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Lanternes cylindriques horizontales des années 30

Posté par Patrice Guerin le 2 mai 2015

Au début du XXe siècle, deux éléments vont favoriser l’évolution des grosses lanternes de projection équipées de cheminées, vers des modèles plus compacts et plus simples d’utilisation : le développement de l’électricité et la réduction de la taille des vues de projection due à une meilleure qualité des émulsions.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Cylindrique 01 Lanterne de projection sans référence (à identifier)

Cette évolution se fera sur deux décennies, entre le début des années 20 et la fin des années 30. Elle provoquera la disparition de certains fabricants qui n’ont pas su évoluer assez rapidement, comme MAZO et la MAISON DE LA BONNE PRESSE qui dominaient le marché de la lanterne de projection en France, et verra apparaître de nouvelles marques.

Voir : Le premier projecteur 24×36 LEITZ - La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES - Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

Cylindrique 04 Lanterne de projection SILF avec objectif SOM Berthiot Paris – Cinor Projection F=100mm

Dans la première décennie du XXe siècle, un nouveau projecteur apparaît, de petites dimensions, cylindrique, horizontal, sans cheminée. Il est parfaitement adapté à l’ampoule électrique de faible puissance et aux vues de petites dimensions.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT - Les projecteurs L. KORSTEN - Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE des établissements UNION

Cylindrique 02 Lanterne de projection E. ZIMMERMANN Leipzig Berlin, modèle “TORPEDO” (“TORPILLE” en français) qui est tout à fait la forme de ce projecteur

Cylindrique 03 Lanterne de projection DL : DEMARIA-LAPIERRE avec couvercle en tôle

Entre les deux guerres de nombreux fabricants, principalement allemand et français, vont proposer ce genre de projecteurs. Beaucoup restent adaptés au traditionnel passe-vues en bois pour vues sur verre. Ils sont généralement montés sur un socle en bois.

Cylindrique 05 Lanterne de projection sans référence (à identifier)

Cylindrique 06 Voir : Lanterne de projection TIRANTY Gnome

L’éclairage provient d’une simple ampoule à vis ou a baïonnette (110v ou 220v) fixée au fond du cylindre arrière. Une tige sortant à l’extérieur, permet de l’avancer ou de la reculer pour ajuster sa position par rapport au foyer lumineux.

Cylindrique 07 Lanterne de projection ED. LIESEGANG Dusseldorf

Cylindrique 09 Agrandisseur de projection ERNEMANN WERKE A.-G. Dresden – Matador

Cylindrique 08 Agrandisseur de projection Comptoir de Photographie et de Projection RIVAT & ZABOROWSKI Genêve – Objectif EmilBusch A.-G. Rathenow F=250mm

La boîte de vues au format 8,5x10cm permet de se rendre compte de la dimension des appareils.

 

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Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 13 août 2014

Banc 19  Banc 02  GALILEE et NEWTON

Les premiers instruments optiques apparaissent aux XVIIe siècle pour étudier l’astronomie. En 1609, GALILEE (1564-1642) utilise une lunette grossissante pour observer les astres et en 1671 Isaac NEWTON (1643-1727) se sert d’un télescope particulier composé de deux miroirs. Cependant l’étude de l’optique a commencé dès l’Antiquité. Les notions de rayons lumineux ainsi que les lois de la réflexion sont déjà connues d’EUCLIDE et de PTOLEMEE. Mais il faut attendre plusieurs siècles et le mathématicien et physicien arabe ALHAZEN (965-1039) pour que les lois de la réfraction soient énoncées.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

Banc 03  Planche de physique provenant de l’encyclopédie F. A. Brockhaus à Leipzig – Début XIXe

Au XIXe siècle, plusieurs opticiens fabriquent des appareils d’optique destinés à observer l’infiniment grand (télescope) ou l’infiniment petit (microscope). A partir de 1850, la Maison DUBOSCQ développe des appareils et accessoires destinés à composer des ensembles optiques pour étudier les principaux phénomènes d’optique.

