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Le projecteur CINEBANA de BANANIA

Posté par Patrice Guerin le 4 novembre 2013

Le projecteur CINEBANA de BANANIA dans Projecteurs jouet cinebana-01-116x150  cinebana-02-114x150 dans Projecteurs jouet  cinebana-03-300x185 Recto, verso et intérieur de la pochette

Le CINEBANA est un petit projecteur en carton, dénommé “lanterne magique” par BANANIA. Il est plié à l’intérieur d’une pochette cartonnée mesurant 23x30cm. Pour l’utiliser « Redresser l’appareil jusqu’à la verticale, un enclenchement automatique le fixe dans sa position d’utilisation. »

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La projection s’effectue en plaçant une lampe de poche ordinaire « en bon état » à l’emplacement prévu derrière l’appareil puis de glisser la bande d’images dans les fentes appropriées. « Vous serez heureux d’assister à un véritable spectacle… en couleurs ! » Le réglage de la netteté sur l’écran (un simple mur blanc) se fait «  en éloignant ou en rapprochant légèrement l’appareil ».

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Le CINEBANA est obtenu contre 16 points BANANIA et 6 timbres poste pour lettre. « Cette lanterne magique vous sera adressée avec une histoire complète en 20 images ».
Cinebana 08  BANANIA indique qu’il existe 22 histoires au total que l’on peut obtenir par série de 3 histoires en envoyant 16 points et 4 timbres-poste.

cinebana-07-68x150  Microscobana – Collection privée cliquer ici

Avec ces mêmes points BANANIA, on pouvait aussi obtenir des découpages (Le garage, la ferme, le moulin, le porte-avions), des constructions et même les super découpages animés. Tous ces pliages sont des créations de Max PONTY (voir PORTRAITS).

A la même époque d’autres marques distribuèrent aussi de petits projecteurs en carton.

Voir : Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

 

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Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2013

Les projecteurs publicitaires en carton des années 50  dans Projecteurs jouet projouets-01-300x189  Les projecteurs en carton des années 50 “des Jeux Passionnants”

Profitant du développement considérable de la diapositive dans les années cinquante, plusieurs fabricants profitent de cette mode pour dynamiser leurs ventes en proposant des petits projecteurs en carton à monter soi-même en échange d’un certain nombre de bons collectionnés dans les produits de la marque. « Les fromageries PICON à Saint-Felix (Haute-Savoie) ont le plaisir d’offrir à leurs petits amis ce nouveau jeu d’un intérêt passionnant pour tous les enfants en échange des bons que vous trouverez dans les boîtes de fromage MERE-PICON ».

projouets-02-102x150 dans Projecteurs jouet  Projecteur CINEMAGIC – MERE PICON

Voir : Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON

projouets-03-112x150  Projecteur CINEBANA – BANANIA

Voir : Le projecteur CINEBANA de BANANIA

projouets-04-300x87  Projecteur AFIX ou CINEAFIX

Voir : Le projecteur AFIX ou CINEAFIX

projouets-05-117x150  Projecteur CINE-ALBUM – HACHETTE

Voir : Le projecteur CINE-ALBUM de Hachette

projouets-09-118x150  Projecteur CINE-MIME - Editions Gautier Languereau

Voir : Le projecteur CINEMIME des éditions Gautier-Languereau

Projouets 10  Projouets 11  Projecteur CINEROLLS – S.P.A.M.

Ce projecteur en carton est obtenu auprès de son fournisseur de lessive habituel ou de l’entreprise S.P.A.M. à Paris « contre l’envoi de cent francs ». Il est livré accompagné d’un premier film ; « ensuite, en échange de cinq bons découpés dans les paquets ROLLS et FAST, votre fournisseur vous remettra gratuitement le suite du film que vous possédez ou le début d’un nouveau film ».

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Cette mode des petits projecteurs pour enfants ne date pas des années cinquante. Elle remonte aux lanternes magiques jouets du XIXe siècle fabriquées principalement par des marques françaises et allemandes. A la fin du XIXe siècle des kits complets du projectionniste débutant étaient même proposés sur le marché.

Voir : Lanternes magiques jouet - Accessoires pour projections familiales

projouets-07-115x150  Projecteur COMICSCOPE

Dans les années 40/50 d’autres projecteurs fonctionnant avec des lampes de poches ou une simple ampoule électrique permettaient de diffuser les images de Walt Disney et les premiers Comics US.

Voir : Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40 - Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

 

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Les premières piles électriques

Posté par Patrice Guerin le 17 août 2013

Bien avant que l’ampoule électrique ne soit inventée par EDISON et que l’électricité ne soit distribuée dans les villes et les campagnes au début du XXe siècle, les projections lumineuses nécessitèrent l’emploi de courant électrique pour alimenter certains systèmes d’éclairage du projecteur ou pour effectuer diverses expériences destinées à être projetées, telles que l’électrolyse de l’eau.

Voir : Invention de l’ampoule électrique - Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

Les premières piles électriques dans Sources lumineuses pile-01-194x300  Gravure extraite du “Larousse pour tous” – Début XXe siècle

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le seul moyen d’obtenir de l’électricité  consiste à utiliser une pile électrique. Il s’agit d’un dispositif qui convertit l’énergie chimique en énergie électrique grâce à une réaction d’oxydo-réduction.

pile-02-150x137 dans Sources lumineuses  Pile de VOLTA

La première pile est inventée par Alessandro VOLTA (1745-1827) le 17 mars 1800. Dans une lettre envoyée au président de la Royal Society, il décrit sa pile composée d’un empilement (d’ou le nom de pile) de couples de disques en zinc et en cuivre en contact direct, chaque couple étant séparé du suivant par un carton humide. Il souligne le fait que, lorsqu’on les sépare, la lame de cuivre prend une charge négative et celle de zinc une charge positive.

pile-03-300x254  BONAPARTE assistant à une présentation de la pile électrique faite par VOLTA

En novembre 1801, VOLTA présente sa pile à l’Institut de France et y énonce la loi des tensions ainsi que la valeur des tensions de contact des métaux. Bonaparte, qui assiste en personne à l’une de ses démonstrations, le nomme comte et sénateur du royaume d’Italie.

pile-04-103x150  Bulletin des lois – 28 mars 1866

Par la suite de nombreux inventeurs vont améliorer ce procédé en trouvant d’autres combinaisons susceptibles de fournir plus d’électricité avec moins d’inconvénients d’utilisation. En France, une loi du 28 mars 1866 stipule que « un prix de cinquante mille francs (50,000f), à décerner dans cinq ans, est institué en faveur de l’auteur de la découverte qui rendra la pile de VOLTA applicable avec économie : soit à l’industrie comme source de chaleur ; soit à l’éclairage ; soit à la chimie ; soit à la mécanique ; soit à la médecine pratique. »

Pour en savoir plus sur ces différentes piles : cliquer ici

pile-05-150x148  Pile BUNSEN avec récipient extérieur en verre

En 1843, le chimiste allemand Robert Wilhelm BUNSEN (1811-1899) perfectionne la pile de GROVE en remplaçant l’électrode en platine par une électrode en charbon artificiel, beaucoup plus économique. Cette pile convient parfaitement à l’éclairage électrique à condition d’associer plusieurs éléments : une trentaine au minimum pour un arc électrique.

pile-07-239x300  Série de piles BUNSEN alimentant un projecteur à arc électrique DUBOSCQ

L’abbé MOIGNO écrit dans la revue “Les Mondes” du 24 juillet 1879 « Après trois mois d’expériences et d’observations constantes, nous avons pu constater que la dépense de la pile, pour une lampe à incandescence, est d’environ un litre d’acide nitrique et d’eux litres d’eau acidulée par jour, et celle de la lampe de 15 à 20 centimètres de charbon par heure. »  Ce type de pile, qui porte le nom de son inventeur, sera perfectionné par la suite par Georges LECLANCHE.

Voir : Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

pile-06-300x187  Pile BUNSEN, complète à gauche puis  décomposée en différents éléments

La pile BUNSEN est constituée d’un vase extérieur en verre ou en grès (A) rempli d’acide sulfurique et d’un cylindre en zinc (B). A l’intérieur se trouve un vase poreux (C) (porcelaine demi-cuite) rempli d’acide nitrique dans lequel est plongée une électrode de charbon (D). Le vase intérieur doit être assez poreux pour que la résistance ne soit pas trop grande. Pour un bon fonctionnement, le charbon dépasse du vase poreux qui lui-même dépasse du cylindre de zinc afin que les bornes en cuivre soient autant que possible à l’abri des vapeurs acides. Pour fournir suffisamment de courant destiné à l’alimentation d’un arc électrique on peut associer jusqu’à 50 ou 60 piles BUNSEN. Cet assemblage peut-être fait plusieurs heures avant utilisation à condition de ne pas contenir d’acides. La pile n’est remplie qu’une quinzaine de minutes avant le début de la projection. Un tel ensemble peut alimenter un projecteur durant trois à quatre heures d’affilée. Après utilisation il convient de démontrer et de rincer tous les éléments pour arrêter l’usure des zincs et des acides. « On voit en somme que l’emploi d’une grande pile entraine un travail long et pénible et nécessite un local bien ventilé pour évacuer les émanations malsaines et suffoquantes ! »

pile-08-150x137  pile-09-150x116  pile-10-150x145  Pile de GRENET alimentant un bac d’électrolyse

Créée en 1850, la pile GRENET est une pile à un seul liquide, avec des électrodes en charbon et en zinc amalgamé (préalablement trempé dans du mercure) plongées dans une solution de bichromate additionnée d’acide sulfurique. Quand la pile n’est pas utilisée, il est nécessaire de relever l’électrode centrale en zinc pour la préserver. Diverses améliorations (pile TROUVE, pile CARDIN, pile VOISIN et DROBIER…) suivront pour isoler cette électrode.

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La pile GRENET, aussi appelée pile bouteille à cause de sa forme, se compose d’un corps en verre contenant une solution acide de bichromate de potassium dans laquelle sont plongées des électrodes fixées sur le couvercle en ébonite. Les charbons, reliés à une borne en cuivre, sont fixés définitivement tandis que la plaque en zinc située entre les deux charbons, relié à l’autre borne en cuivre, peut coulisser verticalement à l’aide d’une tige en laiton retenue par une vis afin de l’économiser lorsque l’on ne se sert pas de la pile. Celle-ci peut fonctionner neuf à dix heures et suffit pour pratiquer certaines expériences ou alimenter une ampoule électrique de faible consommation.

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Collection de piles : Grenet, Leclanché, Chardin, Wonder, etc, présentées au musée de l’Electricité situé dans la maison  d’Ampère à Poleymieux au Mont d’Or : CLIQUER ICI.

Voir : La pile LECLANCHÉ

 

 

 

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Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

Posté par Patrice Guerin le 27 février 2013

Les origines de cette entreprise remontent aux années 1740, époque à laquelle Richard WRIGHT crée une entreprise d’orfèvrerie sur Maiden Lane à Londres. C’est là que John JOHNSON devient apprenti avant de reprendre l’affaire.

Vers 1839 JOHNSON & SONS commence à fabriquer les sels d’argent et d’or nécessaires pour le nouveau procédé photographique inventé par William Henry FOX TALBOT (1800-1877) – il s’agit du procédé négatif-positif tel que nous le connaissons aujourd’hui. C’est à ce moment-là, que JOHNSON commence son activité dans le domaine de la photographie.

Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY dans Projecteurs jouet johnson-01-150x95  © English Heritage

Pendant la seconde Guerre Mondiale, JOHNSON fournit la plus grande partie des produits chimiques nécessaires au traitement des photographies aériennes, surtout après la destruction, en septembre 1940, de “Ensign Ltd” l’entreprise de HOUGHTON-BUTCHER, créée en 1834. Le mois suivant cette destruction, le stock restant des agrandisseurs, épidiascopes et caméras cinéma est repris par JOHNSON & SONS. « Bien que Ensign Ltd doit être fermé, nous sommes heureux d’apprendre que des dispositions ont été prises permettant à monsieur Stanley HOUGHTON, le directeur général sortant et monsieur Fred BUTCHER, le directeur technique ainsi qu’aux membres du personnel de rejoindre JOHNSON & SONS, de Hendon, qui ouvrira prochainement un nouveau service dans ces domaines d’activité ».

johnson-02-106x150 dans Projecteurs jouet Collection M.F.

Ayant déménagé les bureaux et l’entrepôt de produits chimiques en 1927, de Finsbury-Londres à Hendon, l’entreprise change de nom en 1948. “JOHNSON & SONS Manufacturing Chemists Ltd”, devient alors “JOHNSONS of HENDON Ltd”, mais ce nom est déjà utilisé sur certaines publicités depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale. En 1972, JOHNSONS of HENDON est acquis par la Société Hestair ; puis en 1977, l’entreprise est rachetée par Eumig qui donne son nom à cette nouvelle structure : “Eumig (UK) Limited”.

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Dans les années 1950, JOHNSONS of HENDON Ltd fabrique et commercialise un petit projecteur pour enfants fonctionnant avec une simple pile de lampe de poche. Cet appareil permet de commercialiser des films en bande (Film Strip) sous license “Walt-Disney Mickey Mouse Ltd”. « Le projecteur de films JOHNSON DISNEY est un vrai petit projecteur qui produit des images en couleurs claires et nettes jusqu’à 2 pieds (0m60) de côté représentant de véritables illustrations de Walt-Disney provenant des célèbres films de dessins animés. Un système optique bien conçu garantit des résultats étonnamment clairs et nets ».

A la même époque, d’autres projecteurs sont vendus avec des films Walt Disney sous licence.
Voir : Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

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L’appareil se compose d’une boîtier de pile électrique en tôle peinte avec une porte articulée à l’arrière permettant d’introduire la pile de 4,5 volts. A l’avant, un système optique très simple vient s’emboiter sur le boîtier. Il est composé d’une petite lentille condensateur, placée juste derrière le passe-film et d’un objectif coulissant équipé d’une lentille frontale.

johnson-09-150x111 Collection T.A.

Ce projecteur est tout d’abord présenté dans une version noire fort semblable à une lampe de poche dont il a conservé la poignée supérieure. Sur l’emballage, de couleur jaune, l’inscription Walt Disney et prépondérante tandis que l’indication “Johnson of Hendon” apparaît en petit. L’appareil est présenté comme une “Lanterne” – Collection T.A.

