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Modern Kaleidoscope Magic Lantern

Posté par Patrice Guerin le 1 novembre 2020

Le kaléidoscope est un instrument optique réfléchissant ou projetant “à l’infini” des visions colorées mouvantes. Ce petit modèle en carton est à monter soi même.

Voir Kaléidoscope de projection

Kaleidoscope 7

Il est fabriqué en Chine par la Compagnie japonaise Artec. « Une grande partie de notre gamme de produits est créée pour répondre aux besoins d’un marché pédagogiqué. Notre équipe commerciale transforme les besoins des clients en réalité. »

Kaleidoscope 2    Kaleidoscope 8

La pochette contient de nombreuses pièces prédécoupées, y compris des lentilles optiques, des miroirs, une mini ampoule et les contacteurs nécessaires pour faire fonctionner le kaléidoscope.

Kaleidoscope 3   Kaleidoscope 4

« Mettez des perles transparentes ou des bandes de film dans la lanterne magique et vous pourrez projeter des images originales avec votre kaléidoscope !»

Kaleidoscope 5

« Avec le projecteur Kaléidoscope, créez un magnifique monde kaléidoscopique sur les murs de votre pièce. »

Des effets semblables peuvent être obtenus avec Les CHROMATROPES de projection.

Kaleidoscope 6

ARTEC C° Fabricant et vendeur de matériel pédagogique et de jouets CLIQUER ICI

 

 

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Le cône de lumière projetée

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2018

L’art de la projection a une histoire. Elle commence avec la lanterne magique et parcourt les dispositifs plus sophistiqués inventés par la suite, cinéma ou projection vidéo.

Cone 01  Projection d’une horloge. “Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium…” par Johannes Zahn 1685.

La projection véhicule des images, et le projecteur n’y est qu’un moyen au service d’autre chose : l’image projetée.

Cone 02  Représentation de fantasmagorie au début du XIXe siècle d’après Moreau – Paru dans “Le Magasin Pitoresque” de 1869.

Une telle histoire de la projection laisse de côté le fait que, au-delà de son existence transitive, le projecteur a acquis une existence intransitive, une existence qui s’est imposée dans les deux dernières décennies du dix-neuvième siècle, et dont la manifestation a été peu commentée jusque là.

Cone 03  Bon point fin du XIXe siècle.

L’histoire de toute une iconographie du spectacle du projecteur en tant que tel reste à faire. Cette représentation du projecteur, en tant que spectacle sui generis, est celle de trois termes indissociés – à savoir une source, un cône de lumière et une cible. (Tandis que, si le projecteur est considéré comme seul moyen, on s’intéresse, de façon distincte, d’une part à l’objet ou à la scène éclairée, et d’autre part à la technique.)

Cone 04  Couverture de la revue “Mon Ciné” 1923.

Une image type s’est ainsi formée, reprenant de gravure en gravure, ou photos retouchées, un cône de lumière matérialisé par le dessin d’une surface plus claire, voire blanche.

Texte extrait d’un article de Christian Besson in  Alliage, n°75, Nice, 2015 : http://www.besson.biz/projecteur/

Diverses représentations du “Cône de lumière” dans la projection qui son aussi visibles dans l’album “Illustrations et Gravures” (à droite) : Lanterne magique chromos à système - Chromo lanterne magique André HELLE - Chromos lanterne magique enfants - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Le siège de Paris en 1870 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn - Chromos fantaisies lanterne magique - Athanasius KIRCHER et la lanterne magique - Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE” - Publicité par les projections lumineuses - Ombres chinoises et silhouettes - Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Les projections lumineuses dans les églises - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Best Wishes and Greetings with magic lantern - Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE - Microscopes solaires de projection - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50 - Vues fondantes – Dissolving views - Plaques animées et plaques à système pour projection - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - Les prismes et l’étude de la lumière - Les projections à l’école

 

 

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Recomposition de la lumière

Posté par Patrice Guerin le 12 janvier 2015

Prisme 21  Page de garde de “L’Optique” par Fulgence MARION

De même que l’on peut séparer les couleurs primaires composant la lumière à l’aide d’un prisme, on peut tout aussi bien les réunir de nouveau pour obtenir de la lumière blanche en faisant passer les rayons colorés à travers un autre prisme ayant le même angle, mais tourné en sens inverse.

