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L’Enseignement par Projections Lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 28 décembre 2020

Enseigmt 1 “L’aspect est le plus puissant auxiliaire de la mémoire.”

En 1890, F. BONHOURE (I.P.) et J. MAGE publient un ouvrage intitulé L’Enseignement par Projections Lumineuses” à l’usage des élèves et instituteurs des cours Moyen et Supérieur. Cet ouvrage est rédigé conformément au Programme officiel du 27 juillet 1882 et aux directives en annexe. Il a reçu une médaille d’argent à l’Exposition Scolaire d’Avignon, en 1891.

Enseigmt 2  “L’Enseignement par Projections Lumineuses” troisième édition, vers 1895.

L’enseignement scientifique, qu’il s’adresse aux jeunes élèves ou aux adultes, doit être avant tout, suivant un principe pédagogique bien connu, “un enseignement par l’aspect, parce que l’aspect est un puissant auxiliaire de la mémoire. Il sera, en outre, expérimental et pratique, pour habituer les élèves à observer, réfléchir, comprendre et retenir”.  F. B. – J.M.

Enseigmt 3

Il existe au moins trois éditions de cet ouvrage : 1890, 1892 et une « troisième édition, revue, corrigée et augmentée », sans date (vers 1895), avec changement d’éditeur. Cette dernière édition comporte 220 pages dans lesquelles se trouvent 128 tableaux représentant 880 figures. Un exemplaire de la 1ère édition est offert au Musée Pédagogique en novembre 1890. (Source La revue pédagogique, tome 17, Juillet-Décembre 1890).

Enseigmt 4 Tableaux 77 à 81 sur feuille de gélatine.

Les tableaux présentés dans cet ouvrage sont encore au format des plaques de lanterne magique 4x15cm et comportent plusieurs figures par plaque.  « Pour les maîtres qui possèdent l’appareil à projection », ils sont tirés sur verre ou sur gélatine. A noter que certains tableaux sont légèrement mis en couleur à la main.

VOIR : Plaques de lanterne magique : anatomie

Enseigmt 5 Tableaux 82 à 86 sur feuille de gélatine.

« L’accueil si bienveillant qui a été fait aux éditions précédentes nous permet d’espérer la même faveur pour celle-ci, surtout au lendemain de la magistrale circulaire ministérielle du 10 juillet dernier(1) (1895) et le remarquable et si lumineux rapport de M. Édouard PETIT à M. le Ministre (23 juillet 1895), ainsi que les conclusions votées, le 1er septembre 1895, au Congrès du Havre(2), au sujet de l’enseignement par l’aspect à donner aux adultes. »

 _______________________

(1)  Détail de la Circulaire adressée par le Ministre de l4instruction Publique, des Beaux-Arts et des Cultes, M. R. POINTCARÉ, aux membres des Délégations Cantonales, des Caisses des Écoles et des Commissions Scolaires : Cliquer ICI

(2)  Congrès Libre des Sociétés d’Instruction et d’Éducation Populaires, au Havre : cliquer ICI

 Congrès Libre des Sociétés d’Instruction et d’Éducation Populaires, au Havre (Programme) : cliquer ICI

 

 

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Les films chronophotographiques de Marey

Posté par Patrice Guerin le 22 décembre 2020

Ce sujet est à la limite des Projections Fixes traitées dans ce blog, mais il fait partie des Projections Lumineuses qui se développèrent durant tout le XIXe siècle et continuèrent durant le XXe dans de très nombreux domaines comme le spectacle, le divertissement familial, l’enseignement populaire et les conférences mondaines.

Marey 1  Images successives d’un sauteur, 5 images à la seconde.

« Les tableaux de Projections Mouvementés sont destinés… à reproduire les lois du mouvement à l’aide de photographies prises à intervalles rapprochés, d’après les méthodes de MM. MAREY, LONDE, ANSCHUTZ, MUYBRIDGE, etc. » Source Les tableaux de Projections Mouvementés par H. Fourtier, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 2  Etude des allures pathologiques de l’homme par la Chronophotographie et sans l’aide de lumière solaire. Des lampes à incandescence sont attachées aux articulations du sujet et servent de points brillants.

