• Accueil
  • > Recherche : molteni instrument

Résultats de votre recherche

Lanterne magique vernie noire

Posté par Patrice Guerin le 18 juillet 2015

LMnoir 01 1  Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections 2  LMnoir 03 3  LMnoir 04 4

Présentée dans le catalogue MOLTENI de 1880 (3), cette lanterne apparaît dans divers ouvrages anglais dès les années 1860. Dans le livre “The Magic Lantern, how to buy, and how to use it” publié à Londres en 1866 (1), on peut lire cette citation de sir David BREWSTER (1781-1868) : « La lanterne magique, qui pendant longtemps a été utilisée seulement comme un instrument pour amuser les enfants et étonner les ignorants, a été récemment améliorée afin d’être utilisée… dans presque toutes les branches de l’enseignement scientifique où il est souhaitable de donner une représentation précise et agrandie de phénomènes devant un large public. » Dans son livre “L’Art des Projections” de 1872 (2), l’abbé MOIGNO présente cette lanterne de la manière suivante : « Modèle anglais que l’on trouve toute faite chez les opticiens et les marchands de jouets… On peut les commander au fabricant en lui donnant simplement le diamètre du condensateur et de l’objectif. » Quant au livre de la Maison NEWTON publié vers 1880 (4), on y voit cette lanterne équipée d’une lampe à huile semblable à celle présentée à la fin de cet article.

VOIR : Carpenter & Westley

LMnoir 12  Page extraite du livre “The Magic Lantern Manuel” de W.J. Chadwick – 1878

Deux médailles et des diplômes de “Grand Prix” ont été attribués à Thomas J. MIDDLETON (1817-1889), lors des Expositions Universelles de Philadelphie en 1876 et de Paris en 1878. La maison T.J. MIDDELTON est située à Londres, tout d’abord (1875 à 1878) au 38 Little Queen Street, High Holborn, puis (1878 à 1882) au 235 High Holborn W.C. Elle est fournisseur de la “Royal Polytechnic Institution”. La publicité ci-dessus précise que les lanternes MIDDLETON sont utilisées en Amérique, en Chine, en Inde, au Japon, en Afrique, en Australie, etc… C’est à dire dans tous l’Empire britannique ! Certains attribuent ces lanternes – du moins les plus grosses – à “Carpenter & Westley 24 Regent Street, London”.

LMnoir 05

Suivant la taille de la lanterne, mesurée par le diamètre de la lentille interne (condensateur) celle-ci est considérée comme un jouet (N° 1 à 6 avec lentille de 34 à 90mm) ou comme un appareil de fantasmagorie (N°7 à 10 avec lentille de 75 à 115mm). Les grands modèles peuvent aussi être fabriqués en acajou verni, doublé intérieurement en fer blanc. En ce qui concerne les petits modèles, il est précisé que « la N° 3 est la première taille des petites lanternes qui admet l’utilisation de petites chromatropes, de tableaux comiques animés, de plaques à levier, et de petites vues photographiques ».

Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections  Modèle en acajou vernis

L’abbé MOIGNO, quant à lui, les classe en trois catégories : 1° celles des enfants, 2° les lanternes pour fantasmagorie, 3° les lanternes fantasmagoriques avec corps en acajou doublées de fer. « On peut dire en général des premières – les lanternes-joujou – qu’elles atteignent admirablement bien leur but ; et l’étonnant c’est qu’on puisse les donner à si bas prix. Pour avoir une bonne lanterne de seconde classe, avec les tableaux, il faut payer de 125 à 250 francs et les commander à un bon opticien. Celle de la troisième classe se paie beaucoup plus cher, de 5 à 760 francs, et elle exige encore plus d’habileté ; il ne faut l’acheter qu’à bon enseigne, d’autant plus qu’elle constitue un appareil de démonstration presque journalier. Elle donne avec une lampe à huile, des projections de 4 mètres de diamètre ; avec une lampe oxhydrique, des projections de 7 à 10 mètres. »

LMnoir 07  Photo de presse ancienne “Culver Pictures Inc.” New-York – sans date

Elle se caractérise par un corps en fer blanc verni noir équipé d’une porte latérale et d’une poignée à l’arrière. Cette lanterne est surmontée d’une cheminée conique en forme d’escalier composée de trois éléments. A l’avant se trouve un passe-vues de dimension variable en fonction de la taille de la lanterne sur lequel est fixé un support conique noir dans lequel coulisse un objectif en cuivre. Les plus gros modèles peuvent être équipés d’un objectif à crémaillère.

LMnoir 08  Cette gravure représente une de ces lanternes fonctionnant à la lumière oxhydrique. Elle est montée sur un « piédestal muni de roues rendues silencieuses par une garniture en lisière ou en caoutchouc ».

LMnoir 09

La lanterne jouet peut être livrée en coffret avec un certain nombre de plaques de projection sur verre aux dimensions adaptées à la taille du passe-vues. Comme beaucoup de lanternes magiques jouet, elle est équipée d’une petite lampe à pétrole avec sa cheminée en verre et un réflecteur amovible.

LMnoir 11   LMnoir 10

Cette lanterne de fantasmagorie en fer blanc correspond au plus gros modèle (N°9). Elle est équipée de poignées latérales placées sur le haut du corps, qui remplacent la poignée arrière. Le système d’éclairage est interchangeable. Celle-ci est équipée d’un double éclairage soit avec une bougie, soit avec une lampe à huile type Quinquet ; l’abbé MOIGNO précise « …avec lampe à huile, lampe oxycalcique ou lumière oxhydrique ». Le système optique se compose d’un condensateur à double lentille de 115mm de diamètre et d’un objectif achromatique à crémaillère. La gravure en situation montre son utilisation avec un chalumeau oxhydrique (sac de gaz sous la table de projection).

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

LMnoir 13  LMnoir 14A gauche catalogue Stanley de 1876 – Cinémathèque Française

Il existe même un modèle à deux lanternes côte à côte appelé “polyorama” destiné à projeter des spectacles sans “trous noirs” entre les vues. Pour cela elle est équipée de volets dentés situés devant les objectifs. Une petite manivelle située à l’arrière permet de monter ou descendre ces volets ce qui dégage un objectif tandis que l’autre est masque progressivement.

NB Remarque sur la présentation de ces lanternes. Certaines vues anciennes les montrent avec cheminées tournées vers l’avant et d’autres vers l’arrière. La base de celle-ci étant cylindrique, elle peut être placée dans un sens ou dans l’autre sans que cela nuise à son fonctionnement.

Voir : Lanterne magique classique - Lanternes magiques jouet - Lanterne magique perfectionnée - La lanterne magique GLORIA

 

Publié dans Lanternes magiques | Pas de Commentaires »

Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 13 août 2014

Banc 19  Banc 02  GALILEE et NEWTON

Les premiers instruments optiques apparaissent aux XVIIe siècle pour étudier l’astronomie. En 1609, GALILEE (1564-1642) utilise une lunette grossissante pour observer les astres et en 1671 Isaac NEWTON (1643-1727) se sert d’un télescope particulier composé de deux miroirs. Cependant l’étude de l’optique a commencé dès l’Antiquité. Les notions de rayons lumineux ainsi que les lois de la réflexion sont déjà connues d’EUCLIDE et de PTOLEMEE. Mais il faut attendre plusieurs siècles et le mathématicien et physicien arabe ALHAZEN (965-1039) pour que les lois de la réfraction soient énoncées.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

Banc 03  Planche de physique provenant de l’encyclopédie F. A. Brockhaus à Leipzig – Début XIXe

Au XIXe siècle, plusieurs opticiens fabriquent des appareils d’optique destinés à observer l’infiniment grand (télescope) ou l’infiniment petit (microscope). A partir de 1850, la Maison DUBOSCQ développe des appareils et accessoires destinés à composer des ensembles optiques pour étudier les principaux phénomènes d’optique.

Voir : Introduction aux projections scientifiques

Banc 04  Eléments optiques DUBOSCQ

« Tous mes efforts, depuis quelques années, ont eu pour but la construction d’instruments que je pourrais appeler populaires, car ils sont destinés à produire les expériences sur une grande échelle et devant un nombreux auditoire. Toute cette partie de l’optique expérimentale était à créer, car, depuis l’abbé NOLLET, SIGAUD DE LA FOND et CHARLES, les physiciens avaient abandonné la voie des expériences amusantes, comme étant contraire à la dignité de la science et au but que l’on se propose en l’expliquant aux élèves. » Avant-propos de Jules DUBOSCQ, dans son catalogue  “Appareils d’optique” publié en 1870.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Banc 05  Banc 06

Un banc d’optique est un instrument scientifique principalement composé d’une source lumineuse et d’un rail suffisamment long pour y placer divers accessoires d’optique. Ceux-ci doivent être parfaitement alignés et peuvent être déplacés ou pivotés afin d’observer et de vérifier de nombreuses expériences. Ces accessoires peuvent être complétés par d’autres éléments plus mobiles placés sur des supports indépendants.

Banc 07  Banc optique construit dans les années 1930 par la Maison MASSIOT, successeur de RADIGUET & MASSIOT et de MOLTENI

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Banc 08   Banc 09 Lanterne MASSIOT – Années 1930

La lanterne de projection est montée sur une colonne à hauteur variable, fixée sur un socle en bois adapté pour recevoir le rail du banc d’optique. Elle possède un condensateur amovible de 110mm et peut recevoir divers éclairages tels qu’un arc électrique de 15 à 20 ampères ou une ampoule à incandescence de 20 volts, 20 ampères. Pour évacuer la chaleur, la lanterne est surmontée d’une cheminée rectangulaire caractéristique des modèles RADIGUET & MASSIOT. On la trouve aussi avec une cheminée ronde typique des modèles MOLTENI. A l’avant, cette lanterne peut être équipée d’un système optique de projection avec emplacement pour passe-vues et objectif à crémaillère.

Banc 10

Le rail métallique, en forme de U d’une longueur de 150cm, est supporté par quatre pieds à vis réglables. Il est équipé sur le côté d’une règle graduée permettant de positionner parfaitement les divers accessoires d’optique nécessaires aux expériences à effectuer. Celui-ci est équipé de cinq accessoires signés “LEMARDELEY PARIS”, montés sur patins et colonnes standards. Pour la présentation, l’ensemble est installé sur le rail, mais pour les expériences, seule une combinaison de deux ou trois accessoires suffit.

Banc 11  Diaphragme à fente, réglable par vis micrométrique, et diaphragme à trous de divers diamètres dans un disque tournant.

Banc 12  Lentille plan concave de 68mm montée sur disque pivotant.

Banc 13  Miroir convexe et miroir plan, tous deux de 92mm, montés sur disques pivotants.

Banc 14  Banc d’optique LEMOINE

« Cet appareil, très complet, bien que d’un prix raisonnable, est constitué de très nombreux éléments tous interchangeables. Pour les budgets qui ne permettraient pas une acquisition totale en une seule commande, il est possible de procéder par étapes. C’est pour cela que nous avons constitué plusieurs combinaisons complémentaires. » Les organes essentiels permettant la réalisation d’expériences d’optique géométrique sont : un rail muni d’une règle graduée ; de six patins ; de deux porte lentilles avec huit lentilles de différents foyers ; d’un porte miroir avec trois miroirs (plan, concave, convexe) ; de deux diaphragmes, l’un à fente, l’autre à trous ; de trois tiges, d’un porte lampe à douille et de quatre vues (flèche, réticule, quadrillage, divisions). A ces éléments de base il est possible d’ajouter des accessoires pour la photométrie et l’autocollimation, des accessoires pour la polarisation et l’analyse spectrale, des accessoires pour l’interférence et la diffraction, ainsi qu’un dispositif d’éclairage plus puissant avec lanterne sur colonne et source lumineuse à arc ou à incandescence.

Banc 15  Banc 16  Banc 17

Souvent utilisés dans l’enseignement, il est nécessaire de pouvoir disposer d’une variété de supports permettant le montage de diaphragmes, lentilles, miroirs, prismes, etc.  « Afin de réduire les dépenses, la maison MASSIOT s’est efforcée d’en limiter le nombre en unifiant le diamètre des tiges (10mm et 18mm) qui viennent se fixer soit sur un trépied soit sur un patin de banc. »

Voir : Les prismes et l’étude de la lumière

Banc 18 Petit banc RADIGUET & MASSIOT – 1907

En complément de ces bancs d’optique, assez encombrants et onéreux, plusieurs fabricants de lanternes de projection développent, dès la fin du XIXe siècle, des lanternes à l’avant desquelles il est possible de placer divers accessoires permettant d’effectuer certaines expériences. En 1907, RADIGUET & MASSIOT commercialisent une petite lanterne peu onéreuse parfaitement adaptée à la pratiques d’expériences scientifiques telles qu’elles sont décrites dans un livre intitulé “Les Projections Scientifiques et Amusantes”.

Voir : Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

 

Publié dans Projections et Enseignement, Projections scientifiques | 1 Commentaire »

Appareil de famille et de classe MOLTENI, le brevet

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2014

Molteni famille 21

Le 17 février 1873, Jules & Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS“fabricants d’instruments de précision”, déposent un brevet de quinze ans pour « perfectionnement dans les appareils d’optique tels que fantascopes, lanternes magiques, lampascopes, etc. ».

Molteni famille 22  Molteni famille 23  Molteni famille 24  Source : INPI

« Les lanternes magiques, appelées Lampascopes, qui se font habituellement, se posent sur les lampes comme le représente la fig. 1 du dessin ci-joint. Dans ces appareils, la partie lourde principalement composée des lentilles se trouve en A, c’est-à-dire en haut et en avant de la lampe, de sorte qu’à la moindre secousse le tout perd l’équilibre.