Voir : Les prismes et l’étude de la lumière

Il existe d’autres procédés permettant de recomposer la lumière blanche, facilement réalisables avec un banc optique et quelques accessoires tels qu’une loupe ou un miroir, voir même autant de miroirs que de rayons colorés.

Voir : Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

Prisme 22

Cette expérience consiste à recevoir les rayons colorés sur une lentille biconvexe d’assez grand diamètre derrière laquelle on place un petit écran de verre ou de métal dépoli, ou plus simplement un carton ou une feuille de papier blanc. « En avançant ou en reculant cet écran on trouve facilement le point sur lequel convergent tous les rayons lumineux pour former une lumière d’une éclatante blancheur. »

Prisme 23

Dans cette expérience on remplace la lentille de verre par un miroir concave de grand diamètre devant lequel on place le même petit écran récepteur que précédemment. En ajustant la distance on obtient de nouveau cette « lumière d’une éclatante blancheur ».

Prisme 24

Cette autre expérience, plus délicate à réaliser mais très démonstrative, nécessite un support sur lequel sont placés sept petits miroirs articulés. En dirigeant de manière très précise ces miroirs vers un point unique situé si possible dans la pénombre, on observe de nouveau cette « lumière d’une éclatante blancheur ». Avec ce procédé il est possible de décaler ou de masquer certains miroirs pour observer la superposition de quelques couleurs seulement.

Prisme 25  Disque de Newton

Un disque de Newton est une surface plate et circulaire sur laquelle figure sept secteurs représentant les sept couleurs primaires. Cet ensemble de couleurs peut être répété un certain nombre de fois. « Lorsque l’on fait rapidement tourner ce cercle coloré, les couleurs disparaissent devant l’œil et l’ensemble du disque devient blanc. » Dans la réalité le blanc est plutôt gris car les couleurs figurant sur le disque ne sont pas aussi pures que celles provenant directement de la lumière.

Prisme 26  Plaque de lanterne magique chromatrope – Coll. Cinémathèque française

Le disque de Newton tient son nom du fait que Isaac NEWTON (1643-1727) fut le premier à définir et à nommer les sept (comme les sept intervalles de la gamme musicale) couleurs primaires composant l’arc-en-ciel.

Source : “L’Optique” par Fulgence MARION – Bibliothèque de Merveilles, Librairie L. Hachette et Cie – Paris 1869

 

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Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

Posté par Patrice Guerin le 16 septembre 2014

Lefevre 01  Brevet du LAMPADORAMA LEFEVRE N° 115 429 – Source Archives INPI

Le 9 novembre 1876, l’ingénieur Henri Alexandre LEFEVRE, demeurant au n°110 de l’avenue de Villiers à Paris, dépose un brevet de quinze ans pour une lanterne magique à double effet dénommée “LAMPADORAMA ou LAMPASCOPE BI-LAMPADAIRE servant de chambre noire et de lanterne magique”.

Lefevre 02  Source Archives INPI

« L’appareil se compose d’une boîte opaque dont les faces inférieures et supérieures sont percées d’orifices qui permettent de le poser sur deux lampes quelconques dont les porte-globes sont à la même hauteur. A l’intérieur de la boîte, un système de réflecteurs renvoie la lumière des deux lampes sur la paroi postérieure de l’appareil où l’on peut placer les objets ou images opaques qui se trouvent ainsi fortement éclairés. La paroi antérieure porte, en face de l’objet éclairé, un système de lentilles convergentes projetant sur un écran extérieur l’image plus ou moins agrandie de l’objet éclairé. Le même appareil se transforme en lanterne magique ou en lampascope de la façon suivante : l’objet opaque est remplacé par un système de miroirs réflecteurs qui renvoient la lumière vers l’orifice de la paroi antérieure devant lequel se trouve une rainure permettant de placer les images transparentes. »