Dès 1888, en même temps que l’invention de la pellicule souple par KODAK, Etienne Jules MAREY commence à réaliser, avec l’aide de son assistant Georges DEMENŸ, de petits films destinés à enregistrer la physiologie du mouvement et à en comprendre son déroulement, que ça soit chez l’homme ou l’animal.

Pour voir les films sur le site de la Cinémathèque Française CLIQUER ICI

Marey 3  Analyse chronophotographique du mouvement de l’aile de l’oiseau.

Ces films sont constitués par la succession de nombreuses images fixes prises par un appareil photographique nommé “Appareil Chronophotographique” déclenché automatiquement. A l’origine, ils ne sont pas destinés à la projection. Cependant en 1891 plusieurs conférences avec projections animées* ont lieu avec le concours d’Alfred MOLTENI, qui a fabriqué pour l’occasion un “appareil spécial”.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Marey 4Appareil chronophotographique servant à entrainer la pellicule sensible et à l’immobiliser pendant le temps de pose.

On pourrait considérer ces projections comme les premières séances cinématographiques, mais elles n’étaient pas publiques, pas payantes et encore trop expérimentales pour que l’histoire les retiennent comme étant à l’origine du 7e Art.

VOIR : Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

Sources de l’article : Projections MOLTENI, tome 2 “Vues et Conférences” à paraître en mars 2021, pages 288 & 289 et Conférences publiques sur la Photographie organisées en 1891 et 1892 Conservatoire National des Arts et Métiers, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 5  Extrait de la série présentée par la Cinémathèque Française.

* Entre autres le 4 février 1891 au Photo-Club de Paris et le 6 décembre 1891 au Conservatoire National des Arts et Métiers. De plus, en mars 1891, une série de conférences et de cours sur toutes les parties de l’éducation physique démarre dans la salle de conférence de la Société de Géographie sous le patronage de l’Institut Libre d’Education Physique.

 

 

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Cuve Laboratoire pour Projections Lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 13 octobre 2020

Les réactions chimiques se passant la plupart du temps dans des milieux liquides, plusieurs fabricants ont a été amenés à faire de petites cuves à parois de verre, les unes verticales, les autres horizontales.

CuveLabo 01  Document G.V.

La cuve la plus simple se compose d’une monture en bois de la dimension ordinaire des tableaux et garnie sur ses deux faces de glaces fixées au vernis copal ou au baume du Canada.

CuveLabo 02  Différents types de cuves dont une artisanale au milieu à droite.

Les constructeurs se sont ingéniés à perfectionner ces accessoires pour répondre aux besoins des démonstrateurs. Nous citerons entre autres la cuve démontable de MOLTENI (ci-dessus au milieu à gauche) et la cuve laboratoire que M. LAVERNE a construit sur les indications de monsieur FOURTIER et qu’ils ont présenté à l’Exposition Universelle de 1889.

CuveLabo 03  CuveLabo 04  “La Lanterne de Projection” manuel pratique par H. Fourtier, éditions Laverne 1889.

VOIR : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Cette Cuve Laboratoire se compose d’une feuille épaisse de caoutchouc taillée en U et close de part et d’autre par des lames de verre épaisses que maintiennent deux plaques en cuivre oxydé, maintenues par des écrous. Cette cuve est placée sur un socle d’acajou qui porte deux colonnes à pinces mobiles, reliées à l’aide de bornes à une source électrique.

CuveLabo 05

Une série d’accessoires divers contenus dans un nécessaire : tubes de réactifs, fils de platine, pipettes, etc., complètent l’appareil et permettent de faire de nombreuses démonstrations dans les domaines de la Physique et de la Chimie.

CuveLabo 06Coffret d’accessoires LAVERNE.

 VOIR : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

 

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Conférence : Les Projections Lumineuses des opticiens MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 25 janvier 2020

Affiche conf 10e  Jeudi 6 février 2020 à 19h, salle des fêtes de la Mairie du Xe Paris.

