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Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

Posté par Patrice Guerin le 25 décembre 2012

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40 dans Projecteurs jouet comicscope-01-300x140  comicscope-02-98x150 dans Projecteurs petit format  Document G.V.

Le 20 mars 1940 Robert W. FARRELL et Victor S. FOX déposent à New-York le brevet n°2,301,114 pour un “projecteur optique” (délivré le 3 novembre 1942). Il s’agit d’un « projecteur optique simple et peu coûteux à construire qui peut être facilement assemblés par des enfants à partir de quelques éléments séparés ».

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Le Comicscope se compose d’une boîte en carton épais (19x18x8cm) munis de plusieurs ouvertures permettant d’introduire l’objectif (un simple tube de carton de 2,7cm de diamètre muni d’une lentille bi-convexe), les vues opaques provenant de bandes dessinées collées sur des cartons de 8cm de large et la lampe qui n’est pas fournie avec l’appareil (un éclairage ordinaire avec ampoule de 50 à 60w).

comicscope-04-150x97  Malgré la simplicité d’utilisation, l’appareil est livré avec une notice illustrée en 8 étapes. De plus, celle-ci précise que l’on peut dessiner ses propres images ou même « projeter des photographies de soi-même, de ses amis et de sa famille ».

comicscope-05-102x150  comicscope-06-150x87 comicscope-07-150x72  Comicscope peut s’interpréter ainsi : “Voir des bandes dessinées”.

Ce petit projecteur “totalement inefficace” permet de projeter les Comics-Strip parues dans les journaux américains des années 1940 dont les fameux héros patriotiques “Captain Freedom” et “Captain America”.

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Le Comicscope est une réminiscence des lanternes magiques pour enfants du XIXe siècle, mais il n’en a plus les qualités et ne projette que des documents opaques, ce qui nuit d’autant plus à la luminosité de l’image sur l’écran. « Afin d’obtenir une bonne orientation de l’image, il faut glisser la bande dessinée à l’envers. Mais dans ce cas ce qui est à gauche passe à droite et le texte apparaît à l’envers. De tout façon vous auriez du mal à lire le texte, car seule une image circulaire est projeté qui ne couvre qu’une partie du sujet».

Voir : Lanterne magique et projections familiales – ToverlantaarnLa lanterne magique ou le spectacle amusant

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Fabriqué par Remington Morse “Quality Products” – département de Hamilton Ross Industries New York Chicago – le Comicscope est vendu par correspondance dans les journaux de BD américains. Le prix est dérisoire “Only 25 cents”, mais les enfants qui veulent obtenir un Comicsope doivent envoyer non seulement l’argent (au départ 15 cents), mais aussi des coupons découpés dans cinq titres différents appartenant au même éditeur ainsi que 3 cents en timbres. A l’époque, un magazine de BD coûtait environ 10 cents.

comicscope-17-112x150  comicscope-18-111x150  comicscope-19-112x150  comicscope-20-111x150  Dans ces pages extraites de “Wonderworld” n°14 de juin 1940, on voit en couverture une annonce “Gift offer Giant Comicscope”, puis à l’intérieur 2 annonces pour le Comicscope ainsi qu’une annonce destinée à promouvoir les bandes dessinées de Fox Publishing inc. dans lesquelles il convient de découper des coupons.

Pour comprendre l’origine de cette invention, il faut savoir qu’à la fin des années 30, Robert W. FARRELL s’associe à Victor S. FOX pour créer la “Fox Publishing”, une société destinée à publier des comics-books tels que Wonder Comics (qui devient Wonderworld Comics au n°3), Mystery Men, Fantastic Comics

comicscope-12-117x150 D’autres versions de cet appareil existent telles que le “Color Comicscope” et le “Junior’s Television”.

On peut lire sur l’annonce ci-dessous que le Comicscope permet de projeter non seulement des bandes dessinées «  pour voir l’action en plein écran et lire chaque mot » mais aussi des photos Polaroïd et « vos photos préférées de sports, de stars de cinéma ou vos propres clichés de famille… grands comme la vie ! »

comicscope-22-101x150  comicscope-23-81x150  Publicité Batman –  1966

Dans les années 50, l’idée de petits projecteurs “promotionnels” en carton destinés aux enfants donnera le jour, en France, à quelques appareils tout aussi inefficaces que leurs prédécesseurs, pour la plus grande joie des bambins issus du baby-boom.

Voir : sujet à venir
Pour voir d’autres projecteurs jouets cliquer ici

A la même époque, un ingénieur suisse dépose un brevet pour le projecteur le plus perfectionné qui n’ait jamais existé jusqu’alors !
Voir : Le projecteur AUDAX – FOCA

Ce sujet a été partiellement illustré avec des documents provenant des sites suivants : BDzoom.comKirymuseum.org

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Lanterne “Universel” de la Maison de la BONNE PRESSE

Posté par Patrice Guerin le 23 mai 2012

Lanterne “Universel” de la Maison de la BONNE PRESSE dans Corps Opaques BonnePresse-31-150x106  Amphithéâtre du lycée le Likès à Quimper

« Notre enseignement a cessé depuis longtemps d’être livresque pour devenir de plus en plus concret en se servant de procédés démonstratifs, en particulier de la projection qui, en géographie, joue un rôle primordial ». Un représentant des agrégés d’histoire in BSPHG 1930 p. 203 (Bulletin de la Société des Professeurs d’Histoire-Géographie). Pour cela il fallait des appareils puissants, capables de projeter différents types de documents transparents et opaques, voir même de petits objets en volume.

BonnePresse-32-150x98 dans Lanternes projection   BonnePresse-33-150x126 dans Projections et Enseignement  Collection G.V.

En septembre 1924, la Maison de la BONNE PRESSE dépose un brevet  pour « un appareil de projection universel permettant de passer instantanément, par simple rotation des lampes d’éclairage… de la projection de tous les corps opaques à la projection de diapositives doubles dites “vues fondantes” et même à la projection des anaglyphes qui donnent une si saisissante impression de relief ».

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

BonnePresse-34-150x141  BonnePresse-35-150x108“La Science et la Vie” N°96 – Juin 1925     BonnePresse 42 Pub 1930

L’appareil, dénommé “L’universel Bonne Presse”, fut présenté de manière détaillée dans le N°96 de “La Science et la Vie” de juin 1925. Il possède trois objectifs : celui qui est au centre permet de projeter des vues ou des corps opaques, tandis que les deux latéraux, qui sont orientables, servent à la projection de diapositives sur un seul écran, en complément, ou non, de l’objectif central. Les objectifs latéraux sont équipés d’un système à “œil de chat”, permettant la réalisation de très beaux effets de “fondus”.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

BonnePresse-36-150x102  BonnePresse-37-150x122  BonnePresse-38-150x114  BonnePresse-39-150x126  BonnePresse-40-100x150  Collection G.V.

La lanterne est équipée de deux grosses lampes à miroir « à incandescence  intensive (filament en atmosphère gazeuse) qui exigent une intensité de 4 ampères sous une tension de 110 volts ; ce sont donc des lampes d’environ 600 bougies (soit 400 W environ) ». Ces lampes sont montées sur des supports réglables à la fois verticalement et horizontalement. Elles peuvent être orientées vers l’avant ou vers l’arrière suivant que l’on projette des vues transparentes ou des corps opaques.