En admettant qu’on équilibre le Lampascope par un contre poids placé en B ou qu’on le relie à la lampe par une attache C comme cela se pratique ; il n’en reste pas moins un appareil relativement lourd et volumineux placé en équilibre à la partie supérieure de la lampe et reposant sur la galerie qui, elle-même la plupart du temps, ne présente pas de solidité comme point d’appui. »

Molteni famille 25  Lampascope collection F.B. – Voir : Lanterne magique Lampascope

« Les inconvénients de cet appareil sont d’autant plus grands qu’il faut s’en servir dans l’obscurité, qu’on l’accroche continuellement en mettant et en retirant les tableaux ou en voulant mettre au point. Il est vrai que dans les appareils plus perfectionnés constituant les fantasmagories et appareils de projection employés dans les cabinets de physique, on dispose l’appareil sur quatre colonnes ou sur une boîte assez haute pour contenir les lampes ordinaires du commerce, mais cette construction a l’inconvénient de faire un appareil haut et volumineux embarrassant pour le transport et difficile à caser.

Nous avons donc cherché à construire un appareil n’ayant pas ces défauts et nous demandons un brevet pour la construction des dit appareils faits en deux ou plusieurs parties mobiles, de n’importe quelle forme ou matière, permettant de réduire à volonté le volume de l’appareil, tout en ayant la stabilité que le lampascope fig. 1 ne possède pas. »

Molteni famille 26  Suite du brevet. Source : INPI

« Sans nous arrêter aux formes ni aux détails de construction, voici quelques exemples de ces nouvelles dispositions.

Fig. 2 Lampascope A supporté par un pied B à rallonge, monté sur une planchette D. Cette disposition remplit bien les conditions énoncées ci-dessus puisque nous avons : 1° solidité, car le poids de l’appareil pèse tout entier sur le pied B au lieu de porter sur la lampe ; 2° petit volume car le pied se dévissant de la planchette et le lampascope s’enlevant du pied, le tout se renferme dans une boîte peu volumineuse.

Fig. 3 Appareil composé de deux boîtes carrées A & B rentrant l’une dans l’autre. Cet appareil est encore une disposition que nous revendiquons parce que sa construction le rend stable et que son démontage le réduit au volume de la boîte B ; la cheminée C et la partie optique D se mettent dans la boîte A, qui elle-même rentre dans la boîte B.

Fig. 4 Cette figure est encore une autre disposition atteignant le même but. Les parties A & B sont cylindriques rentrant à frottement l’une dans l’autre, ce qui permet en outre de régler la hauteur comme du reste, dans les dispositions précédentes. La cheminée C et la partie optique D s’enlèvent et se casent ensuite dans la partie supérieure A, qui s’enfonce ensuite dans le socle B. »

L’appareil de famille fut fabriqué en différentes versions durant une trentaine d’année.

Voir : Appareils de famille, premiers modèles -  Appareil de famille et de classe, modèles postérieurs

Molteni famille 27

Ce brevet est le premier, et l’un des rares brevets, déposé par MOLTENI pour les lanternes de projection.

Molteni famille 28   Molteni famille 29     Molteni famille 30

L’appareil de famille présenté ici, identifié “J. & A. MOLTENI PARIS.”, est un projecteur de la seconde génération. Il possède un corps en fer blanc épais, verni noir avec filets dorés, équipé d’une porte latérale donnant accès à l’éclairage. Celui-ci est une lampe à huile avec modérateur, malheureusement adaptée au pétrole. La cheminée de cet appareil est un peu plus haute que le modèle traditionnel afin de couvrir le long verre de la lampe à huile. Le cône avant est en fer blanc laqué noir, simplement fixé sur la lanterne par des rabats en tôle. Il supporte un objectif double achromatique monté à crémaillère avec bouchon en cuivre.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI 

 

Publié dans Brevets et inventeurs, Lanternes projection | Pas de Commentaires »

Support à réflexion horizontal MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 4 octobre 2013

« Nous inspirant des programmes actuels et de la nécessité de mettre entre les mains de l’élève des instruments robustes et simples destinés aux travaux pratiques, nous avons établi sur les données de M. Chassagny, ancien professeur de physique au lycée Janson de Sailly, inspecteur d’académie, ainsi que MM. Dufour et Lemoine, professeurs de physique au lycée Louis le Grand, une série d’instruments nouveaux de démonstration ». Catalogue Molteni N°89

Voir : Histoire de la maison MOLTENI et Cie

Support à réflexion horizontal MOLTENI dans Lanternes projection moltenireflecteur-01-150x107  moltenireflecteur-02-150x103 dans Lanternes projection  Appareils pour l’enseignement. A gauche lanterne en tôle vernie est équipée d’une classique lampe à pétrole, à droite lanterne MOLTENI équipée d’un arc électrique.

Cet accessoire,  fabriqué par la maison MOLTENI vers 1890, est placé à l’avant d’une lanterne standard. Il permet la projection d’objets transparents ou de préparations qui doivent être placés horizontalement.

moltenireflecteur-03-300x228     moltenireflecteur-04-118x300   moltenireflecteur-05-122x300     moltenireflecteur-06-100x300

L’appareil se compose d’une boîte cubique en acajou  se plaçant à l’avant de la lanterne. Il renferme un miroir incliné à 45° qui renvoie à la verticale les rayons lumineux provenant de la lanterne. Sur le dessus de la boîte se trouve un condensateur de 106mm de diamètre qui concentre les faisceaux lumineux vers l’objectif réglable fixé sur une colonne verticale. Une première crémaillère permet d’ajuster la hauteur de l’objectif et une seconde, fixée directement sur l’objectif, est destinée à la mise au point. Une second miroir à 45°, permet de renvoyer la lumière horizontalement vers l’écran.

moltenireflecteur-07-134x150

Le support horizontal permet de projeter de nombreuses expériences physiques telles que les spectres magnétiques, les expériences d’ŒRSTED, diffusion, saturation, décompositions chimiques, etc.

moltenireflecteur-08-91x150

Cet accessoire peut être vendu seul ou avec une lanterne de projection adaptée, montée sur un socle plus long pouvant supporter différents accessoires. Dans ce cas le support à réflexion est monté sur une vis calante afin d’effectuer un réglage précis de sa position.

moltenireflecteur-09-150x115Chambre mégascopique

« Cet appareil est très utile dans les cours d’histoire naturelle pour projeter des herbiers, des pièces anatomiques ainsi que certaines expériences de chimie ». Il suffit de placer le document opaque verticalement à l’arrière de la boîte métallique. La lumière provenant de la lanterne se réfléchie sur celui-ci puis est renvoyée vers l’écran à travers l’objectif situé sur le côté. Ce type de projection nécessite cependant une puissante source lumineuse telle que celle fournie par l’arc électrique ou le chalumeau oxhydrique.

Voir : L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

moltenireflecteur-10-118x150Boîte à réflexion mixte pouvant servir pour les sujets transparents ou pour les objets opaques (en pointillés)

Cette boîte à réflexion, en acajou, réunit en un seul appareil les éléments nécessaires aux projections de corps horizontaux transparents ou opaques, « pour les établissements d’enseignement ne disposant pas d’un crédit suffisant pour acquérir un appareil universel ». A l’intérieur de la boîte se trouve une glace mobile autour d’un axe horizontal. Celle-ci est commandée par un bras qui permet de l’immobiliser dans une position déterminée suivant le type d’objet à projeter. Cet accessoire peut s’adapter aux principales lanternes fabriquées par MOLTENI.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Le Rétroprojecteur ou Overhead projector

 

 

Publié dans Lanternes projection | Pas de Commentaires »

MARQUES

Posté par Patrice Guerin le 17 septembre 2013

Répertoire alphabétique des principales marques ou types d’appareils présentés sur ce site. Ce classement permet de retrouver facilement tous les appareils d’une marque, ou une famille d’appareils de différentes marques, cités dans les articles.

 

Aubert plaque  AUBERT

Lanterne magique cylindrique Aubert

 

Logo Carpenter 1  CARPENTER & WESTLEY 

Carpenter & Westley

 

MARQUES logo-cinescope-150x62  CINESCOPE

Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

 

logo-comicscope-150x109  COMICSCOPE

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

 

Demaria 02DEMARIA-LAPIERRE

Gros appareil de projection des années 30

Projecteur de corps opaques des années 30

 

logo-dillemann-150x130  DILLEMANN

Lanterne “Tournesol” grand format

Lanterne “Tournesol”

Lanterne simplifiée “Taxisol”

Lampe à alcool SOL

 

logo-duboscq-1-150x61  DUBOSCQ

La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

1er régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Lanterne de projection DUBOSCQ

Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

Le Polyorama DUBOSCQ

Polariscope de projection PELLIN

 

logo-egber-150x76 EGBER 

Lanterne d’agrandissement EGBER

 

logo-fescourt-150x52  FESCOURT 

Lanterne de projection FESCOURT

 

logo-foca-150x77  FOCA 

Le projecteur AUDAX – FOCA

 

logo-flatters-150x78  FLATTERS & GARNETT

Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

 

logo-gaumont-1-150x145GAUMONT

Société des Etablissements GAUMONT

Les lanternes de projection GAUMONT

 

logo-hume-150x93  HUME 

Lanterne d’agrandissement CANTILEVER

 

logo-ica-1-150x150  ICA

Projektions Apparat – ICA Dresden

Lanterne universelle ICA Dresden

Projecteur fixe 35mm ICA

 

logo-ives-150x57  IVES – Appareils trichromes

Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP

Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

 

logo-johndisney-150x56  JOHNSON Disney

Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

 

logo-kodak-1-150x150  logo-kodak-2-150x131  KODAK

Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Le KODIOPTICON, première lanterne de projection KODAK

Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

 

logo-korsten-150x51  KORSTEN

Les projecteurs L. KORSTEN

Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

 

logo-lapierre-150x48  LAPIERRE 

Lanternes de projection LAPIERRE

 

Logo Laverne LAVERNE

Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Cuve Laboratoire pour Projections Lumineuses

 

Logo Lefevre 2LEFEVRE

Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

Brevet du Lampascope bilampadaire LEFEVRE

 

logo-leitz-150x150  LEITZ

Histoire des projecteurs LEITZ

Projecteur Leitz ULEJA

Projecteur Leitz UDIMO

Projecteur Leitz VIII

Projecteur Leitz PARVO

Les projecteurs PRADOVIT

Leitz FADOMAT pour fondu enchaîné

 

logo-bonne-presse-1-150x102  logo-bonne-presse-2-150x148  MAISON DE LA BONNE PRESSE 

Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

Lanterne “Universel”

Projecteurs Filmostop

Projecteur “Le Mondial

 

logo-mazo-1-150x81  MAZO

Histoire de l’entreprise MAZO

Les origines de la Maison MAZO

Les collections de vues pour projection

Les publications MAZO et les principaux titres

Appareil de projection “Gros Modèle”

Lanternes de projection HELIOS

Lampe à pétrole “Maxima”

“OLYMPIA” lanterne de projection automatique

Les projecteurs Filmoscope de MAZO

Le saturateur d’éclairage intensif MAZO

 

MICROSCOPES SOLAIRES

Microscopes solaires de projection

Microscope solaire de CHEVALIER

Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

Microscope solaire de SECRETAN

Microscope solaire de BERTSCH

 

logo-molteni-150x146 MOLTENI

Histoire de la maison MOLTENI

Le laryngoscope CADIER fabriqué par la Maison MOLTENI

Les lanternes de projection MOLTENI

Appareil de famille, le brevet

Appareils de famille, premiers modèles

Appareil de famille et de classe, modèles postérieurs

Lanterne de projection télécommandée

Lanternes de projection scientifique

Lanterne d’agrandissement à chariot fixe

Support à réflexion horizontal

La visionneuse LANTERNOSCOPE

Trousse d’objectifs

Plaques animées MOLTENI

Le livre : Projections MOLTENI 1, appareils et accessoires

Le livre : Projections MOLTENI 2, Vues et Conférences

L’enseignement par les yeux

Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

MOLTENI et les photographiques de la Société de Géographie

La fontaine lumineuse ou fontaine de COLLADON

KALEIDOSCOPE de projection

 

logo-noris-150x82NORIS

Projecteurs NORIS

 

logo-optimar-150x150 OPTIMAR 

Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

 

Optico 21 OPTIQUE COMMERCIALE

Histoire de l’entreprise OPTICO

Microscope de projection

 

logo-pathe-110x150 PATHE

Charles PATHE et les lanternes de projection

Lampes à arc électrique Pathé

Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

La lanterne Pathé Cocorico n°6

 

logo-photoscopie-1-150x46  PHOTOSCOPIE

Le projecteur automatique AUTOSCOPE

La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

La PHOTOSCOPIE et le microfilm

 

logo-plank-150x108  PLANK Ernst

Lanternes magiques Ernst PLANK

La lanterne magique GLORIA

 

logo-radiguet-1-150x57  RADIGUET & MASSIOT

RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Projecteur de petit format

Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

Lanterne “Caméléon”

Multiprojecteur Universel

Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

 

Logo lgt  ROUSSEL

La lanterne “COSMOPOLITE”

 

logo-tiranty-150x82  TIRANTY 

Histoire de l’entreprise TIRANTY

Lanterne de projection TIRANTY Gnome

 

logo-union-150x64  UNION 

Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE

 

Logo View-Master  VIEW-MASTER

Les images sur disques VIEW-MASTER

Les visionneuses stéréo VIEW-MASTER

Les projecteurs 2D VIEW-MASTER

 

logo-zeiss-150x85  ZEISS IKON 

ZEISS IKON A.G.

Rétroprojecteur “Belsazar”

Petit banc de projection CARL ZEISS

 

 

Publié dans | 1 Commentaire »

Lanterne de projection DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 26 août 2012

Lanterne de projection DUBOSCQ dans Lanternes projection Duboscq-51-76x150  Duboscq-52-65x150 dans Projections scientifiques  Duboscq-53-79x150  Duboscq-54-78x150Collection G.V.