L’association Histoire & Vies du 10e a le plaisir de vous inviter à la conférence de Patrice GUERIN, historien et collectionneur. Il vous fera découvrir “Les Projections Lumineuses des opticiens MOLTENI”.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Cette conférence se déroulera le jeudi 6 février 2020 à 19h dans la salle des fêtes de la Mairie du Xe arrondissement de Paris (entrée libre). Elle sera agrémentée de projections de plaques anciennes.

Mairie Xe  Grand escalier de la mairie du Xe arrondissement de Paris. Source Wikimedia.

Les opticiens Molteni, d’origine italienne, installés à Paris dès le XVIIIe siècle, font construire en 1846, rue du Château-d’eau (n°44 actuel) une fabrique où des centaines d’ouvriers élaborent des instruments scientifiques de précision. Mais à partir de 1860, Alfred Molteni développe, techniquement et socialement, Les Projections Lumineuses.

VOIR : Les lanternes de projection MOLTENI

Pendant 40 ans, il en fera des milliers pour l’Instruction Publique et les conférences populaires, constituant une photothèque de près de 60 000 pièces. Son entreprise sera la première du genre en France, et la plus importante.

molteniatelier2.jpg  Atelier MOLTENI 44 rue du Château d’Eau, 1854.

 » Une fabrication de cette importance occupe nécessairement une date assez ancienne dans les fastes de l’industrie parisienne, et MM. MOLTENI et  Cie font remonter à l’an 1782 l’origine de la Maison qu’ils exploitent de père en fils depuis trois générations, avec un agrandissement progressif qui peut aujourd’hui la faire considérer comme la seule, tant en France qu’à l’étranger, qui soit parvenu à ce degré de perfectionnement. »  L’ILLUSTRATION du 2 décembre 1854.

0 Slides Molteni Paris.pptx Extrait des slides projetées durant la conférence.

 » J’ai assisté hier soir à cette conférence passionnante qui nous présentait la vie et l’oeuvre des Molteni, fabricants d’appareils d’optique, d’appareils de projection et de lanternes magiques. Occasion aussi de nous présenter le premier volume (sur trois) de son magnifique ouvrage encyclopédique consacré à cette dynastie italienne installée à Paris pendant plus d’un siècle. » A.K.

IMG_5422  2020-02 Ara1  Projection du “Tour du Monde en 80 jours”.

 

 

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La fontaine lumineuse ou fontaine de Colladon

Posté par Patrice Guerin le 31 octobre 2019

Une fontaine lumineuse consiste à projeter de la lumière à l’intérieur d’un jet d’eau afin qu’il devienne lumineux.

Image de prévisualisation YouTube

 « Les rayons lumineux traversent la lentille et le liquide et vont converger dans l’ouverture par laquelle s’échappe la veine ; une fois entrés dans la veine, ils rencontrent sa surface sous un angle assez petit pour éprouver une réflexion intérieure totale ; le même effet se produit à chaque nouveau point d’incidence, en sorte que le lumière circule dans ce jet transparent comme dans un canal, et suit toutes les inflexions… Si la veine se réduit en gouttes dans sa partie inférieure, c’est là seulement que le liquide s’éclaire et chaque point de rupture de la veine lance une vive lumière. »(1)

Colladon 01  Fontaine lumineuse réalisé d’après une description faite directement par M. COLLADON (VOIR Portraits) et une note présenté à l’Académie des Sciences. “La Nature” n°595 du 25 octobre 1884.

Plusieurs fabricants d’instruments scientifiques construisirent cet accessoire qui se place à l’avant d’une lanterne de projection. Parmi eux les plus célèbres en France aux XIXe siècle sont DUBOSCQ et MOLTENI. « M. MOLTENI a disposé pour ces expériences un modèle de fontaine de Colladon qui donne d’excellents résultats. »(2)

Colladon 02  Modèle RADIGUET & MASSIOT Projections MOLTENI.