BonnePresse-41-150x137  En 1936, la Maison de la BONNE PRESSE présente à la Foire de Paris un appareil semblable avec cependant quelques différences telles que l’absence des cheminées.

Voir : Autres appareils à venir

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Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

Posté par Patrice Guerin le 7 mai 2012

Le service des projections de la Maison de la Bonne Presse est créé par Georges-Michel COISSAC (voir PORTRAITS) fin 1895, comme en témoigne les articles parus dans “Le Pélerin” du 17 novembre 1895 et du 23 février 1896 par exemple.

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Progressivement, la Maison de la Bonne Presse fabrique et commercialise un certain nombre de lanternes de projection répondant aux caractéristiques suivantes « volume et poids réduits – boîte à lumière simple en métal ne rouillant pas – chambre à air avec ventilation suffisante pour éviter l’échauffement – système optique donnant le maximum de luminosité ». Toutes ces lanternes – hormis la plus simple – sont livrées dans des coffrets en tôle fermant à clé avec poignée en cuir. Celle-ci peut servir de support de projection.

Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE dans Lanternes projection BonnePresse-21-98x150  Les appareils proposés dans le catalogue de 1908 vont du modèle le plus simple à 25 fr 50 (sans éclairage) au modèle le plus perfectionné à 200 francs, sans compter les appareils doubles qui peuvent coûter jusqu’à 435 francs.

BonnePresse-22-150x107 dans Lanternes projection  Appareil de Famille N°1

Appareil bon marché équipé d’un condensateur de 103mm « pour la vulgarisation de la lanterne de projection… qui n’est pas construit en fer blanc verni comme le sont généralement les articles d’un prix aussi réduit, mais bien en tôle lustrée (aussi appelée tôle russe) forte et très solide ».

BonnePresse-23-150x107  Appareil de Famille N°2

Lanterne économique et très simple destinée aux patronages « sans aucun ornement et avec un objectif moins puissant permettant cependant de projeter une image de 2m50 ». Elle est équipée d’un condensateur de 110mm.

BonnePresse-24-150x100  Appareil des Ecoles modèle de luxe

Appareil en tôle russe ajourée avec un corps de grand format pouvant recevoir tous types d’éclairage. Elle est équipée d’un condensateur de 110mm et d’un objectif à crémaillère « en monture cuivre verni or ».

BonnePresse-25a-150x106  Appareil le ”Bayard” dont il existe différentes versions

Modèle le plus répandu et le plus appréciés des appareils de projection de la Bonne Presse. Il est constitué d’un corps en tôle russe avec porte sur les deux côtés surmonté d’une cheminée avec chapeau à frise, d’un objectif de type Petzval, avec fente pour verres teinteurs, en cuivre poli et verni sur socle mobile avec vis de réglage et d’un condensateur de 110mm. Poids 6 kg. Il permet de projeter des clichés de grandes dimensions, mais aussi divers instruments de démonstrations scientifiques.

Voir : article à venir

BonnePresse-26a-150x116  Appareil “Bonne Presse” N°1 recommandé aux conférenciers

C’est un appareil « élégant et solide, à corps riche… ». Il est constitué d’un corps en épaisse tôle russe avec porte sur les deux côtés et double porte arrière surmonté d’un dôme conique ajouré avec cheminée à frise. L’avant est entièrement en cuivre verni avec plaque et contre-plaque carrées et très épaisses à ressort permettant d’introduire divers passe-vues et accessoires scientifiques.

Il existe un modèle N°2 « plus grand et plus fort » que le précédent avec condensateur de 115mm pouvant être équipé d’un objectif télescopique à trois tirages.

BonnePresse-27-139x150  Appareil double “Bonne Presse” modèle français

Ce nouvel appareil sorti en 1908 est « construit par les soins de notre service des Projections ». Il est entièrement en tôle russe avec garnitures en cuivre. Tous les systèmes d’éclairage peuvent y être introduits sans aune crainte d’échauffement. Il est équipé de deux condensateurs de 110mm, d’objectifs 43x53mm à crémaillère, orientables. Le tout est montée sur un socle en acajou.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS

BonnePresse-28-131x150Il existe un dispositif « pour vue fondantes » qui permet d’utiliser deux lanternes simples de type “Bayard” ou “Bonne Presse”. « Ce dispositif a été présenté au Congrès Général des Projections de 1906 et a été chaleureusement accueilli par les projectionnistes ».

BonnePresse-29-150x113  Appareil d’agrandissement N°2

En plus des lanternes de projection classique, la Maison de la Bonne Presse propose différentes lanternes d’agrandissement, destinées plus particulièrement au travail de laboratoire. Leur particularité est d’avoir un corps étanche ne laissant filtrer aucune lumière. La lanterne de cet appareil possède les mêmes caractéristiques que le “Bayard”. Elle est équipée d’un chariot en noyer verni et d’un soufflet en cuir et repose sur un socle en noyer ou acajou.

BonnePresse-07b-150x101  « Tous ces modèles sont exposés dans nos salles des ventes situées au n°22 cours de la Reine, où se trouve aussi une chambre noire et des laboratoires pour les essais de toutes sortes.” Source : Assomption.org

« De plus la Maison de la Bonne Presse se charge de la construction de tous genres d’appareils ayant rapport aux projections lumineuses ainsi que tous les appareils de physique, modèles spéciaux et accessoires demandés par les clients ». Dans les années 30 d’autres appareils verront le jour.

Voir : Lanterne “Universel” - Projecteur Filmostop

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Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Posté par Patrice Guerin le 27 avril 2012

Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE dans Lanternes projection BonnePresse-02-150x107   BonnePresse-01-150x102 dans Lanternes projection

La Maison de la Bonne Presse est créée en juillet 1873 sous l’impulsion du père Emmanuel d’ALZON (1810-1880) fondateur, en 1845, de la congrégation religieuse catholique des Augustins de l’Assomption, spécialisée dans l’organisation de pèlerinages. Le but de cette fondation est de « grouper dans une œuvre commune, un ensemble de journaux, de publications, de livres, d’écrits de toute nature, capables de servir à l’apostolat catholique » afin du faire face à la montée des républicains anticléricaux incarné par Jules FERRY (1832-1893), ministre de l’Instruction Public, puis président du Conseil en 1880 et 1883.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

BonnePresse-03b-150x136Le Pèlerin N°187 – 31 juillet 1880 – 4e année

Dès sa création, la Maison de la Bonne Presse édite “Le Pèlerin” puis, en 1880, la revue mensuelle “La Croix” qui devient un quotidien en 1883. “Le Pèlerin” du 22 juillet 1882 publie la lettre d’un certain DELAFOREST, curé de Saint Hilaire à Poitiers, qui fait remarquer que la nouvelle loi Ferry sur l’école laïque (18 mars 1882) va « obliger les paroisses à prendre en charge le catéchisme dès 8 ans et qu’elles ont besoin pour cela de s’appuyer sur des images… N’y a-t-il pas dans le personnel artistique du Pèlerin, quelqu’un de bonne volonté qui consentit à entreprendre une suite de grandes images à l’usage des catéchismes ? ».

BonnePresse-04-121x150  Le père Vincent de Paul BAILLY (1832-1912) est la grande figure des premières années de cette œuvre.