En 1850, « la lanterne en cuivre à 4 colonnes et le régulateur électrique » sont présentés par ARAGO à l’Académie des Science. Jules DUBOSCQ (voir PORTRAITS) fabrique cette grosse lanterne de projection ainsi que le régulateur à arc mis au point par monsieur FOUCAULT (voir PORTRAITS) en 1849. Ils obtiennent la grande médaille du Conseil à l’Exposition De Londres en 1851.

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ - Les débuts de l’Arc Voltaïque

 

Duboscq-55-85x150

« La lanterne photogénique de monsieur DUBOSCQ se compose d’une espèce de boîte de cuivre bronzé, qui enveloppe la partie supérieure du régulateur. Pour prendre moins de place, la colonne de ce dernier appareil est enfermée dans une espèce de cheminée qui termine la boîte, et le pied se trouve au-dessous, entre les quatre colonnes qui supportent la lanterne ».

Duboscq-56-150x100 Collection G.V.

« Pour que cette boîte ferme hermétiquement, de petits volets mus par des crémaillères viennent fermer le dessus et le dessous de la boîte en même temps qu’on en ferme la porte, de sorte que les coupures faites à l’instrument, pour qu’on puisse y introduire le régulateur, se trouvent bouchées. L’intérieur de cette lanterne est muni d’un miroir réflecteur et de deux tiges plongeantes sur lesquelles peuvent s’adapter deux autres miroirs pour renvoyer la lumière dans les lentilles d’un appareil particulier que l’on adapte à la lanterne pour certaines expériences, et que l’on appelle “polyorama” ».

Duboscq-57-150x58 Equipement à 2 miroirs et 2 objectifs pour polyorama

Voir : Le Polyorama de DUBOSCQ

« Enfin sur le côté de la lanterne se trouve un petit œil de bœuf muni d’un verre violet par lequel on examine la marche de la lumière électrique. Afin de régler facilement la position du point lumineux qui, dans certaines expériences délicates, a besoin d’être déterminée d’une manière tout à fait rigoureuse, le régulateur se trouve posé sur un socle qui, au moyen de deux vis de rappel, peut être déplacé dans deux directions rectangulaires comme le miroir des porte-lumières ». Source : L’éclairage électrique par le comte Théodore Du MONCEL – Librairie Hachette et Cie Paris 1880

Duboscq-58-150x102  Duboscq-59-150x105  Duboscq-63-150x131

Cette lanterne est principalement destinée à des usages scientifiques. Pour cela elle peut être équipée de différents objectifs, microscope de projections, primes, polarisateurs et autres accessoires permettant d’effectuer de nombreuses expériences lumineuses telles que celles de BARTON, de GRIMALDI, d’ARAGO, du docteur GUERARD, etc.

Duboscq-61-150x86Polariscope de projection – Collection P.T. (GB)

Voir : Polariscope de projection PELLIN

« Les expériences de projection peuvent être faites à toute distance ; seulement, elles perdent de leur éclat et de leur netteté quand les distances ne sont pas en rapport avec l’intensité lumineuse : 5 mètres représentent ordinairement la distance la plus convenable pour la lumière d’une pile de cinquante éléments ».

Duboscq-60-150x105 Cône de projection

Cet accessoire se fixe à la place de l’objectif pour projeter des épreuves photographiques transparentes. Le cône contient un système de lentilles achromatiques. « Cette lanterne, si puissante qu’elle soit, ne peut cependant pas remplacer le microscope solaire, si utile pour la projection d’objets très petits. Mais si l’on prend d’abord une photographie déjà agrandie des objets microscopiques, et si l’on projette de nouveau ces photographies à l’aide du cône de projection, on obtient sur l’écran des images semblables à celles que donnerait directement le microscope solaire ».

Duboscq-62-150x126  Microscope de projection – Collection G.V.  scientifique01.vignette

Parmi les nombreuses expériences effectuées avec cette lanterne, l’une des plus marquantes est la projection de dépêches microscopiques à l’aide d’un microscope, durant le siège de Paris.

Voir : Le siège de Paris en 1870Introduction aux projections scientifiques

Pendant près de 50 ans, la lanterne Duboscq et ses nombreux accessoires destinés à la projection scientifique, va se retrouver dans de très nombreuses grandes écoles et facultés, comme en témoigne cette vue représentant le grand amphithéâtre de l’Institut d’Agronomie à Paris.

Duboscq-64-150x89  Duboscq-65-150x95  A côté de la lanterne Duboscq, on voit une seconde lanterne, peut-être une Molteni et de nombreux accessoires posés sur la table dont un spectroscope à 3 lunettes.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

En consultant différents catalogues de la maison DUBOSCQ PELLIN, ainsi que certaines revues du XIXe siècle dont “La Nature”, on constate que cette fameuse “lanterne photogénique” fabriquée n’est pas le seul projecteur portant la signature DUBOSCQ PELLIN.

Voir : Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

 

 

Publié dans Lanternes projection, Projections scientifiques | Pas de Commentaires »

PORTRAITS

Posté par Patrice Guerin le 30 décembre 2011

Cette page contient les portraits des principaux personnages liés à la projection, cités dans les articles consacrés à la projection.

 

BERTSCH Auguste Adolphe (1813-1871)

Il a été l’un des pionniers de la photomicrographie au XIXe siècle et membre fondateur de la « Société Française de Photographie ». En 1853, il est le premier à obtenir des microphotographies d’insectes. En 1857 il ouvre un studio à Paris avec Camille D’ARNAUD. Vers 1860, il invente un mégascope permettant de faire des agrandissements importants en utilisant le soleil comme source d’éclairage.  En 1857, il publie « Etudes d’histoire au microscope naturelle ».

« A son nom se rattachent les souvenirs de la photographie microscopique appliquée à l’étude des infiniment petits. Nous lui devons un grand nombre d’appareils spéciaux qu’il inventa pour ces recherches, et de ceux qu’il construisit pour produire des agrandissements sans déformation. Il est mort à 58 ans pendant cette douloureuse période du siège de Paris sans que nous ayons eu de renseignements exacts sur les causes qui ont amené sa fin » Nécrologie parue dans le bulletin de la Société française de photographie de 1871.

Il était membre de la commission des Travaux Historiques et des sociétés savantes au Ministère de l’Instruction Publique et membre du comité de perfectionnement des télégraphes. Il faisait aussi partie du conseil de la société d’encouragement en qualité de membre de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie. Il était chevalier de la Légion d’honneur.

Voir : Microscope solaire de BERTSCH

CHEVALIER Charles Louis (1804-1859)

Né à Paris le 19 avril 1804 (29 germinal  an XII), il est le fils de Jacques-Vincent (1771-1841) et le petit-fils de Louis-Vincent CHEVALIER fondateur de la Maison d’optique vers 1760. Très tôt, il étudie les sciences physiques, particulièrement l’optique, et applique, dès l’âge de 15 ans, le prisme ménisque à la chambre obscure.

De 1823 à 1830, il s’associe avec son père, Vincent CHEVALIER, et continue les activités de la Maison située au 69 quai de l’Horloge. C’est là qu’ils commercialisent pour la première fois en 1823 leurs objectifs achromatiques. Deux ans plus tard, Nicéphore NIEPCE leurs demande de perfectionner ses chambres photographiques expérimentales. Quelques années après, c’est encore Charles CHEVALIER qui met en rapport NIEPCE et DAGUERRE et qui fait la première épreuve photographique après la publication du procédé mis au point par ces deux inventeurs de la photographie.

En 1831 il se sépare de son père et fonde sa propre Maison au 163 du Palais-Royal, avec des ateliers situés Cour des Fontaines. C’est là qu’il commercialise ses propres microscopes et forme Camille Sébastien NACHET au métier d’opticien. Travaillant en relation avec des savants célèbres et s’inspirant parfois de leurs travaux, il se fait remarquer par de nombreuses inventions et perfectionnements d’appareils qui lui permettent d’obtenir 5 médailles de la Société d’encouragement, 5 médailles d’or aux Expositions nationales de l’Industrie et une médaille de 1ère classe à l’exposition Universelle de 1855.

En plus des cinq catalogues illustrés de sa Maison, il publie : “Notices sur la chambre claire et la chambre obscure” (1828-1839) ; “Des microscopes et de leur usage” (1839) ; “Manuel des myopes et des presbytes” (1841) ; divers écrits étendus sur la photographie (1841-1859) ; “Manuel du physicien préparateur” (1853, 2 vol. Atlas de 800 fig.), avec le docteur J. FAU ainsi que diverses traductions, etc.

Son fils Arthur (1830-1874) travaille avec lui un certain temps puis assure la direction de la Maison CHEVALIER lors de la mort de son père le 8 mai 1859.

Voir : Les opticiens CHEVALIER à Paris

CHEVALLIER Jean Gabriel Augustin (1778-1848)

PORTRAITS chevalier-07-124x150  Il est originaire de Mantes où il décédera à 70 ans. A 18 ans il succède à son grand-père maternel François TROGNON, ingénieur opticien, lieutenant conseiller du roi en l’élection de Mantes et Meulan dont l’établissement a été fondé par sa famille en 1740 dans la tour de l’Horloge du Palais de Justice à Paris.

Son gendre DUCRAY-CHEVALLIER lui succédera en 1866.

Voir : Les opticiens CHEVALIER à Paris

COISSAC Guillaume Michel (1868-1946)

Portrait CoissacGuillaume Michel COISSAC (1868-1946) est né dans une famille de forgerons le 20 février 1868 à Chamboulive en Corrèze et décède le 24 février 1946 à St Maur des Fossés.

En 1895, Georges COISSAC est chargé par le père Vincent de Paul BAILLY de mettre sur pied le service de « Projections, Phonographes et Photographies » au sein de la Maison de la Bonne Presse. Il va surtout être l’animateur de la revue “Le Fascinateur” qui fait la promotion de toute la production audio et visuelle de l’entreprise. A ce titre il est le « formateur et le conseiller technique de milliers de projectionnistes agissant dans les patronages et les associations catholiques ».

En 1919, il quitte la Maison de la Bonne Presse, après 24 ans d’un dévouement total et s’associe avec Gaston GUILBERT pour fonder la “Manufacture française d’appareils de précision, sciences, projections, cinématographes, photographies, G. Guilbert et G. Michel Coissac, successeurs” en remplacement des anciens Etablissements Guilbert. Mais cette entreprise est dissoute un an plus tard d’un commun accord, le 20 juin 1920. Le 1er octobre 1920, Michel COISSAC prend la direction des services de vente et d’achat de matériel cinématographique de la “Maison du Cinéma”.

En 1919 il crée la revue “Le Cinéopse” qu’il dirige jusqu’en 1939. Très luxueuse à ses débuts et d’une pagination importante, cette revue s’interrompt de septembre 1939 à février 1946. Dans son numéro de reprise elle définit son propos comme étant « d’étudier les grands problèmes du cinéma dans leur universalité et leur généralité ». Plus de 600 numéros sont publiés, dans lesquels on trouve aussi bien des rubriques sur la production, la technique, le cinéma éducatif, les films du mois, le format réduit, etc.

En 1925, il est « Directeur du Cinéopse, Syndic de la Presse scientifique et Président honoraire de la Presse cinématographique » et publie la première “Histoire du cinématographe des origines à nos jours” préfacée par J.-L. BRETON membre de l’Institut.

Voir : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

COLLADON Jean-Daniel (1802-1893)

C’est un physicien et ingénieur suisse. A 25 ans obtient le Grand Prix de l’Académie des Sciences pour ses travaux avec son ami Charles STURM sur le calcul de la vitesse du son dans l’eau . Il conçoit plusieurs instruments de mesure comme le photomètre et le dynamomètre.

CONTINSOUZA Pierre Victor (1872-1944)

Il fait des études à l’Ecole d’Horlogerie de Paris avant de travailler quelques années pour la société Jules RICHARD.

Il est l’inventeur, entre autre, de la croix de Malte qui est l’un des éléments essentiels de la projection cinématographique. Entre 1900 et 1909, il travaille pour PATHE et met au point différents appareils cinématographiques dont le fameux Pathé Renforcé.

Voir : CONTINSOUZA et les appareils de projection

DELLA PORTA Giambattista (1535-1615)

Porta 6C‘est un gentilhomme italien, à la fois scientifique, artiste, auteur dramatique et écrivain, fasciné par le merveilleux et le miraculeux. Durant toute sa vie il tenta de séparer la “magie divinatoire” de la “magie naturelle” et publia plus d’une douzaine de livres en latin couvrant de très nombreux domaines comme la physionomie, l’astrologie, le chiffrage et l’art de la mémoire, l’optique, le magnétisme, l’alchimie, l’embellissement des corps (principalement ceux des femmes), etc. Il est l’un des tous premiers à s’intéresser aux phénomènes optiques et à la “Camera Obscura”.

Voir : Les expériences d’optique de DELLA PORTA

DILLEMANN Paul Albert (1858-1940)

Dillemann-1-92x150  Fils ainée de Paul DILLEMANN et de Nathalie GÜNTHER, il fait de brillantes études à l’école des Arts et Manufactures (Ecole Centrale) dont il sort troisième en 1881. Il s’installe alors à Suresnes en tant qu’ingénieur-constructeur et obtient de nombreuses récompenses pour du matériel de laiterie et des pompes.

En Janvier 1890, il reprend, avec son frère Maurice, l’entreprise d’import-export que son père avait fondé en Argentine vers 1850. Il est l’inventeur de la douche à pression constante et surtout d’un système d’éclairage à incandescence par l’alcool, breveté en 1902.