Voir : Introduction aux projections scientifiques

Banc 04  Eléments optiques DUBOSCQ

« Tous mes efforts, depuis quelques années, ont eu pour but la construction d’instruments que je pourrais appeler populaires, car ils sont destinés à produire les expériences sur une grande échelle et devant un nombreux auditoire. Toute cette partie de l’optique expérimentale était à créer, car, depuis l’abbé NOLLET, SIGAUD DE LA FOND et CHARLES, les physiciens avaient abandonné la voie des expériences amusantes, comme étant contraire à la dignité de la science et au but que l’on se propose en l’expliquant aux élèves. » Avant-propos de Jules DUBOSCQ, dans son catalogue  “Appareils d’optique” publié en 1870.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Banc 05  Banc 06

Un banc d’optique est un instrument scientifique principalement composé d’une source lumineuse et d’un rail suffisamment long pour y placer divers accessoires d’optique. Ceux-ci doivent être parfaitement alignés et peuvent être déplacés ou pivotés afin d’observer et de vérifier de nombreuses expériences. Ces accessoires peuvent être complétés par d’autres éléments plus mobiles placés sur des supports indépendants.

Banc 07  Banc optique construit dans les années 1930 par la Maison MASSIOT, successeur de RADIGUET & MASSIOT et de MOLTENI

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Banc 08   Banc 09 Lanterne MASSIOT – Années 1930

La lanterne de projection est montée sur une colonne à hauteur variable, fixée sur un socle en bois adapté pour recevoir le rail du banc d’optique. Elle possède un condensateur amovible de 110mm et peut recevoir divers éclairages tels qu’un arc électrique de 15 à 20 ampères ou une ampoule à incandescence de 20 volts, 20 ampères. Pour évacuer la chaleur, la lanterne est surmontée d’une cheminée rectangulaire caractéristique des modèles RADIGUET & MASSIOT. On la trouve aussi avec une cheminée ronde typique des modèles MOLTENI. A l’avant, cette lanterne peut être équipée d’un système optique de projection avec emplacement pour passe-vues et objectif à crémaillère.

Banc 10

Le rail métallique, en forme de U d’une longueur de 150cm, est supporté par quatre pieds à vis réglables. Il est équipé sur le côté d’une règle graduée permettant de positionner parfaitement les divers accessoires d’optique nécessaires aux expériences à effectuer. Celui-ci est équipé de cinq accessoires signés “LEMARDELEY PARIS”, montés sur patins et colonnes standards. Pour la présentation, l’ensemble est installé sur le rail, mais pour les expériences, seule une combinaison de deux ou trois accessoires suffit.

Banc 11  Diaphragme à fente, réglable par vis micrométrique, et diaphragme à trous de divers diamètres dans un disque tournant.

Banc 12  Lentille plan concave de 68mm montée sur disque pivotant.

Banc 13  Miroir convexe et miroir plan, tous deux de 92mm, montés sur disques pivotants.

Banc 14  Banc d’optique LEMOINE

« Cet appareil, très complet, bien que d’un prix raisonnable, est constitué de très nombreux éléments tous interchangeables. Pour les budgets qui ne permettraient pas une acquisition totale en une seule commande, il est possible de procéder par étapes. C’est pour cela que nous avons constitué plusieurs combinaisons complémentaires. » Les organes essentiels permettant la réalisation d’expériences d’optique géométrique sont : un rail muni d’une règle graduée ; de six patins ; de deux porte lentilles avec huit lentilles de différents foyers ; d’un porte miroir avec trois miroirs (plan, concave, convexe) ; de deux diaphragmes, l’un à fente, l’autre à trous ; de trois tiges, d’un porte lampe à douille et de quatre vues (flèche, réticule, quadrillage, divisions). A ces éléments de base il est possible d’ajouter des accessoires pour la photométrie et l’autocollimation, des accessoires pour la polarisation et l’analyse spectrale, des accessoires pour l’interférence et la diffraction, ainsi qu’un dispositif d’éclairage plus puissant avec lanterne sur colonne et source lumineuse à arc ou à incandescence.

Banc 15  Banc 16  Banc 17

Souvent utilisés dans l’enseignement, il est nécessaire de pouvoir disposer d’une variété de supports permettant le montage de diaphragmes, lentilles, miroirs, prismes, etc.  « Afin de réduire les dépenses, la maison MASSIOT s’est efforcée d’en limiter le nombre en unifiant le diamètre des tiges (10mm et 18mm) qui viennent se fixer soit sur un trépied soit sur un patin de banc. »

Voir : Les prismes et l’étude de la lumière

Banc 18 Petit banc RADIGUET & MASSIOT – 1907

En complément de ces bancs d’optique, assez encombrants et onéreux, plusieurs fabricants de lanternes de projection développent, dès la fin du XIXe siècle, des lanternes à l’avant desquelles il est possible de placer divers accessoires permettant d’effectuer certaines expériences. En 1907, RADIGUET & MASSIOT commercialisent une petite lanterne peu onéreuse parfaitement adaptée à la pratiques d’expériences scientifiques telles qu’elles sont décrites dans un livre intitulé “Les Projections Scientifiques et Amusantes”.