Lefevre 03

Henri LEFEVRE précise aussi les différents usages de son BILAMPADAIRE et annonce, vingt ans à l’avance, l’avènement du cinématographe “Images à mouvements”. « Au moyen de cet appareil et de ses deux transformations, les images noires ou coloriées, opaques ou transparentes, les effets du Phénakistiscope et du Kaléïdoscope, les images à mouvements, sont projetées plus ou moins agrandies sur l’écran extérieur. Le soussigné se réserve l’adaptation industrielle à cet appareil des images noires ou coloriées par les procédés d’impression ordinaire ou par la photographie, sur gélatine transparente, sur mica et en général sur toute matière organique ou minérale moins lourde, moins fragile et plus facile à travailler que le verre. Il se réserve également la possibilité de faire mouvoir les images à mouvement à la main ou au moyen de l’électricité ou par la compression de l’air. »

Lefevre 04  Certificat d’addition du LAMPADORAMA LEFEVRE – Source Archives INPI

Dans le certificat d’addition du 7 novembre 1877 Henri LEFEVRE ajoute : « J’adopte de préférence deux dispositions qui ne différencient principalement  que par la nature des matériaux employés et par leur forme extérieur. L’un des modèles est l’appareil ordinaire généralement en carton ; le second modèle, plus riche et de construction plus solide, est de préférence en métal. »

Lefevre 05  Collection F.B.

Ces appareils peuvent être de formes hexagonales ou elliptiques, allant du modèle le plus simple en carton, aux appareils les plus luxueux telle que celui en tôle aux décors peints à la main ou le modèle “Riche” avec réflecteurs plaqués argent.

Lefevre 06  Le XIXe siècle – Décembre 1877 – Source Gallica

Dans les mois qui suivent, plusieurs journaux signalent cette invention ou publient une annonce présentant l’appareil commercialisé par Ch. DELAGRAVE, 58 rue des Ecoles à Paris. L’un des textes les plus savoureux provient du journal “Le Tintamarre”, hebdomadaire satirique et financier, du 29 décembre 1878 : « Ah ! si feu QUINQUET avait pu se douter que les lampes dont il donnait la première idée seraient perfectionnées à tel point qu’elles serviraient un jour à aider au renversement de la lanterne magique, nul doute qu’il n’ait au moins voulu emporter dans sa tombe un LAMPADORAMA pour charmer ses loisirs dans l’éternité. Avec le LAMPADORAMA, plus de frais de verres, si lourds et si coûteux dans la lanterne magique ; la première image venue mise à l’envers dans l’appareil, enclavé sur deux lampes, et le dessin se projette, grandi une quinzaine de fois, en face de l’appareil, avec tous ses tons, toutes ses couleurs et tous les reliefs qu’il peut comporter. L’Empire, mis à l’envers dans un LAMPADORAMA, se détacherait certainement avec toutes les couleurs qu’il nous a fait avaler pendant dix-huit ans, et la conscience de BAZAINE formerait assurément la plus belle tache noire qu’il soit possible d’imaginer. Enfin, grâce au LAMPADORAMA, plus de femmes méchantes et surtout plus de belles-mères acariâtres ; la crainte de voir leur photographie projetée inopinément va les rendre aussi aimables que la République rêvée par monsieur THIERS. » Denis PEPIN

Lefevre 07  Le Figaro du 22 juin 1878 – Source Gallica

A l’Exposition Universelle de 1878, l’appareil de monsieur DELAGRAVE intéresse le public, pourtant indifférent aux choses scolaires « il présenta un système nouveau et sérieux de lanterne magique, le LAMPADORAMA, qui permet la projection des images opaques, des photographies par exemple, et même des objets en relief, des vases, des œuvres d’art avec toutes leurs couleurs et leurs dorures ».

Lefevre 08

Cette notice publicitaire du MEGASCOPE LEFEVRE ou LAMPADORAMA, dont le distributeur est la Maison des Inventions Nouvelles, 66 rue Basse-du-Rempart à Paris IXe,  indique que « c’est un auxiliaire précieux pour les peintres, dessinateurs, graveurs, décorateurs, architectes, etc. car il permet d’agrandir les croquis, esquisses ou photographies, mais aussi les médailles, camées et même les insectes afin d’éviter aux artistes la plus grande partie d’un travail purement mécanique (le copiage) qui n’est qu’un accessoire d’une œuvre d’art. »

Lefevre 09

C’est aussi un jouet très amusant qui remplace la « vieille lanterne magique avec ses verres peints qui étaient toujours si grossièrement faits ». Il permet de projeter tous les dessins imprimés, les chromos et autres gravures de grande qualité et de grande finesse et même « des images grotesques ou des sujets à mouvements faits avec quelques coups de crayon ou de pinceau, avec du fil et des morceaux de carton ».