Voir :Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Durant la première décennie du XXe siècle, tout en continuant les activités d’import-export avec l’Argentine, il consacre une grande partie de son énergie à développer un système d’éclairage pour la projection et invente plusieurs lanternes d’agrandissement très originales pour l’époque. Malheureusement l’expansion rapide de l’énergie électrique ruinera tous ses efforts.

Marié à Paris le 7 février 1885 avec Léonie GUILLET, ils ont 4 enfants dont un seul, Marguerite Marie Alice lui donnera des descendants avec Arsène Marie Paul VAUTHIER (1885-1979), général de division en 1940.

Un de ses frères est le général de division Marie Philippe Edouard DILLEMANN (1862-1948).

Voir :Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

DUBOSCQ Jules (1817-1886)

Né à Villaines en Seine-et-Oise le 5 mars 1817, il est le fils de Denis Lubin DUBOSCQ cordonnier 29 ans et de Louise Geneviève MEUNIER 32 ans. 1830 il entre dans la Maison SOLEIL pour faire un apprentissage d’opticien. Quelques années plus tard, il épouse la fille de Jean-Baptiste-François SOLEIL et prend des responsabilités dans la maison familiale.

C’est un mécanicien d’une très grande habileté. Lorsque SOLEIL cesse son activité en 1849, sa maison est partagée en deux branches confiées l’une à Henri SOLEIL son fils et l’autre à Jules DUBOSCQ, son gendre. Durant une quarantaine d’années, il s’occupe avec beaucoup de passion et de désintéressement des instruments d’optique et des appareils relatifs à la démonstration, dans les cours publics, au moyen des projections.

Jules DUBOSCQ obtient des médailles aux Expositions universelles de Londres en 1851 et de Paris en 1855 et une médaille de 1ère classe à New-York en 1853. La Société d’Encouragement pour l’industrie nationale lui décerne une médaille d’or en 1855 pour le régulateur photo-électrique de FOUCAULT et une seconde en 1857 pour les perfectionnements apportés au stéréoscope. Il obtient aussi de nombreux diplômes d’honneur à Amsterdam en 1883 et Anvers en 1885, au Havre en 1887

Il est nommé chevalier de l’Ordre Militaire du Christ de Portugal en 1886 et chevalier de l’Ordre d’Isabelle la Catholique à Barcelone en 1888. En France, il est promu officier d’Académie en 1883, officier de la Légion d’honneur en 1885. Il décède le 22 septembre 1886 à Paris. On lui doit la publication de quelques descriptions d’appareils construits par lui et “Règles pratiques pour la photographie” en 1853.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

EASTMAN George (1854-1932)

kodak-37-104x150  Il est le fondateur de la société KODAK et l’un des industriels et des philanthropes les plus importants du XXe siècle.

Né le 12 juillet 1854 à Waterville (N.Y.) sa famille déménage en 1860 à Rochester (N.Y.) où son père crée une petite école commerciale “Eastman Commercial College”. Malheureusement celui-ci décède quelques années après et le jeune EASTMAN, âgé de 14 ans, prend la responsabilité de subvenir aux besoins de sa mère Mary KILBOURN et de ses deux sœurs, dont l’une est gravement handicapée. C’est ainsi qu’il est successivement coursier, garçon de bureau, puis employé de banque.

Après 3 ans de recherches, il invente une nouvelle formule de plaques photographiques sèches et se lance en 1880 dans leur fabrication industrielle. En 1888, il conçoit et commercialise son premier appareil photographique sous la marque KODAK, terme qu’il crée pour la circonstance.

George EASTMAN estime que la prospérité d’une organisation n’est pas nécessairement due aux inventions et aux brevets, mais plutôt à la bonne volonté et à la loyauté des travailleurs, qui sont motivées par toutes formes d’intéressement. En 1919, il cède à ses employés un tiers de ses actions dans la société KODAK, représentant alors 10 millions de dollars.

George EASTMAN est presque aussi connu pour sa philanthropie que pour son œuvre dans l’industrie photographique. Il s’investit dans de nombreux domaines tels que l’éducation à travers le monde, la santé et les hôpitaux, la musique et l’art « je n’achète jamais de tableau avant d’avoir vécu avec, dans ma maison. ». Sa résidence devient le lieu d’exposition d’une des plus belles collections privées de tableaux. Paradoxalement il détestait qu’on le prenne en photo.

Dans les années 1930, EASTMAN est atteint d’une maladie de la colonne vertébrale qui menace de le rendre handicapé à vie. Ne pouvant supporter cette idée, il se suicide à 77 ans, le 14 mars 1932, en se tirant une balle dans le cœur, laissant derrière lui un message écrit : « Mon travail est accompli. Pourquoi attendre ? ».

Pour en savoir plus cliquer ici

EDISON Thomas Alva (1847-1931)

Edison-12-105x150  C’est un inventeur et industriel américain qui mit au point, à la fin du XIXe siècle, de nombreux appareils précurseurs de ce que nous utilisons quotidiennement aujourd’hui. Il s’est auto-proclamé inventeur du téléphone, du cinéma et du phonographe, sans compter l’ampoule électrique qui lui permit de créer à  30 ans la “Edison Electric Light Compagny” qui deviendra quelques années plus tard la ‘Edison General Electric Compagny” puis, tout simplement la “General Electric”… Le début d’un empire industriel.

En 1881, l’Exposition internationale d’Électricité de Paris propulse Thomas EDISON au rang de «symbole international de la modernité et du progrès social scientifique».

La France le décore du grade de Chevalier de la Légion d’Honneur puis de Commandeur de la Légion d’Honneur en 1889. Au cours de sa vie, il a déposé 1 093 brevets et employa plus de 35 000 personnes dans un empire industriel qui permit l’essor de l’électricité dans le monde entier.

Voir : Invention de l’ampoule électriquePour en savoir plus cliquer ici

FESCOURT Marie Adolphe Félix (1857-…)

Félix FESCOURT est le fils de Pierre Jean Marcelin FESCOURT photographe et de Marie Sophie Adélaïde SALZE. Il est né le 4 mars 1857 à Lunel dans l’Herault. Avant de s’installer à Paris pour y travailler, il photographie beaucoup sa région.

Le 25 juillet 1885 il se marie à Paris XVe avec Marie PEJOUCY, couturière, née le 16.09.1860 à Bagnères (décédée le 4 janvier 1889). A cette époque, il est imprimeur-photographe domicilié au n°5 villa Letellier à Paris XVe.

Veuf à 32 ans, il se marie en seconde noce, le 5 octobre 1889, avec Jeanne Adélaïde VERNIAT.

En 1896, il est mentionné comme photographe industriel au n° 24 rue Violet Paris XVe. L’année suivante il ouvre un magasin spécialisé dans la fabrication et la vente d’appareils et de vues pour projection, situé au n° 75 rue de l’Abbé-Groult.
En juin 1904, il cède son fonds de commerce à Daniel TRAIN, ingénieur des Arts et Manufactures (Ecole Centrale). Ce dernier est l’auteur d’un brevet pour un « appareil de prise de vues et de projection cinématographiques« , déposé en janvier 1905.

Felix FESCOURT est l’oncle du réalisateur Henri FESCOURT (1880-1966) et le neveu de François Félix FESCOURT (1817-1881), photographe à Lunel.

Voir : Lanterne de projection FESCOURTSource cliquer ici

FLAMMARION Nicolas Camille (1842-1925)

flammarion.vignette  C’est le fils aîné d’une famille de quatre enfants  dont le second, Ernest (1846-1936), fonde la Librairie et les Editions Flammarion. Ses parents, Jules et Françoise FLAMMARION, tiennent un commerce de mercerie Montigny-le-Roi. Ne pouvant poursuivre ses études, il devient, à 14 ans, apprenti chez un graveur ciseleur tout en suivant des cours du soir gratuits pour obtenir son baccalauréat. Son père, devenu employé aux studios Tournachon-Nadar, lui fait découvrir la photographie.

Après un court passage à l’observatoire de Paris, il succède, en 1862, à l’abbé MOIGNO et entre à la rédaction de la revue “Le Cosmos”. En 1865, il devient rédacteur scientifique du journal “Le Siècle” et donne de nombreuses conférences publiques sur l’astronomie populaire. De 1876 à 1880, il effectue plusieurs vols en aérostat pour étudier les phénomènes atmosphériques et plus particulièrement l’électricité atmosphérique. En 1883 il fonde l’observatoire de Juvisy-sur-Orge où il développe une importante bibliothèque concernant l’histoire des sciences. En 1887, il crée la Société Astronomique de France, dont il est le premier président.

Camille FLAMMARION est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages et reçoit de très nombreuses décorations tant en France qu’à l’étranger. En janvier 1881, il reçoit la Légion d’honneur pour ses travaux de vulgarisation astronomique et sera nommé commandeur de cet ordre en 1922.

Voir : La collection de diapositives MOLTENI

FLATTERS Abraham (1848-1929)

Flatters-105x150  C’est l’un des cofondateurs de la société Flatters & Garnett Ltd. Il est né en 1848 près de Gainsborough dans le Lincolnshire, au sein d’une famille d’agriculteurs. Il s’intéresse à l’histoire naturelle et assiste, en 1886, à une série de conférences sur la zoologie donnée par le professeur Milnes MARSHALL du Owen’s Collège : « il était assis près du “lanterniste” de manière à prendre de nombreuses notes sur la conférence à la lumière réfléchie par la lanterne ». A la même époque, il s’inscrit à la “Manchester Microscopical Society”.

Vers 1895, il devient conférencier en microscopie au collège technique de Manchester, un poste qu’il occupera pendant 32 ans. Il écrit plusieurs livres pour les étudiants, dont “Methods In Microscopical Research And Vegetable Histology”. C’est le premier ouvrage du genre à inclure des microphotographies en couleur pour illustrer les méthodes de recherche.

Après sa séparation avec les FLATTERS en 1909, il crée sa propre entreprise et commence à publier “The Micrologist”, une revue trimestrielle qui durera jusqu’en 1916. En 1923, FLATTERS est élu vice-président de la “Manchester Microscopical Society”. Il décède en 1929, à l’âge de 81 ans.

Voir : Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

FLORIAN Jean Pierre Claris de (1755-1794)

Portrait Florian  Il est principalement connu en tant que fabuliste, mais il est aussi conteur et romancier. Descendant d’une famille noble et petit neveu de VOLTAIRE, il est voué à la carrière des armes. Après avoir servi quelques années comme officier dans le régiment des dragons de Penthièvre, il se fait réformer  et suit le duc de PENTHIEVRE pour s’adonner complètement à la poésie. Il est élu membre de l’Académie française en 1788 après avoir vu deux de ses œuvres couronnées par cette institution. Interné lors de la révolution, il est remis en liberté grâce à  l’intervention de BOISSY d’ANGLAS et meurt subitement deux mois plus tard à l’âge de trente-neuf ans, probablement des suites de sa détention.

Voir : Livres des fables de FLORIAN

FOUCAULT Jean Bernard Léon (1819- 1868)

Portrait Foucault  Il naît à Paris le 18 septembre 1819 d’un père éditeur. Tout d’abord instruit par un précepteur il entre au collège Stanislas à Paris où il obtient son baccalauréat avec difficultés. Après avoir commencé des études de médecine, il se tourne vers la physique et s’intéresse aux expériences de Louis DAGUERRE sur la photographie. Devenu physicien et astronome, il est principalement connu pour sa démonstration de la rotation de la terre grâce au pendule de FOUCAULT, mais aussi pour avoir calculé la vitesse de la lumière et inventé le gyroscope.

Il mène de nombreuses expériences sur l’intensité de la lumière du soleil, en la comparant à celle du carbone dans la lampe à arc, et à celle de la chaux dans la flamme du chalumeau oxhydrique. En 1849 il met au point le régulateur à arc électrique construit par Jules DUBOSCQ. En 1854 il invente le photomètre après avoir comparé le pouvoir éclairant de deux types de gaz d’éclairage. Les travaux de FOUCAULT sur l’optique sont considérables ; il collabora avec plusieurs opticiens dont la Maison SECRETAN.

En 1862 il est nommé officier de la Légion d’honneur.

Voir : Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ - Microscope solaire de SECRETAN

FOURTIER Hyacinthe Pierre (1849-1894)

Fourtier 01  C’est un officier et écrivain français, né à Constantine qui consacra toute sa vie à la carrière militaire et à la photographie. Elève de l’Ecole de Saint-Cyr, il sort en 1870, puis est blessé et fait prisonnier (du 30 août 1870 au 19 mars 1871) à la bataille de Beaumont dans les Ardennes. Alors qu’il est capitaine, il est détaché pendant sept ans à la commission de l’armée à Versailles pour l’établissement du fusil Lebel et l’étude de la poudre sans fumée. Le 3 mai 1889 il est blessé à la main par l’explosion d’une cartouche lors d’essais relatifs à la mitrailleuse Maxim. Chef de bataillon (commandant) en 1893, il est attaché au grand état-major général de l’armée, chargé du service de la photographie et des impressions héliographiques au ministère de la guerre (service géographique).

FOURTIER est chevalier de la Légion d’honneur en 1889, auteur de conférences et d’ouvrages sur la cartographie, sur la photographie et sur la pratique des projections et la production de vues sur verre. Il décède suite à une longue maladie dont il a beaucoup souffert durant plusieurs années.

GARNETT Charles (1843- 1921)

Garnett-105x150  C’est l’un des cofondateurs de la société Flatters & Garnett Ltd. Il est né en 1843, près de Warrington. A l’âge de 21 ans, il part avec un cousin en Nouvelle-Zélande où il travaille dur et s’intéresse à l’histoire naturelle, faisant la collecte des fougères trouvées sur l’île du Sud. En 1873, il revient à Manchester et ouvre un restaurant qui prospère rapidement dans la rue Cateaton.

