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Les visionneuses stéréo VIEW-MASTER

Posté par Patrice Guerin le 19 juillet 2021

View-Master 5  Publicité française, View-Master (modèle E) 1956-1960 « prononcez Viou-Mastair”.

La visionneuse stéréo View-Master se présente sous forme de jumelles dans lesquelles on insère un disque en carton cranté comportant 7 paires de diapositives, chaque œil visualisant une paire d’images distinctes. Celles-ci peuvent être identiques et forment une image en deux dimensions, ou peuvent présenter la même scène sous un angle légèrement différent afin de former une image en relief.

VOIR : Les images sur disques VIEW-MASTER

View-Master 6 Visionneuse stéréo View-Master, considérée comme le modèle N°1, source commons.Wikimedia.org.

Les premières visionneuses View-Master sont fabriquées en plastique de type « Bakélite » avec des pièces métalliques en acier inoxydable. Un levier métallique avec ressort permet de faire tourner le disque vue par vue. Les lentilles en verre optique sont soigneusement rectifiées et polies. Chaque modèle est testé en usine puis emballé individuellement avant expédition. (Extrait du catalogue de 1947.)

View-Master 7.1View-Master 7.2 Visionneuse stéréo View-Master Standard 1947.

Le stéréoscope View-Master Standard (considéré comme le modèle N°2) est une visionneuse ronde équipée, en bas, de deux charnières permettant d’ouvrir le dos pour changer les disques. NB Le modèle N°1 ne possède qu’une seule charnière.

View-Master 8.1View-Master 8Visionneuse stéréo View-Master De Luxe 1947.

Le stéréoscope View-Master De Luxe est de conception plus moderne. Il ne possède pas de charnière mais une simple fente de chargement située sur le bord supérieur. Le mécanisme robuste, fermé et infaillible « assure des années de fonctionnement parfait ». Un obturateur intégré “occulte” le mouvement de changement d’image.

View-Master 9Autres visionneuses : modèle E et modèle G.

Il existe de très nombreux modèles de visionneuses View-Master aux formes sobres (modèles de base), ou fantaisistes (modèles publicitaires) comme la tête de Mickey. Ils sont fabriqués en plastiques marron, puis en diverses couleurs dont le rouge qui l’identifie parfaitement auprès des utilisateurs.

Pour voir d’autres modèles CLIQUER ICI

View-Master 10Modèle actuel américain.

Le design évoluant avec l’époque les plus récentes visionneuses ont des formes futuristes très sobres.

Cliquer sur l’imageView-Master-11pour voir l’animation.

VOIR : projecteurs VIEW-MASTER (à venir)

 

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Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 19 janvier 2021

Stereocarte 01  Vision binoculaire, le stéréoscope, journal Le Musée des Sciences, N°30, novembre 1857.

Les vues stéréoscopiques permettent de voir une image en relief à l’aide d’un stéréoscope : visionneuse dans laquelle on regarde avec les deux yeux des images graphiques ou photographiques.

Stereocarte 02 Stéréoscope de Wheatstone à images parallèles et miroirs obliques.

L’idée première du stéréoscope est due au physicien anglais Charles WHEATSTONE (1802-1875) qui expose, en 1838, ses travaux sur la vision binoculaire aux membres de la Royal Society de Londres. A cette occasion, il présente un stéréoscope à réflexion peu pratique mais suffisant pour démontrer le principe du relief.

Pour plus d’informations, cliquer ICI.

Stereocarte 03  Stéréoscope de Brewster à lentilles prismatiques avec ses vues. 

En 1844, Sir David BREWSTER (1781-1868), invente une petite visionneuse à main munie de deux lentilles biconvexes permettant de visionner aisément des images en relief. Ne trouvant pas de débouchés en Angleterre et grâce à l’intermédiaire de l’abbé MOIGNO (VOIR : PORTRAITS),  il fera fabriquer son appareil à Paris par la Maison SOLEIL-DUBOSCQ, dès les années 1850.

VOIR : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Stereocarte 04c  Stereocarte 04b  Stereocarte 04a  Épreuves géométriques Duboscq par réflexion, vers 1855.