Il suffit d’alimenter en eau un réservoir placé dans le champ lumineux de la lanterne, pour que le jet qui en sort à l’avant soit lumineux. « La forme de l’orifice d’écoulement a une grande importance sur la forme même de la veine liquide ; elle garde assez longtemps la section que lui a donnée l’orifice. Un orifice rond donne un jet cylindrique, un orifice en forme de croix donne une forme à quatre arrêtes et le jet se tord sur lui-même. »(2)

Colladon 03  Colladon 04 Autre modèle MOLTENI s’adaptant parfaitement à la place de l’objectif.

Les fontaines lumineuses ont notamment été rendues célèbres à la suite des travaux scientifiques de John TYNDALL (1820-1893) au XIXe siècle lorsqu’il montra que la réflexion totale interne de la lumière dans un jet d’eau permettait un guidage de la lumière à l’intérieur de ce jet d’eau. Ce même principe constitue désormais la base des fibres optiques utilisées aujourd’hui.

Colladon 05

En 1877, on trouve dans un livre américain “The Art of Projection” par le Prof. A. E. Dolbear, une très intéressante description des fontaines lumineuses, avec cette superbe gravure.

Colladon-06  De gauche à droite : un homme règle le débit de l’eau qui alimente une fontaine placé au centre d’un récipient destiné à récupérer l’eau. A l’arrière une grosse lanterne équipée d’un chalumeau oxhydrique éclaire le dessous transparent du jet d’eau par l’intermédiaire d’un miroir à 45°. A droite deux gros sacs contenant de l’oxygène et de l’hydrogène alimentent la chalumeau, ils sont mis sous pression par plusieurs poids en fonte.

  • (1) Revue “La Nature” article “La fontaine Colladon” page 325/325, par D. Colladon. N°595 du 25 octobre 1884.
  • (2) “Traité Général des Projections” par Eugène TRUTAT, Paris Charles Mendel éditeur, 1897 page 172.

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La vulgarisation des Sciences par les Projections Lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 11 juillet 2019

Vulgarisation 01“Leçons de Physique Expérimentale” par l’abbé NOLLET, tome premier 1783.

Déjà au XVIIIe siècle les “Leçons de Physique Expérimentale” et autres “Récréations Scientifiques” attirent de nombreux curieux autour de grands savants vulgarisateurs tels que l’abbé NOLLET. Quant au comte De PARROY il utilise une lanterne magique pour l’éducation du Dauphin, fils du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette.

VOIR : Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET - Lanternes magiques précurseurs

Vulgarisation 02  Affiche “Société Populaire des Beaux-Arts” par Alphonse Mucha 1897. Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

Durant la seconde moitié du XIXe siècle les Projections Lumineuses sont un outil essentiel aussi bien dans les conférences mondaines que dans l’éducation populaire. Elles seront utilisées par toutes les sociétés d’Éducation Populaire qui apparaitront durant cette période.

VOIR : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire - L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école, d’après René LEBLANC - La Société Nationale des Conférences Populaires - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

Vulgarisation 03  “L’Art des Projections” par l’abbé MOIGNO, 1872.

L’un des premiers à promouvoir l’enseignement par l’image fut l’abbé MOIGNO qui voulut mettre en place, dès 1852, « un enseignement élémentaire, rendu accessible à toutes les intelligences avides de savoir et capables de quelque effort, mais aussi un enseignement élevé toujours au courant des progrès accomplis… En outre des expériences faites avec les instruments les plus perfectionnés… appellera à son aide une série de tableaux reproduits par la photographie sur verres transparents, et projetés à la lumière, soit électrique, soit oxhydrique, sur un très vaste écran visible de toutes les parties de la salle. » Communication faite par l’abbé MOIGNO à la Société Française de Photographie, le 12 janvier 1872.

VOIR : L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

Vulgarisation 04Catalogue des Projections MOLTENI, vues pour conférences et cours d’adulte.

Alfred MOLTENI se fera un devoir de promouvoir l’usage des Projections Lumineuses dans l’enseignement chaque fois qu’il le pourra. En 1880, il animera avec Stanislas MEUNIER, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, une démonstration magistrale des possibilités offertes par la lanterne de projection, devant plus de 2000 personnes de l’Instruction Publique.

VOIR : Les projections à l’école - L’enseignement par les yeux

Vulgarisation 05  Catalogue “L’Enseignement lumineux par l’Aspect”par Mazo, 1938.

Plus tard la Maison de la Bonne Presse et la Maison Mazo contribueront à l’essor de “L’Enseignement par l’Aspect” en publiant des catalogues, collections de vues et en commercialisant le matériel de projection adéquat.

VOIR : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Histoire de l’entreprise MAZO

Vulgarisation 06 “Science pour tous” BNF : CLIQUER ICI

Pour terminer ce rapide panorama des “Sciences pour tous” il convient de visiter le très beau sujet mis en ligne par la BNF (ci-dessus) et de consulter le catalogue de l’exposition “Lumineuses Projections”, réalisée par le MUNAÉ (MUsée NAtional de l’Éducation) à Rouen du mois d’avril 2016 à janvier 2017.

Exposition : Lumineuses Projections !

 

 

 

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Les projecteurs Pradovit LEITZ

Posté par Patrice Guerin le 19 décembre 2018

Pradovit 01  R° de la notice Pradovit en anglais publiée par Leitz en 1959

Fabriquant des projecteurs de diapositives depuis 1926, LEITZ commercialise en 1958 un tout nouveau projecteur de forme parallélépipédique possédant un magasin de diapositives latéral. Dénommé “Pradovit®, ce projecteur durera une quarantaine d’années dans différentes versions.

Voir : Histoire des projecteurs LEITZ

Pradovit 02  V° de la notice Pradovit en anglais publiée par Leitz en 1959

Le premier modèle est présenté ainsi « projecteur automatique pour diapositives jusqu’au format 38x38mm. Le magasin latéral de diapositives sera adopté par toute une série d’autres fabricants de projecteurs . Il possède un objectif de très grande qualité “Colorplan” 1 :2,5/90mm. » Le modèle F possède une télécommande permettant de changer les vues et faire la mise au point.

Pradovit 03  Couverture de la brochure “Petite chronique du LEICA”

Le fascicule “Petite chronique du LEICA” édité par LEITZ dans les années 1980 présente, entre autres, un certain nombre de projecteurs commercialisés entre 1926 et 1982. En voici les extraits concernant les appareils “Pradovit”.

Pradovit 04  Pradovit Color

1966 : nouveau “Pradovit Color” avec minuterie réglable et lampe halogène 24V/150W.

Pradovit 05  Prado Universal

1968 : commercialisation du projecteur “Prado Universal” en remplacement du Prado 250/500 ; il peut être converti pour format 6×6. Le “Pradovit Color” reçoit une lampe de 24V/250W et possède une version Autofocus.

Pradovit 06  Fadomat pour fond-enchainé entre deux projecteurs Pradovit

1968 : LEITZ France commercialise un système de fondu-enchainé entre deux projecteurs “Pradovit”.

Voir : Leitz Fadomat pour fondu enchaîné

Pradovit 07  Pradovit RC

1972 : présentation à la Photokina, du projecteur automatique à prix modéré “Pradovit RC”, avec télécommande possédant une flèche lumineuse.

Pradovit 08  Pradovit CA2500

1976 : le projecteur “Pradovit R 150” succède au RC. Un modèle “Pradovit C” projette « sans trou noir entre les diapos » et le “Pradovit CA” utilise des éléments en silicium pour un temps de réponse « extraordinairement bref ».

Pradovit 09  Pradovit CA2502 et RA152

1982 : deux nouveaux projecteurs font leur apparition, le “Pradovit CA 2502” et le “Pradovit RA 152”. Ils peuvent utiliser les nouveaux “magasin LKM” mis au point cette année là. Adaptés pour des diapositives dont l’épaisseur est de 2mm (ou moins) ils contiennent 60% d’images en plus et celles-ci ne peuvent pas tomber si le magasin est renversé.

Pradovit 10  LEICA Pradovit P300

A partir de 1988, le logo LEICA remplacera celui de LEITZ sur tous les projecteurs de la marque. Cette brochure présente les “Pradovit P300 et P300 IR” dotés d’un éclairage de 24V / 250W et du vaste gamme d’optiques et d’accessoires.

Pradovit 11 Pradovit RT

En 1998, LEICA commercialise le “Pradovit RT”, destiné à « s’intégrer dans des systèmes de contrôle de spectacles audio-visuels et multi-médias ». Toujours baptisé “Pradovit”, il s’agit d’un projecteur complètement nouveau fonctionnant avec des paniers circulaires de type Carousel.

 

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Les Projections Lumineuses à l’Exposition Universelle de 1889

Posté par Patrice Guerin le 8 novembre 2018

Expo 1889 1bPlaque de projection panoramique représentant l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Cliquer sur la plaque pour voir l’animation. 

Du 5 mai au 31 octobre 1889 se déroule à Paris la dixième Exposition Universelle depuis 1851 et la quatrième à Paris. Cette Exposition Universelle célèbre trois événements : les 100 ans de la Révolution Française, les 50 ans de la Photographie et la naissance de la Tour Eiffel.

Expo 1889 2Revue Technique de l’Exposition Universelle de 1889, “La Photographie et ses Applications” par H. Fourtier.

« L’importance que prennent tous les jours les applications photographiques a donné une impulsion nouvelle aux travaux des chercheurs et l’Exposition de 1889 a démontré que la photographie était devenue l’auxiliaire indispensable de la Science, des Arts et de l’Industrie. Appareils et procédés ont reçu les perfectionnements les plus complets, mais le caractère qui semble les résumer tous est celui-ci : simplification et certitude des procédés. » Source “Traité pratique des agrandissements photographiques” par Eugène Trutat éditions Gauthier-Villars Paris 1891.

Expo 1889 3  Vue intérieure de la section photographie.

Située au premier étage du Palais des Arts Libéraux, classe 12, l’exposition de photographie célèbre « non sans éclat », le cinquantenaire de sa divulgation. « C’est encore une toute jeune science, que la photographie, et les immenses progrès déjà accomplis font présager pour l’avenir des progrès plus grands encore… elle sort du domaine de la technique documentaire dans laquelle on a voulu trop la reléguer, pour entrer résolument dans le domaine de l’art pur. »*

Expo 1889 4 Plaque de projection Molteni Série 156 N°4 “Champ de Mars et Tour Eiffel (Expo. 1889).

Pour la première fois les “PROJECTIONS et AGRANDISSEMENTS” sont présentent  dans une Exposition Universelle : « Photographie section VII – Les projections et les agrandissements : Les lanternes de projection – Leur emploi – La lumière oxhydrique – L’oxygène comprimé – Les appareils polyoramiques – Les agrandissements photographiques. »*

Expo 1889 5Revue Technique de l’Exposition Universelle de 1889 pages 338 “VII – Les projections et les agrandissements”.

« Il est encore une application toute particulière de la photographie qu’il importe de signaler, nous voulons parler des “projections”. Les appareils de projections ne sont au fond, si l’on veut, que la simple lanterne magique du père jésuite A. Kircher. Mais depuis le XVIIe siècle, les perfectionnements se sont multipliés tant pour l’éclairage que pour le fini des objectifs et maintenant il n’est pas rare de voir projeter des tableaux très lumineux de 6 à 8 mètres de haut… 

Expo 1889 6  Grand appareil triple à un seul corps Molteni

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Monsieur Molteni a exposé plusieurs modèles de lanternes de projections, entre autre à trois objectifs et monsieur Laverne a exposé un modèle en acajou à trois têtes. On remarquait aussi des appareils en tôle et des instruments à multiples usages destinés aux cours scientifiques présentés par monsieur Duboscq. »*

Source : “La photographie à l’Exposition Universelle de 1889” par H. Fourtier. E. Bernard et Cie, imprimeurs Editeurs à Paris – 1893.

 

 

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Lanterne de projection double STEREOPTICON

Posté par Patrice Guerin le 30 octobre 2018

Stereopticon 01  Catalogue James W. Queen & C° Philadelphie 1869

Le terme “STEREOPTICON” est d’origine anglo-saxonne et figure sur la couverture de nombreux catalogues américains à partir du milieu des années 1860. Il est généralement accompagné du sous-titre “Dissolving view apparatus” (appareil pour vues fondantes ou pour fondu enchainé dirions-nous aujourd’hui). « Vous avez entendu parler de “STEREOPTICON”, de “STEREOSCOPTICON”, de “PANTOSCOPTICON” et de “SCIOPTICON” ou de la “LICORNE D’ÉCRITURE”, comme le disent les billets de cirque, mais cet enrichissement de la langue provenant de sources grecques est étrange. Ce n’est ni plus ni moins qu’une nouvelle lanterne magique adaptée à la projection de photographies sur verre et autres photos à grande échelle. En général, tous les “…OPTICONS” sont des lanternes magiques. » Source “The Pennsylvania School Journal” décembre 1873, page 213.

Stereopticon 02  “Panorama Stereopticon” James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Un STEREOPTICON est une sorte de Lanterne Magique double permettant de projeter en continu (sans séquence noire entre les images) une suite de vues positives sur verre. Il existe deux types d’appareils :

Stereopticon 03  d’une part ceux constitués de deux projecteurs placés l’un à coté de l’autre ;

Stereopticon 04  d’autre part, ceux formés par deux appareils placés l’un au dessus de l’autre.

Par la suite les appareils superposés ne feront plus qu’un seul projecteur à deux objectifs, appelés par les anglais “Biunial”.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS - Lanterne magique vernie noir

Stereopticon 05  Dispositif de fondu à l’avant d’une lanterne double verticale.

A l’avant de chaque objectif se trouve un volet mobile permettant de “fermer” le flux lumineux d’un objectif tout en “ouvrant” l’autre flux lumineux de telle manière que la quantité de lumière soit constante sur l’écran.

Stereopticon 06aStereopticon 06b  Eclairage oxy-calcique.

Pour assurer des spectacles dans de grandes salles, la lumière était fourni par des chalumeaux “Oxhy-Calcique” placés dans chaque lanterne. Ceux-ci étaient alimenté par du gaz Oxygène qu’il fallait préparer avant chaque projection car il n’existait pas de fournisseur à l’époque.

Voir : La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

Stereopticon 07  Salle de conférence aux Etats-Unis vers 1880.

Ces dispositifs de projection remontent au milieu du XIXe siècle lorsque certains conférenciers (lecturers en anglais) souhaitaient illustrer leurs propos d’une suite continue d’images. « La lanterne magique, qui servait autrefois à amuser les enfants avec la projection de misérables caricatures et figures grotesques, a maintenant pris un caractère différent grâce aux “Images photographiques nouvelles et supérieures” préparées pour cet instrument ; ces vues sont faites avec netteté, fidélité et effet artistique, représentations inaccessibles à celles qui existaient auparavant. »*

Stereopticon 08  Vue positive stéréo des chutes du Niagara par les frères LANGENHEIM. Source Wikimedia Commons.

Les photographes Américains, d’origine allemande, William et Frederick LANGENHEIM développèrent le procédé des “Diapositives Stereopticon” – images positives sur verre – vers 1849/50. Installés à Philadelphie, ils font une brillante démonstration de projection de ces images lors de la première Exposition Universelle qui se déroule à Londres en 1851. Cet événement apporte une audience internationale à leur travail et contribue à l’utilisation des vues transparentes sur verre pour la projection.

Stereopticon 09Catalogue “Optical Lanterns, Stereopticons, Photographic Transparencies and Colored Views” par James W. Queen & C° Philadelphie 1888.

Des catalogues de vues photographiques sur verre souvent « colorées à la main » sont édités et présentent plusieurs milliers de sujets que l’on peut acheter individuellement ou sous forme de “Lecture Sets”, sorte de conférence prête à l’emploi avec sélection de vues et texte d’accompagnement. Le catalogue de James W. Queen & C° à Philadelphie, datant de 1888 (52e édition) contient plus d’une centaine de pages consacrées aux vues de projection. « Pour donner une conférence de deux heures, une quarantaine de photos est le plus petit nombre qui puisse être utilisé ; avec un plus grand nombre, il sera moins difficile de divertir le public. »*

Stereopticon 10  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne par Alfred MOLTENI en 1880.

Les conférences avec projections vont se développer dans toute l’Europe jusqu’au début du XXe siècle et la France ne sera pas en reste dans ce domaine. Dès 1860 Alfred MOLTENI va être le projectionniste « zélé » de nombreux conférenciers.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

* Catalogue “Magic Lanterns, Stereoscopticons, and Dissolving view apparatus” de James W. Queen & C° Philadelphie 1869.

 

 

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La pièce d’ombres “Lourdes” de l’abbé Evrard

Posté par Patrice Guerin le 28 juillet 2018

A Lourdes 01  Défilé des Pèlerins devant le Sanctuaire

Au début du XXe siècle, les pièces d’ombres sont très répandues dans les familles et certaines institutions ou salles de spectacle. Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

Cela consiste à projeter des vues “décors” sur lesquelles défilent horizontalement des silhouettes noires (ombres). On trouve ces pièces dans les catalogues des Maisons MAZO, La BONNE PRESSE et RADIGUET & MASSIOT.

Voir : Pièce d’ombres “Tournai” - Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile” - Le spectacle des Ombres à l’Ecole Polytechnique - Les POILUS ombres et poème par Henriot

 

A Lourdes 02  Catalogue Bonne Presse de 1911, page 229

Cette grande pièce d’ombres sur “Lourdes”, composée de 10 tableaux, est éditée par la Maison de la BONNE PRESSE vers 1910. La projection des dessins de H. BOUREAU est accompagnée d’une musique de J. FRAGEROLLE fils et d’un poème de PAUL PATRICK. Cet exemplaire, contenu dans un coffret en bois de 52x12x10cm , a appartenu à l’abbé Pierre Fournier Evrard (1876-1956), curé de Notre-Dame-au-Cierge à Epinal.

A Lourdes 03Coffret spécial pour pièce d’ombre contenant tous les éléments de “Lourdes”

Le coffret contient 14 tableaux 8½ x 10 cm, coloriés à la main par les services de la Bonne Presse et 6 bandes défilés avec silhouettes en noir. On trouve en plus 1 verre teinteur et 1 partition avec accompagnement de piano.

Autre sujet : La tentation de Saint-Antoine le Grand

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Résumé publié dans le catalogue BONNE PRESSE de 1911 : « En quelques tableaux très sobres, l’histoire de Lourdes se déroule devant le spectateur “toujours avide de surnaturel”. Bernadette va ramasser du bois mort avec ses compagnes, lorsqu’elle voit une forme blanche dans la grotte de Massabielle ; rien de plus saisissant que ces différentes apparitions… 

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… Les premiers miracles y sont représentés : l’enfant aveugle, le paralytique et le célèbre miracle du cierge. L’arrivée des foules au sanctuaire béni prend fin avec une vue de la basilique illuminée, le soir, au dessus de laquelle apparait finalement la Vierge Immaculée. »

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Liste des tableaux et des défilés (ci-dessous) : Bernadette et ses compagnes ; Première apparition ; La Grotte et le Gave ; Les paysans ; Seconde apparition ; L’enfant aveugle ; L’Immaculée Conception ; Le miracle du cierge ; Arrivée de la foule ; Premier sanctuaire ; Premiers pèlerins ; Les pèlerinages ; Procession du Saint Sacrement ; Apothéose.

Défilé 21 Défilé 22 Défilé 23 Défilé 24  Défilé 25 Défilé 26b

A la même époque il existait des spectacles plus simples, sans défilé d’ombres, que la Maison MAZO nommait “Chansons Lumineuses”. Il s’agissait d’une série de plaques sur verre, généralement coloriées à la main, accompagnée d’une partition musicale (piano et/ou chant). Les sujets étaient très variés : légendes et contes populaires, thèmes religieux ou patriotiques, chansons traditionnelles illustrées, scènes humoristiques.

Voir : La Pastorale de Noël

 

 

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