Pour plus d’informations cliquer ici

BonnePresse-05-150x102  Bâtiment rue François 1er en 1883

En quelques années il met en place une véritable entreprise qui deviendra près d’un siècle plus tard, en 1969, le groupe Bayard Presse. En 1882, il comprend avant beaucoup d’autres le rôle que va jouer l’image dans l’éducation et en édite par milliers. Lors du congrès de “La Croix” qui se déroule en septembre 1895, le comité de diffusion du Mans signale le succès d’une nouvelle méthode pour toucher le public potentiel du quotidien : les conférences avec projections lumineuses « 1200 personnes étaient venues à la soirée de recrutement de lecteurs, mais il est clair qu’elles avaient surtout été attirées par l’annonce de projections sur la Terre Sainte ». Certains prêtes utilisent même les projections lumineuses pour illustrer leur prêche.

Voir : Les projections lumineuses dans l’Eglise

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A la suite de cela, le père BAILLY charge Georges-Michel COISSAC (voir PORTRAITS) de mettre sur pied le service des projections au sein de la Maison de la Bonne Presse. En novembre de la même année, on peut lire dans “Le Pèlerin” que La Bonne Presse fait construire elle-même « une lampe à projections qui n’est rien moins qu’une petite merveille et dont les résultats dépassent de beaucoup ce que l’on avait atteint jusqu’ici ».

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En mars 1899 paraît à Lyon le premier numéro de “L’ange des projections lumineuses”, premier périodique catholique consacré aux projections lumineuses. La Maison de la Bonne presse édite, quant à elle en 1898, une petite revue “Les Conférenciers” qui propose, sous forme de fascicules, des conférences sur des sujets les plus divers écrites par des spécialistes. Le 1er janvier 1903 paraît “Le Fascinateur”, organe des récréations instructives de La Bonne Presse destiné à accompagner le développement des projections fixes puis cinématographiques. Michel COISSAC en sera le rédacteur en chef durant près de vingt ans.

bonnepresse-07a-150x143  Salle de vente des Projections

Sous l’impulsion de Michel COISSAC, le service des projections va se développer durant toute la première moitié du XXe siècle, en associant trois éléments complémentaires.

BonnePresse-17-106x150  BonnePresse-08-150x911 – La création d’une collection de vues dessinées ou photographiques sur de multiples sujets, la religion bien sûr, mais aussi sur l’histoire, les voyages et l’éducation.

Voir : La Pastorale de Noël

BonnePresse-09-150x942 – Le développement et la commercialisation d’appareils de projections fixes puis cinématographiques et tous les accessoires qui vont avec dont les différents systèmes d’éclairage inventé à l’époque.

Voir : Les premières lanternes de projection  -  Projecteur Filmostop - Lanterne “Universel”

 

BonnePresse-10-150x1123 -  L’édition de divers fascicules de conférences et publications dont il est le rédacteur en chef.

Voir : article à venir

BonnePresse-11-139x150  Paul FERON-VRAU

Le 1er avril 1900, Paul FERON-VRAU (1864-1955), héritier de Philibert VRAU et intime des Augustins, prend la direction de cette œuvre après l’avoir rachetée à ses propriétaires quinze mois avant le vote de la Loi sur les Associations qui dépouille les congrégations religieuses. Avec l’aide d’autres industriels du Nord, il fonde en 1904  la société de la Presse Régionale qui a pour objectif d’aider financièrement des journaux catholiques de province à se développer afin de s’opposer à la politique gouvernementale dans le contexte du “Bloc des gauches” et de la crise créée par la loi de séparation de 1905.

BonnePresse-12-150x150  BonnePresse-13-150x150 Pour voir le film de l’INA cliquer ici

Malgré la cession de la Maison de la Bonne Presse à une personne privée et sans tenir compte des preuves matérielles de cette vente, la justice donne tous droits au liquidateur des Assomptionnistes. Les immeubles et le matériel sont vendus en 1908 et rachetés par la société civile La Jeanne d’Arc. Le 23 décembre 1909, M. Paul FERON-VRAU rachète au cours d’une vente, le fonds de commerce, les marchandises et tous les titres de la Maison de la Bonne Presse.

BonnePresse-14-150x122  BonnePresse-15-150x122   BonnePresse-16-21x150  Collection G.V.

En 1927, la Maison de la Bonne Presse commence à diffuser sa collection d’images sur des petites bobines de films fixes « 50 images tiennent sur un film de 25 grammes si bien qu’une poche de soutane peut contenir 50 bobines ! »

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

bonnepresse-18-300x218  Action de la Maison de la Bonne Presse au capital de quatre millions de francs – 1929

Aujourd’hui la Maison de la Bonne Presse, devenue Bayard Presse en 1969, reste toujours la propriété exclusive des Augustins de l’Assomption.

Pour en savoir plus cliquer ici

 

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Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

Posté par Patrice Guerin le 10 avril 2012

Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN dans Lanternes projection Tournesol-GV-01-150x123     Tournesol-GV-02-88x150 dans Lanternes projectionCollection G.V.

En 1906, l’ingénieur DILLEMANN (voir PORTRAITS), invente une lanterne d’agrandissement et de projection « rompant complètement avec la tradition et répondant à tous les besoins de l’amateur et du  professionnel tout en offrant le maximum de sécurité et de garantie ».

Voir : Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

Tournesol-GV-03-150x150   Tournesol-GV-04-88x150   Tournesol-GV-05-98x150  Collection G.V.

Cette lanterne “Tournesol” a une forme toute nouvelle permettant une importante ventilation entre la source lumineuse et le condensateur grâce à une colonne d’air froid qui entre par l’arrière, pénètre à l’intérieur par un certain nombre de perforations et sort par le haut de l’appareil. Elle est équipée pour recevoir le système d’éclairage à l’alcool breveté par DILLEMANN.

Voir : Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Tournesol-GV-06-150x130  Tournesol-GV-07-150x120  Vue de gauche, on voit très bien la forme conique du support de condensateurs

Outre sa forme originale, la particularité de la lanterne “Tournesol” réside dans un passe-vues tout à fait original. Ce passe-vues rotatif permet de projeter les clichés sans avoir besoin de les inverser tête en bas. Les diapositives sont introduites dans une petite fenêtre située à l’avant de la partie inférieure de l’appareil. Le mouvement de rotation du passe-vues amène le cliché à l’envers dans l’axe de projection entre le condensateur et l’objectif. « Cette disposition donne à l’opérateur une liberté de mouvement beaucoup plus grande et elle évite la projection de vues retournées, incident qui se produit assez fréquemment avec les châssis va-et-vient de type courant ».

Tournesol-GV-08-150x150 Collection G.V.

La lanterne “Tournesol” grand modèle à la particularité de comporter un double système optique. L’un de court foyer (condensateur de 103mm) pour obtenir le maximum de rendement lumineux en projection ; l’autre de foyer plus long (condensateur de 130mm) pour offrir le maximum de netteté des négatifs et une répartition uniforme de la lumière pour des clichés allant jusqu’au format 9x12cm. Les grandes dimensions de la boîte à lumière permettent d’employer un arc électrique avec le condensateur de 103mm afin d’obtenir un grossissement considérable.