On n’en est qu’au tout début de la photographie et les vues en relief sont très rares. Par contre les épreuves géométriques graphiques « rendent des services à l’enseignement en permettant de voir en relief les figures de géométrie dans l’espace. »(1)  Il s’agit d’épreuves géométriques imprimées en noir avec figures claires sur carton beige ; format 8,2×17,4cm.

Stereocarte 05  Planche de figures provenant du fascicule Moigno.(2)

Parmi tous ces schémas, la fig.15 représente une flèche avançant vers l’œil, la fig.17 un panier avec anse proéminente, la fig.18 un portique, la fig.19 un polyèdre étoilé de la collection de M. Hessemer.

Stereocarte 06  Tableau provenant du fascicule Duboscq.(1)

« Les innombrables épreuves exécutées par la méthode de M. Jules Duboscq ne laissent absolument rien à désirer, elles produisent des effets étonnants et il ne restait plus qu’un vœu à formuler, c’était que la photographie sur papier fit assez de progrès et devint un art assez constant dans ses résultats pour que l’on pût substituer dans tous les cas des dessins sur papier et sans reflets, aux images daguerriennes dont le miroitage rend la vision plus difficile et moins nette. »(2)

Stereocarte 07Épreuve géométrique Duboscq par transparence, vers 1855.

Cette vue est imprimée sur papier blanc insérée entre deux cadres en carton noir afin d’être regardée par transparence.

________________________

(1) Catalogue des appareils pour la Photographie Maison Duboscq rue de l’Odéon à Paris 1862.

(2) Stéréoscope ses effets merveilleux…, par l’abbé Moigno, Franck libraire éditeur à Paris, 1852.

 

 

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Modern Kaleidoscope Magic Lantern

Posté par Patrice Guerin le 1 novembre 2020

Le kaléidoscope est un instrument optique réfléchissant ou projetant “à l’infini” des visions colorées mouvantes. Ce petit modèle en carton est à monter soi même.

Voir Kaléidoscope de projection

Kaleidoscope 7

Il est fabriqué en Chine par la Compagnie japonaise Artec. « Une grande partie de notre gamme de produits est créée pour répondre aux besoins d’un marché pédagogiqué. Notre équipe commerciale transforme les besoins des clients en réalité. »

Kaleidoscope 2    Kaleidoscope 8

La pochette contient de nombreuses pièces prédécoupées, y compris des lentilles optiques, des miroirs, une mini ampoule et les contacteurs nécessaires pour faire fonctionner le kaléidoscope.

Kaleidoscope 3   Kaleidoscope 4

« Mettez des perles transparentes ou des bandes de film dans la lanterne magique et vous pourrez projeter des images originales avec votre kaléidoscope !»

Kaleidoscope 5

« Avec le projecteur Kaléidoscope, créez un magnifique monde kaléidoscopique sur les murs de votre pièce. »

Des effets semblables peuvent être obtenus avec Les CHROMATROPES de projection.

Kaleidoscope 6

ARTEC C° Fabricant et vendeur de matériel pédagogique et de jouets CLIQUER ICI

 

 

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Kaléidoscope de projection

Posté par Patrice Guerin le 30 août 2020

Le kaléidoscope est un instrument d’optique inventé et présenté par Sir David BREWSTER en 1816. En 1817, il brevète son idée, mais il semble que le brevet était mal formulé ce qui a permis de le copier facilement sans possibilité de recours juridiques. Il est devenu très populaire au milieu du XIXe siècle comme “divertissement de salon”.

Kaleidoscope 01  A Treatise on the Kaleidoscope par David BREWSTER, 1819. Collection privée.

« Il se compose d’un cylindre ou tube en métal ou en carton, dans lequel on a fixé longitudinalement deux glaces, ou miroirs, faisant entre elles un angle de 30 degrés, et dont le fond est fermé par deux verres transparents parallèles : l’un des fonds est dépoli et entre les deux on met de petits morceaux de verre ou de fragments informes, diversement colorés… Quand on tourne le tube, la figure change à chaque instant d’aspect. »(1)

Kaleidoscope 02  Kaléidoscope BREWSTER, vers 1820. Collection Science Museum.