Lefevre 10  Dans son livre “Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection” Alfred MOLTENI indique qu’il a construit pour monsieur LEFEVRE un appareil que ce dernier a fait breveter sous le nom de BILAMPADAIRE. Ce mégascope se pose sur deux lampes à huile, tout comme les lampascopes classiques. « Il sert dans les séances de famille, pour projeter les photographies sur papier ou les chromolithographies qui rencontrent se rencontrent en si grande quantité. »

Lefevre 14  La devise de Henri LEFEVRE, inscrite au centre de cette étiquette est “En forgeant se fait le Fèvre” !

Ce modèle possède certaines caractéristiques propres aux appareils MOLTENI, telles que les filets dorés qui habillent toutes les faces de l’appareil.

Lefevre 16  Lefevre 13  Lefevre 15

Ce mégascope a la particularité de projeter aussi bien des corps opaques que des vues transparentes sur verre, et cela « sans déplacer les lampes ». Il suffit de mettre, à l’emplacement de l’image opaque, un support sur lequel sont placés deux petits miroirs orientés de telle manière qu’ils renvoient parfaitement la lumière de chaque lampe vers l’objectif « selon la dimension qu’on cherche à obtenir, on allonge ou on raccourcit le tuyau de la lunette (objectif) jusqu’à ce que l’image soit parfaitement nette ».

Lefevre 11  Gravure provenant du livre “Au hasard du chemin” par M & Mme Satanislas MEUNIER – J. Rothschild éditeur à Paris 13 rue des Saint-Pères. Vers 1886

Le MEGASCOPE LEFEVRE peut être utilisé aussi bien sur deux lampes à huile ou à pétrole ordinaires, voir même sur deux lampes à gaz, à condition qu’elles soient de hauteur identique. Il existerait même un « grand MEGASCOPE LEFEVRE pour projections scéniques avec tous les accessoires nécessaires à la lumière oxhydrique ou électrique (sur commande) ». Comme la plupart des lampascopes qui sont simplement posés sur une lampe d’éclairage, celui-ci à tendance à basculer vers l’avant à cause du poids de l’objectif ; il convient donc d’ajouter une masse de 500g environ dans l’appareil, à l’arrière, pour l’équilibrer.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

 

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Appareil de famille et de classe MOLTENI, modèles postérieurs

Posté par Patrice Guerin le 28 avril 2014

Molteni famille 01

En 1873 Jules & Alfred MOLTENI déposent un brevet pour cet appareil, caractéristique de la production MOLTENI, qui figurera au catalogue jusqu’au début du XXe siècle.

Voir : Appareil de famille et de classe MOLTENI, le brevet

Molteni famille 02 Modèle N°4 : corps en tôle peinte vernie “monté très solidement”, boîtier en noyer, condensateur double de 110mm, objectif double achromatique monté à chemise et crémaillère sur un cône en cuivre.

Voici les principales caractéristiques de l’Appareil de famille, définies par Alfred MOLTENI dans son livre “Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection ». Une annotation précise même que cette lanterne fut conçue pour répondre à la demande du docteur Gustave LE BON (1841-1931), anthropologue, psychologue et sociologue remarquable « qui en a fait plusieurs fois usage dans ses cours et conférences. »

1° – éviter la nécessité d’une lampe spéciale, ne pouvant plus servir si on n’est pas à même de renouveler facilement les mèches, verres ou pièces qui viennent à s’abimer ;

2° – Pouvoir se servir du premier éclairage venu : huile, pétrole, gaz ordinaire, lumière oxhydrique, etc. ;

3° – Occuper peu de place et être très portatif ;

4° – Construire, sur ce principe, un modèle pouvant servir simplement à l’amusement et d’autres modèles susceptibles d’être appliqués à l’enseignement.