Voir : Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

 

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Les projecteurs Filmoscope de MAZO

Posté par Patrice Guerin le 1 avril 2014

La première version de ce projecteur pour film fixe 35mm, date de 1933. Il est dénommé “FILMOSCOPE AUTONOME”. « Cet appareil est supérieur à la concurrence car il possède un condensateur qui absorbe intégralement la chaleur d’une puissante ampoule de 250w et parce qu’il possède un véritable objectif  interchangeable de 42mm de diamètre. »

Filmoscope 01

La particularité de ce projecteur de petites dimensions est qu’il possède, à la place d’un condensateur classique composé de lentilles en verre, un condensateur particulier sous forme d’un ballon sphérique de laboratoire rempli d’eau, tout comme le projecteur MOLTENI utilisé pour les premières projections cinématographiques.

Voir : Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

Filmoscope 02

Le second modèle, sorti en 1935, porte le nom de “FILMOSCOPE N°2 – LE MAXIMUM”. Il emploie une ampoule « trois fois plus forte » que le premier modèle, grâce à un condensateur spécial et plus classique, composé de 2 épaisses lentilles en verre plan-convexe. « C’est l’appareil idéal pour les grandes écoles. Il réalise le maximum de lumière sur le film et le minimum de chaleur. » Le second avantage de cet appareil est qu’il peut projeter quatre formats différents :
-       le film cinéma standard avec image dans le sens de la largeur ;
-       le film 35mm “Leica” avec image “double” dans le sens de la longueur ;
-       le film 4×4 de la pellicule au format 127 correspondant au Vest-Pocket ;
-       le format 4×4 correspondant à l’image simple d’une vue stéréo de Verascope. Dans ce cas les plaques de verre “diapositives” sont projetées à l’aide d’un passe-vues spécial.

Filmoscope 04  Filmoscope 05

Le “MAXIMUM” est un appareil compact, de fabrication soignée, monté sur un socle en bois blanc noirci, portant à l’avant une plaque d’identification. Le corps du projecteur est en tôle vernie noir craquelée, avec une porte se relevant à l’arrière et une petite cheminée fixe, rectangulaire, de forme caractéristique.

Filmoscope 06  Objectif vu de l’arrière

L’ensemble avant, composé du condensateur, du passe-vues avec ses bobines et de l’objectif à crémaillère est en cuivre massif. « Le film 35mm d’images fixes s’enroule très facilement sur les tambours du porte-objectif qui peut s’orienter verticalement ou horizontalement. » Le tube de l’objectif est interchangeable et permet d’adapter la distance de projection et la taille de l’image en fonction de la salle de projection. Le tube standard est de 60mm de foyer permettant d’obtenir une image de 2 mètres de large à une distance de 6 mètres.

Voir : Trousse d’objectifs de projection

Filmoscope 07

A l’intérieur du projecteur, un petit support coulissant, réglable en hauteur, permet de recevoir une ampoule spéciale à miroir pouvant aller jusqu’à 650 watts, avec un filament extrêmement ramassé.

Presentazione standard di PowerPoint

Pour projeter convenablement les vues stéréo 4,5×10,7 ou 6×13, MAZO met au point, à la même époque, un appareil dérivé des précédents, dénommé “STEREETTE”. Il est composé d’un condensateur à très court foyer possédant trois lentilles et d’un objectif de grand diamètre et très lumineux « si l’on veut une belle lumière ». La grande ouverture de l’objectif « permet de projeter sans difficulté les autochromes les plus sombres ». Ce projecteur emploie une ampoule 110 volts de 4 ampères. Il est équipé d’un passe-vues spéciale pour vues stéréo.

Filmoscope 09  Lanternes RADIGUET & MASSIOT et MAZO : voir Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

Malheureusement ces petits projecteurs pour formats réduits sont arrivés vingt ans trop tard pour permettre à MAZO de relancer ses activités. De plus ils conservent encore le style des anciennes lanternes de projection alors que de nouveaux modèles sont apparus depuis plusieurs années.