Il s’agit d’un appareil à usage individuel. Si l’on veut partager ses effets surprenants devant un public plus nombreux, il convient de projeter ces images mouvantes à l’aide d’un objectif approprié muni de deux miroirs inclinés à 30° et d’un châssis rotatif dans lequel sont placés divers petits morceaux de verre par exemple.

Kaleidoscope 03  Gravure provenant de L’Art des Projections, par l’abbé MOIGNO, Paris 1872.

Pour effectuer une projection il faut une lanterne équipée d’un éclairage puissant – dans ce cas un chalumeau oxhydrique – un objectif “kaléidoscopique” équipé de deux miroirs dont la pointe du V est en bas et un châssis rotatif dans lequel se trouve des fragments de verre.

Kaleidoscope 04  Kaleidoscope 05  Kaléidoscope de projection Molteni.

Cet objectif particulier est vendu à partir des années 1875/80 par la Maison MOLTENI. Il est équipé d’un manchon possédant le diamètre exact des objectifs de la Maison afin de se substituer très facilement à un modèle standard.

Kaleidoscope 06  Extrait du catalogue Molteni N°89, 1ère édition 1901/02.

(1) L’Art des Projections, par l’abbé Moigno, édité par Les Mondes, Paris 1872.

VOIR : Modern Kaleidoscope Magic Lantern

 

 

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Les Opticiens CHEVALIER à Paris

Posté par Patrice Guerin le 7 août 2020

Un catalogue illustré sur les “Microscopes de Précision” de 1881, nous donne un certain nombre de précisions sur l’histoire de cette entreprise familiale qui a vu se succéder 4 générations.

A. Chevalier 01Catalogue Arthur CHEVALIER 1881.

De 1765 à 1804, Louis Vincent CHEVALIER se trouve au quai de l’Horloge du Palais à Paris.

De 1804 à 1830, Jacques Vincent CHEVALIER lui succède à la même adresse.

De 1830 à 1859, Charles et Arthur CHEVALIER s’installent au 158 galerie du Valois au Palais-Royal.

De 1859 à 1889 environ, le docteur Arthur CHEVALIER est “seul successeur” à l’adresse du Palais Royal.

A. Chevalier 02  Atelier d’optique de Charles et Arthur CHEVALIER au Palais Royal.

Arthur CHEVALIER est membre différentes Sociétés :
-       Société d’encouragement pour l’industrie nationale,
-       Société des ingénieurs civils,
-       Société libre des beaux-arts (président de la section de photographie)
-       Membre de la Société photographique de Paris et de Liverpool
-       Société Linnéenne et des sciences physiques et chimiques de Paris (1835),
-       Société des sciences physiques, chimiques et arts agricoles industriels (1832)
-       Société entomologique de France (1834).

A. Chevalier 03Objectif Charles CHEVALIER pour paysages. Collection Antiq-Photo.

Pour plus de précisions sur les objectifs CHEVALIER, cliquer ICI

Arthur CHEVALIER a reçu de nombreuses récompenses dont :
1867 Chevalier de l’ordre royal des SS. Maurice et Lazare.
1868 Chevalier de l’ordre royal de la Couronne d’Italie.
1870 Officier de l’ordre royal des SS. Maurice et Lazare.
1870 Officier d’Académie.

A. Chevalier 04  Megascope N°47 Arthur CHEVALIER Palais Royal.

VOIR : Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

La Maison CHEVALIER, à ne pas confondre avec l’Ingénieur CHEVALLIER, est à l’origine de nombreuses inventions dans le domaines de l’optique et de la photographie, dont :

VOIR : Plusieurs familles d’opticiens CHEVALIER à Paris

-       Le premier constructeur des microscopes achromatiques (1823).
-       L’inventeur de l’objectif double ou à verres combinés pour la photographie (1840).
-       L’inventeur du télescope dioptrique à verres combinés (1834).
-       L’inventeur de la machine pneumatique à mouvement continu, etc., etc.