En 1877, c’est la naissance de son premier fils, John B. GARNETT. Après avoir fait des études de pharmacie celui-ci entre dans la société Flatters & Garnett Ltd en décembre 1901. Il en deviendra directeur en 1931, après le décès accidentel de Henry GARNETT, son oncle, qui était directeur de la société depuis le décès de Charles en 1921.

Charles GARNETT est resté le directeur de la société Flatters & Garnett Ltd de sa création en 1901, jusqu’à son décès en 1921, à l’âge de 78 ans. Durant toute sa vie, il fit une très belle collection de graines provenant du monde entier qui a été remise au musée de Manchester après son décès.

Voir : Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

GIMPEL Léon (1873-1948)

C’est un photographe français ; adepte de l’autochrome, il réalise des reportages pour la presse et collabore avec l’Illustration. C’est un initiateur de la vulgarisation scientifique par l’image. Certaines de ses photos sont conservées dans les collections de la Société française de photographie.

Voir : Les lanternes de projection GAUMONT

GOLDSCHMIDT Robert (1877-1935)

C’est un inventeur d’origine Belge. Il est docteur en science et professeur agrégé de l’Université de Bruxelles. C’est un précurseur dans de nombreux domaines : photographie, aviation, automobile, TSF, etc. En 1906 il met au point la “Bibliophoto”, sorte de bibliothèque portable de microfiches. Après la première Guerre Mondiale, il utilise des microfilms pour conserver le contenu de livres entiers dans un espace réduit. Pour cela il crée la société ‘’La Photoscopie’’ (ou “Cinescopie” ?).

Voir : Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

GUERIN-CATELAIN Emile Jean (1856-1913)

Conference-07-120x150  Capitaine de cavalerie de réserve, c’est un poète, auteur dramatique et philanthrope reconnu « de belle carrure, le visage fin, éclairé par des yeux bleus, un peu haut en couleur et le rire sonore ! » Lors de son mariage à Paris, en 1885, il est restaurateur place de la Bourse. Vers 1890, il s’installe à Saint Germain en Laye au pavillon Henri IV (autrefois résidence de Louis XIV) et devient conseiller municipal tout en gardant son activité de restaurateur.

En 1890, il fonde la “Société Nationale des Conférences populaires” qu’il administre durant près de vingt ans, avant de demander son remplacement en 1909 par Paul PELISSE. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1905 puis Croix de Guerre. Son corps repose au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Son épouse, Marie Célestine JARRY, née à Paris en 1865, pratique la peinture avec un certain talent. Ils auront 4 enfants : Henri Jean Baptiste, né en 1886, lieutenant au 7e Dragon, Geneviève Violette, née en 1893, Jacques Maxime GUERIN (1897-1965), qui sera un acteur et metteur en scène « inspiré, réfléchi et amoureux du beau » entre les deux guerres et enfin Raymond GUERIN, qui fut un dessinateur très prisé dans les décennies 1920/1930 et fit également quelques apparitions à l’écran.

Après la mort de son mari, en 1913, Marie Célestine JARRY épouse en seconde noce, le 11 juin 1917 à Saint Germain en Laye, Paul Victor Modeste MAGNY (1854-1925), veuf avec deux fils, avocat, préfet de la Meuse, sénateur de la Seine de 1914 à 1925. Il est le fils de Modeste MAGNY, célèbre restaurateur, inventeur de la purée Magny, du tournedos Rossini et du Chateaubriand « chez qui se tenaient les fameux dîners Magny (fondé en 1862)  - ou dîners Sainte-Beuve – cités dans le Journal des Goncourt* » et neveu d’Auguste BREBANT (1822-…) restaurateur parisien, lauréat de l’Académie Française.

Voir : La Société Nationale des Conférences Populaires

IVES Frederic Eugene (1856-1937)

ives-portrait-150x110  C’est un inventeur américain né à Litchfield dans le Connecticut. Il est surtout connu pour avoir développé le procédé d’impression en demi-teinte. De 1874 à 1878, il a la charge du laboratoire photographique à l’Université Cornell. Puis il déménage à Philadelphie en Pennsylvanie, où, en 1885, il est l’un des membres fondateurs de la Photographic Society de Philadelphie.

Il fait également de nombreuses recherches et réalisations dans le domaine de la photographie en couleurs et stéréoscopique.  Il déposa près de 70 brevets et reçu la médaille du Franklin Institute’s Elliott Cresson en 1893, la médaille Edward Longstreth en 1903, et la médaille John Scott en 1887, 1890, 1904 et 1906. Son fils Herbert Eugene IVES (1882-1953) est un pionnier de la télévision et de la téléphotographie, y compris par télécopie couleur.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

KIRCHER Athanasius (1602-1680)

kircher01.vignette  C’est un jésuite allemand qui s’intéressa – entre autres – à la physique, l’astronomie, les sciences occultes, etc. Fuyant la guerre de Trente Ans, il se réfugie à Avignon avant de se rendre à Rome où il est nommé professeur de physique, mathématiques et langues orientales. Il crée dans cette ville un cabinet de physique et d’archéologie.

Voir : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

KORSTEN Marie Joseph Lucien (1858-…)

C’est un mécanicien et inventeur de matériel photographique et de projection, très actif au début du XXe siècle. Il est le fils de Jean Pierre François KORSTEN marié à Joséphine Ernestine Aimable CAILLAT. Agé de 30 ans, il se marie le 23 septembre 1888 à Henriette Augustine THOMAS (1864). Ils ont 3 enfants : Françis (1889) Paul (1891) et Louise Henriette (1892-1973).

Dans l’Information Photographique de 1913 on peut lire « M. Korsten, 10 rue Lebrun, nous fait part du mariage de sa fille mlle Louise Henriette KORSTEN avec M. Louis Armand TESSEREAU, 16 rue Oudry à Paris. La cérémonie a été célébrée le 30 août 1913 à Paris XIIIe ».

En 1936, on le trouve encore au 10 rue Lebrun.

Voir : Les projecteurs L. KORSTEN

LEBLANC Jules Iréné dit René (1847-1917)

Né à Vaux sur Saint Urbain, dans la Haute Marne, le 15 mars 1847, il est le fils de Claude Rémy LEBLANC vigneron et de Marie Léocadie PERRIN son épouse. De 1866 à 1870 il est élève à l’école normale d’enseignement spécial de Cluny* puis devient professeur à l’école professionnelle de Reims. En 1884 il est directeur de l’école Normale du travail manuel à Paris. De 1884 à 1886 il est chargé d’une première mission d’inspection avant d’être nommé le 1er mars 1890 “Inspecteur général de l’enseignement primaire”.

Dès 1878, il publie de nombreux mémoires et ouvrages sur l’enseignement expérimental, l’enseignement professionnel et l’enseignement du travail manuel ainsi que l’instruction agricole pour les élèves du primaire, publié, pour la plupart, chez Larousse. En 1895 il participe à la fondation de la revue “Après l’Ecole”, publication populaire illustrée pour l’enseignement post-scolaire.

Voir : APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

En 1900, il est chargé de l’organisation de la Classe 1 à l’Exposition Universelle puis rapporteur du jury. « Monsieur René LEBLANC, qui est un réformateur et qui projette sa pensée dans l’avenir comme des vues sur un écran, prévoit l’introduction de la “lanterne magique” dans l’école du jour. » Il publie en 1904 un livre « qu’il a vécu avant de l’écrire » intitulé “Les Projections Lumineuse, à l’école, aux cours du soir et en famille”, éditions Edouard Cornely et Cie Paris.

Il est agrégé de l’Université, officier de l’Instruction Publique, officier de la Légion d’Honneur (en 1900).

* Pour en savoir plus sur l’Ecole de Cluny, cliquer ici : http://adessertenne.pagesperso-orange.fr/victor_duruy_et_l_ecole_normale_de_cluny_091.htm

LE CLERC Jacques Sébastien (1637-1714)

Fils unique d’un orfèvre de Metz, sa précocité le fait remarquer par le prieur de Saint-Arnould qui s’occupe personnellement de son éducation. Travailleur infatigable, il étudie avec passion la physique, les mathématiques, la géométrie… puis entre dans le génie pour s’adonner à l’étude des fortifications.

En 1660, il est nommé ingénieur-géographe. En 1665, il part pour Paris, où il rencontre Charles LE BRUN (1619-1690) qui le convainc d’abandonner sa carrière dans le génie pour se consacrer au dessin et à la gravure. Très rapidement les éditeurs font appel à son talent pour illustrer de nombreux livres. Il devient même le graveur attitré de l’Académie des sciences. En 1672, il est admis à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture en qualité de graveur, puis nommé professeur de géométrie et de perspective.

Marié en 1673, il a de nombreux enfants dont le plus célèbre, Sébastien II (1676-1793) sera peintre. En 1693 il obtient le brevet de graveur ordinaire du roi et en 1706 il est fait Chevalier Romain par le pape. Il décède aux Gobelins le 25 octobre 1714, à l’âge de 77 ans.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

LEREBOURS Noël-Marie Paymal (1807-1873)

Il naît de père inconnu et d’une mère, couturière travaillant à Paris. Elle se marie avec l’opticien Noël-Jean LEREBOURS (né à Mortain le 25 décembre 1761 – Décédé en 1840). Celui-ci fait son apprentissage durant plusieurs années chez différents opticiens à Paris, puis il  achète quelques outils et s’installe à son compte à 18 ans. Après avoir reçu un brevet du Roi, il ouvre une petite boutique au 69 quai de l’horloge en 1789.

Noël-Marie Paymal LEREBOURS, qui a été adopté en 1836 par Noël-Jean, commence par se consacrer à la photographie. Entre 1840 et 1850 il effectue différents voyages qui seront à l’origine de l’ouvrage “Excursions daguerriennes” composé  de 113 planches reproduisant des vues prises en Europe, en Orient, en Afrique et même aux États-Unis…. A la mort de son père en 1840, il reprend la boutique d’optique installée place du Pont-Neuf puis s’associe avec Marc SECRETAN en 1845.

Voir : Microscope solaire de SECRETAN

MACE Jean (1815-1894)

Enseignement-19-107x150  C’est un enseignant et journaliste français issu du milieu ouvrier parisien. Dans les années 1860, il est enseignant au pensionnat du Petit-Château de Beblenheim et rédige des ouvrages de vulgarisation scientifique comme “L’Histoire d’une bouchée de pain“ ou “lettres à une petite fille sur nos organes et nos fonctions”. Il œuvre pour l’instruction des masses et fonde en 1864 “Le Magasin d’éducation et de récréation” avec l’éditeur Pierre-Jules HETZEL, puis il crée en 1866 la “Ligue de l’Enseignement” qui se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque. Franc-maçon, il est élu sénateur inamovible en 1883.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education PopulairePour en savoir plus cliquer ici

MAZO Elie Xavier (1861-1936)

mazo-portrait-121x150  C’est le fils unique de François Xavier MAZO (1834-1908) et de Marie Elise MACLE (1832-1904). Après avoir obtenu son certificat d’études, il entre chez Félix-Potin comme triporteur, à l’époque où la photographie prend son essor. Il se marie le 5 mai 1889, à Paris XVIe, avec Félicie DIDIERJEAN (1862-1941) teinturière. Le 17 octobre de la même année ils ont un fils Gaston. A cette date il est employé et demeure rue de Chaillot Paris XVIe.

Ayant la réputation d’être très malin, c’est aussi un travailleur acharné qui parle plusieurs langues. En 1892, il fonde l’entreprise E. MAZO, constructeur breveté S.G.D.G située 8 boulevard de Magenta à Pais « Maison de premier ordre et de toute confiance ne fabriquant que des appareils de qualité ». 17 ans plus tard, en 1909, il fait bâtir l’immeuble boulevard saint Martin et développe l’une des plus importantes entreprises consacrée aux projections lumineuses au début du XXe siècle.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

MAZO Gaston (1889-1980)

C’est le fils unique de Xavier Elie MAZO. Brillant élève, mais aussi turbulent, il a son Bac à 15 ans et veut être capitaine au long court. Son père Élie souhaite qu’il reprenne l’entreprise familiale et ça serait ses professeurs qui lui auraient conseillé de ne pas désobéir à l’autorité paternelle. Il se marie en la mairie du Xe à Paris, le 27 août 1913 avec Yvonne CŒURDOUX (1891-1975). Ils auront 6 enfants. Il est l’auteur d’un certain nombre de livres techniques sur la projection. N’ayant pas les qualités de son père, Gaston MAZO ne peut empêcher le déclin de l’entreprise dans les années 30. Il décède à Maison Laffitte le 3 février 1980.

MEUNIER Stanislas (1843-1925)

projmoltenimeunier.vignette  Il est né le 19 juillet 1843 au 38 rue Vanneau Paris Xe, fils de Victor Amédée MEUNIER (1817-1903) et de Isabella Mary HOCHE. C’est un écrivain scientifique français qui a joué un rôle considérable dans le mouvement scientifique qui se développe vers 1860.

Stanislas est géologue, minéralogiste et journaliste scientifique. Il devient rédacteur du feuilleton scientifique de “La Presse” jusqu’en 1855, laissant ensuite sa place à Louis FIGUIER pour fonder “L’ami des sciences” ainsi que la “Presse des enfants”. Deux ans après la fondation de “La Nature” il rédige en 1875 le premier d’une longue série d’articles. Dans les années 1870/80 il anime de nombreuses conférences avec Alfred MOLTENI. Au début du XXe siècle ; il est professeur de géologie au Museum d’histoire naturelle.

Il est officier de la Légion d’Honneur (1909).

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

MOIGNO abbé François Napoléon Marie (1804-1884)

moigno02.vignetteC’est un enseignant, chercheur et vulgarisateur français important dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il est docteur en théologie, professeur émérite d’innombrables matières : théologie, hébreu, Écriture sainte, mathématiques, physique, chimie, etc.