Voir “Chronologie” entre 1930 et 1940.

 

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Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 29 août 2013

Dès le début du XXe siècle, Georges MASSIOT dirige seul l’ancienne maison “Radiguet & Massiot”, qui, elle-même, succède à “Molteni” depuis octobre 1899.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Lanterne “Caméléon” de MASSIOT dans Lanternes projection massiot-11-109x150  “L’informateur de la Photographie” – Salon de la Photographie mars 1925

Tout en continuant à fabriquer des appareils de projection et à exploiter le catalogue de diapositives “Molteni”, la société MASSIOT se spécialise progressivement dans le domaine médical, jouant un rôle de pionnier dans la radiologie. Durant la première Guerre Mondiale, elle équipe des camions d’installations radiographiques. Plus tard l’entreprise sera associée à PHILIPS France pour devenir “Massiot-Philips”.

massiot-12-300x225 dans Lanternes projection  massiot-15-150x38 Documents G.V.

En 1922, – G. MASSIOT Constructeur – commercialise un appareil de projection fonctionnant avec une ampoule électrique de forte puissance, parfaitement adapté à la projection des plaques autochromes. « Il ne suffit pas d’avoir une source lumineuse intense pour produire sur l’écran une plage uniforme et brillante. Si les rayons de courbures des lentilles ne sont pas en rapport avec le réflecteur et le foyer de l’objectif, on s’expose à une perte de lumière considérable, ou à voir naître sur l’écran des irisations désagréables. » 

massiot-20-150x110  Plaque Autochrome – Collection G.V.

Ce projecteur est baptisé “Caméléon” parce qu’il est spécialement étudié pour la projection de photographies en couleurs.

Voir : Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs - La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

massiot-17-150x88  massiot-18-150x90  massiot-19-150x82 Collection G.V.

Le projecteur se compose d’une boîte à lumière de petites dimensions, d’un passe-vues va-et-vient adaptable à différents formats et d’un système optique très développé, le tout étant monté sur un petit trépied articulé. Il peut être équipé de différentes accessoires tels que des tubes allonges pour la projection à grande distance ou des châssis métalliques intermédiaires permettant de passer les formats de vues les plus courants, bien que le 9×12 soit le format privilégié des autochromes.

massiot-16-300x119

massiot-13-120x150  Lampe à incandescence de 2,5 ampères sous 110 volts formé d’un bulbe de 7cm de diamètre argenté à sa partie postérieur, monté sur un culot à vis.

massiot-14-150x93  La Nature – 1er juillet 1922 – Source G.V.

Une variante de cet appareil consiste à superposer deux projecteurs identiques afin de réaliser des changements de vues par superposition sans transition apparente (en fondu-enchainé dirions-nous aujourd’hui). Un rhéostat à curseur permet d’allumer progressivement un foyer tandis que l’autre s’éteint « Les effets inattendus de ces images qui se fondent les unes sur les autres sont d’un aspect agréable et chatoyant qui s’accorde parfaitement avec le caractère artistique de ces photographies en couleurs naturelles. »

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Lanternes de projection scientifique MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 6 mars 2011

molteniscient01.jpg molteniscient02.jpg molteniscient03.jpg

Il s’agit de la lanterne de projection la plus caractéristique fabriquée par MOLTENI (voir PORTRAITS) durant une trentaine d’année.

Voir : La maison MOLTENI et Cie

Elle peut être équipée de différents systèmes d’éclairage et d’accessoires de projection, mais le modèle de base est toujours resté le même. «  De nombreux perfectionnements ont été apportés depuis le début de leur fabrication, toutefois celles qui ont été vendues il y a plus de trente en (vers les années 1880) fonctionnent encore aujourd’hui à l’entière satisfaction de ceux qui les emploient ».

Toutes ces informations sont extraites du catalogue “Projection Molteni : RADIGUET & MASSIOT N°89” datant des années 1910.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

molteniscient06.jpgLa lanterne de projection

Cette lanterne est de construction particulièrement soignée pour satisfaire aux besoins particuliers des lycées, des salles de conférences, des facultés, universités, etc.