A. Chevalier 05

Arthur CHEVALIER est l’auteur du Manuel du micrographe, du Manuel des myopes et des presbytes, de divers ouvrages sur la photographie, la chambre obscure, la chambre claire, les lorgnettes jumelles, et de L’Art de Conserver la Vue, dont il y eut au moins cinq éditions.. Il est lauréat (médailles d’or) aux Expositions nationales et à la Société d’encouragement.

VOIR : Microscope solaire de CHEVALIER

 

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Carpenter & Westley

Posté par Patrice Guerin le 15 avril 2020

Carpenter 06Chauve-souris CARPENTER & WESTLEY, dessin extrait de l’une des deux plaques ci-dessous.

Philip CARPENTER (1776-1833) commence à travailler en 1808, en tant qu’opticien à Birmingham et se spécialise dans les lunettes et les microscopes. En 1817 le physicien David BREWSTER (1781-1868)  lui demande de fabriquer le kaléidoscope qu’il vient de breveter. Cet objet devient très vite populaire et permet à CARPENTER d’ouvrir un magasin de détail à Birmingham vers 1819. Deux ans après, il invente la lanterne de projection  “Phantasmagoria” qui servira de modèle à de nombreuses autres lanternes durant cinquante ans.

Carpenter 10Lanterne de projection  “Phantasmagoria” avec éclairage type Quinquet à huile.

VOIR : Lanterne magique vernie noire

« En 1823, autre événement dans le monde lanterniste : CARPENTER publie son ouvrage “Elements of zoology”… Ce texte est destiné à expliquer une série de 56 plaques en verre fabriquées et commercialisées par CARPENTER… Les verres circulaires sont fixés sur un long cadre en bois de pin percé d’ouvertures, et ils sont retenus par un cercle de fer. »(1)

Carpenter 01  Carpenter 02  Copper-Plate Slider Mammalia N°2 et 3 (Eléments de zoologie) CARPENTER & WESTLEY. 

A la même époque la Maison CARPENTER & WESTLEY commercialise une série composée d’une trentaine de tableaux simples ou animés sur l’astronomie dont les commentaires se trouvent dans un ouvrage publié en 1849.

Carpenter 05  Traité “Compendium of Astronomy”, CARPENTER & WESTLEY 1849.

« Le processus de transfert de CARPENTER à partir de plaque de cuivre était basé sur le procédé utilisé en céramique par SADLER et GREEN à partir de 1756… Ce processus ne permettait pas une reproduction en masse complète, car il nécessitait encore beaucoup de travail de la part des peintres comme le soutient BARNES : Il pourrait être faux de supposer que le contour était simplement “coloré” à la manière des gravures imprimées à l’époque ; au lieu de cela, l’impression du squelette (contour) était complètement transformée en une peinture miniature dont la qualité variait selon les compétences de l’artiste employé, et il n’y a jamais deux images identiques. »(2)

Carpenter 03  Carpenter 04  Copper-Plate Slider (Vues astronomiques) CARPENTER & WESTLEY. Eclipse de la lune (vue animée) et diagramme du soleil par rapport à la terre.

En 1826, il exerce sa profession d’opticien à Londres, 24 Regent Street. Après sa mort en 1833, l’atelier est repris par sa sœur Mary, mariée avec William WESTLEY, l’ancien contremaître de l’entreprise. L’entreprise cessera ses activité en 1914.

Carpenter 07  Carpenter 08  Carpenter 09 Vues astronomiques animées CARPENTER & WESTLEY.

La Maison CARPENTER & WESTLEY est présente à la première Exposition Universelle de 1851 qui se déroule au Crystal Palace de Londres. Elle y présente « des lanternes phantasmagoriques avec les derniers arrangements mécaniques et optiques et des peintures d’histoire naturelle et séries de diagrammes astronomiques »(3) 

(1)  “Le grand art de la lumière et de l’ombre – archéologie du cinéma” par Laurent Mannoni, éditions Natan, 1994, page 272.