Molteni famille 03

L’appareil se compose d’une boîte en noyer soigneusement fabriquée (A) ayant une ouverture à sa partie supérieure, qui peut être fermée par une planchette mobile munie d’une poignée qui la rend portative. A l’arrière se trouve une paroi coulissante (B) qui donne accès à la lanterne. A l’intérieur se trouve, de manière démontée, le corps de lanterne (C), la cheminée (E), l’objectif (F) et le réflecteur (G).

Molteni famille 04  Sur cette vue, la lanterne est équipée du lampe VISSEAUX fonctionnant au gaz de ville

Pour installer l’appareil, on introduit une lampe d’éclairage domestique (huile, pétrole ou gaz) par l’ouverture supérieure, puis on place le corps de la lanterne sur le dessus en la fixant à l’aide de deux boulons fournis. Il suffit ensuite de visser l’objectif à l’avant, de fixer le réflecteur à l’arrière et de placer la cheminée sur le dessus.

Après avoir allumé la lampe, il faut régler sa position en hauteur pour que le centre de la flamme corresponde au foyer des lentilles. Pour cela on se sert de la planche supportant la poignée que l’on introduit à la hauteur voulue « grâce à un double rang de crémaillères analogues à celles qui supportent les rayons d’une bibliothèque ». Sur les modèles plus simples, on peut utiliser quelques livres de différentes épaisseurs pour rehausser la lampe.

Molteni famille 05

Suivant la distance à laquelle on opère, ce projecteur peut donner une projection carrée de 1m50 à 1m75 de côté. En s’éloignant davantage on obtient une image plus grande, mais, dans ce cas, l’insuffisance de la source de lumière ordinaire devient manifeste et oblige à avoir recours à la lumière oxhydrique. Le catalogue MOLTENI de 1892 présente différents modèles de cet appareil ainsi que d’autres lanternes plus importantes.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Molteni famille 06  Molteni famille 07  Molteni famille 08  Il existe différentes versions de cet appareil de famille et de classe

Le modèle de base (au centre), possède un corps en fer blanc verni, un condensateur de 95mm et un objectif simple coulissant à frottement dans un support en métal. « Ce modèle ne saurait guère être employé que comme amusement, les images n’étant pas assez parfaites pour pouvoir servir aux démonstrations scientifiques ». Il est contenu dans boîte en noyer, sans rainure. Prix sans lampe : 35 frs.

Voir : Appareils de famille MOLTENI, premiers modèles

 

Molteni famille 31 Modèle N°3 : corps en tôle peinte vernie, boîtier en noyer, condensateur double de 110mm, objectif double achromatique monté à crémaillère.

Le modèle N°4 « monté très solidement », possède corps en tôle vernie noir, un condensateur double de 108mm et objectif double achromatique monté à chemise et à crémaillère sur un cône en cuivre. Prix sans lampe : 150 frs. Le modèle N°3 est assez semblable, mais de construction moins onéreuse ; il n’a pas de cône en cuivre. Prix sans lampe : 110 frs. Ces lanternes sont contenues dans des boîtes en noyer avec ouverture supérieure qui ont des dimensions adaptées aux projecteurs.

Molteni famille 32Support d’éclairage – Collection MNE Rouen

Outre les éclairages ordinaires, ces deux modèles peuvent recevoir les éclairages oxhydriques et oxycalciques grâce à un support adapté qui vient occulter l’ouverture située au fond de la lanterne, ainsi « elle est d’un bon emploi dans les établissements d’enseignement, dans les salles de conférences et pour les voyages ».

Molteni famille 09

La caisse de ce projecteur de famille “gros modèle” a été allongée (partie gauche plus sombre) pour contenir la lanterne qui est un peu plus longue que le modèle de base, peut-être pour y placer un système optique plus élaboré, avec objectif, tube allonge et cône de support en cuivre se vissant sur la lanterne.

Molteni famille 10  Grand in-8 cartonné pleine toile rouge avec 666 illustrations, 20 chromos et planches hors texte

 “Au hasard du chemin. Voyage de jeunes naturalistes de la Manche aux Alpes. Études pittoresques des bêtes, des plantes, des pierres. Leur description – Station – Classification – Moeurs – Usages – Récolte – Conservation” de M et Mme Stanislas MEUNIER (voir PORTRAITS). J. Rothschild éditeur à Paris 13 rue des Saint-Pères. Vers 1886.