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La seconde version de ce projecteur possède une finition grise argentée réalisée en peinture émaillée. La poignée a disparue mais l’interrupteur reste le même. L’emballage, en carton assez léger, est de couleur bleue. L’appareil est dénommé “Johnson-Disney film strip Projector”. Le terme “Projecteur” en fait un appareil beaucoup plus moderne que le précédent.

johnson-12-150x98  johnson-13-104x150  A droite collection M.F.

La troisième version de ce projecteur,  possède aussi une finition grise argentée. L’interrupteur, en plastique blanc, est placé sur le dessus de l’appareil. L’emballage, en carton rigide avec couvercle amovible, est de couleur rouge. En plus de l’appellation précédente dont la typographie a été modernisée, il y a l’indication “N°2 Outfit” ce qui signifie qu’il s’agit d’une nouvelle version.

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L’appareil est livré complet dans un emballage en carton très attrayant conçu par les studios DISNEY et imprimé en 6 couleurs. Il est accompagné d’un mode d’emploi, d’une ampoule, d’une pile électrique de 4,5v et d’un certain nombre de films (N°1 : 1 film – N°2 : 6 films – N°3 : 12 films) ; de plus il est possible d’acheter des films individuellement ou par séries de six.

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Chaque film contient 24 vues couleurs plus le titre. Il est enroulé autour d’un axe en bois qui se place directement dans le projecteur. Le film est rangé dans une petite boîte en carton de couleurs différentes suivant les séries. De plus chaque boîte contient une petite notice sur laquelle sont imprimés les commentaires de chaque vue.

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Les boîtes de films peuvent être regroupées par couleurs dans des petits coffrets en carton contenant 6 boîtes. Par exemple, le coffret bleu foncé correspond à la “SERIES 51”, le coffret rouge foncé à la “SERIES 52”, le coffret vert à la “SERIES 53”, etc.

johnson-23-300x157 Collection T.A.

Pour plus de renseignements sur JOHNSON of HENDON cliquer ici

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Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Posté par Patrice Guerin le 3 février 2013

Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives dans Lanternes projection kodak-20-150x115Eastman Lantern Slide Plates

L’entreprise KODAK a déjà trente ans et une notoriété mondiale dans la vente de pellicules et d’appareils photographiques lorsqu’elle commercialise sa première lanterne de projection.

Voir : Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

kodak-21-106x150 dans Projecteurs petit format  kodak-22-103x150  1913 – Commercialisation de la première lanterne de projection KODAK

KODAK présente dans son catalogue de 1914 sa première lanterne d’agrandissement, identifiée ainsi “Kodioption manufactured by Eastman Kodak C° Rochester N.Y.” Celle-ci provient cependant de l’entreprise  BAUSCH & LOMB C°, située elle aussi à Rochester.

Voir : Le KODIOPTICON, première lanterne de projection Kodak

kodak-23a-106x150  1923 : Apparition du cinéma amateur 16mm

Poursuivant son implantation dans le cinéma, KODAK commercialise le film inversible 16 mm sur un support d’acétate de cellulose sans danger, associé à la première caméra 16 mm CINE-KODAK et du projecteur KODASCOPE.

kodak-24a-105x150  kodak-24b-105x150  1927 : En France, fusion de KODAK et de PATHE

KODAK compte plus de 20 000 employés à travers le monde. En France, les sociétés KODAK et PATHE se regroupent pour donner naissance à la marque KODAK-PATHE. Deux ans plus tard, cette société commercialise sa première pellicule conçue pour la réalisation de films sonores.

kodak-25-150x60  1934 : création de KODAK A.G. en Allemagne

Cette nouvelle société présente son premier appareil photo 35mm de précision sous le nom de KODAK RETINA ainsi qu’un projecteur de diapositives au corps circulaire RETINA PROJEKTOR.

Voir : Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

kodak-26-150x96  1935 : KODAK invente la pellicule couleur Kodachrome

A l’origine, ce film est proposé au format 16 mm pour la réalisation cinématographique. Le format 35 mm pour diapositives suivra en 1936. Ce film avait une sensibilité de 10 ASA et son développement chez KODAK nécessitait 18 opérations successives pour une durée de 26 minutes. Les principes fondamentaux du Kodachrome dureront jusque dans les années 1970.

En 1939 la firme crée le service READY-MOUNT pour le Kodachrome 35 mm. Ces montures en carton permettent de projeter les diapositives dès leur retour d’un laboratoire de traitement KODAK.

kodak-27-103x150  1937 : KODAK commercialise le projecteur de diapositives KODASLIDE.

Il s’agit d’un modèle au corps carré, dans lequel les diapositives sont chargées une à une par le dessus.

Voir : Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

1946 : KODAK commercialise le film EKTACHROME.

Il s’agit du premier film couleur KODAK pouvant être traité par des laboratoires indépendants grâce à l’utilisation de nouveaux concentrés chimiques.

kodak-29-100x150  1953 : commercialisation en France du projecteur KODAK Junior.

Il s’agit du premier projecteur KODAK fabriqué et commercialisé en France. Il est accompagné d’une visionneuse Junior et sera suivi des projecteurs Senior 1 et 2.

kodak-30-150x102  1958 : premier projecteur de diapositives entièrement automatique KODAK.

Il s’agit du KODAK CAVALCADE, premier projecteur de la marque  muni d’un magasin droit de 40 vues et d’une minuterie permettant un fonctionnement automatique.

kodak-31-100x150  kodak-32-101x150  1961 : invention du projecteur Carousel

Il s’agit du premier KODAK CAROUSEL équipé d’un magasin circulaire pouvant contenir 80 diapositives : « Révolutionnaire ».

kodak-33-150x150  1964 : commercialisation du fameux projecteur Carousel S

Trois ans après le Carousel américain apparaît le fameux Carousel S, en fonte grise, fabriqué en Allemagne, qui est à l’origine d’une longue série de projecteurs professionnels.

A cette époque KODAK compte près de 100 000 employés.

kodak-34-150x1501980 – KODAK fête son 100e anniversaire.

Les ventes de la société dépassent la barre des dix milliards de dollars et la firme internationale est au sommet de son activité, avec un maximum de 145 300 employés en 1988.

En 1984 KODAK fait son entrée sur le marché de la vidéo avec la série de vidéos 8 mm “KODAVISION 2000”. C’est l’une des premières fois que l’entreprise est en retard par rapport à ses principaux concurrents :
-       1972 commercialisation du “VCR” par PHILIPS ;
-       1976 mise au point du format “VHS” par JVC ;
-       1981 invention du premier appareil photo numérique, le ”Mavica“ par SONY.
Les années 80 marques la fin de l’ère argentique et des projecteurs de diapositives. De plus KODAK doit faire face à une intense concurrence de la part des fabricants asiatiques, notamment de FUJI-film.

kodak-35-150x1382004 – KODAK arrête la production du projecteur Ektagraphic.

En vingt ans l’entreprise a perdu plus de 80% de son personnel. Le projecteur “Ektagraphic”, apparu en 1967, est l’évolution à destination du grand public de la série “Carousel S”. La fabrication de ces appareils se termine définitivement en 2004.

kodak-36-122x150  2012 KODAK dépose le bilan

Le 19 janvier 2012, KODAK dépose le bilan. L’entreprise et ses filiales américaines demandent à bénéficier de la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Ce dépôt de bilan représente l’aboutissement de deux décennies de licenciements et de dégraissage qui ont transformées celui qui était jadis le premier fabricant mondial de matériel photographique, en l’ombre de lui-même.

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Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

Posté par Patrice Guerin le 25 décembre 2012

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40 dans Projecteurs jouet comicscope-01-300x140  comicscope-02-98x150 dans Projecteurs petit format  Document G.V.

Le 20 mars 1940 Robert W. FARRELL et Victor S. FOX déposent à New-York le brevet n°2,301,114 pour un “projecteur optique” (délivré le 3 novembre 1942). Il s’agit d’un « projecteur optique simple et peu coûteux à construire qui peut être facilement assemblés par des enfants à partir de quelques éléments séparés ».

comicscope-03-300x209  comicscope-21-207x300

Le Comicscope se compose d’une boîte en carton épais (19x18x8cm) munis de plusieurs ouvertures permettant d’introduire l’objectif (un simple tube de carton de 2,7cm de diamètre muni d’une lentille bi-convexe), les vues opaques provenant de bandes dessinées collées sur des cartons de 8cm de large et la lampe qui n’est pas fournie avec l’appareil (un éclairage ordinaire avec ampoule de 50 à 60w).

comicscope-04-150x97  Malgré la simplicité d’utilisation, l’appareil est livré avec une notice illustrée en 8 étapes. De plus, celle-ci précise que l’on peut dessiner ses propres images ou même « projeter des photographies de soi-même, de ses amis et de sa famille ».

comicscope-05-102x150  comicscope-06-150x87 comicscope-07-150x72  Comicscope peut s’interpréter ainsi : “Voir des bandes dessinées”.

Ce petit projecteur “totalement inefficace” permet de projeter les Comics-Strip parues dans les journaux américains des années 1940 dont les fameux héros patriotiques “Captain Freedom” et “Captain America”.

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Le Comicscope est une réminiscence des lanternes magiques pour enfants du XIXe siècle, mais il n’en a plus les qualités et ne projette que des documents opaques, ce qui nuit d’autant plus à la luminosité de l’image sur l’écran. « Afin d’obtenir une bonne orientation de l’image, il faut glisser la bande dessinée à l’envers. Mais dans ce cas ce qui est à gauche passe à droite et le texte apparaît à l’envers. De tout façon vous auriez du mal à lire le texte, car seule une image circulaire est projeté qui ne couvre qu’une partie du sujet».

Voir : Lanterne magique et projections familiales – ToverlantaarnLa lanterne magique ou le spectacle amusant

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Fabriqué par Remington Morse “Quality Products” – département de Hamilton Ross Industries New York Chicago – le Comicscope est vendu par correspondance dans les journaux de BD américains. Le prix est dérisoire “Only 25 cents”, mais les enfants qui veulent obtenir un Comicsope doivent envoyer non seulement l’argent (au départ 15 cents), mais aussi des coupons découpés dans cinq titres différents appartenant au même éditeur ainsi que 3 cents en timbres. A l’époque, un magazine de BD coûtait environ 10 cents.

comicscope-17-112x150  comicscope-18-111x150  comicscope-19-112x150  comicscope-20-111x150  Dans ces pages extraites de “Wonderworld” n°14 de juin 1940, on voit en couverture une annonce “Gift offer Giant Comicscope”, puis à l’intérieur 2 annonces pour le Comicscope ainsi qu’une annonce destinée à promouvoir les bandes dessinées de Fox Publishing inc. dans lesquelles il convient de découper des coupons.

Pour comprendre l’origine de cette invention, il faut savoir qu’à la fin des années 30, Robert W. FARRELL s’associe à Victor S. FOX pour créer la “Fox Publishing”, une société destinée à publier des comics-books tels que Wonder Comics (qui devient Wonderworld Comics au n°3), Mystery Men, Fantastic Comics

comicscope-12-117x150 D’autres versions de cet appareil existent telles que le “Color Comicscope” et le “Junior’s Television”.

On peut lire sur l’annonce ci-dessous que le Comicscope permet de projeter non seulement des bandes dessinées «  pour voir l’action en plein écran et lire chaque mot » mais aussi des photos Polaroïd et « vos photos préférées de sports, de stars de cinéma ou vos propres clichés de famille… grands comme la vie ! »

comicscope-22-101x150  comicscope-23-81x150  Publicité Batman –  1966

Dans les années 50, l’idée de petits projecteurs “promotionnels” en carton destinés aux enfants donnera le jour, en France, à quelques appareils tout aussi inefficaces que leurs prédécesseurs, pour la plus grande joie des bambins issus du baby-boom.

Voir : sujet à venir
Pour voir d’autres projecteurs jouets cliquer ici

A la même époque, un ingénieur suisse dépose un brevet pour le projecteur le plus perfectionné qui n’ait jamais existé jusqu’alors !
Voir : Le projecteur AUDAX – FOCA

Ce sujet a été partiellement illustré avec des documents provenant des sites suivants : BDzoom.comKirymuseum.org

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PORTRAITS

Posté par Patrice Guerin le 30 décembre 2011

Cette page contient les portraits des principaux personnages liés à la projection, cités dans les articles consacrés à la projection.

 

BERTSCH Auguste Adolphe (1813-1871)

Il a été l’un des pionniers de la photomicrographie au XIXe siècle et membre fondateur de la « Société Française de Photographie ». En 1853, il est le premier à obtenir des microphotographies d’insectes. En 1857 il ouvre un studio à Paris avec Camille D’ARNAUD. Vers 1860, il invente un mégascope permettant de faire des agrandissements importants en utilisant le soleil comme source d’éclairage.  En 1857, il publie « Etudes d’histoire au microscope naturelle ».

« A son nom se rattachent les souvenirs de la photographie microscopique appliquée à l’étude des infiniment petits. Nous lui devons un grand nombre d’appareils spéciaux qu’il inventa pour ces recherches, et de ceux qu’il construisit pour produire des agrandissements sans déformation. Il est mort à 58 ans pendant cette douloureuse période du siège de Paris sans que nous ayons eu de renseignements exacts sur les causes qui ont amené sa fin » Nécrologie parue dans le bulletin de la Société française de photographie de 1871.

Il était membre de la commission des Travaux Historiques et des sociétés savantes au Ministère de l’Instruction Publique et membre du comité de perfectionnement des télégraphes. Il faisait aussi partie du conseil de la société d’encouragement en qualité de membre de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie. Il était chevalier de la Légion d’honneur.

Voir : Microscope solaire de BERTSCH

CHEVALIER Charles Louis (1804-1859)

Né à Paris le 19 avril 1804 (29 germinal  an XII), il est le fils de Jacques-Vincent (1771-1841) et le petit-fils de Louis-Vincent CHEVALIER fondateur de la Maison d’optique vers 1760. Très tôt, il étudie les sciences physiques, particulièrement l’optique, et applique, dès l’âge de 15 ans, le prisme ménisque à la chambre obscure.