(2) “Philip Carpenter and the convergence of science and entertainment in the early-nineteenth century instrument trade” par Phillip Roberts, dans Science Museum Group Journal, 2017, cliquer ICI.

(3)  Catalogue officiel de la grande exposition de 1851, Gallica.

 

 

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Conférence : Les Projections Lumineuses des opticiens MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 25 janvier 2020

Affiche conf 10e  Jeudi 6 février 2020 à 19h, salle des fêtes de la Mairie du Xe Paris.

L’association Histoire & Vies du 10e a le plaisir de vous inviter à la conférence de Patrice GUERIN, historien et collectionneur. Il vous fera découvrir “Les Projections Lumineuses des opticiens MOLTENI”.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Cette conférence se déroulera le jeudi 6 février 2020 à 19h dans la salle des fêtes de la Mairie du Xe arrondissement de Paris (entrée libre). Elle sera agrémentée de projections de plaques anciennes.

Mairie Xe  Grand escalier de la mairie du Xe arrondissement de Paris. Source Wikimedia.

Les opticiens Molteni, d’origine italienne, installés à Paris dès le XVIIIe siècle, font construire en 1846, rue du Château-d’eau (n°44 actuel) une fabrique où des centaines d’ouvriers élaborent des instruments scientifiques de précision. Mais à partir de 1860, Alfred Molteni développe, techniquement et socialement, Les Projections Lumineuses.

VOIR : Les lanternes de projection MOLTENI

Pendant 40 ans, il en fera des milliers pour l’Instruction Publique et les conférences populaires, constituant une photothèque de près de 60 000 pièces. Son entreprise sera la première du genre en France, et la plus importante.

molteniatelier2.jpg  Atelier MOLTENI 44 rue du Château d’Eau, 1854.

 » Une fabrication de cette importance occupe nécessairement une date assez ancienne dans les fastes de l’industrie parisienne, et MM. MOLTENI et  Cie font remonter à l’an 1782 l’origine de la Maison qu’ils exploitent de père en fils depuis trois générations, avec un agrandissement progressif qui peut aujourd’hui la faire considérer comme la seule, tant en France qu’à l’étranger, qui soit parvenu à ce degré de perfectionnement. »  L’ILLUSTRATION du 2 décembre 1854.

0 Slides Molteni Paris.pptx Extrait des slides projetées durant la conférence.

 » J’ai assisté hier soir à cette conférence passionnante qui nous présentait la vie et l’oeuvre des Molteni, fabricants d’appareils d’optique, d’appareils de projection et de lanternes magiques. Occasion aussi de nous présenter le premier volume (sur trois) de son magnifique ouvrage encyclopédique consacré à cette dynastie italienne installée à Paris pendant plus d’un siècle. » A.K.

IMG_5422  2020-02 Ara1  Projection du “Tour du Monde en 80 jours”.

 

 

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Lanterne magique carrée en fer blanc

Posté par Patrice Guerin le 6 décembre 2019

Carré 01

Cette lanterne magique est l’une des plus anciennes fabriquées en série au cours du XIXe siècle. Ce sont probablement des artisans ferblantiers qui fabriquaient ce modèle pour le compte de divers opticiens. Elle figure dans plusieurs catalogues, malheureusement avant 1840 ceux-ci sont rarement illustrés.

Carré 1839 Belloq FB  Carré 1844 Buron  Carré 1853 Lerebourgs  Carré 1859 Chevalier  Carré 1859 Molteni  Carré 1860 Lapierre FB  Carré 1905 Deloye

De gauche à droite : 1839 Belloq (Collection FB) – 1844 Buron – 1853 Lerebourgs – 1859 Chevalier – 1859 Molteni – Vers 1860 Lapierre (Collection FB) – Et encore en 1905 Deloye

La lanterne magique carrée existe dans une dizaine de tailles différentes et possède souvent le même décor sur les trois coté : une étoile à cinq branches avec un cercle au milieu et quatre autres cercles identiques autour. Ces motifs peuvent être entourés d’un cadre.