DILLEMANN a fabriqué deux autres lanternes d’agrandissement et de projection semblables à celle-ci :
- un modèle standard : Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN
- un modèle “Simplifié” : Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN

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Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN

Posté par Patrice Guerin le 8 avril 2012

En janvier 1907, “L’Information Photographique” publie un article concernant les nouveautés figurant au catalogue DILLEMANN « nous devons mentionner divers perfectionnements apportés au brûleur de la lampe “Sol” à incandescence par l’alcool ».

Voir : Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN dans Lanternes projection Tournesol-09-300x243

Ce catalogue présente aussi une lanterne simplifiée pour agrandissements et projections, commercialisée sous le nom de “Taxisol”. Cette lanterne absolument étanche à la lumière et à grande aération, comporte un condensateur de 110mm permettant l’agrandissement et la projection de clichés 6½x9cm. L’objectif double, à combinaison Petzval, est muni d’un iris démontable. Elle semble équipée d’un passe-vues normal,  à la place de l’original passe-vues rotatif.

Tournesol-mire-150x119 dans Lanternes projection Collection G.V.

« Enfin signalons un positif sur verre pour la mise au point des agrandissements, qui est la réduction du tableau d’essai des objectifs de la maison Krauss. Il permet, grâce aux lignes d’épaisseurs diverses qu’il comporte, d’effectuer une mise au point précise et rigoureuse du cliché à agrandir ».

DILLEMANN (voir PORTRAITS) a fabriqué deux autres lanternes d’agrandissement et de projection semblables à celle-ci :
- un modèle standard : Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN
- un modèle “Grand format” : Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

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La lanterne magique dans les cabinets de physique

Posté par Patrice Guerin le 8 mars 2012

La lanterne magique dans les cabinets de physique dans Gravures et Chromos Cabinet-13c-300x199  Cabinet-14c-150x150 dans Lanternes magiques Cette gravure de 1698 qui représente “L’Académie des Sciences et des Beaux Arts” est l’œuvre la plus célèbre de Sébastien LE CLERC (voir PORTRAITS). Non content d’y installer une foule de personnages, de machines et d’instruments divers dont une lanterne magique, LE CLERC y inscrit des éléments retraçant sa propre carrière.

Le scientifique italien Giambattista DELLA PORTA (voir PORTRAITS) et l’un des tout premiers à s’intéresser aux phénomènes optiques, à la “camera obscura”, aux miroirs plans, convexes et concaves et même aux phénomènes magiques et merveilleux. Il installe dans sa maison de Murano, près de Venise, un cabinet rempli de curiosités qu’il fait visiter à tous les savants venant le rencontrer.

Au XVIIe siècle, l’Europe offre aux savants des conditions propices à l’étude des sciences et des mathématiques. La recherche passe de l’ère des spéculations à celle des inventions démontrées, comme en témoigne le “Discours de la méthode” de René DESCARTES. Des Académies des Sciences se créent dans différentes capitales européennes : l’académie dei Lincei à Rome en 1603, La Royal Society à Londres vers 1645, l’académie del Cimento à Florence en 1657 et l’académie royale des sciences de Paris en 1666.

En Allemagne, le jésuite Athanasius KIRCHER (voir PORTRAITS) publie en 1646 “Ars magna lucis et umbrœ, un traité d’optique et de gnomonique dans lequel il parle de la lanterne magique.

Voir : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

Le français devient la langue diplomatique et s’avère un vecteur important de communication et d’échange. Les mathématiciens communiquent abondamment par lettres, confrontant leurs idées et annonçant leurs publications.

Cabinet-02-150x90 dans Projections scientifiques  Cabinet-03-150x99   Cabinet-04-150x103  Cabinet de Géométrie de Mr LE CLERC dans laquelle il s’est mis en scène à l’intérieur d’un cabinet idéal empli d’objets dont il faisait collection, en train de faire une démonstration de physique à des savants venus le visiter. La première vue est le dessin original de M. LE CLERC vers 1710-1712, conservé au British Museum. Les suivantes représentent une vue d’optique du XVIIIe siècle.

Les avancées de GALILEE (1564-1642), de DESCARTES (1596-1650) et de NEWTON (1643-1727) – pour ne citer qu’eux – font leur chemin et vont provoquer un réel bouleversement de la pensée scientifique au XVIIIe siècle. Dans les principales villes d’Europe, des personnes “de qualité” collectionnent les curiosités naturelles, acquièrent des instruments de mesure et d’observation, tentent des expériences.

Cabinet-05-124x150  Lanterne magique Louis XV – Collection F.B.

En 1742, Paris compte dix-sept cabinets d’histoire naturelle, vingt et un en 1757 et soixante et un en 1780. Le développement est le même en province. Certains de ces cabinets de curiosités possèdent de véritables laboratoires dans lesquelles des physiciens-démonstrateurs exhibent toutes les applications nouvelles de la science, notamment celles qui permettent les effets les plus magiques : le magnétisme, l’électricité, l’optique, les propriétés de l’air et les encres invisibles.

Cabinet-12-97x150  Cabinet-06-100x150  Cabinet de physique de l’abbé NOLLET

L’un des premiers et des plus célèbres cabinets de physique de cette époque est celui de l’abbé NOLLET (voir PORTRAITS). N’ayant pas de fortune personnelle pour acheter du matériel, il se constitue progressivement un cabinet de physique en construisant lui-même, avec l’aide de quelques ouvriers, le matériel dont il a besoin : « Il y a là une foule d’instruments de physique, les uns absolument nouveaux comme ses machines électriques, les autres ingénieusement appropriés à de nouvelles expériences… rehaussés de motifs floraux et de filets peints à l’or sur fond noir ». Ce cabinet sera saisi à la Révolution et transporté en 1799 au Conservatoire National des Arts et Métiers, où il est encore.

Cabinet-07-128x150  Démonstration d’électricité

Ouverts en 1738, ses cours de physique remportent un succès prodigieux. « On ne voit à sa porte que des carrosses de duchesses, de pairs, et de jolies femmes. Voilà donc la bonne philosophie qui va faire fortune à Paris. Dieu veuille que cela dure! » écrivait madame du CHATELET. L’abbé NOLLET a le talent d’intéresser des personnes de condition aux découvertes les plus récentes en électricité, en mécanique des fluides, en chronométrie.

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Il publie de nombreux livres dont la série des “Leçons de Physique Expérimentale” en six volumes parmi lesquels le cinquième est consacré à la Lumière et à l’Optique. Il y explique que « La lanterne magique est un de ces instruments qu’une trop grande célébrité a presque rendu ridicule aux yeux de bien des gens. On la promène dans les crues, on divertit les enfants et le peuple, … ses effets sont curieux et surprenants, les trois quarts de ceux qui  les voient ne sont pas en état d’en comprendre les causes ».

Cabinet-10-115x150  Les effets comparés du microscope solaire et de la lanterne magique en 1775.

Voir : Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET

Le XVIIIe siècle voit aussi la publication de la fameuse Encyclopédie de DIDEROT et D’ALEMBERT s’échelonne sur plus de vingt ans (1751-1772).

Cabinet-11-118x150Source : Cabinet de physique SIGAUD DE LA FOND à Bourges

Pour plus d’informations cliqer ici

En 1779, Joseph-Aignan SIGAUD DE LA FOND (1730-1810) installe un cabinet de physique à Bourges. Après avoir suivi les cours de l’abbé NOLLET, il devient démonstrateur de physique expérimentale, d’anatomie et de physiologie au collège Louis-le-Grand à Paris, avant de revenir à Bourges, sa ville natale. Il est souvent considéré comme son successeur. L’un de ses ouvrages les plus célèbres, “Description et usage d’un cabinet de sciences”, préfigure l’équipement nécessaire au sein de toute institution vouée à enseigner les sciences au plus grand nombre, comme on en trouvera au XIXe et XXe siècles.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

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Dans trois des cabinets de physique présentés ci-dessus, on trouve à chaque fois une lanterne de projection Duboscq.
Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

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LIENS

Posté par Patrice Guerin le 18 février 2012

Cette page présente des liens vers d’autres sites consacrés exclusivement ou principalement à la projection fixe. D’autres liens existent dans les articles ou sur la page principale colonne de gauche, qui renvoient vers des sites susceptibles d’intéresser les visiteurs de ce site.

ORGANISMES & MUSEES

Cinematheque appareils  CINEMATHEQUE FRANCAISE cliquer ici

Ce catalogue en ligne (en français) présente les collections d’appareils de la Cinémathèque française et du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Il doit être considéré comme un work in progress, un travail sans fin qui doit sans cesse être enrichi et amélioré (notamment grâce à l’aide des internautes). Ce catalogue ne recense pas la totalité des collections d’appareils car celles-ci sont toujours en train d’être augmentées et enrichies.

LIENS Niepce-Lumiere-150x105  CLUB NIEPCE LUMIERE cliquer ici

Le Club Niepce Lumière est une association culturelle française ayant pour but la recherche et la préservation d’appareils, d’images, de documents photographiques et cinématographiques (site en français).
Principales rubriques : Activités – Le bulletin – Publications – Optica – Le Musée – Appareils et Photos – Forum – Petites annonces – Etc.

Magic-Lantern-150x102  MAGIC LANTERN SOCIETY cliquer ici

La “Magic Lantern Society” est présente dans le monde entier. Ses membres sont des collectionneurs, amateurs, étudiants de cinéma, des médias visuels et de culture populaire, des magiciens, artistes, interprètes, des scientifiques ainsi que des organisations d’archives dans plus de 30 pays différents – qui partagent tous le même enthousiasme pour la lanterne magique et son histoire (site en anglais).
Principales rubriques : Members Benefits – Publications – Lantern History – etc. Une section est réservée aux membres de l’association.

Lien 13  MUSEE DE L’IMAGE ANIMEE DE DUBAI cliquer ici

Le “Dubai Moving Image Museum” met en valeur l’évolution de l’image animée, en présentant le développement de ce divertissement visuel depuis sa création jusqu’à la naissance du cinéma moderne. Il fait partie des rares musées au monde, consacrés à l’histoire de l’image animée et du cinéma, et c’est le premier et le seul de son genre au Moyen-Orient.
Ce musée offre de nombreuses expériences interactives, permettant aux personnes de tous âges de profiter pleinement de la riche histoire de l’image animée en visualisant et en jouant avec de nombreux objets.

Musée Turin  MUSEE NATIONAL DU CINEMA DE TURIN cliquer ici

Ce Musée est l’un des plus importants au monde de par la richesse de son patrimoine et ses innombrables activités scientifiques et de vulgarisation. Ce qui le rend véritablement unique, c’est son aménagement très particulier. Le musée se situe à l’intérieur de la Mole Antonelliana, un monument singulier et fascinant, symbole de la ville de Turin. Dès l’entrée, on n’est pas seulement un visiteur, mais un explorateur, un auteur, un acteur, un spectateur… auxquels le Musée offre une expérience qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Musée Padoue  MUSEE DU PRECINEMA DE PADOUE cliquer ici

Ce musée est unique, non seulement parmi les musées italiens, mais à travers le monde. Fondée en 1998 à la suite d’une collaboration entre la commune de Padoue et la collection Minici Zotti, ce “Musée des Merveilles » est un projet intéressant et inhabituel qui combine des intérêts public et privé. Le Musée de Precinema est situé dans le Palais Angeli, un bâtiment du XVe siècle à Prato della Valle, dans le centre de la ville historique de Padoue. Ce magnifique bâtiment est certainement l’endroit le plus approprié pour préserver et exposer les instruments optiques et diapositives peintes à la main qui datent des XVIIIe et XIXe siècles.

Musée Cinema Gerone  MUSEU DEL CINEMA cliquer ici

Le musée du cinéma de Girone, en Espagne, présente la collection de films “Tom’s Mallol”. C’est une institution permanente à but non lucratif, ouverte au public en tant qu’espace de participation scientifique et culturelle. Sa mission est de promouvoir la compréhension et la connaissance de l’histoire de l’image en mouvement et du cinéma à travers la conservation, la recherche, l’interprétation et l’exposition permanente de la collection Tom Mallol et autres collections ou objets qui peuvent être achetés, ainsi que par l’organisation d’activités et la fourniture de services permettant une interaction avec les visiteurs et les utilisateurs du musée.

Digital Library  MEDIA HISTORY DIGITAL LIBRARY cliquer ici

Ce site an anglais, présente des catalogues de lanternes magiques et de vues sur verre provenant de différents pays, dont un certain nombre en français. En effet, les catalogues sont des objets rares, conservés pour la plupart dans des collections privées. Leur mise à disposition peut aider les chercheurs, les historiens, les archivistes et les collectionneurs à identifier les lanternes magiques et les vues pour lanternes, permettant ainsi un développement des connaissances dans le domaine de la lanterne magique.

Top Museum   TOP MUSEUM TOKYO cliquer ici

Ce site en japonais et en anglais présente le Musée d’art photographique de Tokyo. Il possède une vaste collection d’objets liés aux débuts de l’imagerie, notamment diverses lanternes magiques et autres appareils ou matériels antérieurs à la naissance du cinéma. Au Japon, les appareils qui utilisent la lumière et les ombres pour créer un monde magnifique et mystérieux ont une longue histoire et sont connus sous de nombreux noms, tels que utsushi-e (shadowgraph), nishiki kage-e (images ombrées colorées), gento (lanterne magique), etc.

NFSA Australie  NATIONAL FILM & SOUND ARCHIVE OF AUSTRALIA cliquer ici

Ce site, en anglais, présente les Archives Nationales du Film et du Son d’Australie (NFSA). L’organisme est chargé de développer, de préserver, de maintenir, de promouvoir et de donner accès à une collection nationale de films, de télévision, de son, de radio, de jeux vidéo, de nouveaux médias, documents et artefacts connexes. Une très intéressante vidéo sur le monde de la lanterne magique est visible en ligne.

 

PHOTOTHEQUES

Cinematheque-150x133  LATERNA MAGICA cliquer ici

Ce site (en français) de la Cinémathèque française présente l’une des plus belles collections de plaques de lanterne magique : quelque 17 000 pièces, datant du XVIIIe siècle aux années 1920. On y trouve les créations de presque tous les grands pays producteurs : France, Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis.