Dans les années 1840, il  s’intéresse à la projection en collaborant avec les inventeurs de lanternes de projection Jules DUBOSCQ et François SOLEIL. En 1852, il fonde la revue de vulgarisation scientifique “Cosmos”, qui deviendra en 1862 “Les Mondes”. Il est l’un des premiers sinon le premier à utiliser un appareil de projection dans ses conférences dans les années 1860.

Il publie de nombreux livres dont “L’Art des projections” Paris 1872  et “Enseignement de tous par les projections. Catalogue des tableaux et appareils” Paris 1882.

Voir : L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

MOLTENI François-Marie Alfred (1837-1907)

Molteni-11-122x150  Alfred MOLTENI est né le 25 novembre 1837 au n°22 rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur à Paris Ve (devenue rue Tiquetonne dans le IIe en 1868). C’est le fils de Pierre Marie Joseph MOLTENI (1811-1852) opticien et de Maria Elisa Clara HOULLIER son épouse avec laquelle il aura deux filles, Marguerite et Blanche. Il est élève au collège Chaptal lorsque son père meurt subitement, l’obligeant à interrompre ses études. A 15 ans, il entre dans l’établissement familial d’instruments d’optiques dirigé alors par son grand-père Antoine et son oncle Louis Jules. Par la suite, il complète ses connaissances en fréquentant les cours du soir des Arts et Métiers.

Tout en développant son entreprise, MOLTENI milite activement pour l’emploi des projections lumineuses à l’école en animant de très nombreuses séances avec Stanislas MEUNIER. Il collabore aussi étroitement avec DUBOSCQ et l’abbé MOIGNO.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Il est président d’honneur de la chambre syndicale de la photographie et a reçu des médailles d’or aux Expositions Universelles d’Amsterdam en 1883, de Paris en 1889, ainsi qu’un diplôme d’honneur à l’Exposition de Bruxelles en 1897.  Il est officier de l’Instruction Publique et chevalier de la Légion d’Honneur (février 1898). Malheureusement il a peu écrit faute de temps : deux ou trois volumes sur l’art des projections qui ont été édités plusieurs fois. « Monsieur A. MOLTENI vient de mourir à Tours où il s’était retiré depuis quelques années auprès de ses enfants, après avoir fourni une carrière de plus de 50 ans dans la maison universellement connue d’optique et d’instruments de mathématiques et géodésie fondée par son grand-père en 1782 ». Extrait de sa nécrologie parue dans La Nature le 14.12.1907.

Voir : La maison MOLTENI et Cie

Pour découvrir la famille MOLTENO en Angleterre cliquer ici

NERNST Walther Hermann (1864-1941)

Nernst-00-113x150C’est un physicien et chimiste allemand, lauréat du prix Nobel de chimie en 1920. Il a mené de nombreuses recherches dans les domaines de l’électrochimie, de la thermodynamique, de la chimie du solide et de la photochimie. En 1887 il obtient une thèse sur les “forces électromotrices produites par le magnétisme dans des plaques de métal chauffées”.

NERNST épouse Emma LOHMEYER en 1892. Ils ont deux fils, qui sont tous deux tués durant la Première Guerre mondiale, et trois filles. Après avoir travaillé à Leipzig, il fonde en 1894 l’Institut de chimie physique et d’électrochimie à l’université de Göttingen. C’est un chercheur à l’esprit pratique qui cherche à appliquer les résultats de la recherche scientifique à l’industrie ; c’est ainsi qu’il invente, en 1898, la première lampe électrique avec un filament métallique. Cette lampe, qui a succédé aux lampes à filament en carbone, est l’ancêtre des lampes à incandescence actuelles.

En 1920, NERNST obtint le prix Nobel de chimie « en reconnaissance de son travail en thermochimie ». Il fut également lauréat de la médaille Franklin en 1928 et devient, en 1932, membre étranger de la Royal Society.

Nommé professeur de physique à l’université de Berlin en 1905, il cesse ses recherches universitaires en 1933 pour prendre sa retraite.

Voir : Ampoules à incandescence NERNSTPour en savoir plus cliquer ici

NIEPCE DE SAINT-VICTOR Claude Félix Abel (1805-1870)

C’est un physicien et chimiste français, fils d’un cousin germain de Joseph Nicéphore NIEPCE (1765-1833) inventeur de la photographie en 1823. Il a mis au point le premier procédé photographique sur verre en 1847, découvert la radioactivité naturelle, ainsi que la gravure héliographique qui permetr d’imprimer des photographies dans la presse.

Voir :Plaques photographiques pour la projection

NIEWENGLOWSKI Gaston Henri Dr. (1871-1953)

Il est né le 11 février 1871 à Mont De Marsan et décédé le 28 janvier 1953 à Plougrescant. C’est le fils de B. NIEWENGLOWSKI, professeur de mathématiques successivement à Mont de Marsan, à Reims et à Paris, rédacteur en chef du “Bulletin de mathématiques spéciales” et inspecteur général de l’instruction publique. Il fait ses études au collège Rollin puis au lycée Louis Le Grand avant d’entrer à la faculté des Sciences et à la faculté de Médecine de Paris d’où il sort docteur en médecine. Il est reçu au lycée Polytechnique dont il démissionne.

En janvier 1896 il est nommé “Officier d’Académie” en tant que directeur fondateur du journal “La Photographie” qu’il dirige de 1892 à 1908. En parallèle il est rédacteur pour de nombreuses revues dont “La Nature”, “La Vie Scientifique”, “La Revue de Photographique” etc. Vers 1900, il est préparateur de chimie à la Faculté des Sciences de Paris, puis il est nommé professeur de photographie à l’Association Philotechnique et professeur de physique au lycée Carnot de Tunis.

On lui doit un certain nombre d’ouvrages dont ”Utilisation des vieux négatifs et des plaques voilées”, “La Photographie en voyage et en excursion” et “Dictionnaire photographique” en 1894, “Formules et recettes photographiques” en 1903, “Pratique du développement” en 1905, “Traité complémentaire de photographie pratique” édité par Garnier en 1905 (420 pages, réédité à plusieurs reprises), “Traité pratique des projections lumineuses” édité par Garnier en 1910 et “Les Rayons X et le Radium” en 1924.

NOLLET Jean Antoine, dit l’abbé NOLLET (1700-1770)

nollet04.vignettePrêtre, professeur de physique, membre de l’académie des sciences et physicien français, il a beaucoup contribué à répandre le goût et l’étude de la physique par des exposés clairs et attrayants. Originaire de Pimprez dans l’Oise, il mène de brillantes études au collège de Beauvais puis au séminaire à Paris. Sa dextérité manuelle le fait remarquer par le comte de CLERMONT, qui, entiché de sciences, le fait entrer en 1728 dans sa Société des Arts.

De 1730 à 1732, il voyage en Angleterre et en Hollande en compagnie du surintendant DU FAY, spécialiste de l’électricité, et rencontre de nombreux savants. En 1735, il ouvre à Paris un cours de physique expérimentale dont le succès est prodigieux et dont les auditeurs étaient des hommes et des femmes de tout âge et de toutes conditions. En 1739, il entre à l’Académie Royale des Sciences qu’il présidera plus tard. En 1758 il prend le titre et la fonction de maître de physique des Enfants de France, ce qui a pour effet d’installer définitivement la physique expérimentale à la cour de France.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

PELLERIN Jean-Charles (1756-1836)

C’est un dessinateur, illustrateur et imprimeur français, célèbre pour les fameuses “Images d’Épinal” qu’il compose dès la Révolution et qu’il imprime lui-même à partir de 1796. Fils de Nicolas PELLERIN, fabricant de cartes à jouer à Epinal dans les Vosges, il reprend l’activité artisanale de son père en 1773 pour la transformer progressivement en une véritable industrie de l’imprimerie appelée “Imagerie Pellerin”. En 1822 il cède son entreprise à Nicolas PELLERIN. Le petit-fils Charles-Nicolas travaillera aussi dans l’entreprise.

Voir : Les images d’Epinal et la lanterne magique

PELLIN François Philibert (1847-1923) prénommé parfois Philippe

Né le 29 juillet 1847 dans l’ancien 2e arrondissement, fils de Jean Philibert PELLIN propriétaire 49 ans, et de Marie Louise DURAND 20 ans, mariés le 9 juillet 1844. Il est bachelier es-sciences et ingénieur de l’Ecole Centrale des Arts et Manufacture à Paris (promotion 1870). Il est marié à Joséphine Marie Rosa DEYVEAUX-GASSIER.

Après avoir passé quelques années aux Tuileries de Choisy-le-Roi et dans une importante fabrique de pianos, il entre dans la fameuse maison Jules DUBOSCQ. Associé en 1883, il en devient seul propriétaire en 1886 au décès de Jules DUBOSCQ. En 1912 il y fait entrer son fils qui poursuivra les activités de l’entreprise jusqu’en 1940. Décédé le 5 février 1923 au 41 rue du Four à Paris VIe.

Membre fondateur du syndicat de l’Optique et des instruments de Précision en 1890 (ancêtre du GIFO), il en est trésorier puis vice-président et président. Lauréat de la société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, membre fondateur du Comité français des Expositions, Philibert PELLIN « eut une existence de grand travailleur et laisse le souvenir d’un homme de profonde modestie et de grand cœur ». Il est promu officier de l’Instruction Publique en 1898 et officier de la légion d’Honneur en 1912. Il est aussi titulaire de nombreux ordres étrangers.

Son fils Félix Marie Philibert PELLIN (1877-1940) se marie le 2 avril 1908 avec Berthe Lucie Marguerite DUPLAN. Outre la direction de son entreprise, il s’investit dans de nombreuses organisations durant toute sa carrière. Il est officier d’Académie et Chevalier de Saint-Stanislas. Il est promu commandeur de la Légion d’Honneur le 28 mai 1936. Lors de son décès le 23 décembre 1940, il est adjoint au maire du VIe arrondissement de Paris et demeure 130 rue de Rennes.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

PONTY Max (1904-1972)

Max PONTY est né en 1904 à Paris. Après 7 ans de formation à l’imprimerie Draeger il propose ses premières affiches aux grandes entreprises de l’époque : Air France, Radiola, le Louvre, les Galeries Lafayette, etc. et acquiert une notoriété d’affichiste, surtout pendant l’entre-deux guerres. Il devient l’un des sept membres de l’Académie de l’Affiche et rencontre Savignac avec qui il entretiendra de durables relations d’amitié. En 1947, à la suite d’un concours, la Seita choisit le projet de cet artiste pour remplacer les graphismes des paquets de Gitanes.

PONTY enseigne la publicité dans les écoles de dessin de la ville de Paris. Après la Seconde Guerre mondiale, il abandonne son ancienne activité pour étudier le cartonnage de vitrines. Devenant un véritable technicien du travail du carton, PONTY se spécialise dans la création des présentoirs, de brochures, de dépliants… tout le « petit » matériel qui accompagne l’affiche lors d’une campagne publicitaire (PLV dirions-nous aujourd’hui).

C’est ainsi qu’il met au point en 1956 un petit projecteur en carton dénommé CINEMIME pour les éditions Gautier-Languereau, éditeurs de Bécassine. A la même époque il crée un projecteur semblable pour Banania, le CINEBANA qui rencontre un vif succès ainsi que d’autres pour Mère-Picon, le CINEMAGIC, et pour Hachette en 1959, le CINE-ALBUM.

Source : cliquer ici

Voir : Le projecteur CINEBANA Le projecteur CINE-ALBUM - Le projecteur CINEMAGIC -  Le projecteur CINEMIME

REYNAUD Charles Emile (1844-1918)

Emile-Reynaud-123x150  Il a grandi en région parisienne, entouré par des parents qui l’ont initié aux arts et à la mécanique. Sa mère était peintre et son père avait un atelier de mécanique et de gravure. A 13 ans, sur les indications de son père, il réalise une petite machine à vapeur.

En 1864, il suit les cours publics de vulgarisation scientifique par projections lumineuses de l’abbé MOIGNO et apprend le métier d’enseignant-conférencier en devenant son assistant.

En 1877, il est professeur aux écoles municipales industrielles du Puy, ville dont il est originaire, et utilise habilement la projection fixe et animée pour illustrer ses cours. C’est à cette occasion qu’il imagine un appareil appelé “Praxinoscope” pour donner l’illusion du mouvement.En 1878, il s’installe dans le IXe arrondissement de Paris où il se consacre à la construction, à la commercialisation et au développement de ses Praxinoscopes.

« Cet inventeur modeste dont l’existence tout entière fut consacrée à la recherche de l’illusion du mouvement et que seul le manque de moyens matériels, de capitaux, surtout, a empêché d’occuper un des tout premiers rangs dans la lignée des réalisateurs » extrait de “Histoire du cinématographe” par G.-Michel Coissac 1925.

Voir : Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

ROBERTSON de son vrai nom Etienne Gaspard ROBERT (1763-1837)

Portrait Robertson  C’est un physicien belge, originaire de Liège, qui est surtout connu en France pour ses séances de fantasmagorie dans lesquels il ressuscite les guillotinés de la Révolution.

A 22 ans il entre au séminaire de Liège en tant qu’élève externe et s’inscrit aux cours de peinture de l’académie des beaux-Arts de la ville où il obtient plusieurs récompenses. En septembre 1787, il est ordonné prêtre… un prêtre un peu particulier, plus intéressé par le Diable que par Dieu !