Carré 05  Carré 06

Le système optique est très simple. Il est constitué d’une demi-loupe à l’arrière du tube objectif et d’une lentille bi-convexe sur la partie avant qui s’emboite dans la partie arrière. Ces lanternes ne possèdent pas de condensateur pour focaliser la lumière sur l’image à projeter. L’éclairage est généralement un godet rempli d’huile dans lequel trempe une mèche en coton. Certains éclairages possèdent un réflecteur à l’arrière pour renvoyer la lumière vers l’objectif.

Carré 07  Carré 08  Brevet Lapierre N°44 516 du 29 mars 1860

En 1860 la Maison Lapierre dépose un brevet pour améliorer l’aspect des pieds. « Jusqu’à présent les quatre pieds de ces lanternes magiques étaient tout ronds, sans aucune ornementation, c’étaient de petits cylindres en fer blanc, ou des cônes tronqués également en fer blanc, faits au marteau sur une bigorne ronde. J’ai pensé qu’il serait possible de les faire autrement et plus riches, et à cet effet j’ai fait établir des matrices convenablement disposées pour emboutir les pieds ornementés en cuivre, en zinc ou en fer blanc. »

Carré 09b  Carré 09a  Modèle Lapierre avec plaque “Breveté” située sur l’arrière

Fabriquée durant une centaine d’années, ce modèle subira peu d’évolutions. On peut trouver des exemplaires en cuivre, colorés et même des versions fantaisies fabriquées artisanalement.

Carré 10  Carré 11  Carré 12  Carré 13  Carré 14

 

A VOIR : La Lanterne Magique de Georges Mélies - La manufacture d’instruments d’optique BURON - FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique” - Le Singe Montrant la Lanterne Magique - 

 

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La fontaine lumineuse ou fontaine de Colladon

Posté par Patrice Guerin le 31 octobre 2019

Une fontaine lumineuse consiste à projeter de la lumière à l’intérieur d’un jet d’eau afin qu’il devienne lumineux.

Image de prévisualisation YouTube

 « Les rayons lumineux traversent la lentille et le liquide et vont converger dans l’ouverture par laquelle s’échappe la veine ; une fois entrés dans la veine, ils rencontrent sa surface sous un angle assez petit pour éprouver une réflexion intérieure totale ; le même effet se produit à chaque nouveau point d’incidence, en sorte que le lumière circule dans ce jet transparent comme dans un canal, et suit toutes les inflexions… Si la veine se réduit en gouttes dans sa partie inférieure, c’est là seulement que le liquide s’éclaire et chaque point de rupture de la veine lance une vive lumière. »(1)

Colladon 01  Fontaine lumineuse réalisé d’après une description faite directement par M. COLLADON (VOIR Portraits) et une note présenté à l’Académie des Sciences. “La Nature” n°595 du 25 octobre 1884.

Plusieurs fabricants d’instruments scientifiques construisirent cet accessoire qui se place à l’avant d’une lanterne de projection. Parmi eux les plus célèbres en France aux XIXe siècle sont DUBOSCQ et MOLTENI. « M. MOLTENI a disposé pour ces expériences un modèle de fontaine de Colladon qui donne d’excellents résultats. »(2)

Colladon 02  Modèle RADIGUET & MASSIOT Projections MOLTENI.

Il suffit d’alimenter en eau un réservoir placé dans le champ lumineux de la lanterne, pour que le jet qui en sort à l’avant soit lumineux. « La forme de l’orifice d’écoulement a une grande importance sur la forme même de la veine liquide ; elle garde assez longtemps la section que lui a donnée l’orifice. Un orifice rond donne un jet cylindrique, un orifice en forme de croix donne une forme à quatre arrêtes et le jet se tord sur lui-même. »(2)

Colladon 03  Colladon 04 Autre modèle MOLTENI s’adaptant parfaitement à la place de l’objectif.

Les fontaines lumineuses ont notamment été rendues célèbres à la suite des travaux scientifiques de John TYNDALL (1820-1893) au XIXe siècle lorsqu’il montra que la réflexion totale interne de la lumière dans un jet d’eau permettait un guidage de la lumière à l’intérieur de ce jet d’eau. Ce même principe constitue désormais la base des fibres optiques utilisées aujourd’hui.