De 1823 à 1830, il s’associe avec son père, Vincent CHEVALIER, et continue les activités de la Maison située au 69 quai de l’Horloge. C’est là qu’ils commercialisent pour la première fois en 1823 leurs objectifs achromatiques. Deux ans plus tard, Nicéphore NIEPCE leurs demande de perfectionner ses chambres photographiques expérimentales. Quelques années après, c’est encore Charles CHEVALIER qui met en rapport NIEPCE et DAGUERRE et qui fait la première épreuve photographique après la publication du procédé mis au point par ces deux inventeurs de la photographie.

En 1831 il se sépare de son père et fonde sa propre Maison au 163 du Palais-Royal, avec des ateliers situés Cour des Fontaines. C’est là qu’il commercialise ses propres microscopes et forme Camille Sébastien NACHET au métier d’opticien. Travaillant en relation avec des savants célèbres et s’inspirant parfois de leurs travaux, il se fait remarquer par de nombreuses inventions et perfectionnements d’appareils qui lui permettent d’obtenir 5 médailles de la Société d’encouragement, 5 médailles d’or aux Expositions nationales de l’Industrie et une médaille de 1ère classe à l’exposition Universelle de 1855.

En plus des cinq catalogues illustrés de sa Maison, il publie : “Notices sur la chambre claire et la chambre obscure” (1828-1839) ; “Des microscopes et de leur usage” (1839) ; “Manuel des myopes et des presbytes” (1841) ; divers écrits étendus sur la photographie (1841-1859) ; “Manuel du physicien préparateur” (1853, 2 vol. Atlas de 800 fig.), avec le docteur J. FAU ainsi que diverses traductions, etc.

Son fils Arthur (1830-1874) travaille avec lui un certain temps puis assure la direction de la Maison CHEVALIER lors de la mort de son père le 8 mai 1859.

Voir : Les opticiens CHEVALIER à Paris

CHEVALLIER Jean Gabriel Augustin (1778-1848)

PORTRAITS chevalier-07-124x150  Il est originaire de Mantes où il décédera à 70 ans. A 18 ans il succède à son grand-père maternel François TROGNON, ingénieur opticien, lieutenant conseiller du roi en l’élection de Mantes et Meulan dont l’établissement a été fondé par sa famille en 1740 dans la tour de l’Horloge du Palais de Justice à Paris.

Son gendre DUCRAY-CHEVALLIER lui succédera en 1866.

Voir : Les opticiens CHEVALIER à Paris

COISSAC Guillaume Michel (1868-1946)

Portrait CoissacGuillaume Michel COISSAC (1868-1946) est né dans une famille de forgerons le 20 février 1868 à Chamboulive en Corrèze et décède le 24 février 1946 à St Maur des Fossés.

En 1895, Georges COISSAC est chargé par le père Vincent de Paul BAILLY de mettre sur pied le service de « Projections, Phonographes et Photographies » au sein de la Maison de la Bonne Presse. Il va surtout être l’animateur de la revue “Le Fascinateur” qui fait la promotion de toute la production audio et visuelle de l’entreprise. A ce titre il est le « formateur et le conseiller technique de milliers de projectionnistes agissant dans les patronages et les associations catholiques ».

En 1919, il quitte la Maison de la Bonne Presse, après 24 ans d’un dévouement total et s’associe avec Gaston GUILBERT pour fonder la “Manufacture française d’appareils de précision, sciences, projections, cinématographes, photographies, G. Guilbert et G. Michel Coissac, successeurs” en remplacement des anciens Etablissements Guilbert. Mais cette entreprise est dissoute un an plus tard d’un commun accord, le 20 juin 1920. Le 1er octobre 1920, Michel COISSAC prend la direction des services de vente et d’achat de matériel cinématographique de la “Maison du Cinéma”.

En 1919 il crée la revue “Le Cinéopse” qu’il dirige jusqu’en 1939. Très luxueuse à ses débuts et d’une pagination importante, cette revue s’interrompt de septembre 1939 à février 1946. Dans son numéro de reprise elle définit son propos comme étant « d’étudier les grands problèmes du cinéma dans leur universalité et leur généralité ». Plus de 600 numéros sont publiés, dans lesquels on trouve aussi bien des rubriques sur la production, la technique, le cinéma éducatif, les films du mois, le format réduit, etc.

En 1925, il est « Directeur du Cinéopse, Syndic de la Presse scientifique et Président honoraire de la Presse cinématographique » et publie la première “Histoire du cinématographe des origines à nos jours” préfacée par J.-L. BRETON membre de l’Institut.

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

COLLADON Jean-Daniel (1802-1893)

C’est un physicien et ingénieur suisse. A 25 ans obtient le Grand Prix de l’Académie des Sciences pour ses travaux avec son ami Charles STURM sur le calcul de la vitesse du son dans l’eau . Il conçoit plusieurs instruments de mesure comme le photomètre et le dynamomètre.

CONTINSOUZA Pierre Victor (1872-1944)

Il fait des études à l’Ecole d’Horlogerie de Paris avant de travailler quelques années pour la société Jules RICHARD.

Il est l’inventeur, entre autre, de la croix de Malte qui est l’un des éléments essentiels de la projection cinématographique. Entre 1900 et 1909, il travaille pour PATHE et met au point différents appareils cinématographiques dont le fameux Pathé Renforcé.

Voir : CONTINSOUZA et les appareils de projection

DELLA PORTA Giambattista (1535-1615)

Porta 6C‘est un gentilhomme italien, à la fois scientifique, artiste, auteur dramatique et écrivain, fasciné par le merveilleux et le miraculeux. Durant toute sa vie il tenta de séparer la “magie divinatoire” de la “magie naturelle” et publia plus d’une douzaine de livres en latin couvrant de très nombreux domaines comme la physionomie, l’astrologie, le chiffrage et l’art de la mémoire, l’optique, le magnétisme, l’alchimie, l’embellissement des corps (principalement ceux des femmes), etc. Il est l’un des tous premiers à s’intéresser aux phénomènes optiques et à la “Camera Obscura”.

Voir : Les expériences d’optique de DELLA PORTA

DILLEMANN Paul Albert (1858-1940)

Dillemann-1-92x150  Fils ainée de Paul DILLEMANN et de Nathalie GÜNTHER, il fait de brillantes études à l’école des Arts et Manufactures (Ecole Centrale) dont il sort troisième en 1881. Il s’installe alors à Suresnes en tant qu’ingénieur-constructeur et obtient de nombreuses récompenses pour du matériel de laiterie et des pompes.

En Janvier 1890, il reprend, avec son frère Maurice, l’entreprise d’import-export que son père avait fondé en Argentine vers 1850. Il est l’inventeur de la douche à pression constante et surtout d’un système d’éclairage à incandescence par l’alcool, breveté en 1902.

Voir :Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Durant la première décennie du XXe siècle, tout en continuant les activités d’import-export avec l’Argentine, il consacre une grande partie de son énergie à développer un système d’éclairage pour la projection et invente plusieurs lanternes d’agrandissement très originales pour l’époque. Malheureusement l’expansion rapide de l’énergie électrique ruinera tous ses efforts.

Marié à Paris le 7 février 1885 avec Léonie GUILLET, ils ont 4 enfants dont un seul, Marguerite Marie Alice lui donnera des descendants avec Arsène Marie Paul VAUTHIER (1885-1979), général de division en 1940.

Un de ses frères est le général de division Marie Philippe Edouard DILLEMANN (1862-1948).

Voir :Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

DUBOSCQ Jules (1817-1886)

Né à Villaines en Seine-et-Oise le 5 mars 1817, il est le fils de Denis Lubin DUBOSCQ cordonnier 29 ans et de Louise Geneviève MEUNIER 32 ans. 1830 il entre dans la Maison SOLEIL pour faire un apprentissage d’opticien. Quelques années plus tard, il épouse la fille de Jean-Baptiste-François SOLEIL et prend des responsabilités dans la maison familiale.

C’est un mécanicien d’une très grande habileté. Lorsque SOLEIL cesse son activité en 1849, sa maison est partagée en deux branches confiées l’une à Henri SOLEIL son fils et l’autre à Jules DUBOSCQ, son gendre. Durant une quarantaine d’années, il s’occupe avec beaucoup de passion et de désintéressement des instruments d’optique et des appareils relatifs à la démonstration, dans les cours publics, au moyen des projections.

Jules DUBOSCQ obtient des médailles aux Expositions universelles de Londres en 1851 et de Paris en 1855 et une médaille de 1ère classe à New-York en 1853. La Société d’Encouragement pour l’industrie nationale lui décerne une médaille d’or en 1855 pour le régulateur photo-électrique de FOUCAULT et une seconde en 1857 pour les perfectionnements apportés au stéréoscope. Il obtient aussi de nombreux diplômes d’honneur à Amsterdam en 1883 et Anvers en 1885, au Havre en 1887

Il est nommé chevalier de l’Ordre Militaire du Christ de Portugal en 1886 et chevalier de l’Ordre d’Isabelle la Catholique à Barcelone en 1888. En France, il est promu officier d’Académie en 1883, officier de la Légion d’honneur en 1885. Il décède le 22 septembre 1886 à Paris. On lui doit la publication de quelques descriptions d’appareils construits par lui et “Règles pratiques pour la photographie” en 1853.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

EASTMAN George (1854-1932)

kodak-37-104x150  Il est le fondateur de la société KODAK et l’un des industriels et des philanthropes les plus importants du XXe siècle.

Né le 12 juillet 1854 à Waterville (N.Y.) sa famille déménage en 1860 à Rochester (N.Y.) où son père crée une petite école commerciale “Eastman Commercial College”. Malheureusement celui-ci décède quelques années après et le jeune EASTMAN, âgé de 14 ans, prend la responsabilité de subvenir aux besoins de sa mère Mary KILBOURN et de ses deux sœurs, dont l’une est gravement handicapée. C’est ainsi qu’il est successivement coursier, garçon de bureau, puis employé de banque.

Après 3 ans de recherches, il invente une nouvelle formule de plaques photographiques sèches et se lance en 1880 dans leur fabrication industrielle. En 1888, il conçoit et commercialise son premier appareil photographique sous la marque KODAK, terme qu’il crée pour la circonstance.

George EASTMAN estime que la prospérité d’une organisation n’est pas nécessairement due aux inventions et aux brevets, mais plutôt à la bonne volonté et à la loyauté des travailleurs, qui sont motivées par toutes formes d’intéressement. En 1919, il cède à ses employés un tiers de ses actions dans la société KODAK, représentant alors 10 millions de dollars.

George EASTMAN est presque aussi connu pour sa philanthropie que pour son œuvre dans l’industrie photographique. Il s’investit dans de nombreux domaines tels que l’éducation à travers le monde, la santé et les hôpitaux, la musique et l’art « je n’achète jamais de tableau avant d’avoir vécu avec, dans ma maison. ». Sa résidence devient le lieu d’exposition d’une des plus belles collections privées de tableaux. Paradoxalement il détestait qu’on le prenne en photo.

Dans les années 1930, EASTMAN est atteint d’une maladie de la colonne vertébrale qui menace de le rendre handicapé à vie. Ne pouvant supporter cette idée, il se suicide à 77 ans, le 14 mars 1932, en se tirant une balle dans le cœur, laissant derrière lui un message écrit : « Mon travail est accompli. Pourquoi attendre ? ».

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EDISON Thomas Alva (1847-1931)

Edison-12-105x150  C’est un inventeur et industriel américain qui mit au point, à la fin du XIXe siècle, de nombreux appareils précurseurs de ce que nous utilisons quotidiennement aujourd’hui. Il s’est auto-proclamé inventeur du téléphone, du cinéma et du phonographe, sans compter l’ampoule électrique qui lui permit de créer à  30 ans la “Edison Electric Light Compagny” qui deviendra quelques années plus tard la ‘Edison General Electric Compagny” puis, tout simplement la “General Electric”… Le début d’un empire industriel.

En 1881, l’Exposition internationale d’Électricité de Paris propulse Thomas EDISON au rang de «symbole international de la modernité et du progrès social scientifique».

La France le décore du grade de Chevalier de la Légion d’Honneur puis de Commandeur de la Légion d’Honneur en 1889. Au cours de sa vie, il a déposé 1 093 brevets et employa plus de 35 000 personnes dans un empire industriel qui permit l’essor de l’électricité dans le monde entier.

Voir : Invention de l’ampoule électriquePour en savoir plus cliquer ici

FESCOURT Marie Adolphe Félix (1857-…)

Félix FESCOURT est le fils de Pierre Jean Marcelin FESCOURT photographe et de Marie Sophie Adélaïde SALZE. Il est né le 4 mars 1857 à Lunel dans l’Herault. Avant de s’installer à Paris pour y travailler, il photographie beaucoup sa région.

Le 25 juillet 1885 il se marie à Paris XVe avec Marie PEJOUCY, couturière, née le 16.09.1860 à Bagnères (décédée le 4 janvier 1889). A cette époque, il est imprimeur-photographe domicilié au n°5 villa Letellier à Paris XVe.

Veuf à 32 ans, il se marie en seconde noce, le 5 octobre 1889, avec Jeanne Adélaïde VERNIAT.

En 1896, il est mentionné comme photographe industriel au n° 24 rue Violet Paris XVe. L’année suivante il ouvre un magasin spécialisé dans la fabrication et la vente d’appareils et de vues pour projection, situé au n° 75 rue de l’Abbé-Groult.
En juin 1904, il cède son fonds de commerce à Daniel TRAIN, ingénieur des Arts et Manufactures (Ecole Centrale). Ce dernier est l’auteur d’un brevet pour un « appareil de prise de vues et de projection cinématographiques« , déposé en janvier 1905.

Felix FESCOURT est l’oncle du réalisateur Henri FESCOURT (1880-1966) et le neveu de François Félix FESCOURT (1817-1881), photographe à Lunel.

Voir : Lanterne de projection FESCOURTSource cliquer ici

FLAMMARION Nicolas Camille (1842-1925)

flammarion.vignette  C’est le fils aîné d’une famille de quatre enfants  dont le second, Ernest (1846-1936), fonde la Librairie et les Editions Flammarion. Ses parents, Jules et Françoise FLAMMARION, tiennent un commerce de mercerie Montigny-le-Roi. Ne pouvant poursuivre ses études, il devient, à 14 ans, apprenti chez un graveur ciseleur tout en suivant des cours du soir gratuits pour obtenir son baccalauréat. Son père, devenu employé aux studios Tournachon-Nadar, lui fait découvrir la photographie.