Ce livre raconte les aventures de la famille BRAVANDAS, accompagnée de leur ami SCABIEUSE, au cours d’un voyage naturaliste à travers la France. « Mes amis ! Mes enfants ! Ce sont six mille francs que ce prix nous donne. Savez-vous à quoi nous les emploierons ? A des courses sans fin dans tous les coins de la France. »

En voici un extrait qui décrit parfaitement comment se préparait une projection lumineuse dans les années 1880/90. Au cours du trajet, SCABIEUSE explique ce qui les amènent à Coutances. «  Nous ne sommes pas riches. La perte de notre voiture à cheval nous plongerait dans une détresse inexprimable, si nous ne trouvions moyen de conjurer les coups du sort… Il m’est venu l’idée de faire ici une conférence. Nos voleurs nous ont laissés des animaux forts intéressants : un singe et des chiens savants. Nous les montrerons au public et lui raconterons sur eux toutes sortes d’anecdotes véridiques. Puis monsieur BRAVANDAS, qui est un artiste hors ligne, exécutera plusieurs morceaux de piano. J’éclairerai ma conférence de projections lumineuses : ce sera une vraie séance de lanterne magique…

Molteni famille 11  Affiche reproduite dans le livre, montrant l’appareil de famille utilisé pour cette conférence

- Pensez-vous que nous attirions la foule et que nous réaliserons de sérieux bénéfices ?
- J’en suis sûr. Les coutançais accueillent fort bien tout ce qui leur apporte une distraction. Quel local choisirez-vous pour votre conférence ?
- Celui que vous nous indiquerez.
- Il faut louer le théâtre.
- Diable ! Cela coûtera cher.
- Oui, mais vous aurez ainsi toutes les classes de la société : les riches dans les loges, les ouvriers au paradis, les petits commis, les écoliers au parterre. Je vous réponds que pas une place ne restera vide, et que la meilleure moitié du théâtre sera prise en location.
- N’importe ! C’est effrayant ! Nous possédons à peine de quoi payer notre hôtel pendant les quelques jours nécessaires à la préparation de la cérémonie, et en location de salle et d’appareils à projection, en éclairage, pose d’affiches, annonces par le tambour de ville, et bien des détails que je ne compte pas, nous nous mettrons sur les bras au moins trois cents francs de frais…

SCABIEUSE avait des relations avec la maison MOLTENI, à cause de quelques conférences gratuites avec projections faites par lui dans la banlieue de Paris. Il écrivit, demanda un appareil, du gaz oxygène et des vues sur verre ; ce qui lui fut expédié par la grande vitesse et lui arriva en fort bon état. »

 

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Plaques animées et plaques à système pour projection

Posté par Patrice Guerin le 26 novembre 2013

Plaque 01  Séance de projection familiale au XIXe siècle

Vers 1725, le physicien hollandais Pieter VAN MUSSCHENBROEK (1692-1761) présente des plaques animées. Une petite manivelle permet de mouvoir, par poulies interposées, une plaque de verre sur laquelle sont peintes les ailes d’un moulin qui tournent devant la tour peinte sur une autre plaque de verre fixe.

Plaque 02  Plaque de fantasmagorie – XVIIIe siècle. Collection Antic-Photo

Il s’agit d’une plaque ou “tableau” de projection fixe, généralement montée dans un cadre en bois qui comporte plusieurs vues permettant de créer une petite animation à l’écran. Ces plaques, combinées à des lanternes doubles ou triples permettaient de créer de véritables spectacles animés bien avant l’invention du cinéma.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS - Vues fondantes – Dissolving views

Plaque 03 Catalogue Mazo – 1908  fichier mov Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Les plaques animées ne comportent pas de mécanisme, il s’agit généralement de deux vues sur verre dont l’une est fixe et l’autre mobile (voir ci-dessous tableaux à tiroir). Les plaques à système sont munies d’un mécanisme : levier, poulie, engrenage, manivelle, etc. Il existe de nombreux modèles de plaques animées.

Plaque 04fichier mov Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Les tableaux “A tiroir” (Slip slides) comprennent généralement un verre fixe qui représente les deux états d’une action dessinée sur fond noir. Le second verre “à tiroir” porte un cache peint en noir ou en papier opaque qui permet d’obturer l’une ou l’autre partie de l’action lorsqu’on le déplace horizontalement. On parle aussi de tableaux à “Caches”.