Toutes les techniques de peinture et d’impression y figurent : peinture à l’eau, à l’aniline, en série, chromolithographie, photographie, etc. Beaucoup de plaques sont finement mécanisées et sont munies de dispositifs d’animation parfois complexes. Tous les sujets sont représentés : voyages, sciences, religion, politique, histoire, beaux-arts, architecture, vie quotidienne, érotisme, scatologie, diableries…

MNE Rouen  MUSEE NATIONAL DE L’EDUCATION cliquer ici

Fondé à Paris par Jules FERRY en 1879, le Musée pédagogique est un élément de la politique qui se met alors en place en faveur de l’instruction populaire. Au fil des décennies, la dimension historique et muséographique des collections alors conservées rue d’Ulm revêt une importance croissante. Aux documents initiaux : matériels scolaires, livres de classes, s’ajoutent d’importantes séries d’estampes, de photographies, de travaux d’élèves, de jeux et jouets éducatifs. Ces «Collections historiques», transférées à Rouen en 1980, forment le noyau de l’actuel Musée national de l’Éducation.
Le musée possède dans ses réserves environ : 20 000 vues sur verre, 5 000 films de vues fixes, 1 500 diapositives et 3 000 films éducatifs ainsi que 200 appareils de projection.

Pour faire une recherche dans la base de données cliquer ici

Lien BNF Geo  BNF – SOCIETE DE GEOGRAPHIE cliquer ici

Le département des Cartes et Plans de la BnF est depuis 1942 dépositaire des collections de la Société de géographie. Le fonds iconographique compte environ 145 000 photographies, prises entre 1850 et 1950 dans le monde entier. L’intérêt de cette collection, où se croisent la géographie, l’histoire, l’ethnologie, l’archéologie ou l’architecture est à la fois documentaire et esthétique.

Fonds Colbert  EHNE FONDS COLBERT cliquer ici

Un ensemble important de photographies sur plaques de verre pour projection datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle a été découvert dans les réserves du lycée Colbert, dans le 10e arrondissement de Paris. Ce fonds, contenant 1816 plaques de verre, couvre l’espace national, l’Europe et certains de ses prolongements dans le reste du monde. Il donne à voir une représentation française du monde de la Belle Époque et constitue un fonds inédit d’une rare richesse…

Trutat Toulouse  FONDS TRUTAT MUSEUM DE TOULOUSE cliquer ici

La campagne de découverte entreprise par le Muséum de Toulouse n’a pas seulement consisté à préserver ce patrimoine. Il existe un mystère Trutat : tout se passe comme si, pris dans une frénésie de prises de vues, il laissait le soin aux générations à venir de la contempler essentiellement dans sa version positive. L’œuvre d’Eugène Trutat est considérable, non seulement par son volume, 20 000 plaques de verre en 45 formats différents mais aussi et surtout par ses qualités photographiques. Cette présentation comprend 500 fichiers, dont les 200 de ce dossier.

 

COLLECTIONS PRIVEES

Site Lucerna  LUCERNA cliquer ici

Ce site (en anglais) est une ressource en ligne sur la lanterne magique, sorte de “projecteur de diapositives”, inventée au XVIIe siècle. Ce site présente de nombreux détails sur les séries de vues sur verre, les images diapositives, les lectures et autres textes relatifs aux diapositives, mais aussi sur les lanternes, les personnes et les organismes impliqués dans l’histoire de la lanterne, et bien plus encore.

Lien 12  THE HISTORY OF THE DISCOVERY OF CINEMATOGRAPHY cliquer ici

Site (en anglais) présentant une histoire chronologique illustrée de l’élaboration de films couvrant 2 500 années menant à la découverte du cinématographe à la fin des années 1800. Construit autour de 15 chapitres allant de 900 avant JC à la fin du XIXe siècle.

Bin%C3%A9truy-150x128  COLLECTION BINETRUY cliquer ici

La collection de François BINETRUY (en français) présente de magnifiques objets et documents concernant le pré-cinéma et les jouets d’optique.
Principales rubriques : Lanternes magiques – Plaques – Boîtes d’optique – Jouets d’optique – Anamorphoses – Dioramas & Panoramas – Ombres – Etc.

Toverlantaarn-150x141  TOVERLANTAARN cliquer ici

Ce site en néerlandais présente le musée de la lanterne magique du collectionneur Martin VLIEGENTHART. Il est consacré aux appareils de projection, aux lanternes magiques et aux appareils des années cinquante. Principales rubriques : Celluloïd film – Illumination – Lantern slides – Magic Lanterns – Media and film – Slide show – Pré cinéma – Etc. Le musée occupe un grand espace situé dans un bel immeuble de l’ancienne Fondation de santé mentale Willibrord au kennermerstraatweg 464 à Heiloo aux Pays-Bas. Ouvert en 2016, il peut se visiter tous les 1er et 3e samedi et 2e et 4e mercredi du mois et sur rendez-vous pour les groupes.

Media-Museum-122x150  EARLY VISUAL MEDIA cliquer ici

Le site belge (en anglais) de Thomas WEYNANTS est présenté comme “A Historical Window to Early Vintage Visual Media Archaeology”.
Principales rubriques : Pre-cinema – Magic lanterns – Phantasmagoria – Optical toys & illusions – Early photography – Stereoscopes – Early film – Early television – Conjuring arts - Cabaret & Vaudeville - Fairground – Stereo nudes – Physique amusante – Scientific instruments – Dance of Death, … etc.

Luikerwaal 2  LUIKERWAAL cliquer ici

Dutch virtual magic lantern museum ‘de Luikerwaal’ est un site sur les Lanternes Magiques (en néerlandais et anglais). Le premier site néerlandais de lanternes magiques, qui donne non seulement beaucoup d’informations sur les lanternes magiques et les diapositives, mais aussi sur «tout ce qu’il y a autour du sujet», comme les cartes postales, les livres pour enfants, les cartes commerciales, des bibelots, des histoires et bien plus encore.
Principales rubriques : History – Magic Lanterns – Lantern slides – Themes/Sets – Various/info – Etc.

Balzer-150x97  RICHARD BALZER cliquer ici

Ce site (en anglais) a pour objet le divertissement visuel ; la quasi-totalité des objets présentés date d’avant 1900. On y trouve des lanternes magiques bien sûr mais aussi des ombres, des transparents, des thaumatropes, des phenakistascopes et une grande variété d’autres jouets optiques.
Principales rubriques : Magic Lanterns – Metamorphosis – Optical toys – Panoramas & Dioramas – Peepshows – perspective – Shadows – Etc.

Click-Clack-150x107  CLICK-CLACK cliquer ici

Ce site (en français) présente des objets qui ont tous un rapport avec l’image… Image fixe avec les appareils photo et leurs accessoires, ainsi que les lanternes magiques et leurs plaques, mais aussi image animée avec les caméras et les projecteurs ; sans oublier les photos, les Cartes de Visite, les livres… Et même quelques jouets !
Principales rubriques : Imageurs – Accessoires – Lanternes magiques – Plaques pour lanternes – Caméras – Projecteurs – Objets publicitaires – Jouets d’optique – Etc.

Films-fixes-150x134  FILMS FIXES cliquer ici

Ce site (en français) permet de découvrir un outil pédagogique “épatant” qui fut utilisé depuis les années 1920 jusqu’à la fin des années 1970. Au sommaire, le Pathéorama, quelques projecteurs et surtout des films “de toutes sortes”.

Medien Museum  MEDIEN-MUSEUM cliquer ici

Ce site (en allemand) est un musée virtuel consacré aux médias de communication : Radio et Musique, Vidéo, Ordinateurs, objets divers dont téléphone et surtout au film et à la photographie. On peut y voir des centaines d’appareils de tous styles, datant principalement des années 1950 et surtout d’origine allemande, parmi lesquels plus d’une centaine de projecteurs de diapositives.

Site Italien  MAGIA DELLA LUCE cliquer ici

Ce site (en italien et en anglais) embrasse une longue histoire qui commence à partir du monde antique pour arriver jusqu’aux dernières années du XIXe siècle. Un long voyage de découvertes, d’inventions, de jeux et de spectacles qui concernent l’art de la projection jusqu’aux images animées.

Site GB Andrew  MAGIC LANTERN WORD cliquer ici

Ce site (en anglais) présente la lanterne magique “précurseur du projecteur de diapositives pré-numérique”. Il concerne principalement les vues projetées avec lesquelles on mystifia, divertit et éduqua le public des années 1640 aux années 1940. Elle produisirent des images en mouvement bien avant la première démonstration publique du cinéma en 1895.

Site Huhtamo 1  HUHTAMO MEDIA ARCHAEOLOGY cliquer ici

Ce site (en anglais) présente la collection et les archives de Arkki Huhtamo couvrant l’histoire des médias visuels du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle. Le professeur Huhtamo est un historien et théoricien des médias de renommée internationale, également spécialiste de l’histoire et de l’esthétique des arts médiatiques. Il a publié de nombreux ouvrages, donné des conférences dans le monde entier et présenté des spectacles multimédias mixant la technologie multimédia moderne et les projections originales du XIXe siècle, telle que les lanternes magiques.

 

SPECTACLES DE LANTERNE MAGIQUE

Site Praximage lgt  PRAXIMAGE cliquer ici

Depuis 1997, l’association Praximage donne à voir l’histoire du cinématographe sous des formes originales, en proposant au public des expositions itinérantes où l’on peut toucher les objets exposés. Nous sommes spécialisés dans la pratique d’ateliers de découverte du pré-cinéma en particulier auprès du jeune public. Ces ateliers permettent de comprendre les rouages de l’image animée en manipulant des appareils anciens (Phénakistiscopes, Praxinoscopes, Zootropes reconstitués), et en expérimentant soi-même ses propres créations sur ces mêmes appareils.

Site Fantasmagore lgt  LES MACHINES DU FANTASMAGORE cliquer ici

Créé en 1987 à l’initiative d’amoureux du répertoire de musique mécanique, l’association  » Perforons…la musique «  s’est consacré pendant plus de vingt ans à la sauvegarde et à la promotion du répertoire d’orgue de barbarie et de piano pneumatique. Ses recherches et publications (Les Cahiers de Perforons) ont associé musiciens, collectionneurs, musées et institutions de toute l’Europe. « Plus qu’une simple exposition, la présentation des Machines du Fantasmagore est un véritable spectacle qui sollicite l’émotion du spectateur pour l’amener à découvrir la technique de façon claire et ludique. »

Site Brooker lgt  JEREMY BROOKER MAGIC LANTERN PERFORMERS cliquer ici

Depuis plus de 20 ans, Carolyn et Geremy BROOKER font parti des plus grands artistes de la lanterne magique. Que ce soit dans le grand auditorium du Centro Cultural de Belém à Lisbonne, dans une tente de cirque surplombant le lac Léman ou dans la cabine d’une barge historique prenant la mer avec seulement 20 personnes à bord, le public s’est émerveillé de sa maîtrise dans cet art exigeant.

Ses spectacles sont effectués avec une authentique lanterne magique triunial (ou triple) combinant trois projecteurs dans un seul appareil. C’est la forme la plus complexe et la plus rare de divertissement avec une lanterne magique. Cela permet de présenter des spectacles dynamiques comportant les effets les plus spectaculaires que la lanterne puisse produire.

Illuminago  ILLUMINAGO cliquer ici

Ce site (en allemand) présente les spectacles théâtraux de Karin BIENEK et Ludwig VOGL-BIENEK. Organisés depuis 1986, leurs spectacles de lanterne magique permettent de revivre des projections historiques. Les tableaux sur verre provenant des siècles passés forment la base de tout un éventail de spectacles, d’expéditions d’archéologie sur les médias, d’ateliers et de recherches scientifiques.

Wezenberg lgt  DE TOVERLANTAARN cliquer ici

Ce site en néerlandais présente les activités d’une lanterniste moderne : Monique WEZENBERG. Autrefois, les lanternistes se déplaçaient avec leur lanterne magique de foire en foire, d’auberge à la taverne et des marchés aux foires annuelles. À l’aide d’un drap blanc, les spectateurs ont pu voir les magnifiques diapositives de la lanterne. Ils n’avaient jamais rien vu de tel ! Cela semblait magique, d’où le nom de lanterne magique. Aujourd’hui elle utilise sa lanterne magique pour donner des performances dans des festivals, des écoles, des théâtres et aussi lors de fêtes et chez des particuliers.

Site American Magic lgt  MUSEUM OF AMERICAN MAGIC LANTERN SHOWS cliquer ici

Ce site (en anglais), animé par Terry BORTON, est un musée virtuel retraçant la façon dont les spectacles américains de lanternes magiques ont influencé toutes les facettes de la culture du pays, des années 1850 aux années 1930. La lanterne magique, ou « stéréopticon », a été le premier projecteur et précurseur du cinéma. Des millions de personnes par an assistaient à des spectacles de lanternes magiques et à des conférences illustrées dans des théâtres, des salles de lycée, des tentes Chautauqua, des sociétés fraternelles, des églises ou même leurs propres maisons.

Voir : Lanterne de projection double STEREOPTICON

Magiclanternexhibition  MAGICLANTERNEXHIBITION cliquer ici

Ce site (en anglais) présente Dawn Elliott et Joel Schlemowitz qui sont des projectionnistes de lanternes magiques, travaillant avec des diapositives en verre et des projecteurs d’époque. Elliott & Schlemowitz présentent des spectacles de lanternes magiques et donne des conférences / démonstrations dans des musées et autres institutions historiques, culturelles et éducatives.

 

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La Société Nationale des Conférences Populaires

Posté par Patrice Guerin le 22 janvier 2012

La Société Nationale des Conférences Populaires dans Images projetees Conference-01-150x91

En 1890, alors qu’il a un peu plus de 30 ans, Emile Jean GUERIN-CATELAIN (voir PORTRAITS) fonde la “Société nationale des Conférences Populaires” afin de « répandre gratuitement l’enseignement primaire supérieur parmi les adultes des deux sexes, dans toutes les communes de France, d’Algérie et des Colonies… ainsi que dans les Régiments et la Marine ».

Voir : Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire

Conference-02-95x150 dans Projections et Enseignement

En 1895, le ministère de l’Instruction Publique met à la disposition des sociétés d’instruction populaire « les appareils de projections lumineuses et les collections de vues photographiques pouvant servir à l’enseignement dans les cours d’adultes et les conférences populaires ». L’année suivante, des collections de vues, dont il avait été fait don au ministère par deux sociétés d’enseignement, sont déposées au Musée pédagogique. La “Société nationale des Conférences Populaires” se charge d’assurer à ses frais l’expédition des vues, leur entretien et la correspondance. Celle-ci possède 50 appareils de projection qu’elle met gratuitement à la disposition des conférenciers. En 4 mois, du 1er octobre 1897 au 30 janvier 1898, la Société distribue gratuitement en France 85 618 conférences imprimées par ses soins. Les vues circulent dans toute la France en franchise postale, aller et retour, à destination des recteurs, des inspecteurs d’académie, des inspecteurs primaires, des instituteurs et institutrices publiques.