Après un court passage à l’observatoire de Paris, il succède, en 1862, à l’abbé MOIGNO et entre à la rédaction de la revue “Le Cosmos”. En 1865, il devient rédacteur scientifique du journal “Le Siècle” et donne de nombreuses conférences publiques sur l’astronomie populaire. De 1876 à 1880, il effectue plusieurs vols en aérostat pour étudier les phénomènes atmosphériques et plus particulièrement l’électricité atmosphérique. En 1883 il fonde l’observatoire de Juvisy-sur-Orge où il développe une importante bibliothèque concernant l’histoire des sciences. En 1887, il crée la Société Astronomique de France, dont il est le premier président.

Camille FLAMMARION est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages et reçoit de très nombreuses décorations tant en France qu’à l’étranger. En janvier 1881, il reçoit la Légion d’honneur pour ses travaux de vulgarisation astronomique et sera nommé commandeur de cet ordre en 1922.

Voir : La collection de diapositives MOLTENI

FLATTERS Abraham (1848-1929)

Flatters-105x150  C’est l’un des cofondateurs de la société Flatters & Garnett Ltd. Il est né en 1848 près de Gainsborough dans le Lincolnshire, au sein d’une famille d’agriculteurs. Il s’intéresse à l’histoire naturelle et assiste, en 1886, à une série de conférences sur la zoologie donnée par le professeur Milnes MARSHALL du Owen’s Collège : « il était assis près du “lanterniste” de manière à prendre de nombreuses notes sur la conférence à la lumière réfléchie par la lanterne ». A la même époque, il s’inscrit à la “Manchester Microscopical Society”.

Vers 1895, il devient conférencier en microscopie au collège technique de Manchester, un poste qu’il occupera pendant 32 ans. Il écrit plusieurs livres pour les étudiants, dont “Methods In Microscopical Research And Vegetable Histology”. C’est le premier ouvrage du genre à inclure des microphotographies en couleur pour illustrer les méthodes de recherche.

Après sa séparation avec les FLATTERS en 1909, il crée sa propre entreprise et commence à publier “The Micrologist”, une revue trimestrielle qui durera jusqu’en 1916. En 1923, FLATTERS est élu vice-président de la “Manchester Microscopical Society”. Il décède en 1929, à l’âge de 81 ans.

Voir : Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

FLORIAN Jean Pierre Claris de (1755-1794)

Portrait Florian  Il est principalement connu en tant que fabuliste, mais il est aussi conteur et romancier. Descendant d’une famille noble et petit neveu de VOLTAIRE, il est voué à la carrière des armes. Après avoir servi quelques années comme officier dans le régiment des dragons de Penthièvre, il se fait réformer  et suit le duc de PENTHIEVRE pour s’adonner complètement à la poésie. Il est élu membre de l’Académie française en 1788 après avoir vu deux de ses œuvres couronnées par cette institution. Interné lors de la révolution, il est remis en liberté grâce à  l’intervention de BOISSY d’ANGLAS et meurt subitement deux mois plus tard à l’âge de trente-neuf ans, probablement des suites de sa détention.

Voir : Livres des fables de FLORIAN

FOUCAULT Jean Bernard Léon (1819- 1868)

Portrait Foucault  Il naît à Paris le 18 septembre 1819 d’un père éditeur. Tout d’abord instruit par un précepteur il entre au collège Stanislas à Paris où il obtient son baccalauréat avec difficultés. Après avoir commencé des études de médecine, il se tourne vers la physique et s’intéresse aux expériences de Louis DAGUERRE sur la photographie. Devenu physicien et astronome, il est principalement connu pour sa démonstration de la rotation de la terre grâce au pendule de FOUCAULT, mais aussi pour avoir calculé la vitesse de la lumière et inventé le gyroscope.

Il mène de nombreuses expériences sur l’intensité de la lumière du soleil, en la comparant à celle du carbone dans la lampe à arc, et à celle de la chaux dans la flamme du chalumeau oxhydrique. En 1849 il met au point le régulateur à arc électrique construit par Jules DUBOSCQ. En 1854 il invente le photomètre après avoir comparé le pouvoir éclairant de deux types de gaz d’éclairage. Les travaux de FOUCAULT sur l’optique sont considérables ; il collabora avec plusieurs opticiens dont la Maison SECRETAN.

En 1862 il est nommé officier de la Légion d’honneur.

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ - Microscope solaire de SECRETAN

FOURTIER Hyacinthe Pierre (1849-1894)

Fourtier 01  C’est un officier et écrivain français, né à Constantine qui consacra toute sa vie à la carrière militaire et à la photographie. Elève de l’Ecole de Saint-Cyr, il sort en 1870, puis est blessé et fait prisonnier (du 30 août 1870 au 19 mars 1871) à la bataille de Beaumont dans les Ardennes. Alors qu’il est capitaine, il est détaché pendant sept ans à la commission de l’armée à Versailles pour l’établissement du fusil Lebel et l’étude de la poudre sans fumée. Le 3 mai 1889 il est blessé à la main par l’explosion d’une cartouche lors d’essais relatifs à la mitrailleuse Maxim. Chef de bataillon (commandant) en 1893, il est attaché au grand état-major général de l’armée, chargé du service de la photographie et des impressions héliographiques au ministère de la guerre (service géographique).

FOURTIER est chevalier de la Légion d’honneur en 1889, auteur de conférences et d’ouvrages sur la cartographie, sur la photographie et sur la pratique des projections et la production de vues sur verre. Il décède suite à une longue maladie dont il a beaucoup souffert durant plusieurs années.

GARNETT Charles (1843- 1921)

Garnett-105x150  C’est l’un des cofondateurs de la société Flatters & Garnett Ltd. Il est né en 1843, près de Warrington. A l’âge de 21 ans, il part avec un cousin en Nouvelle-Zélande où il travaille dur et s’intéresse à l’histoire naturelle, faisant la collecte des fougères trouvées sur l’île du Sud. En 1873, il revient à Manchester et ouvre un restaurant qui prospère rapidement dans la rue Cateaton.

En 1877, c’est la naissance de son premier fils, John B. GARNETT. Après avoir fait des études de pharmacie celui-ci entre dans la société Flatters & Garnett Ltd en décembre 1901. Il en deviendra directeur en 1931, après le décès accidentel de Henry GARNETT, son oncle, qui était directeur de la société depuis le décès de Charles en 1921.

Charles GARNETT est resté le directeur de la société Flatters & Garnett Ltd de sa création en 1901, jusqu’à son décès en 1921, à l’âge de 78 ans. Durant toute sa vie, il fit une très belle collection de graines provenant du monde entier qui a été remise au musée de Manchester après son décès.

Voir : Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

GIMPEL Léon (1873-1948)

C’est un photographe français ; adepte de l’autochrome, il réalise des reportages pour la presse et collabore avec l’Illustration. C’est un initiateur de la vulgarisation scientifique par l’image. Certaines de ses photos sont conservées dans les collections de la Société française de photographie.

Voir : Les lanternes de projection GAUMONT

GOLDSCHMIDT Robert (1877-1935)

C’est un inventeur d’origine Belge. Il est docteur en science et professeur agrégé de l’Université de Bruxelles. C’est un précurseur dans de nombreux domaines : photographie, aviation, automobile, TSF, etc. En 1906 il met au point la “Bibliophoto”, sorte de bibliothèque portable de microfiches. Après la première Guerre Mondiale, il utilise des microfilms pour conserver le contenu de livres entiers dans un espace réduit. Pour cela il crée la société ‘’La Photoscopie’’ (ou “Cinescopie” ?).

Voir : Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

GUERIN-CATELAIN Emile Jean (1856-1913)

Conference-07-120x150  Capitaine de cavalerie de réserve, c’est un poète, auteur dramatique et philanthrope reconnu « de belle carrure, le visage fin, éclairé par des yeux bleus, un peu haut en couleur et le rire sonore ! » Lors de son mariage à Paris, en 1885, il est restaurateur place de la Bourse. Vers 1890, il s’installe à Saint Germain en Laye au pavillon Henri IV (autrefois résidence de Louis XIV) et devient conseiller municipal tout en gardant son activité de restaurateur.

En 1890, il fonde la “Société Nationale des Conférences populaires” qu’il administre durant près de vingt ans, avant de demander son remplacement en 1909 par Paul PELISSE. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1905 puis Croix de Guerre. Son corps repose au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Son épouse, Marie Célestine JARRY, née à Paris en 1865, pratique la peinture avec un certain talent. Ils auront 4 enfants : Henri Jean Baptiste, né en 1886, lieutenant au 7e Dragon, Geneviève Violette, née en 1893, Jacques Maxime GUERIN (1897-1965), qui sera un acteur et metteur en scène « inspiré, réfléchi et amoureux du beau » entre les deux guerres et enfin Raymond GUERIN, qui fut un dessinateur très prisé dans les décennies 1920/1930 et fit également quelques apparitions à l’écran.

Après la mort de son mari, en 1913, Marie Célestine JARRY épouse en seconde noce, le 11 juin 1917 à Saint Germain en Laye, Paul Victor Modeste MAGNY (1854-1925), veuf avec deux fils, avocat, préfet de la Meuse, sénateur de la Seine de 1914 à 1925. Il est le fils de Modeste MAGNY, célèbre restaurateur, inventeur de la purée Magny, du tournedos Rossini et du Chateaubriand « chez qui se tenaient les fameux dîners Magny (fondé en 1862)  - ou dîners Sainte-Beuve – cités dans le Journal des Goncourt* » et neveu d’Auguste BREBANT (1822-…) restaurateur parisien, lauréat de l’Académie Française.

Voir : La Société Nationale des Conférences Populaires

IVES Frederic Eugene (1856-1937)

ives-portrait-150x110  C’est un inventeur américain né à Litchfield dans le Connecticut. Il est surtout connu pour avoir développé le procédé d’impression en demi-teinte. De 1874 à 1878, il a la charge du laboratoire photographique à l’Université Cornell. Puis il déménage à Philadelphie en Pennsylvanie, où, en 1885, il est l’un des membres fondateurs de la Photographic Society de Philadelphie.

Il fait également de nombreuses recherches et réalisations dans le domaine de la photographie en couleurs et stéréoscopique.  Il déposa près de 70 brevets et reçu la médaille du Franklin Institute’s Elliott Cresson en 1893, la médaille Edward Longstreth en 1903, et la médaille John Scott en 1887, 1890, 1904 et 1906. Son fils Herbert Eugene IVES (1882-1953) est un pionnier de la télévision et de la téléphotographie, y compris par télécopie couleur.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

KIRCHER Athanasius (1602-1680)

kircher01.vignette  C’est un jésuite allemand qui s’intéressa – entre autres – à la physique, l’astronomie, les sciences occultes, etc. Fuyant la guerre de Trente Ans, il se réfugie à Avignon avant de se rendre à Rome où il est nommé professeur de physique, mathématiques et langues orientales. Il crée dans cette ville un cabinet de physique et d’archéologie.

Voir : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

KORSTEN Marie Joseph Lucien (1858-…)

C’est un mécanicien et inventeur de matériel photographique et de projection, très actif au début du XXe siècle. Il est le fils de Jean Pierre François KORSTEN marié à Joséphine Ernestine Aimable CAILLAT. Agé de 30 ans, il se marie le 23 septembre 1888 à Henriette Augustine THOMAS (1864). Ils ont 3 enfants : Françis (1889) Paul (1891) et Louise Henriette (1892-1973).

Dans l’Information Photographique de 1913 on peut lire « M. Korsten, 10 rue Lebrun, nous fait part du mariage de sa fille mlle Louise Henriette KORSTEN avec M. Louis Armand TESSEREAU, 16 rue Oudry à Paris. La cérémonie a été célébrée le 30 août 1913 à Paris XIIIe ».

En 1936, on le trouve encore au 10 rue Lebrun.

Voir : Les projecteurs L. KORSTEN

LEBLANC Jules Iréné dit René (1847-1917)

Né à Vaux sur Saint Urbain, dans la Haute Marne, le 15 mars 1847, il est le fils de Claude Rémy LEBLANC vigneron et de Marie Léocadie PERRIN son épouse. De 1866 à 1870 il est élève à l’école normale d’enseignement spécial de Cluny* puis devient professeur à l’école professionnelle de Reims. En 1884 il est directeur de l’école Normale du travail manuel à Paris. De 1884 à 1886 il est chargé d’une première mission d’inspection avant d’être nommé le 1er mars 1890 “Inspecteur général de l’enseignement primaire”.

Dès 1878, il publie de nombreux mémoires et ouvrages sur l’enseignement expérimental, l’enseignement professionnel et l’enseignement du travail manuel ainsi que l’instruction agricole pour les élèves du primaire, publié, pour la plupart, chez Larousse. En 1895 il participe à la fondation de la revue “Après l’Ecole”, publication populaire illustrée pour l’enseignement post-scolaire.

Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

En 1900, il est chargé de l’organisation de la Classe 1 à l’Exposition Universelle puis rapporteur du jury. « Monsieur René LEBLANC, qui est un réformateur et qui projette sa pensée dans l’avenir comme des vues sur un écran, prévoit l’introduction de la “lanterne magique” dans l’école du jour. » Il publie en 1904 un livre « qu’il a vécu avant de l’écrire » intitulé “Les Projections Lumineuse, à l’école, aux cours du soir et en famille”, éditions Edouard Cornely et Cie Paris.

Il est agrégé de l’Université, officier de l’Instruction Publique, officier de la Légion d’Honneur (en 1900).

* Pour en savoir plus sur l’Ecole de Cluny, cliquer ici : http://adessertenne.pagesperso-orange.fr/victor_duruy_et_l_ecole_normale_de_cluny_091.htm

LE CLERC Jacques Sébastien (1637-1714)

Fils unique d’un orfèvre de Metz, sa précocité le fait remarquer par le prieur de Saint-Arnould qui s’occupe personnellement de son éducation. Travailleur infatigable, il étudie avec passion la physique, les mathématiques, la géométrie… puis entre dans le génie pour s’adonner à l’étude des fortifications.

En 1660, il est nommé ingénieur-géographe. En 1665, il part pour Paris, où il rencontre Charles LE BRUN (1619-1690) qui le convainc d’abandonner sa carrière dans le génie pour se consacrer au dessin et à la gravure. Très rapidement les éditeurs font appel à son talent pour illustrer de nombreux livres. Il devient même le graveur attitré de l’Académie des sciences. En 1672, il est admis à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture en qualité de graveur, puis nommé professeur de géométrie et de perspective.