En 1791 il arrive à Paris, en pleine Révolution, et découvre la phantasmagorie du physicien allemand Paul PHILIDOR. Nommé professeur de physique à l’école Centrale du département de l’Ourthe en 1797, il abandonne cette chaire pour revenir à Paris et se lancer dans les spectacles de fantasmagorie dès l’année suivante. En 1799 il s’installe dans un lieu de prédilection pour ce genre de spectacle, le couvent des Capucines abandonné depuis 1790. Après plusieurs vols de matériel et craignant d’être copié, il dépose le brevet de son invention le 7 janvier 1791.

Voir : Brevet d’invention du Fantascope

Au début du XIXe siècle il abandonne la fantasmagorie dont les mystères ont été démasqués pour ouvrir un cabinet de physique dans lequel il multiplie les expériences insolites. Il se met alors à voyager à travers l’Europe, emportant avec lui son cabinet de physique, un spectacle de fantasmagorie et un aérostat racheté à l’armée napoléonienne.

De 1803 à 1816, il réalise une cinquantaine d’ascensions en ballon dans les grandes capitales européennes.

Au début des années 1830, il s’installe définitivement à Paris dans une maison située dans le quartier des Batignolles où il entreprend de rédiger ses mémoires. Le premier volume, publié à compte d’auteur parait en 1831 suivit d’un deuxième tome publié en 1833. Le décès de ROBERTSON n’eut pas les honneurs des journaux, seul le quotidien “La presse” profita de l’occasion pour citer tous les aéronautes disparus précédemment. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Source : “Etienne Gaspard Robertson, la vie d’un fantasmagore” par Françoise LEVIE – Editions du Préambule, Collection Contrechamp – 1990.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

SECRETAN Marc François Louis (1804-1867)

Fils du doyen Samuel SECRETAN et de Jeanne-Charlotte FRANCILLON, il nait à Lausanne en 1804. Destiné à la profession d’avocat, il exerce cette activité pendant plusieurs années tout en se livrant à son goût pour les sciences exactes durant ses loisirs. (NB Une autre biographie indique qu’il aurait été capitaine du génie dans le canton de Vaud avant d’enseigner). Vers 1833/34 il commence à enseigner les mathématiques à l’académie de Lausanne et obtient la chaire de mathématiques en 1838.

En 1844, il se rend à Paris dans le but de satisfaire à son goût pour l’astronomie. C’est ainsi qu’il rencontre monsieur LEREBOURS auquel il s’associe l’année suivante. Durant 10 ans il travailleront ensemble puis il prend seul la direction de cette entreprise renommée lorsque Noël-Marie LEREBOURS prend sa retraite. Il travaille en étroite collaboration avec différents savants dont Léon FOUCAULT et propose, en quelques années, un catalogue comportant plus de 2000 références dans l’optique, la physique, la chimie, la galvanoplastie, etc.

A sa mort, son fils Auguste, né à Lausanne en 1833, mort à Paris en 1874, lui succède avec son cousin Georges Emmanuel SECRETAN, né à Aubonne en 1837.

Voir : Microscope solaire de SECRETAN

TIRANTY Philippe (1883-1973)

tiranty06.vignette  Descendant d’une vieille famille niçoise, c’est un inventeur, photographe et éditeur français qui contribua au perfectionnement, au développement et à la vulgarisation de la photographie entre les deux Guerres Mondiales.

Dans ses ateliers, il invente de nombreuses machines telles que la première machine à affranchir le courrier (1923), un instrument de précision appelé Bande Flamand, un enregistreur de vitesse pour les locomotives ou encore un instrument optique pour les prises de vue aérienne.

Passionné par la photographie, il devient, au fil des années, l’un des premiers distributeurs d’appareils photo en France et fabrique même différents appareils dont une petite lanterne de projection dénommée Gnome. Représentant la firme Leitz en France, il commercialise dès 1925 le fameux Leica. Il édite de nombreux ouvrages sur l’optique, sur les appareils photographiques, et publia de nombreux catalogues très complets sur la Photo et le Cinéma.

Voir : Histoire de l’entreprise TIRANTY

TISSANDIER Gaston (1843-1899)

Portrait Tissandier  Avant d’être connu en tant que fondateur de la revue “La Nature” en 1873 et auteur de nombreux livres de vulgarisation scientifique, Gaston TISSANTIER fut un aéronaute averti. Il fit 44 vols en ballon dont un, le 15 avril 1875, destiné à battre le record d’altitude qui faillit lui coûter la vie. Au retour sur terre ses eux compagnons étaient morts et lui fut retrouvé inanimé.

Avec ses travaux, publications et conférences (dont de nombreuses avec Alfred MOLTENI), Gaston TISSANDIER développa un important réseau de contacts et de relations. « Il recevait souvent des lettres élogieuses de savants tels que PASTEUR, Le VERRIER, Paul BERT, ainsi que EDISON ou Graham BELL sans compter de nombreux aéronautes. »(1) Il était membre de la plupart des sociétés scientifiques de Paris, vice-président de la Société de Météorologie et chevalier de la Légion d’Honneur en 1872.

(1) Nécrologie parue dans “La Nature”, par Albert Tissandier, deuxième semestre 1899, pages 248 à 250.

TRUTAT Eugêne (1840-1910)

Eugène Trutat par Nadar Muséum de Toulouse  Né à Vernon dans l’Eure, TRUTAT est le fils d’un officier d’artillerie qui est ensuite affecté à Toulouse. C’est là que le jeune Eugène suit les cours du collège des Jésuites, avant d’aller à Paris faire des études de médecine. Revenu à Toulouse en 1860, il participe à la création du musée d’histoire naturelle dont il sera ensuite conservateur durant 25 ans. Il fait parti de nombreuses sociétés savantes dont la Société Française de Photographie. En 1891, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.

Ce photographe, géologue et naturaliste est un grand spécialise des Pyrénées. Il publie régulièrement des articles et ouvrages sur la photographie « on compte 44 monographies et près de 103 articles. Les thèmes abordés sont la photographie (technique, procédés, enseignement, projection), la géologie, la biologie, la paléontologie, la zoologie, la géographie, la sociologie et l’art. » Ses photographies sont conservées dans trois institutions de Toulouse. Parmi ses différents ouvrages, il se trouve trois titres qui nous intéressent plus particulièrement. Le “Traité pratique des agrandissements photographiques” publié en 1891, réédité en 1897 par Gauthier-Villars ; le “Traité général des projections”, tome premier : Projections Ordinaires. Publié en 1897 par Charles Mendel ; “La lanterne à projections” publié en 1897 par Charles Mendel.

 

 

Publié dans | 2 Commentaires »

Chronologie

Posté par Patrice Guerin le 10 décembre 2011

Ce classement chronologique permet de situer chaque article dans la longue histoire de la projection. Il suffit de cliquer sur le titre de l’article pour que celui-ci s’affiche immédiatement.

 

2020 - Modern KALEIDOSCOPE Magic Lantern

2018 – Création le Singe Montrant la Lanterne Magique

2010 – Le colporteur d’images de Renaud PERRIN

1968 - Leitz FADOMAT pour fondu enchaîné

1958 - Les projecteurs Pradovit LEITZ

1950 - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

1950 - Le projecteur CINEMIME des éditions Gautier-Languereau

1950 - Le projecteur CINEBANA de BANANIA

1950 - Le projecteur CINE-ALBUM de Hachette

1950 - Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON

1950 - Le projecteur AFIX ou CINEAFIX

1950 – Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

1950 – Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

1947 - Les images sur disques VIEW-MASTER

1947 - Les visionneuses stéréo VIEW-MASTER

1947 - Les projecteurs 2D VIEW-MASTER

1942 - WALT DISNEY film Strip Lantern

1941 – Le projecteur AUDAX – FOCA

1940 – Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

1940 – Arlequin et la lanterne magique de Luis Vidal MOLNE

1939 – La lanterne Pathé Cocorico n°6

1938 – Projecteur LEITZ Parvo

1937 – Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

1936 – Projecteur LEITZ VIII

1935 : Le RETROPROJECTEUR ou Overhead projector

1935 – Projecteurs NORIS

1935 - Projecteur LE MONDIAL Maison de la Bonne Presse

1934 – Les éditions de la PHOTOSCOPIE et les films pédagogiques

1933 - Les projecteurs Filmoscope de MAZO

1933 – Chromo lanterne magique André HELLE

1932 – Le projecteur automatique AUTOSCOPE de la Photoscopie

1932 – Expédition CITROEN en Centre-Asie

1931 – Projecteur LEITZ Udimo

1931 – La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

1930 - Microscope de projection OPTICO

1930 - Projecteur TRICHROME artisanal

1930 –  Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

1930 – Plaques de verre pour publicité lumineuse

1930 – Publicité par les projections lumineuses

1930 – Lanterne de projection automatique D.R.P.

1930 – Projecteur CINESCOPE anglais

1930 - Gros appareil de projection des années 30 DEMARIA-LAPIERRE

1930 - Lanternes cylindriques horizontales des ANNEES 30

1929 - Projecteur de corps opaques DEMARIA-LAPIERRE

1929 – “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

1928 – L’ONDOSCOPE et la projection stroboscopique

1927 – Les lanternes de projection GAUMONT

1926 - Projecteur LEITZ Uleja

1926 – ZEISS IKON A.G.

1926 – Lanterne magique carnaval d’Aix

1926 - Projecteur Filmostop Maison de la BONNE PRESSE

1925 – Lanterne d’agrandissement EGBER

1925 - Histoire des projecteurs LEITZ

1924 – Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

1924 – La PHOTOSCOPIE et le microfilm

1924 - Lanterne “Universel” de la BONNE PRESSE

1923 – Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

1923 – Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

1922 - Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

1922 : Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

1920 - London by Night

1920 – Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

1920 – Projection de décors au théâtre et à l’opéra

1920 – Projecteur fixe 35mm ICA

1920 – Lampes à arc électrique PATHE

1918 – Lanterne de projection TIRANTY Gnome

1917 - Les POILUS ombres et poème par Henriot

1914 – Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE des établissements UNION

1913 – Le KODIOPTICON, première lanterne de projection Kodak

1913 – Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

1912 – Lanterne universelle ICA Dresden

1910 - Petit banc de projection CARL ZEISS

1910 – Les tables de projection

1910 – Lampe “ECLIPSE” pour conférencier

1910 - Les collections de vues pour projection MAZO

1910 – Spectacle d’ombres artistiques ou le THEATRE CHEZ SOI

1910 - Projection de phénomènes METEOROLOGIQUES

1910 - Plaques ANIMEES et plaques à SYSTEME pour projection

1910 – Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

1910 – Les projecteurs L. KORSTEN

1910 – Lanternes de projection scientifique MOLTENI

1910 – CONTINSOUZA et les appareils de projection

1910 – Pièce d’ombres “LOURDES”

1910 - Visionneuse MONOCLE ou MAGNASCOPE avec plaques de projection MAZO

1909 – Projektions Apparat – ICA Dresden

1908 – Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

1907 – Histoire de l’entreprise TIRANTY

1907 - Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

1907 - La Pastorale de Noël

1906 – Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

1906 – Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

1906 – Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN

1905 – Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

1905 - Trousse d’objectifs de projection

1905 – Cartoscope Panoptic

1905 - Un APHENGOSCOPE amélioré

1905 - Une leçon de géographie en 1905, par Henry MIRANDE

1905 - Projecteur COSMOSCOPE

1904 – Appareil de projection “Gros Modèle” MAZO

1904 - L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école, d’après René LEBLANC

1903 – Les projections lumineuses dans l’Eglise

1903 – Projection et amphithéâtres

1903 - La Lanterne Magique de Georges MELIES

1903 - Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs

1902 - Photographie et Projection à l’Exposition de HANOÏ

1902 – Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

1902 : La lanterne “COSMOPOLITE” de H. ROUSSEL

1901 – Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

1901 - Séance de lanterne magique au Vatican, devant le Pape LEON XIII

1901 - Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire

1900 - Histoire de l’entreprise OPTICO

1900 – Pieds et supports pour lanterne de projection

1900 – Best Wishes and Greetings with magic lantern

1900 – Lanternes multiples ou POLYORAMAS

1900 – Lanterne de projection HELIOS de Mazo

1900 - Lampe à pétrole “Maxima” de MAZO

1900 - MOLTENI, RADIGUET & MASSIOT au sommet de la gloire

1900 - La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK

1900 – Introduction à l’éclairage dans les projections lumineuses

1899 - Petit spectacle de lanterne magique

1899 – RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

1899 – Chargeur automatique pour lanterne de projection

1898 : Pièce d’ombres “TOURNAI”