Plaque 05Muckross abbey – Ireland fichier mov Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Les tableaux à “Longue course” ou “Panoramas mouvants” sont des tableaux à tiroir dans lesquels la plaque mobile représente un élément en ombre chinoise (bateau, barque, voiture, personnage) qui se déplace lentement dans le décor coloré.

Plaque 06  Plaque 07

Il existe même des châssis spéciaux pour “Ombres projectionnées” permettant de faire « défiler sans secousse et d’une façon lente et régulière » une grande plaque de verre (45cm de long) sur laquelle est peinte une succession d’ombres. Celle-ci coulisse à la main ou à l’aide d’une manivelle devant un paysage figurant sur une autre plaque située à l’avant de ce châssis dans un passe vue va-et-vient permettant de la remplacer en cours de projection. Combinées à une lanterne double, ces plaques permettent de créer de véritables spectacles d’ombres, tels qu’ils étaient projetés au cabaret du “Chat noir” au XIXe siècle.

Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Ombres chinoises et silhouettes

Plaque 08La corvée de quartier fichier mov Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Les tableaux “A levier” (Lever slides) sont fait sur le même principe que les tableaux à tiroir. Ils comprennent un verre fixe, généralement rond, fixé dans la monture en bois sur lequel est peint le sujet principal et un verre mobile que l’on fait tourner partiellement à l’aide d’un levier en métal qui dépasse sur le côté de la plaque.

Plaque 09

Les tableaux “A rotation” ou “A engrenage” ressemblent aux tableaux à levier mais permettent un mouvement circulaire plus complet. Ils comprennent un verre fixe, généralement rond, fixé dans la monture en bois sur lequel est peint le sujet principal et un verre mobile que l’on peut faire tourner en permanence à l’aide d’une petite manivelle. Initialement le disque animé était entrainé par une petite corde sans fin entrainé par la manivelle. Par la suite on à préféré un système à engrenage permettant un mouvement plus régulier et évitant le glissement de la cordelette.

Plaque 10  fichier mov  Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Ce type de mécanisme est utilisé pour faire tourner les “Chromatropes”, aussi appelés “Rosaces tournantes”. La plaque se compose d’une vue circulaire placée sur le châssis qui représente un dessin géométrique coloré et une vue mobile pouvant représenter le même dessin ou un dessin complémentaire. Les deux plaques tournent en sens inverse à l’aide d’une manivelle, ce qui crée à l’écran « de très curieux effets de colorations ».

Voir : Les CHROMATROPES de projection

Il existe de nombreuses variantes dénommées “Eidotropes”, “Chromascopes”, etc. Dans l’Eidotropes, par exemple, monsieur WEASTHONE, qui en est l’inventeur, a remplacé les disques de verre peint par des plaques rondes de métal léger ou de carton dans lesquelles il a fait des entailles « permettant d’obtenir des figures géométriques qui se recoupent de toutes manières ».

Plaque 11  Plaque 12  Photograph courtesy of RICHARD WARREN LIPACK (USA)

Les tableaux “Mécaniques” permettent de présenter un mouvement un peu plus complexe que celui d’un tableau à rotation. Une manivelle anime, à l’aide d’une poulie, une silhouette représentant souvent un humain ou un animal découpé dans du métal léger ou de la gélatine colorée. Parfois les membres (bras et jambes) sont mobiles et remuent en fonction de la rotation du corps. ROBERTSON (voir PORTRAITS) avait utilisé ce genre de tableau dans la “danse des sorciers” ou l’on voyait des personnages tournoyer autour d’un squelette.

Voir : Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON

Plaque 13  La danse des nains

Il existe d’autres types de tableaux animés tel que ce tableau “Hydraulique” composé d’une cuve remplie d’eau dans laquelle sont plongés de petites figures en bois représentant des insectes ou de petits personnages légendaires. En pressant sur la poire en caoutchouc on crée des remous qui font tourbillonner ces petites figures de manière tout à fait aléatoire.

De très nombreux thèmes ont été traités en plaques animés afin de donner vie à des spectacles très vivants.