Marié en 1673, il a de nombreux enfants dont le plus célèbre, Sébastien II (1676-1793) sera peintre. En 1693 il obtient le brevet de graveur ordinaire du roi et en 1706 il est fait Chevalier Romain par le pape. Il décède aux Gobelins le 25 octobre 1714, à l’âge de 77 ans.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

LEREBOURS Noël-Marie Paymal (1807-1873)

Il naît de père inconnu et d’une mère, couturière travaillant à Paris. Elle se marie avec l’opticien Noël-Jean LEREBOURS (né à Mortain le 25 décembre 1761 – Décédé en 1840). Celui-ci fait son apprentissage durant plusieurs années chez différents opticiens à Paris, puis il  achète quelques outils et s’installe à son compte à 18 ans. Après avoir reçu un brevet du Roi, il ouvre une petite boutique au 69 quai de l’horloge en 1789.

Noël-Marie Paymal LEREBOURS, qui a été adopté en 1836 par Noël-Jean, commence par se consacrer à la photographie. Entre 1840 et 1850 il effectue différents voyages qui seront à l’origine de l’ouvrage “Excursions daguerriennes” composé  de 113 planches reproduisant des vues prises en Europe, en Orient, en Afrique et même aux États-Unis…. A la mort de son père en 1840, il reprend la boutique d’optique installée place du Pont-Neuf puis s’associe avec Marc SECRETAN en 1845.

Voir : Microscope solaire de SECRETAN

MACE Jean (1815-1894)

Enseignement-19-107x150  C’est un enseignant et journaliste français issu du milieu ouvrier parisien. Dans les années 1860, il est enseignant au pensionnat du Petit-Château de Beblenheim et rédige des ouvrages de vulgarisation scientifique comme “L’Histoire d’une bouchée de pain“ ou “lettres à une petite fille sur nos organes et nos fonctions”. Il œuvre pour l’instruction des masses et fonde en 1864 “Le Magasin d’éducation et de récréation” avec l’éditeur Pierre-Jules HETZEL, puis il crée en 1866 la “Ligue de l’Enseignement” qui se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque. Franc-maçon, il est élu sénateur inamovible en 1883.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education PopulairePour en savoir plus cliquer ici

MAZO Elie Xavier (1861-1936)

mazo-portrait-121x150  C’est le fils unique de François Xavier MAZO (1834-1908) et de Marie Elise MACLE (1832-1904). Après avoir obtenu son certificat d’études, il entre chez Félix-Potin comme triporteur, à l’époque où la photographie prend son essor. Il se marie le 5 mai 1889, à Paris XVIe, avec Félicie DIDIERJEAN (1862-1941) teinturière. Le 17 octobre de la même année ils ont un fils Gaston. A cette date il est employé et demeure rue de Chaillot Paris XVIe.

Ayant la réputation d’être très malin, c’est aussi un travailleur acharné qui parle plusieurs langues. En 1892, il fonde l’entreprise E. MAZO, constructeur breveté S.G.D.G située 8 boulevard de Magenta à Pais « Maison de premier ordre et de toute confiance ne fabriquant que des appareils de qualité ». 17 ans plus tard, en 1909, il fait bâtir l’immeuble boulevard saint Martin et développe l’une des plus importantes entreprises consacrée aux projections lumineuses au début du XXe siècle.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

MAZO Gaston (1889-1980)

C’est le fils unique de Xavier Elie MAZO. Brillant élève, mais aussi turbulent, il a son Bac à 15 ans et veut être capitaine au long court. Son père Élie souhaite qu’il reprenne l’entreprise familiale et ça serait ses professeurs qui lui auraient conseillé de ne pas désobéir à l’autorité paternelle. Il se marie en la mairie du Xe à Paris, le 27 août 1913 avec Yvonne CŒURDOUX (1891-1975). Ils auront 6 enfants. Il est l’auteur d’un certain nombre de livres techniques sur la projection. N’ayant pas les qualités de son père, Gaston MAZO ne peut empêcher le déclin de l’entreprise dans les années 30. Il décède à Maison Laffitte le 3 février 1980.

MEUNIER Stanislas (1843-1925)

projmoltenimeunier.vignette  Il est né le 19 juillet 1843 au 38 rue Vanneau Paris Xe, fils de Victor Amédée MEUNIER (1817-1903) et de Isabella Mary HOCHE. C’est un écrivain scientifique français qui a joué un rôle considérable dans le mouvement scientifique qui se développe vers 1860.

Stanislas est géologue, minéralogiste et journaliste scientifique. Il devient rédacteur du feuilleton scientifique de “La Presse” jusqu’en 1855, laissant ensuite sa place à Louis FIGUIER pour fonder “L’ami des sciences” ainsi que la “Presse des enfants”. Deux ans après la fondation de “La Nature” il rédige en 1875 le premier d’une longue série d’articles. Dans les années 1870/80 il anime de nombreuses conférences avec Alfred MOLTENI. Au début du XXe siècle ; il est professeur de géologie au Museum d’histoire naturelle.

Il est officier de la Légion d’Honneur (1909).

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

MOIGNO abbé François Napoléon Marie (1804-1884)

moigno02.vignetteC’est un enseignant, chercheur et vulgarisateur français important dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il est docteur en théologie, professeur émérite d’innombrables matières : théologie, hébreu, Écriture sainte, mathématiques, physique, chimie, etc.

Dans les années 1840, il  s’intéresse à la projection en collaborant avec les inventeurs de lanternes de projection Jules DUBOSCQ et François SOLEIL. En 1852, il fonde la revue de vulgarisation scientifique “Cosmos”, qui deviendra en 1862 “Les Mondes”. Il est l’un des premiers sinon le premier à utiliser un appareil de projection dans ses conférences dans les années 1860.

Il publie de nombreux livres dont “L’Art des projections” Paris 1872  et “Enseignement de tous par les projections. Catalogue des tableaux et appareils” Paris 1882.

Voir : L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

MOLTENI François-Marie Alfred (1837-1907)

Molteni-11-122x150  Alfred MOLTENI est né le 25 novembre 1837 au n°22 rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur à Paris Ve (devenue rue Tiquetonne dans le IIe en 1868). C’est le fils de Pierre Marie Joseph MOLTENI (1811-1852) opticien et de Maria Elisa Clara HOULLIER son épouse avec laquelle il aura deux filles, Marguerite et Blanche. Il est élève au collège Chaptal lorsque son père meurt subitement, l’obligeant à interrompre ses études. A 15 ans, il entre dans l’établissement familial d’instruments d’optiques dirigé alors par son grand-père Antoine et son oncle Louis Jules. Par la suite, il complète ses connaissances en fréquentant les cours du soir des Arts et Métiers.

Tout en développant son entreprise, MOLTENI milite activement pour l’emploi des projections lumineuses à l’école en animant de très nombreuses séances avec Stanislas MEUNIER. Il collabore aussi étroitement avec DUBOSCQ et l’abbé MOIGNO.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Il est président d’honneur de la chambre syndicale de la photographie et a reçu des médailles d’or aux Expositions Universelles d’Amsterdam en 1883, de Paris en 1889, ainsi qu’un diplôme d’honneur à l’Exposition de Bruxelles en 1897.  Il est officier de l’Instruction Publique et chevalier de la Légion d’Honneur (février 1898). Malheureusement il a peu écrit faute de temps : deux ou trois volumes sur l’art des projections qui ont été édités plusieurs fois. « Monsieur A. MOLTENI vient de mourir à Tours où il s’était retiré depuis quelques années auprès de ses enfants, après avoir fourni une carrière de plus de 50 ans dans la maison universellement connue d’optique et d’instruments de mathématiques et géodésie fondée par son grand-père en 1782 ». Extrait de sa nécrologie parue dans La Nature le 14.12.1907.

Voir : La maison MOLTENI et Cie

Pour découvrir la famille MOLTENO en Angleterre cliquer ici

NERNST Walther Hermann (1864-1941)

Nernst-00-113x150C’est un physicien et chimiste allemand, lauréat du prix Nobel de chimie en 1920. Il a mené de nombreuses recherches dans les domaines de l’électrochimie, de la thermodynamique, de la chimie du solide et de la photochimie. En 1887 il obtient une thèse sur les “forces électromotrices produites par le magnétisme dans des plaques de métal chauffées”.

NERNST épouse Emma LOHMEYER en 1892. Ils ont deux fils, qui sont tous deux tués durant la Première Guerre mondiale, et trois filles. Après avoir travaillé à Leipzig, il fonde en 1894 l’Institut de chimie physique et d’électrochimie à l’université de Göttingen. C’est un chercheur à l’esprit pratique qui cherche à appliquer les résultats de la recherche scientifique à l’industrie ; c’est ainsi qu’il invente, en 1898, la première lampe électrique avec un filament métallique. Cette lampe, qui a succédé aux lampes à filament en carbone, est l’ancêtre des lampes à incandescence actuelles.

En 1920, NERNST obtint le prix Nobel de chimie « en reconnaissance de son travail en thermochimie ». Il fut également lauréat de la médaille Franklin en 1928 et devient, en 1932, membre étranger de la Royal Society.

Nommé professeur de physique à l’université de Berlin en 1905, il cesse ses recherches universitaires en 1933 pour prendre sa retraite.

Voir : Ampoules à incandescence NERNSTPour en savoir plus cliquer ici

NIEPCE DE SAINT-VICTOR Claude Félix Abel (1805-1870)

C’est un physicien et chimiste français, fils d’un cousin germain de Joseph Nicéphore NIEPCE (1765-1833) inventeur de la photographie en 1823. Il a mis au point le premier procédé photographique sur verre en 1847, découvert la radioactivité naturelle, ainsi que la gravure héliographique qui permetr d’imprimer des photographies dans la presse.

Voir :Plaques photographiques pour la projection

NIEWENGLOWSKI Gaston Henri Dr. (1871-1953)

Il est né le 11 février 1871 à Mont De Marsan et décédé le 28 janvier 1953 à Plougrescant. C’est le fils de B. NIEWENGLOWSKI, professeur de mathématiques successivement à Mont de Marsan, à Reims et à Paris, rédacteur en chef du “Bulletin de mathématiques spéciales” et inspecteur général de l’instruction publique. Il fait ses études au collège Rollin puis au lycée Louis Le Grand avant d’entrer à la faculté des Sciences et à la faculté de Médecine de Paris d’où il sort docteur en médecine. Il est reçu au lycée Polytechnique dont il démissionne.

En janvier 1896 il est nommé “Officier d’Académie” en tant que directeur fondateur du journal “La Photographie” qu’il dirige de 1892 à 1908. En parallèle il est rédacteur pour de nombreuses revues dont “La Nature”, “La Vie Scientifique”, “La Revue de Photographique” etc. Vers 1900, il est préparateur de chimie à la Faculté des Sciences de Paris, puis il est nommé professeur de photographie à l’Association Philotechnique et professeur de physique au lycée Carnot de Tunis.

On lui doit un certain nombre d’ouvrages dont ”Utilisation des vieux négatifs et des plaques voilées”, “La Photographie en voyage et en excursion” et “Dictionnaire photographique” en 1894, “Formules et recettes photographiques” en 1903, “Pratique du développement” en 1905, “Traité complémentaire de photographie pratique” édité par Garnier en 1905 (420 pages, réédité à plusieurs reprises), “Traité pratique des projections lumineuses” édité par Garnier en 1910 et “Les Rayons X et le Radium” en 1924.

NOLLET Jean Antoine, dit l’abbé NOLLET (1700-1770)

nollet04.vignettePrêtre, professeur de physique, membre de l’académie des sciences et physicien français, il a beaucoup contribué à répandre le goût et l’étude de la physique par des exposés clairs et attrayants. Originaire de Pimprez dans l’Oise, il mène de brillantes études au collège de Beauvais puis au séminaire à Paris. Sa dextérité manuelle le fait remarquer par le comte de CLERMONT, qui, entiché de sciences, le fait entrer en 1728 dans sa Société des Arts.

De 1730 à 1732, il voyage en Angleterre et en Hollande en compagnie du surintendant DU FAY, spécialiste de l’électricité, et rencontre de nombreux savants. En 1735, il ouvre à Paris un cours de physique expérimentale dont le succès est prodigieux et dont les auditeurs étaient des hommes et des femmes de tout âge et de toutes conditions. En 1739, il entre à l’Académie Royale des Sciences qu’il présidera plus tard. En 1758 il prend le titre et la fonction de maître de physique des Enfants de France, ce qui a pour effet d’installer définitivement la physique expérimentale à la cour de France.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

PELLERIN Jean-Charles (1756-1836)

C’est un dessinateur, illustrateur et imprimeur français, célèbre pour les fameuses “Images d’Épinal” qu’il compose dès la Révolution et qu’il imprime lui-même à partir de 1796. Fils de Nicolas PELLERIN, fabricant de cartes à jouer à Epinal dans les Vosges, il reprend l’activité artisanale de son père en 1773 pour la transformer progressivement en une véritable industrie de l’imprimerie appelée “Imagerie Pellerin”. En 1822 il cède son entreprise à Nicolas PELLERIN. Le petit-fils Charles-Nicolas travaillera aussi dans l’entreprise.

Voir : Les images d’Epinal et la lanterne magique

PELLIN François Philibert (1847-1923) prénommé parfois Philippe

Né le 29 juillet 1847 dans l’ancien 2e arrondissement, fils de Jean Philibert PELLIN propriétaire 49 ans, et de Marie Louise DURAND 20 ans, mariés le 9 juillet 1844. Il est bachelier es-sciences et ingénieur de l’Ecole Centrale des Arts et Manufacture à Paris (promotion 1870). Il est marié à Joséphine Marie Rosa DEYVEAUX-GASSIER.

Après avoir passé quelques années aux Tuileries de Choisy-le-Roi et dans une importante fabrique de pianos, il entre dans la fameuse maison Jules DUBOSCQ. Associé en 1883, il en devient seul propriétaire en 1886 au décès de Jules DUBOSCQ. En 1912 il y fait entrer son fils qui poursuivra les activités de l’entreprise jusqu’en 1940. Décédé le 5 février 1923 au 41 rue du Four à Paris VIe.

Membre fondateur du syndicat de l’Optique et des instruments de Précision en 1890 (ancêtre du GIFO), il en est trésorier puis vice-président et président. Lauréat de la société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, membre fondateur du Comité français des Expositions, Philibert PELLIN « eut une existence de grand travailleur et laisse le souvenir d’un homme de profonde modestie et de grand cœur ». Il est promu officier de l’Instruction Publique en 1898 et officier de la légion d’Honneur en 1912. Il est aussi titulaire de nombreux ordres étrangers.

Son fils Félix Marie Philibert PELLIN (1877-1940) se marie le 2 avril 1908 avec Berthe Lucie Marguerite DUPLAN. Outre la direction de son entreprise, il s’investit dans de nombreuses organisations durant toute sa carrière. Il est officier d’Académie et Chevalier de Saint-Stanislas. Il est promu commandeur de la Légion d’Honneur le 28 mai 1936. Lors de son décès le 23 décembre 1940, il est adjoint au maire du VIe arrondissement de Paris et demeure 130 rue de Rennes.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

PONTY Max (1904-1972)

Max PONTY est né en 1904 à Paris. Après 7 ans de formation à l’imprimerie Draeger il propose ses premières affiches aux grandes entreprises de l’époque : Air France, Radiola, le Louvre, les Galeries Lafayette, etc. et acquiert une notoriété d’affichiste, surtout pendant l’entre-deux guerres. Il devient l’un des sept membres de l’Académie de l’Affiche et rencontre Savignac avec qui il entretiendra de durables relations d’amitié. En 1947, à la suite d’un concours, la Seita choisit le projet de cet artiste pour remplacer les graphismes des paquets de Gitanes.

PONTY enseigne la publicité dans les écoles de dessin de la ville de Paris. Après la Seconde Guerre mondiale, il abandonne son ancienne activité pour étudier le cartonnage de vitrines. Devenant un véritable technicien du travail du carton, PONTY se spécialise dans la création des présentoirs, de brochures, de dépliants… tout le « petit » matériel qui accompagne l’affiche lors d’une campagne publicitaire (PLV dirions-nous aujourd’hui).

C’est ainsi qu’il met au point en 1956 un petit projecteur en carton dénommé CINEMIME pour les éditions Gautier-Languereau, éditeurs de Bécassine. A la même époque il crée un projecteur semblable pour Banania, le CINEBANA qui rencontre un vif succès ainsi que d’autres pour Mère-Picon, le CINEMAGIC, et pour Hachette en 1959, le CINE-ALBUM.

Source : cliquer ici

Voir : Le projecteur CINEBANA Le projecteur CINE-ALBUM - Le projecteur CINEMAGIC -  Le projecteur CINEMIME

REYNAUD Charles Emile (1844-1918)

Emile-Reynaud-123x150  Il a grandi en région parisienne, entouré par des parents qui l’ont initié aux arts et à la mécanique. Sa mère était peintre et son père avait un atelier de mécanique et de gravure. A 13 ans, sur les indications de son père, il réalise une petite machine à vapeur.

En 1864, il suit les cours publics de vulgarisation scientifique par projections lumineuses de l’abbé MOIGNO et apprend le métier d’enseignant-conférencier en devenant son assistant.

En 1877, il est professeur aux écoles municipales industrielles du Puy, ville dont il est originaire, et utilise habilement la projection fixe et animée pour illustrer ses cours. C’est à cette occasion qu’il imagine un appareil appelé “Praxinoscope” pour donner l’illusion du mouvement.En 1878, il s’installe dans le IXe arrondissement de Paris où il se consacre à la construction, à la commercialisation et au développement de ses Praxinoscopes.

« Cet inventeur modeste dont l’existence tout entière fut consacrée à la recherche de l’illusion du mouvement et que seul le manque de moyens matériels, de capitaux, surtout, a empêché d’occuper un des tout premiers rangs dans la lignée des réalisateurs » extrait de “Histoire du cinématographe” par G.-Michel Coissac 1925.

Voir : Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

ROBERTSON de son vrai nom Etienne Gaspard ROBERT (1763-1837)

Portrait Robertson  C’est un physicien belge, originaire de Liège, qui est surtout connu en France pour ses séances de fantasmagorie dans lesquels il ressuscite les guillotinés de la Révolution.

A 22 ans il entre au séminaire de Liège en tant qu’élève externe et s’inscrit aux cours de peinture de l’académie des beaux-Arts de la ville où il obtient plusieurs récompenses. En septembre 1787, il est ordonné prêtre… un prêtre un peu particulier, plus intéressé par le Diable que par Dieu !

En 1791 il arrive à Paris, en pleine Révolution, et découvre la phantasmagorie du physicien allemand Paul PHILIDOR. Nommé professeur de physique à l’école Centrale du département de l’Ourthe en 1797, il abandonne cette chaire pour revenir à Paris et se lancer dans les spectacles de fantasmagorie dès l’année suivante. En 1799 il s’installe dans un lieu de prédilection pour ce genre de spectacle, le couvent des Capucines abandonné depuis 1790. Après plusieurs vols de matériel et craignant d’être copié, il dépose le brevet de son invention le 7 janvier 1791.

Voir : Brevet d’invention du Fantascope

Au début du XIXe siècle il abandonne la fantasmagorie dont les mystères ont été démasqués pour ouvrir un cabinet de physique dans lequel il multiplie les expériences insolites. Il se met alors à voyager à travers l’Europe, emportant avec lui son cabinet de physique, un spectacle de fantasmagorie et un aérostat racheté à l’armée napoléonienne.

De 1803 à 1816, il réalise une cinquantaine d’ascensions en ballon dans les grandes capitales européennes.

Au début des années 1830, il s’installe définitivement à Paris dans une maison située dans le quartier des Batignolles où il entreprend de rédiger ses mémoires. Le premier volume, publié à compte d’auteur parait en 1831 suivit d’un deuxième tome publié en 1833. Le décès de ROBERTSON n’eut pas les honneurs des journaux, seul le quotidien “La presse” profita de l’occasion pour citer tous les aéronautes disparus précédemment. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Source : “Etienne Gaspard Robertson, la vie d’un fantasmagore” par Françoise LEVIE – Editions du Préambule, Collection Contrechamp – 1990.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

SECRETAN Marc François Louis (1804-1867)

Fils du doyen Samuel SECRETAN et de Jeanne-Charlotte FRANCILLON, il nait à Lausanne en 1804. Destiné à la profession d’avocat, il exerce cette activité pendant plusieurs années tout en se livrant à son goût pour les sciences exactes durant ses loisirs. (NB Une autre biographie indique qu’il aurait été capitaine du génie dans le canton de Vaud avant d’enseigner). Vers 1833/34 il commence à enseigner les mathématiques à l’académie de Lausanne et obtient la chaire de mathématiques en 1838.

En 1844, il se rend à Paris dans le but de satisfaire à son goût pour l’astronomie. C’est ainsi qu’il rencontre monsieur LEREBOURS auquel il s’associe l’année suivante. Durant 10 ans il travailleront ensemble puis il prend seul la direction de cette entreprise renommée lorsque Noël-Marie LEREBOURS prend sa retraite. Il travaille en étroite collaboration avec différents savants dont Léon FOUCAULT et propose, en quelques années, un catalogue comportant plus de 2000 références dans l’optique, la physique, la chimie, la galvanoplastie, etc.

A sa mort, son fils Auguste, né à Lausanne en 1833, mort à Paris en 1874, lui succède avec son cousin Georges Emmanuel SECRETAN, né à Aubonne en 1837.

Voir : Microscope solaire de SECRETAN

TIRANTY Philippe (1883-1973)

tiranty06.vignette  Descendant d’une vieille famille niçoise, c’est un inventeur, photographe et éditeur français qui contribua au perfectionnement, au développement et à la vulgarisation de la photographie entre les deux Guerres Mondiales.

Dans ses ateliers, il invente de nombreuses machines telles que la première machine à affranchir le courrier (1923), un instrument de précision appelé Bande Flamand, un enregistreur de vitesse pour les locomotives ou encore un instrument optique pour les prises de vue aérienne.

Passionné par la photographie, il devient, au fil des années, l’un des premiers distributeurs d’appareils photo en France et fabrique même différents appareils dont une petite lanterne de projection dénommée Gnome. Représentant la firme Leitz en France, il commercialise dès 1925 le fameux Leica. Il édite de nombreux ouvrages sur l’optique, sur les appareils photographiques, et publia de nombreux catalogues très complets sur la Photo et le Cinéma.

Voir : Histoire de l’entreprise TIRANTY

TISSANDIER Gaston (1843-1899)

Portrait Tissandier  Avant d’être connu en tant que fondateur de la revue “La Nature” en 1873 et auteur de nombreux livres de vulgarisation scientifique, Gaston TISSANTIER fut un aéronaute averti. Il fit 44 vols en ballon dont un, le 15 avril 1875, destiné à battre le record d’altitude qui faillit lui coûter la vie. Au retour sur terre ses eux compagnons étaient morts et lui fut retrouvé inanimé.

Avec ses travaux, publications et conférences (dont de nombreuses avec Alfred MOLTENI), Gaston TISSANDIER développa un important réseau de contacts et de relations. « Il recevait souvent des lettres élogieuses de savants tels que PASTEUR, Le VERRIER, Paul BERT, ainsi que EDISON ou Graham BELL sans compter de nombreux aéronautes. »(1) Il était membre de la plupart des sociétés scientifiques de Paris, vice-président de la Société de Météorologie et chevalier de la Légion d’Honneur en 1872.

(1) Nécrologie parue dans “La Nature”, par Albert Tissandier, deuxième semestre 1899, pages 248 à 250.

TRUTAT Eugêne (1840-1910)

Eugène Trutat par Nadar Muséum de Toulouse  Né à Vernon dans l’Eure, TRUTAT est le fils d’un officier d’artillerie qui est ensuite affecté à Toulouse. C’est là que le jeune Eugène suit les cours du collège des Jésuites, avant d’aller à Paris faire des études de médecine. Revenu à Toulouse en 1860, il participe à la création du musée d’histoire naturelle dont il sera ensuite conservateur durant 25 ans. Il fait parti de nombreuses sociétés savantes dont la Société Française de Photographie. En 1891, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.

Ce photographe, géologue et naturaliste est un grand spécialise des Pyrénées. Il publie régulièrement des articles et ouvrages sur la photographie « on compte 44 monographies et près de 103 articles. Les thèmes abordés sont la photographie (technique, procédés, enseignement, projection), la géologie, la biologie, la paléontologie, la zoologie, la géographie, la sociologie et l’art. » Ses photographies sont conservées dans trois institutions de Toulouse. Parmi ses différents ouvrages, il se trouve trois titres qui nous intéressent plus particulièrement. Le “Traité pratique des agrandissements photographiques” publié en 1891, réédité en 1897 par Gauthier-Villars ; le “Traité général des projections”, tome premier : Projections Ordinaires. Publié en 1897 par Charles Mendel ; “La lanterne à projections” publié en 1897 par Charles Mendel.

 

 

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AUTEUR

Posté par Patrice Guerin le 16 décembre 2011

Portrait livre  Patrice GUERIN, un auteur hors du commun !

La première chose qu’il vous dit « je ne suis pas un collectionneur… plutôt un “vulgarisateur*” ! Je ne cherche pas à accumuler tout ce qui existe sur le Sujet, mais j’aime les pièces rares ou originales qui me permettent de comprendre mon Sujet et de partager ces connaissances avec d’autres ».

Son “Sujet d’étude”, comme il aime à appeler sa collection, ce sont les projecteurs, mais pas les projecteurs de cinéma ni d’éclairage, plutôt les projecteurs de vues fixes de toutes époques, depuis les lanternes magiques du XVIIIe, jusqu’aux fameux petits projecteurs de diapositives des années 60/70, en passant par les grosses lanternes du début du siècle sans oublier certaines originalités comme les appareils associant l’image et le son.

fichier pdf Biographie

PGcollectionBlg  Qu’est ce qui l’intéresse dans ce sujet ?

« L’image est un support de communication prédominant à notre époque. Mes études artistiques et mon métier d’Architecte en communication m’ont amené à m’y intéresser depuis très longtemps. La peinture, la photographie, le cinéma, la vidéo, sont des techniques permettant de créer des images, voir même des spectacles et dans certains cas des œuvres d’art. Il existe de nombreux collectionneurs, clubs ou associations s’intéressant à la photo et au cinéma, mais très peu dans le domaine de la projection fixe… pas assez noble diront certains. J’ai acheté un premier projecteur de diapos très Design pour sont époque, le Kodak Senior n°1 carrossé par Raymond Loewy dans les années 50, puis le virus s’est développé. »

Musée lgt

Sa collection s’est construite progressivement au fil des ses errances dans les brocantes et autres foires spécialisées, sans oublier les ventes aux enchères , les salons de collectionneurs et quelques amis rabatteurs. En 1995, à l’occasion du centenaire du cinéma, il écrit un premier livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, consacré aux différents systèmes d’éclairage équipant les lanternes de projection.

Livre Eclairage« A l’époque personne n’avait une idée précise de ces accessoires rébarbatifs. Il faut reconnaître qu’on trouvait aussi bien des lampes à pétrole que des éclairages au gaz ou des chalumeaux identiques à ceux employés pour la soudure… dans lesquels certains remplaçaient même l’acétylène par de l’éther ! »

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Il participe à de nombreuses expositions en région parisienne, mais aussi à Mulhouse et même en Angleterre. Tous ces appareils devenant très encombrant, il doit se séparer de certaines pièces à l’occasion d’un déménagement.

A quoi sert une collection ?

« Collectionner, c’est rassembler des appareils, accessoires et documents avec un objectif cohérent permettant d’en reconstituer l’histoire. C’est aussi sauvegarder de la destruction des éléments de notre patrimoine scientifique et technique. C’est enfin valoriser des techniques et savoir-faire qui ont contribués à l’évolution des connaissances et des modes de vie. » A l’appui de ses propos, il est fier d’ajouter : « Au plus haut niveau de l’état, on est conscient du problème le patrimoine scientifique et technique est défini comme un élément constitutif des intérêts fondamentaux de la nation !*” Certes il s’agit là plus de Sécurité que de Culture, mais il y a quand même une petite reconnaissance de nos collections publiques et privées qui sont les plus importantes au monde. »

* (Note du 30 août 2011 provenant du Secrétariat général de la Défense et de Sécurité Nationale) cliquer ici.