1898 – Lanterne de projection FESCOURT

1897 - Fonctionnement d’une ampoule ancienne NERNST

1897 - Ampoules à incandescence NERNST

1897 - Les lampes bornes NERNST pour la projection

1896 - Trousse d’OBJECTIFS Molteni

1896 – Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE

1895 – Charles PATHE et les lanternes de projection

1895 – Société des Etablissements GAUMONT

1895 – Les publications MAZO et les principaux titres

1895 – Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

1895 – La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

1895 - Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

1895 – Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

1895 – Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES

1895 - APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

1894 - Projection d’ombres pour le centenaire de POLYTECHNIQUE

1894 – Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

1894 – Les lanternes de projection MOLTENI

1893 - Pièce d’ombres La MARCHE A L’ETOILE

1893 – Projection de la chevauchée des WALKYRIES au XIXe siècle

1892 – Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

1892 – Histoire de l’entreprise MAZO

1892 - Entretenir une LAMPE de projection à PETROLE

1892 – CHROMORAMA

1892 - Lanterne d’agrandissement à chariot fixe MOLTENI

1892 - La visionneuse LANTERNOSCOPE de MOLTENI

1892 - Les saturateurs d’éclairage intensif LAWSON et MAZO

1891 – Accessoires pour projections familiales

1890 - SIGNAL LAMP pour conférencier

1890 - Support à réflexion horizontal MOLTENI

1890 – Lanterne d’agrandissement CANTILEVER

1890 – La Société Nationale des Conférences Populaires

1890 - COLORISATION des projections lumineuses

1890 – COLORISATION des plaques de verre

1890 – Finition des vues sur verre

1890 – Projection éducation populaire

1890 – Lanternes de projection LAPIERRE

1890 – MAGIC LANTERN EXHIBITIONS in the Ladies’ Home Journal

1890 : L’ENSEIGNEMENT par Projections Lumineuses

1890 - Plaques de lanterne magique : ANATOMIE

1890 – Livres des fables de FLORIAN

1889 - Les Projections Lumineuses à l’EXPOSITION UNIVERSELLE de 1889

1889 - CUVE LABORATOIRE pour Projections Lumineuses

1889 - Les origines de la Maison MAZO

1889 – Une visionneuse publique, la lanterne magique électrique

1889 - Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

1888 : Les films chronophotographiques de MAREY

1888 – Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

1886 - Le spectacle des Ombres à l’Ecole POLYTECHNIQUE

1884 - La fontaine lumineuse ou fontaine de COLLADON

1881 - Le cabaret du CHAT NOIR

1881 - Projections Lumineuses à la Préfecture de Police

1880 – Polariscope de projection PELLIN

1880 - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

1880 – Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

1880 – La collection de diapositives MOLTENI

1880 – Lanterne magique perfectionnée

1880 – Lanternes de projection et d’agrandissement

1880 – Identification des lanternes de projection

1880 – Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

1880 - Ghosts Geister & FANTOMES in the theater

1880 - Plaques photographiques pour la projection

1879 – Invention de l’ampoule électrique

1878 - Le laryngoscope CADIER fabriqué par la Maison MOLTENI

1876 - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

1876 – Une séance de lanterne magique chez les Grandpierre

1875 - KALEIDOSCOPE de projection

1875 - Le Polyorama de DUBOSCQ

1873 – Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

1873 - Appareil de famille et de classe MOLTENI, modèle postérieur

1873 : Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles

1873 - Appareil de famille et de classe MOLTENI, le brevet

1870 - L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

1870 – Transport des dépêches microscopiques par pigeon voyageur

1870 – John THOMPSON, la chine et le peep-show

1870 – Lanterne magique classique

1870 – Lanternes magiques jouet

1870 – Le siège de Paris en 1870

1870 – Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

1870 - Vues fondantes – Dissolving views

1870 - Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

1870 : BRONZE colporteurs lanterne magique serinette vielle

1869 - Lanterne de projection double STEREOPTICON

1868 - Les récréations lumineuses dans les GRANDES ECOLES au XIXe siècle

1866 – La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

1866 – Lanternes magiques Ernst PLANK

1866 - La pile LECLANCHÉ

1865 - Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

1865 – Projecteur COSMOSCOPE

1865 – Utilisation du pétrole dans l’éclairage domestique

1864 - Les lampes au magnésium SOLOMON et GILLET & FOREST

1862 – Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

1862 – Lanterne magique LAMPASCOPE

1862 – Spectacle de lanterne magique : TROPHONIUS et Geneviève de BRABANT

1861 - Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

1860 – Les EFFETS SPECIAUX au théâtre durant le XIXe siècle

1860 – L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opéras

1860 - Lanterne magique vernie noir

1860 – Mégascope de BERTSCH

1860 - La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques

1860 - Fonctionnement du chalumeau oxhydrique Limelight

1859 - Les Opticiens CHEVALIER à Paris

1855 - Lanterne magique cylindrique AUBERT

1855 - Éclairage lanterne magique Système AUBERT

1855 – Polyorama Panoptique

1855 - Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

1854 – Carte de visite photographique

1850 - Plaques animées MOLTENI

1850 – Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn

1850 – Lanterne de projection DUBOSCQ

1850 – Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

1850 - Les CHROMATROPES de projection

1849 - La tentation de SAINT-ANTOINE le Grand

1849 - Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

1847 – Band of Hope – temperance slides

1845 – Projection de SPECTRES VIVANTS et de FANTOMES au théâtre

1845 - Le DIABLE A PARIS : Paris et les Parisiens

1844 - Les débuts de l’ARC Voltaïque

1844 - Plaques de lanterne magique diableries LEFRANC

1844 – Fantascope en forme de lanterne magique

1843 - Plaques animées MOLTENI

1840 - Le ZOGRASCOPE et les vues d’optique

1840 - Lanterne magique CARREE en fer blanc

1839 – L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

1839 – Introduction aux projections scientifiques

1839 - Histoire et description des procédés du DAGUERREOTYPE et du Diorama par Daguerre

1830 – Les opticiens CHEVALIER à Paris

1830 - Dance of Ghosts and Death – DANCE du FANTOME avec la mort

1826 – LE THAUMATROPE à la lanterne magique

1826 – Nicéphore NIEPCE invente la Photographie

1825 – La bougie dans les lanternes magiques

1825 – Bougies de suif ou stéarique

1821 : MOLTENI et les photographiques de la SOCIETE de GEOGRAPHIE

1819 – La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

1815 – La lanterne magique ou le spectacle amusant

1809 – Les images d’EPINAL et la lanterne magique

1808 - CARPENTER & WESTLEY

1807 – ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE”

1805 - La Lanterne Magique d’Amour

1800 - Les SAVOYARDS, montreurs de lanterne magique

1800 - Les premières PILES ELECTRIQUES

1799 - Brevet d’invention du FANTASCOPE

1798 – Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

1797 - Description et fonctionnement du FANTASCOPE

1788 – La manufacture d’instruments d’optique BURON

1782 – Histoire de la maison MOLTENI

1780 – FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique”

1780 - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

1780 – Lanternes magiques précurseurs

1780 - Les progrès de la LAMPE A HUILE à la fin du XVIIIe siècle

1770 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

1762 - Histoire des EPIDIADSCOPES

1760 – Microscope solaire de CHEVALIER

1760 – Montreurs de lanterne magique

1750 – Projection d’ombres blanches et de silhouettes découpées

1750 – Ombres chinoises et silhouettes

1745 – MICROSCOPES SOLAIRES de projection

1745 - Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET

1740 – Les petits métiers de rue de jadis

1704 - Les PRISMES et l’étude de la lumière

1698 – La lanterne magique dans les CABINETS DE PHYSIQUE

1650 – Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

1590 - Les expériences d’optique de DELLA PORTA

1560 – NOSTRADAMUS et les miroirs magiques

1550 - Fantasmagorie dans l’antiquité

Publié dans | 1 Commentaire »

MOLTENI, RADIGUET & MASSIOT au sommet de la gloire

Posté par Patrice Guerin le 22 octobre 2011

Les plus belles heures de ces “Constructeurs d’instruments pour les Sciences” remontent au début du XXe siècle. En fait il s’agit d’une seule entreprise issue du rachat et de la fusion de deux Maisons familiales, la Maison Molteni créée en 1782 et la Maison Radiguet créée en 1805.

Radiguet24  Radiguet25

Lors de l’Exposition Universelle de 1900 qui s’est déroulé à Paris, les Maisons MOLTENI et RADIGUET & MASSIOT, réunies sous la raison sociale “RADIGUET & MASSIOT”, sont présentent dans 7 classes. Classe 1 “Enseignement Primaire” avec une exposition du Ministère (voir photo ci-dessous) – Classe 2 “Enseignement Secondaire” pour la physique en général – Classe 12 “Photographie” avec des lanternes pour projections lumineuses et les collections de diapositives – Classe 16 “Médecine” avec des appareils de radiologie, de radioscopie et de haute fréquence – Classe19 “Machine à Vapeur” avec des machines et pièces détachées pour la construction par l’élève – Classe 27 “Electricite Générale” avec des grandes bobines d’induction, la pile Radiguet, ainsi que des boîtes à lumière et des projecteurs – Classe 121 “Palais des Armées de terre et de mer” avec du matériel de radiologie fourni aux hôpitaux militaires.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI - Histoire de la maison MOLTENI

Radiguet 22b

Elle cumule 10 diplômes d’honneur et 18 médailles d’or reçus à Paris, Londres, Vienne, Amsterdam, Porto, Bruxelles, Philadelphie, Melbourne, Chicago, etc.

Radiguet23   Radiguet 25  Stand de la classe 12 Photographie

A l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900, ce constructeur à reçu 9 récompenses dont 4 médailles d’or et 2 médailles d’argent dans de nombreuses classes parmi lesquelles on peut citer “L’enseignement primaire” avec les projections automatiques MOLTENI ;  la “Photographie” avec les lanternes pour projections lumineuses et les collections de diapositives ; “L’Electricité générale” avec les boîtes à lumière et Projecteurs, etc.

Radiguet 26 Stand de la classe 1 Enseignement Primaire, Exposition du Ministère – Source Musée National de l’Education MUNAE

.

Publié dans Brevets et inventeurs | Pas de Commentaires »

Histoire de la maison MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2011

En 1782, la Maison MOLTENI est fondée à Paris, par B. MOLTENI ( probablement Joseph Antoine Balthazar MOLTENI dit MOLTENO, décédé en 1808). Ce constructeur d’instruments d’optiques, d’origine italienne, est contemporain de ROBERTSON et a probablement construit certains de ses fantascopes.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

Dans les années 1830, alors que la Maison MOLTENI est encore au 11 de la rue du Coq-saint-Honoré à Paris (future rue Marengo), monsieur Alphonse GIROUX, marchand « d’objets de curiosités, de jouets d’enfants, de bronzes et toutes sortes d’objets d’étrennes” au n°7 de la même rue, présente Louis DAGUERRE à Antoine MOLTENI. C’est ainsi que la maison MOLTENI fabriquera les premiers appareils utilisés par DAGUERRE. Leur collaboration durera jusqu’au déménagement, en 1846, de la Maison MOLTENI pour le n°36 rue neuve Saint-Nicolas (qui deviendra le n°62 rue du Château d’Eau en 1851).

Le 2 septembre 1841, création de la Société MOLTENI & Cie entre Antoine MOLTENI père, ancien opticien, Joseph MOLTENI fils, opticien, et Ferdinand SIEGER, opticien, pour l’exploitation d’un établissement de « fabrication d’instruments d’optique, de physique et de mathématiques ». Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) entre dans l’entreprise familiale en 1852, à la suite du décès subit de son père Joseph.

molteniatelier1.jpg

En 1854, l’entreprise de MM. MOLTENI et Cie occupe la plus grande partie d’un immeuble situé au n°62 de la rue du Château d’eau à Paris. On y trouve une fonderie de cuivre, des ateliers de laminage, d’estampage, d’ajustage et de montage dans lesquels est distribué l’énergie mécanique provenant d’une importante machine à vapeur. « Le principal but auquel ont tendu les efforts des différents chefs de cette maison a été d’obtenir la plus grande somme d’économie dans la fabrication, sans léser toutefois les intérêts des ouvriers, dont le nombre s’élève à 350 environ, et sans nuire à la qualité des produits qui se sont au contraire toujours améliorés… Les moyens mécaniques ainsi employés permettent de remplacer avec une grande précision et une immense économie de temps le travail manuel et toujours lent des ouvriers dont toute l’habileté a pu être mise à profit pour l’exécution d’autres travaux inabordables aux machines. »

molteniatelier2.jpg  molteniatelier3.jpg

Après le décès subit de Joseph MOLTENI 10 décembre 1852, son frère Jules MOLTENI dépose le 18 avril 1855, un acte sous signatures privées aux termes duquel sont fixés les statuts de la société l’ARCHIMEDE, Société en Nom Collectif à l’égard de Jules MOLTENI et en Commandite par actions à l’égard de A. Goldmid, Léon Halphen, Léon Letrange, Pierre Joseph Mornant et Valié. Cette société a pour objet « la fabrication et la vente d’instruments de précision et tout ce qui se rattache à cette industrie » sous la raison et la signature sociale Jules MOLTENI et Cie.

Molteni 16  Chronomètre solaire – Collection musée du Temps Besançon – Photo Pierre Guenat - Cliquer ici

A l’époque les principales productions de la maison MOLTENI et Cie concernent les instrument de marine, de mathématiques, de géodésie, de mesures linéaires, boussoles, ainsi que tous les instruments d’optique employés aux observations de toutes natures : longues-vues marines, lorgnettes de spectacles, verres de lunettes, lanternes de projection et d’agrandissement avec leurs systèmes d’éclairages, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI - Lanterne de projection MOLTENI télécommandée - Lanternes de projection scientifique MOLTENI - Lanterne d’agrandissement à chariot fixe MOLTENI - Support à réflexion horizontal MOLTENI - La visionneuse LANTERNOSCOPE de MOLTENI

Molteni 10

Le 21 janvier 1863, Alfred MOLTENI, âgé de 26 ans, demeurant au n°9 de la rue des Petits Hôtels et son oncle Louis Jules MOLTENI demeurant au n°62 de la rue du Château d’Eau, tous deux constructeurs d’instruments de précision, créent une Société en Nom Collectif « pour la fabrication et la vente d’instruments de précision et tout ce qui se rattache à cette industrie » sous la raison sociale J. & A. MOLTENI.

Alfred MOLTENI consacrera tout son temps à développer les projections lumineuses en créant de nombreux appareils, en participant à plus de 12 000 séances de projection, principalement lors de conférences publiques et en développant une collection de plus de 60 000 vues à la fin de sa carrière.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - La collection de diapositives MOLTENI

Après le décès de Jules MOLTENI le 26 mai 1876, Alfred MOLTENI dirige seul l’entreprise jusqu’en octobre 1899, date à laquelle la maison MOLTENI fusionne avec RADIGUET & MASSIOT pour devenir le plus important fabricant français de matériel scientifique. « Depuis longtemps il voulait se retirer, mais il tenait à laisser sa maison entre de bonnes mains. »

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Publié dans Brevets et inventeurs, Lanternes projection | Pas de Commentaires »

12
 

Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus