNO (voir PORTRAITS) indique aussi « Il y a quelques semaines, monsieur Henry MORTON, qu’on pourrait appeler l’apôtre de la projection qu’il pratique sur la plus grande échelle devant d’immenses auditoires dans les plus grandes salles de spectacle du monde entier ( par exemple la salle d’opéra de Philadelphie qui peut recevoir jusqu’à 3500 auditeurs), nous apprenait comment il a simplifié la mise en lumière des corps opaques. Il n’emploie plus de condensateur ni de réflecteur. Il prend pour source de lumière un jet de gaz oxhydrique placé très près de l’objet qu’il doit éclairer. Il dispose en avant de la caisse contenant la lumière et l’objet, une lentille achromatique de 127mm de diamètre et de 538mm de distance focale, de manière à projeter une image bien nette sur l’écran. De cette manière, une main, un mouvement de montre, un mécanisme quelconque, etc. donnent par projection des images saisissantes de relief et de réalité ».

Megascope 16  Megascope 17  Megascope 28

A la fin du XIXe siècle et dès le début du XXe, plusieurs constructeurs proposent des appareils mieux adaptés et plus efficaces pour la projection de corps opaques, afin de répondre aux besoins de l’enseignement qui utilise de plus en plus la projection dans les écoles, les lycées et même les facultés. De plus l’avènement de la carte postale va permettre de fabriquer de nouveaux appareils.

Voir : Cartoscope Panoptic - Un APHENGOSCOPE amélioré - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

 

 

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