Ses principales caractéristiques sont :
- construction en tôle d’acier de 1mm d’épaisseur, avec des faces parfaitement planées et au rivures très soignées ;
- système optique et platines de support en cuivre massif avec des lentilles montées dans des barillets et contre-barillets à vis facilitant les remplacements et nettoyage ;
- optique de premier choix dont le foyer des condensateurs est exactement accordé à celui de l’objectif utilisé ;
- socle solide en acajou verni indéformable, permettant une assise stable.

Cette lanterne convient très bien la projection cinématographique. Elle peut être placée sur une table de projection parfaitement adaptée à un usage professionnel.

Voir : Les tables de projection

molteniscient04.jpg molteniscient05.jpg • Le système d’éclairage à arc électrique avec régulateur automatique

Le régulateur automatique permet de maintenir en permanence les charbons à la distance idéale pour obtenir un arc électrique, et cela quelque soit l’usure des charbons. De plus le point lumineux est rigoureusement fixe par rapport à l’axe de projection.

Ce système d’éclairage à arc électrique très puissant (de 10 à 50 ampères) fournit une lumière suffisamment intense pour obtenir une image de 3m50 de côté, sans qu’il soit utile de faire l’obscurité dans la salle.

Ces régulateurs sont construits spécialement pour fonctionner sur un courant déterminé, soit alternatif, soit continu. Leur intensité est variable dans des proportions moindres que les arcs à main qui peuvent aller jusqu’à 125 ampères.

molteniscient07.jpg Sur ce schéma, le bouton A permet le réglage en hauteur, le bouton B celui d’avant en arrière et le bouton C permet le centrage de gauche à droite.

molteniscient08.jpgAppareil de projection “Universel” grand modèle

Cet appareil de projection est constitué d’une partie fondamentale et d’accessoires annexes qui peuvent être acquis progressivement en fonction des besoins ou du niveau d’enseignement.

molteniscient12.jpg

La partie fondamentale comporte une lanterne en tôle forte montée entre deux glissières réglables placées sur un socle en acajou. Le système optique est adapté pour recevoir des condensateurs de 110mm ou 150mm. Il comporte en son centre une cuve à eau, placée après le condensateur, destinée à absorber la chaleur des rayons lumineux concentrés par les lentilles.

molteniscient09.jpg Système 1 adapté à la projection des diapositives ou à la projection microscopique

molteniscient10.jpg Système 2 adapté à la projection des corps transparents placés horizontalement

molteniscient11.jpg Système 3 adapté à la projection des corps opaques

A l ‘époque on parlait de projections mégascopiques, apédiascopiques ou épiscopiques. Cela consistait à éclairer très fortement un objet opaque (livre, dessin, gravure, herbier, pièce d’anatomie, etc.) et à recueillir son image au moyen d’un objectif à grande ouverture.

molteniscient13.jpgAppareil universel à transformations instantanées : modèle des Facultés de Médecines

Devant la lanterne de projection se trouve une boîte en acajou comportant un dispositif à miroir commandé par une manette destiné à obtenir diverses sortes de projections.

molteniscient14.jpg

1ère possibilité : le miroir est relevé vers l’arrière, permettant aux rayons lumineux de traverser la caisse en bois directement jusqu’à un condensateur qui focalise la lumière vers un microscope de projection. Cet équipement peut être remplacé par différents accessoires tels que lentilles, prismes, etc., destinés aux expériences d’optique.

molteniscient15.jpg

2ème possibilité : le miroir est incliné à 45°, ce qui dévie les rayons lumineux vers un objectif placé verticalement au dessus duquel se trouve un second miroir à 45°. Ce système permet de projeter des préparations transparentes placées horizontalement, sous l’objectif.

molteniscient16.jpg

3ème possibilité : le miroir est incliné à 13° par rapport à la verticale, ce qui permet d’envoyer les rayons lumineux vers le plateau inférieur réglable de la caisse en bois avant d’être renvoyés vers un autre objectif de focale différente au dessus duquel se trouve un second miroir à 45°. Ce système permet de projeter des documents opaques, tout comme le fait un Episcope.

Cet appareil a été spécialement étudié en collaboration avec le docteur KALT, pour son cours d’ophtalmologie à l’hospice des Quinze-Vingt. Il a été fabriqué en plusieurs exemplaires pour l’amphithéâtre de pharmacologie de la faculté de Médecine de Paris, pour l’hôpital des Enfants Malades, pour l’hôpital de la Maternité, etc.

En complément, voir : Lanternes de projection MOLTENI télécommandée

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