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A côté des appareils il y a la documentation, non seulement les catalogues et les notices, mais aussi les articles et publicités parus dans le presse d’époque voir même des cartes postales ou des photos originales montrant les projecteurs en situation. L’appareil n’a aucun intérêt s’il n’est pas remis dans son contexte. Entre des projecteurs pour enfants, pour l’enseignement ou pour les projections scientifiques, il y a de nombreuses différences justifiées par l’usage. De plus il ne faut pas négliger les vues qui vont avec. Là aussi c’est toute une histoire aussi bien sur les techniques employées pour faire ces vues que sur le contenu même des images : savez-vous qu’au début du XXe siècle on était capable de projeter l’image d’un insecte vivant… « malheureusement celui-ci grillait souvent comme une mouche sur un halogène ! »

Article-CrPicard-lgt-106x150 A la rencontre du public !

Aujourd’hui Patrice GUERIN partage sa collection sur ce blog. Après quatre ans d’existence, il en est à plus de 100 000 visiteurs et 250 articles publiés. « Ce blog me permet de mettre à jour mes connaissances en associant les photos d’appareils, la documentation relative au sujet et son contexte d’utilisation. Il m’arrive de re-découvrir certaines choses enfouies depuis des années au fond d’un carton ».

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En juin 2012 le site “DIAPROJECTION” est présenté pour la première fois au public lors du salon Pré-Cinéma – Cinéma – Son – Photographie, qui s’est déroulé place saint-Sulpice à Paris VIe du 11 au 13 juin 2012. Il était hébergé sur le stand de la toute jeune association “Antique PASSE-VUES”. De nombreux visiteurs sont venus pour rencontrer son auteur ou découvrir un site “fort riche et très intéressant”.

portrait-12-150x99  portrait-13-150x99  portrait-14-150x99  fichier pdf Programme

En juin 2013, dans le cadre du séminaire international ”La mise en scène théâtrale et les formes audio-visuelles : emprunts esthétiques et techniques”, qui s’est déroulé au Centre Culturel de Cerisy-la-Salle, Patrice GUERIN fait une conférence récréative de deux heures sur “L’évolution des sources lumineuses dans le spectacle”.

« Je vous remercie pour votre temps, votre disponibilité et votre générosité lors de cette trop brève rencontre à Cerisy. Je pense que c’est plutôt à nous, chercheurs, de vous remercier. Sans le travail de collectionneurs passionnés comme vous, nous ne pourrions guère avancer. » F.T.

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En août 2014, il inaugure son Cabinet des Projections Lumineuses « c’est un vieux rêve que d’avoir mon propre cabinet de curiosités consacré à mes sujets de prédilection : la Projection Fixe et les Systèmes d’Eclairage ». Ce lieu n’est pas ouvert au public, mais les visiteurs intéressés sont toujours les bien venus.

Autres photos : CLIQUER ICI

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Janvier 2015, le magazine “Antiquités Brocante” consacre 8 pages à “L’histoire de la projection lumineuse en 10 appareils” ; un siècle seulement sépare les lanternes magiques du XIXe siècle des carousels de diapos des années 1970… Retour sur les progrès accomplis en matière de projection lumineuse. « Les projections lumineuses n’ont pas eu pour simple vocation de distraire ou d’effrayer un auditoire » précise notre spécialiste « elles ont également servi dans l’enseignement, pour la recherche scientifique et dans les réunions familiales ». Un article signé Muriel Boujeton.

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L’exposition “Lumières”, proposée et réalisée par le Musée Bernard d’Agesci de la communauté d’agglomération du Niortais, se déroule du 10 mars au 7 juin 2015. « Face aux demandes et à l’attrait du public pour les collections présentées, cette exposition est prolongée jusqu’aux Journées européennes du patrimoine (19-20 septembre 2015) ».

Elle présente sur 300m2 près de 100 pièces de nature très variée, allant de la préhistoire à l’époque contemporaine. On y découvre, entre-autres, plus d’une vingtaine d’appareils d’éclairage artificiel appartenant aux collections de Patrice Guérin “Diaprojection.fr” et du musée des éclairages anciens “Lumière de l’Œil” à Paris. Lire l’article paru dans La Nouvelle République.

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Juillet 2015, le magasine “Collectionneur & Chineur” publie un article intitulé « Patrice et ses projecteurs » dans la rubrique “Les News des Blogs” : « Arrivé à la retraite, Patrice a créé le blog “Diaprojection” en 2010, denevu incontournable pour tous les amateurs d’appareils de projection anciens ».

Lundi 5 octobre 2015, Patrice GUERIN participe au tournage de séquences de projections lumineuses pour un film de 52 minutes sur le Douanier Rousseau (Co-production Musée d’Orsay et Les Films du Tambour de Soie). Projection sur ARTE le 3 avril 2016 à l’occasion de l’exposition  sur le Douanier Rousseau au musée d’Orsay de mars à juillet 2016.

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Ce film documentaire part à la rencontre de l’oeuvre du Douanier Rousseau (1844-1910). Ses peintures articulées autour des rêves, de l’imagination, de l’enfance, ont eu une influence considérable sur l’art moderne. Picasso conservera toute sa vie avec vénération quatre tableaux du Douanier. Sa renommée populaire est immense, mais son oeuvre encore méconnue, voire incomprise. Ce film , en posant la question de la représentation et de l’abstraction, explore à travers une mise en scène originale les inspirations, les productions et les influences de ce faux naïf ! Le réalisateur, Nicolas AUTHEMAN a choisi de chapitrer le film par des extraits de plaques animées de lanternes magique sur lesquelles la voix off vient poser les enjeux ou donner des informations factuelles. Ces plaques, oniriques, descriptives, abstraites, étranges, viennent s’inscrire dans une mise en scène particulière, avec la complicité de Patrice GUERIN, collectionneur spécialisé dans les Projections Lumineuses.

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Les lundi 9 et mardi 10 novembre 2015, à l’occasion du 14e festival du film de Compiègne, Patrice GUERIN a eu le plaisir d’animer un spectacle de lanterne magique à partir du montage présenté sur ce site (Petit spectacle de lanterne magique). Cet événement se déroulait au théâtre de la ville et accueillait à chaque séance plus de 500 enfants des écoles de l’agglomération (CP – CE – CM) qui ont pris beaucoup de plaisirs à voir les tableaux animés.

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Du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017, le musée Nationale de l’Education, présente à Rouen, l’exposition “Lumineuses Projections”. Commissaire principal Anne QUILLIEN chargée de conservation et de recherche au Munaé, commissaire adjoint Patrice GUERIN, collectionneur et historien des projections lumineuses. Cliquer ici

Lanternes magiques, plaques de lanternes, appareils de projection, vues photographiques sur verre, films animés, films fixes et diapositives : l’exposition traite de l’évolution des techniques et des usages dans l’art de la projection lumineuse et s’intéresse aux projections d’images fixes utilisées comme outil d’enseignement depuis les conférences populaires de la fin du XIXe siècle, où elles font leur première apparition en public, jusqu’à leur démocratisation dans les classes dans les années 1950.

« Je sais votre engagement, et aussi tout ce que vous avez pu permettre grâce à votre connaissance du sujet, vos prêts , votre réseau. Les musées ont beaucoup à gagner lorsqu’ils travaillent étroitement avec les réseaux de collectionneurs , passionnés , comme vous l’êtes par votre sujet. » Delphine CAMPAGNOLLE directrice du Musée National de l’Education, avril 2016.

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Le samedi 23 juillet 2016 Patrice GUERIN est allé faire une conférence en anglais devant une centaine de membres de “Magic Lantern Society” à Bath (GB), pour présenter l’exposition “Lumineuses Projections” qui se déroule actuellement au Musée National de l’Education à Rouen.

Conf Anvers   20161102-DS-059-DA-031-REG fichier pdf Program Workshop

27-29 October 2016, Workshop THE MAGIC LANTERN TODAY Creative Re-Use of Cultural Heritage – M HKA – Museum of Contemporary Art Antwerp, Leuvenstraat 32, Antwerp. Friday, 28 October : 14:30–15:30 conference Taxonomy and Cataloguing “A study for a classification of magic lanterns and its accessories » by Patrice GUERIN collector and historian of the art of light projections.

« Persönlich empfand ich die Privatsammlung alter Projektionsgeräte von Patrice Guérin aus Rouen und seinen Vortrag über die Beleuchtungsmethoden als eines der Highlights.» Anke N. octobre 2016.

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Du 21 novembre au 14 décembre 2016, exposition dans le hall des Archives Départementales de Seine et Marne, sur le thème de la “Lanterne Magique”. Trois sujets sont développés : “La Maison Lapierre” dont l’usine se trouve à Lagny en Seine et Marne, “Un siècle de Projecteurs Jouets” et “Documents autour de la lanternes magique”.

Guimet 12

Samedi 3 février 2018, spectacle de lanterne magique au musée Guimet à Paris. 40mn de projection associant le verbe, la musique et l’image, plus de 200 spectateurs “conquis” et beaucoup de plaisir pour tous, y compris moi-même, c’est un authentique succès ! « Merci Patrice et bravo pour le spectacle ! Quelle performance, quel travail que celui de lanterniste ! C’était aussi intéressant de regarder du côté de l’écran que de la lanterne… Très heureuse d’avoir vu pour la première fois la projection de plaques mécanisées. L’invention du trucage… » Caroline C. VOIR : Séance de Lanterne Magique au musée Guimet

Tournai repet

Juin 2018 à Chalon sur Saône et octobre 2018 à Tournai (Belgique), recréation du spectacle lyrique d’ombres projetées “Tournai”, donné pour la première fois dans la hall au draps de Tournai en 1898. VOIR : Spectacle d’ombres “TOURNAI”

Colloque Québec

Mai 2019, participation au colloque « Matérialité, esthétique et histoire des techniques. La collection François Lemai comme laboratoire » à l’Université Laval de Québec. Le but de ce colloque est de découvrir ce que les objets techniques et leur matérialité peuvent nous apprendre concrètement sur le cinéma, en lien avec les autres types d’archives. Il repose sur l’imposante collection d’appareils cinématographiques et pré-cinématographiques donnée à l’Université Laval par le collectionneur François Lemai en 2016.

Stras 01  Stras 02  Le WE des 21 et 22 septembre 2019, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, animation en Projections Lumineuses avec une lanterne de projection des années 30 à l’Université de Strasbourg.

 

Objectif et rêve ?

Depuis plus de trente ans, Patrice GUERIN partage sa passion en éditant des ouvrages, en participant à des expositions, en intervenant dans différents séminaires et colloques. « Mon objectif aujourd’hui… avoir les capacités d’en faire autant pendant vingt ans encore ! » dit-il avec un sourire malicieux. « Mon rêve récurent : pouvoir concilier les mondes de l’Entreprise, de l’Université de la Collection et de l’Art. »

Logo NiepceLumiere Portrait-24  Portrait 25  Membre des clubs NIEPCE-LUMIEREMAGIC LANTERN SOCIETY  –  ASEISTE

__________________

*Vulgariser : Mettre à la portée de tous des connaissances scientifiques ou artistiques.

 

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Chronologie

Posté par Patrice Guerin le 10 décembre 2011

Ce classement chronologique permet de situer chaque article dans la longue histoire de la projection. Il suffit de cliquer sur le titre de l’article pour que celui-ci s’affiche immédiatement.

 

2020 - Modern KALEIDOSCOPE Magic Lantern

2018 – Création le Singe Montrant la Lanterne Magique

2010 – Le colporteur d’images de Renaud PERRIN

1968 - Leitz FADOMAT pour fondu enchaîné

1958 - Les projecteurs Pradovit LEITZ

1950 - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

1950 - Le projecteur CINEMIME des éditions Gautier-Languereau

1950 - Le projecteur CINEBANA de BANANIA

1950 - Le projecteur CINE-ALBUM de Hachette

1950 - Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON

1950 - Le projecteur AFIX ou CINEAFIX

1950 – Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

1950 – Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

1947 - Les images sur disques VIEW-MASTER

1947 - Les visionneuses stéréo VIEW-MASTER

1941 – Le projecteur AUDAX – FOCA

1940 – Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

1940 – Arlequin et la lanterne magique de Luis Vidal MOLNE

1939 – La lanterne Pathé Cocorico n°6

1938 – Projecteur LEITZ Parvo

1937 – Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

1936 – Projecteur LEITZ VIII

1935 : Le RETROPROJECTEUR ou Overhead projector

1935 – Projecteurs NORIS

1935 - Projecteur LE MONDIAL Maison de la Bonne Presse

1934 – Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

1933 - Les projecteurs Filmoscope de MAZO

1933 – Chromo lanterne magique André HELLE

1932 – Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie

1932 – Expédition CITROEN en Centre-Asie

1931 – Projecteur LEITZ Udimo

1931 – La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

1930 - Microscope de projection OPTICO

1930 - Projecteur TRICHROME artisanal

1930 –  Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

1930 – Plaques de verre pour publicité lumineuse

1930 – Publicité par les projections lumineuses

1930 – Lanterne de projection automatique D.R.P.

1930 – Projecteur CINESCOPE anglais

1930 - Gros appareil de projection des années 30 DEMARIA-LAPIERRE

1930 - Lanternes cylindriques horizontales des ANNEES 30

1929 - Projecteur de corps opaques DEMARIA-LAPIERRE

1929 – “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

1928 – L’ONDOSCOPE et la projection stroboscopique

1927 – Les lanternes de projection GAUMONT

1926 - Projecteur LEITZ Uleja

1926 – ZEISS IKON A.G.

1926 – Lanterne magique carnaval d’Aix

1926 - Projecteur Filmostop Maison de la BONNE PRESSE

1925 – Lanterne d’agrandissement EGBER

1925 - Histoire des projecteurs LEITZ

1924 – Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

1924 – La PHOTOSCOPIE et le microfilm

1924 - Lanterne “Universel” de la BONNE PRESSE

1923 – Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

1923 – Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

1922 - Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

1922 : Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

1920 - London by Night

1920 – Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

1920 – Projection de décors au théâtre et à l’opéra

1920 – Projecteur fixe 35mm ICA

1920 – Lampes à arc électrique PATHE

1918 – Lanterne de projection TIRANTY Gnome

1917 - Les POILUS ombres et poème par Henriot

1914 – Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE des établissements UNION

1913 – Le KODIOPTICON, première lanterne de projection Kodak

1913 – Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

1912 – Lanterne universelle ICA Dresden

1910 – Les tables de projection

1910 – Lampe “ECLIPSE” pour conférencier

1910 - Les collections de vues pour projection MAZO

1910 – Spectacle d’ombres artistiques ou le THEATRE CHEZ SOI

1910 - Projection de phénomènes METEOROLOGIQUES

1910 - Plaques ANIMEES et plaques à SYSTEME pour projection

1910 – Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

1910 – Les projecteurs L. KORSTEN

1910 – Lanternes de projection scientifique MOLTENI

1909 – CONTINSOUZA et les appareils de projection

1910 – Pièce d’ombres “LOURDES”

1910 - Visionneuse MONOCLE ou MAGNASCOPE avec plaques de projection MAZO

1909 – Projektions Apparat – ICA Dresden

1908 – Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

1907 – Histoire de l’entreprise TIRANTY

1907 - Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

1907 - La Pastorale de Noël

1906 – Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

1906 – Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

1906 – Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN

1905 – Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

1905 - Trousse d’objectifs de projection

1905 – Cartoscope Panoptic

1905 - Un APHENGOSCOPE amélioré

1905 - Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

1905 - Projecteur COSMOSCOPE

1904 – Appareil de projection “Gros Modèle” MAZO

1904 - L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école, d’après René LEBLANC

1903 – Les projections lumineuses dans l’Eglise

1903 – Projection et amphithéâtres

1903 - La Lanterne Magique de Georges MELIES

1903 - Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs

1902 - Photographie et Projection à l’Exposition de HANOÏ

1902 – Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

1902 : La lanterne “COSMOPOLITE” de H. ROUSSEL

1901 – Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

1901 - Séance de lanterne magique au Vatican, devant le Pape LEON XIII

1901 - Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire

1900 - Histoire de l’entreprise OPTICO

1900 – Pieds et supports pour lanterne de projection

1900 – Best Wishes and Greetings with magic lantern

1900 – Lanternes multiples ou POLYORAMAS

1900 – Lanterne de projection HELIOS de Mazo

1900 - Lampe à pétrole “Maxima” de MAZO

1900 - MOLTENI, RADIGUET & MASSIOT au sommet de la gloire

1900 - La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK

1900 – Introduction à l’éclairage dans les projections lumineuses

1899 - Petit spectacle de lanterne magique

1899 – RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

1899 – Chargeur automatique pour lanterne de projection

1898 : Pièce d’ombres “TOURNAI”

1898 – Lanterne de projection FESCOURT

1897 - Fonctionnement d’une ampoule ancienne NERNST

1897 - Ampoules à incandescence NERNST

1897 - Les lampes bornes NERNST pour la projection

1896 - Trousse d’OBJECTIFS Molteni

1896 – Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE

1895 – Charles PATHE et les lanternes de projection

1895 – Société des Etablissements GAUMONT

1895 – Les publications MAZO et les principaux titres

1895 – Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

1895 – La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

1895 - Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

1895 – Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

1895 – Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES

1895 - APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

1894 - Projection d’ombres pour le centenaire de POLYTECHNIQUE

1894 – Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

1894 – Les lanternes de projection MOLTENI

1893 - Pièce d’ombres La MARCHE A L’ETOILE

1893 – Projection de la chevauchée des WALKYRIES au XIXe siècle

1892 – Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

1892 – Histoire de l’entreprise MAZO

1892 - Entretenir une LAMPE de projection à PETROLE

1892 – CHROMORAMA

1892 - Lanterne d’agrandissement à chariot fixe MOLTENI

1892 - La visionneuse LANTERNOSCOPE de MOLTENI

1892 - Les saturateurs d’éclairage intensif LAWSON et MAZO

1891 – Accessoires pour projections familiales

1890 - SIGNAL LAMP pour conférencier

1890 - Support à réflexion horizontal MOLTENI

1890 – Lanterne d’agrandissement CANTILEVER

1890 – La Société Nationale des Conférences Populaires

1890 - COLORISATION des projections lumineuses

1890 – COLORISATION des plaques de verre

1890 – Finition des vues sur verre

1890 – Projection éducation populaire

1890 – Lanternes de projection LAPIERRE

1890 – MAGIC LANTERN EXHIBITIONS in the Ladies’ Home Journal

1890 : L’ENSEIGNEMENT par Projections Lumineuses

1890 - Plaques de lanterne magique : ANATOMIE

1890 – Livres des fables de FLORIAN

1889 - Les Projections Lumineuses à l’EXPOSITION UNIVERSELLE de 1889

1889 - CUVE LABORATOIRE pour Projections Lumineuses

1889 - Les origines de la Maison MAZO

1889 – Une visionneuse publique, la lanterne magique électrique

1889 - Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

1888 : Les films chronophotographiques de MAREY

1888 – Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

1886 - Le spectacle des Ombres à l’Ecole POLYTECHNIQUE

1884 - La fontaine lumineuse ou fontaine de COLLADON

1881 - Le cabaret du CHAT NOIR

1881 - Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

1880 – Polariscope de projection PELLIN

1880 - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

1880 – Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

1880 – La collection de diapositives MOLTENI

1880 – Lanterne magique perfectionnée

1880 – Lanternes de projection et d’agrandissement

1880 – Identification des lanternes de projection

1880 – Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

1880 - Ghosts Geister & FANTOMES in the theater

1880 - Plaques photographiques pour la projection

1879 – Invention de l’ampoule électrique

1878 - Le laryngoscope CADIER fabriqué par la Maison MOLTENI

1876 - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

1876 – Une séance de lanterne magique chez les Grandpierre

1875 - KALEIDOSCOPE de projection

1875 - Le Polyorama de DUBOSCQ

1873 – Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

1873 - Appareil de famille et de classe MOLTENI, modèle postérieur

1873 : Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles

1873 - Appareil de famille et de classe MOLTENI, le brevet

1870 - L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

1870 – Transport des dépêches microscopiques par pigeon voyageur

1870 – John THOMPSON, la chine et le peep-show

1870 – Lanterne magique classique

1870 – Lanternes magiques jouet

1870 – Le siège de Paris en 1870

1870 – Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

1870 - Vues fondantes – Dissolving views

1870 - Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

1869 - Lanterne de projection double STEREOPTICON

1868 - Les récréations lumineuses dans les GRANDES ECOLES au XIXe siècle

1866 – La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

1866 – Lanternes magiques Ernst PLANK

1866 - La pile LECLANCHÉ

1865 - Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

1865 – Projecteur COSMOSCOPE

1865 – Utilisation du pétrole dans l’éclairage domestique

1864 - Les lampes au magnésium SOLOMON et GILLET & FOREST

1862 – Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

1862 – Lanterne magique LAMPASCOPE

1862 – Spectacle de lanterne magique : TROPHONIUS et Geneviève de BRABANT

1861 - Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

1860 – Les EFFETS SPECIAUX au théâtre durant le XIXe siècle

1860 – L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opéras

1860 - Lanterne magique vernie noir

1860 – Mégascope de BERTSCH

1860 - La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

1860 - Fonctionnement du chalumeau oxhydrique Limelight

1859 - Les Opticiens CHEVALIER à Paris

1855 - Lanterne magique cylindrique AUBERT

1855 - Éclairage lanterne magique Système AUBERT

1855 – Polyorama Panoptique

1855 - Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

1854 – Carte de visite photographique

1850 - Plaques animées MOLTENI

1850 – Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn

1850 – Lanterne de projection DUBOSCQ

1850 – Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

1850 - Les CHROMATROPES de projection

1849 - La tentation de SAINT-ANTOINE le Grand

1849 - Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

1847 – Band of Hope – temperance slides

1845 – Projection de SPECTRES VIVANTS et de FANTOMES au théâtre

1845 - Le DIABLE A PARIS : Paris et les Parisiens

1844 - Les débuts de l’ARC Voltaïque

1844 - Plaques de lanterne magique diableries LEFRANC

1844 – Fantascope en forme de lanterne magique

1843 - Plaques animées MOLTENI

1840 - Le ZOGRASCOPE et les vues d’optique

1840 - Lanterne magique CARREE en fer blanc

1839 – L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

1839 – Introduction aux projections scientifiques

1839 – DAGUERRE commercialise les premières photographies

1830 – Les opticiens CHEVALIER à Paris

1830 - Dance of Ghosts and Death – DANCE du FANTOME avec la mort

1826 – LE THAUMATROPE à la lanterne magique

1826 – Nicéphore NIEPCE invente la Photographie

1825 – La bougie dans les lanternes magiques

1825 – Bougies de suif ou stéarique

1821 : MOLTENI et les photographiques de la SOCIETE de GEOGRAPHIE

1819 – La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

1815 – La lanterne magique ou le spectacle amusant

1809 – Les images d’EPINAL et la lanterne magique

1808 - CARPENTER & WESTLEY

1807 – ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE”

1805 - La Lanterne Magique d’Amour

1800 - Les SAVOYARDS, montreurs de lanterne magique

1800 - Les premières PILES ELECTRIQUES

1799 - Brevet d’invention du FANTASCOPE

1798 – Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

1797 - Description et fonctionnement du FANTASCOPE

1788 – La manufacture d’instruments d’optique BURON

1782 – Histoire de la maison MOLTENI

1780 – FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique”

1780 - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

1780 – Lanternes magiques précurseurs

1780 - Les progrès de la LAMPE A HUILE à la fin du XVIIIe siècle

1770 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

1762 - Histoire des EPIDIADSCOPES

1760 – Microscope solaire de CHEVALIER

1760 – Montreurs de lanterne magique

1750 – Projection d’ombres blanches et de silhouettes découpées

1750 – Ombres chinoises et silhouettes

1745 – MICROSCOPES SOLAIRES de projection

1745 - Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET

1740 – Les petits métiers de rue de jadis

1704 - Les PRISMES et l’étude de la lumière

1698 – La lanterne magique dans les CABINETS DE PHYSIQUE

1650 – Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

1590 - Les expériences d’optique de DELLA PORTA

1560 – NOSTRADAMUS et les miroirs magiques

1550 - Fantasmagorie dans l’antiquité

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Publicité par les projections lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 25 octobre 2011

projpub08 Source Gallica

En 1875 déjà, on peut lire dans les colonnes de la revue “Fantaisie Parisienne” du 1er octobre, le texte suivant « Permettez-moi de vous demander la sympathique hospitalité de vos colonnes pour informer mes nombreux clients que je viens d’établir, au n°8 place du nouvel Opéra, à l’un des plus beaux emplacements de Paris, un système d’Annonces Lumineuses par les appareils d’optique de la maison Molteni. Cette publicité, illustrée et peinte sur verre, aura l’avantage d’offrir aux curieux un spectacle artistique et varié, où se déroule tour à tour, et de minute en minute, un panorama de tous les sujets d’attraction parisienne. Cette publicité est destinée je crois, à rendre d’excellents services à toux ceux qui ont besoin de se rappeler au public ou de lui faire connaître avec succès l’objet de leurs travaux, de leur industrie ou de leur art. » Signé A. BERR de TURIQUE rue du Bac 21 (régisseur de la revue “Fantaisie Parisienne”).

Voir : Histoire de la maison MOLTENI et Cie

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Dans les années 1930, le développement des projecteurs et la généralisation de l’électricité offrent la possibilité d’imaginer de nouvelles applications à la projection. « Aujourd’hui les applications scientifiques permettent de doter la publicité moderne des moyens les plus éclatants et les plus convaincants, pour fixer le choix du public parmi les multiples produits que le commerce international cherche à écouler chaque jour ».

Est-ce le développement de l’énergie électrique qui permit l’accroissement des publicités lumineuses ou l’accroissement des enseignes et journaux animés lumineux, toujours est-il que, dans les années 30, on s’extasie devant la Tour Eiffel en feu sur laquelle on peut lire en motifs lumineux le nom de CITROEN ?

projpub07.jpg  Le 4 juillet 1925, à la veille de l’ouverture de l’exposition internationale des Arts Décoratifs, la tour Eiffel s’embrase révélant le nom de CITROEN flamboyant parmi les étoiles. Pour cela il fallut 250 000 lampes électriques de six couleurs différentes donnant l’impression d’un gigantesque feu d’artifice, mais il ne s’agit pas encore de projection publicitaire.

projpub05.jpg  projpub04.jpg  projpub06.jpg Appareil automatique de projection lumineuse pour 100 vues sur verre de format 4x4cm.

Afin de permettre le développement des projections publicitaires, il fallut résoudre deux problèmes. D’une part permettre aux projecteurs de fonctionner automatiquement durant un certain temps, sans réglages ou ajustement de la lumière et du passage des vues ; d’autre part disposer d’une source d’éclairage suffisamment puissante et stable, ce que permettait enfin l’éclairage électrique.

dubonnet1.jpg Plaque publicitaire Dubonnet (format 8½ x 10 cm).

Voir : Plaques de verre pour publicité lumineuse

Dès le début du XXe siècle plusieurs constructeurs s’étaient déjà lancés dans la fabrication d’appareils automatiques, mais le réseau électrique n’était pas suffisant pour permettre une alimentation régulière et continue.

Voir : “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO - Lanterne de projection automatique D.R.P.Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie -

projpub02.jpg

Quelques années avant, en 1893, les américains réalisent une expérience de projection publicitaire sur les nuages, pendant les derniers jours de l’exposition internationale de Chicago. Le projecteur se compose d’une puissante lampe à arc dont les rayons sont renvoyés par un réflecteur de 75cm vers un condensateur de 25cm qui les rendent parallèles. A l’avant du système, une lentille réglable à l’aide d’un volant et d’une chaine, permet de faire la mise au point de l’image découpée dans un morceau de carton.

projpub03.jpg  Gros projecteur extérieur utilisé dans les années 30.

Le numéro de “La Science et la Vie” cité plus bas en parle encore 1928 « Reconnaissons qu’il paraît peu probable que ce genre de publicité soit appliqué en France, à cause des impôts élevés qui frappe la publicité lumineuse ». Cependant  d’autres avaient imaginés d’utiliser ce système de projection durant la première Guerre Mondiale « On avait prévu de projeter sur des nuages artificiels créés au moyen de bombes fumigènes, toutes les nouvelles de nature à diminuer le moral de l’ennemi ». mais l’armistice fut signé avant que l’expérience ne soit tentée.

Sources : CNAM – Conservatoire NUMérique et “La Science et la Vie” février 1928.

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