Colladon 05

En 1877, on trouve dans un livre américain “The Art of Projection” par le Prof. A. E. Dolbear, une très intéressante description des fontaines lumineuses, avec cette superbe gravure.

Colladon-06  De gauche à droite : un homme règle le débit de l’eau qui alimente une fontaine placé au centre d’un récipient destiné à récupérer l’eau. A l’arrière une grosse lanterne équipée d’un chalumeau oxhydrique éclaire le dessous transparent du jet d’eau par l’intermédiaire d’un miroir à 45°. A droite deux gros sacs contenant de l’oxygène et de l’hydrogène alimentent la chalumeau, ils sont mis sous pression par plusieurs poids en fonte.

  • (1) Revue “La Nature” article “La fontaine Colladon” page 325/325, par D. Colladon. N°595 du 25 octobre 1884.
  • (2) “Traité Général des Projections” par Eugène TRUTAT, Paris Charles Mendel éditeur, 1897 page 172.

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Histoire des projecteurs LEITZ

Posté par Patrice Guerin le 12 février 2019

Leitz Story 01  Première publicité annonçant l’existence du LEICA en 1925.

Tous les photographes connaissent la marque allemande LEICA qui commercialisa pour la première fois un appareil photo de petit format dès 1925. Pour cela, l’ingénieur de la firme, Oskar BARNACK, utilisa du film 35mm perforé uniquement employé à l’époque dans le Cinématographe.

Leitz Story 02Schéma du LEICA III. Annuaire Tiranty 1936-7.

Les origines de la marque remontent à 1849 quand un jeune technicien autodidacte, Carl KELLNER, fonde un institut d’optique pour développer et commercialiser des lentilles et des microscopes. En 1865, un autre technicien originaire de Bade, Ernst LEITZ (1843–1920), est recruté par l’atelier de l’Institut d’optique de Wetzlar. Rapidement il devient l’un des associés de l’entreprise qu’il rachète en 1869 et à laquelle il donne son nom LEITZ. En 1913 la marque LEICA apparaît pour désigner le nouvel appareil photo sur lequel il travaille, c’est l’abréviation de LEItz CAmera.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Leitz Story 03

1926 : un an après la commercialisation du premier LEICA, la Maison LEITZ sort son premier projecteur de film fixe de petit format. Il s’agit du modèle “Uleja”.

Voir : Le premier projecteur 24×36 LEITZ Uleja

Leitz Story 04  En haut projecteur “Uleja”, en bas projecteur“Gnom”, extrait de la brochure “Petite chronique du LEICA”.

1929 : ce premier projecteur est suivi par un second modèle nommé “Gnom”. Assez semblable au précédent, il est adapté au format 18×24 et possède un objectif de 64mm et une lampe bas voltage de 30V / 100W.

Leitz Story 05  Notice projecteur “VIIIs” LEITZ septembre 1937.

1937 :  commercialisation du projecteur “VIII S” d’une conception complètement nouvelle. Il est équipé d’un objectif “Hektor” 1:2,5/85mm et possède différents passe-vues interchangeables. Ce projecteur sera fabriqué en différentes versions.

Voir : Projecteur Leitz VIII

Leitz Story 06  En haut projecteur “VIII S”, en bas projecteur “Parvo”, extrait de la brochure “Petite chronique du LEICA”.

1938 : LEITZ sort un petit projecteur aux formes novatrices avec un corps en bakélite, le “Parvo”. Cet appareil subira de nombreuses améliorations, dont des versions colorées, et sera fabriqué pendant plus de 25 ans.

Voir : Projecteur Leitz Parvo

Leitz Story 07  Projecteur “Prado 250”, extrait de la brochure “Petite chronique du LEICA”.

1948 : sortie d’un nouveau projecteur, le “Prado 250” avec objectifs interchangeables.

Leitz Story 07

Cette publicité illustre parfaitement l’évolution des projecteurs de diapositives LEITZ jusqu’au fameux “Pradovit” apparu en 1958.

Voir : Les projecteurs Pradovit LEITZ

 

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