Conference-06-150x128  « Messieurs les conférenciers sont invités à projeter en début de chacune de leurs conférences une vue passe-partout en inscrivant sur la partie claire le titre du sujet du jour ».

Conference-03-150x101  Conference-04-150x101Ouvrage de 476 pages couvrant l’année scolaire 1909-1910. On y trouve l’ensemble des bulletins mensuels publiés par la Société Nationale des Conférences populaires. Les planches de vues illustrant les conférences ne sont pas incluses dans le livre.

Pour diffuser les connaissances professionnelles, cette Société crée, sous le nom de “Veillées rustiques”, des conférences  destinées à ses membres et correspondants des sections départementales. « Publiées primitivement à intervalles irréguliers et envoyées trois ou quatre fois par an, en bloc, ces conférences parurent à partir de 1906, en bulletins mensuels semblables à une véritable revue comprenant d’agréables causeries scientifiques, littéraires et récréatives accompagnées de dessins, puisque l’illustration est devenue un des modes les plus estimés de l’éducation populaire ».

conference-11-300x203  Salle du Quai du Port à Marseille – Vers 1908

Le service de projections prend un rapide essor : en 1908-1909, le chiffre des envois s’élève à 37 340. (Source : ifé – Institut français de l’Education) et la “Société nationale des conférences populaires” compte plus de 8 000 collaborateurs. De 1910 à 1920 elle édite une revue d’information intitulée “Les conférences et Lectures Populaires” envoyée à tous ses membres (Source : BNF).

conference-10-150x115  Cette enveloppe de 1906 donne de précieuses informations sur les différentes adresses de la « Société Nationale des Conférences Populaires”

Le siège social se trouve 13 place de la Bourse (Paris), le Secrétariat Général est situé 124 rue des Couronnes Paris, quant au service des Projections Lumineuses, il faut s’adresser au Musée Pédagogique de l’Etat, 41 rue Gay-Lussac, Paris. Elle précise aussi ses différentes activités : “Veillées Rustiques” – “Cours d’adultes” – Conférences régimentaires”.

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Durant l’année 1909-1910, le Conseil d’administration de la Société ouvre un concours pour la création d’une affiche destinée à annoncer les conférences, en reprenant les principaux termes figurant dans le document ci-dessus. La commission de Propagande choisira la meilleure œuvre dont l’auteur sera récompensé par une médaille de vermeil accompagnée d’un “module spécial”, le second aura une médaille d’argent et le troisième une médaille de bronze.

Conference-08-150x150 Conference-09-150x150

Tous les ans au mois d’avril, chaque secrétaire des Sections départementales doit adresser au Secrétaire général de la Société un rapport sur la marche de sa section durant l’exercice écoulé (nombre de conférences, résultats acquis, desiderata), en y joignant un état de propositions de récompenses pour les conférenciers de la section. « La commission des récompenses s’est réunie pour étudier et arrêter la liste des candidats à proposer pour les médailles d’honneur de la “Société nationale des conférences populaires ».

Conference 12 Publicité découpée dans un journal, mais sans aucune référence

Dans les années 20, la maison Radiguet & Massiot publie cette publicité pour des « Appareils de projections spécialement construits pour la Socité Nationale des Conférences Populaires». Chaque appareil possède un nom relativement fantaisie que l’on ne retrouve pas dans les catalogues Radiguet & Massiot, de plus certains modèles semblent provenir d’autres fabricants comme le “Lucifer” très semblable à une lanterne vendue par la Maison de la Bonne Presse.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Pour plus d’informations cliquer ici

 

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Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

Posté par Patrice Guerin le 30 décembre 2011

Le réseau électrique se développant, de nombreux amateurs trouvent cette énergie bien plus pratique que le pétrole, le gaz ou la lumière oxhydrique pour alimenter leur lanterne de projection. Encore faut-il disposer d’un appareil d’éclairage suffisamment puissant et simple à utiliser pour obtenir une image satisfaisante sur l’écran.

Les lampes à arc électrique L. KORSTEN  dans Sources lumineuses Korsten-02-150x119

En 1904 Lucien KORSTEN (voir PORTRAITS) construit un modèle simplifié de lampe à arc et rhéostat destiné à être utilisé dans des petites lanternes de projection.

Korsten-11-150x81 dans Sources lumineuses  Korsten-12-115x150  Korsten-13-150x112

L’arc électrique “Lukor” s’utilise facilement et ne nécessite aucun entretien. Il est très économique et son débit ne dépasse pas 3 ampères pour une intensité lumineuse de 200 bougies. Le rhéostat régulateur qui l’accompagne se branche directement sur le réseau électrique. Il est muni d’un curseur « que l’on déplace sur son guide jusqu’à ce que l’on obtienne un arc électrique satisfaisant entre les pointes des charbons. Toutes les cinq minutes environ il est nécessaire d’ajuster le réglage des charbons sans modifier la position du curseur sur le rhéostat qui est faite une fois pour toute ». Il existe différents modèles de rhéostats pour courant de 110, 120 et 220 volts et pour des lampes allant jusqu’à 15 ampères.

Korsten-09-97x150  Korsten-14-142x150

En 1905, le journal “La Science Illustrée”, dirigé par Louis FIGUIER, publie dans ses nouveautés un modèle d’arc électrique construit par L. KORSTEN. « Ses différentes commandes ont été groupées à l’arrière et complètement isolées du circuit électrique ». Le bouton du bas sert au déplacement de la colonne, celui du milieu permet le réglage vertical, quant à celui du haut, il règle l’écartement des charbons qui peuvent aller de 7 à 20 mm. L’ensemble est monté sur un lourd pied en fonte.

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En 1908, L. KORSTEN dépose un brevet pour « une lampe à air électrique à ciseaux se réglant automatiquement au moyen d’un contrepoids à levier variable combiné avec un frein excentrique à coincement ». Le contrepoids tend à rapprocher les charbons tandis qu’un électro-aimant, dont l’action est opposée, les écarte aussitôt que le courant passe. Cette lampe à arc « automatique et indéréglable » peut fonctionner avec différentes intensités de courant alternatif ou continu.

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En 1911 la revue “La Nature” présente une nouvelle lampe électrique pour projection fabriquée par M. KORSTEN. Celle-ci est très puissance (2000 watts) et a la particularité d’avoir des charbons perpendiculaires l’un à l’autre, ce qui optimise le point lumineux. Un système de crémaillère permet de déplacer toute la lampe en hauteur ou latéralement.

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Un système de débrayage très ingénieux permet de régler avec un seul bouton la position relative des deux charbons. Dans la position d’embrayage on peut les rapprocher ou les éloigner l’un de l’autre de manière égale ; en position de débrayage, on agit uniquement sur le charbon inférieur en le faisant monter ou descendre. Ce système permet un centrage facile et parfait du point lumineux.

Voir : Les projecteurs L. KORSTEN

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