Voir : Projection de phénomènes météorologiques - Petit spectacle de lanterne magique - Les collections de vues pour projection MAZO

 

 

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Le projecteur CINEBANA de BANANIA

Posté par Patrice Guerin le 4 novembre 2013

Le projecteur CINEBANA de BANANIA dans Projecteurs jouet cinebana-01-116x150  cinebana-02-114x150 dans Projecteurs jouet  cinebana-03-300x185 Recto, verso et intérieur de la pochette

Le CINEBANA est un petit projecteur en carton, dénommé “lanterne magique” par BANANIA. Il est plié à l’intérieur d’une pochette cartonnée mesurant 23x30cm. Pour l’utiliser « Redresser l’appareil jusqu’à la verticale, un enclenchement automatique le fixe dans sa position d’utilisation. »

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La projection s’effectue en plaçant une lampe de poche ordinaire « en bon état » à l’emplacement prévu derrière l’appareil puis de glisser la bande d’images dans les fentes appropriées. « Vous serez heureux d’assister à un véritable spectacle… en couleurs ! » Le réglage de la netteté sur l’écran (un simple mur blanc) se fait «  en éloignant ou en rapprochant légèrement l’appareil ».

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Le CINEBANA est obtenu contre 16 points BANANIA et 6 timbres poste pour lettre. « Cette lanterne magique vous sera adressée avec une histoire complète en 20 images ».
Cinebana 08  BANANIA indique qu’il existe 22 histoires au total que l’on peut obtenir par série de 3 histoires en envoyant 16 points et 4 timbres-poste.

cinebana-07-68x150  Microscobana – Collection privée cliquer ici

Avec ces mêmes points BANANIA, on pouvait aussi obtenir des découpages (Le garage, la ferme, le moulin, le porte-avions), des constructions et même les super découpages animés. Tous ces pliages sont des créations de Max PONTY (voir PORTRAITS).

A la même époque d’autres marques distribuèrent aussi de petits projecteurs en carton.

Voir : Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

 

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Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

Posté par Patrice Guerin le 21 octobre 2013

Les projecteurs publicitaires en carton des années 50  dans Projecteurs jouet projouets-01-300x189  Les projecteurs en carton des années 50 “des Jeux Passionnants”

Profitant du développement considérable de la diapositive dans les années cinquante, plusieurs fabricants profitent de cette mode pour dynamiser leurs ventes en proposant des petits projecteurs en carton à monter soi-même en échange d’un certain nombre de bons collectionnés dans les produits de la marque. « Les fromageries PICON à Saint-Felix (Haute-Savoie) ont le plaisir d’offrir à leurs petits amis ce nouveau jeu d’un intérêt passionnant pour tous les enfants en échange des bons que vous trouverez dans les boîtes de fromage MERE-PICON ».

projouets-02-102x150 dans Projecteurs jouet  Projecteur CINEMAGIC – MERE PICON

Voir : Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON

projouets-03-112x150  Projecteur CINEBANA – BANANIA

Voir : Le projecteur CINEBANA de BANANIA

projouets-04-300x87  Projecteur AFIX ou CINEAFIX

Voir : Le projecteur AFIX ou CINEAFIX

projouets-05-117x150  Projecteur CINE-ALBUM – HACHETTE

Voir : Le projecteur CINE-ALBUM de Hachette

projouets-09-118x150  Projecteur CINE-MIME - Editions Gautier Languereau

Voir : Le projecteur CINEMIME des éditions Gautier-Languereau

Projouets 10  Projouets 11  Projecteur CINEROLLS – S.P.A.M.

Ce projecteur en carton est obtenu auprès de son fournisseur de lessive habituel ou de l’entreprise S.P.A.M. à Paris « contre l’envoi de cent francs ». Il est livré accompagné d’un premier film ; « ensuite, en échange de cinq bons découpés dans les paquets ROLLS et FAST, votre fournisseur vous remettra gratuitement le suite du film que vous possédez ou le début d’un nouveau film ».

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Cette mode des petits projecteurs pour enfants ne date pas des années cinquante. Elle remonte aux lanternes magiques jouets du XIXe siècle fabriquées principalement par des marques françaises et allemandes. A la fin du XIXe siècle des kits complets du projectionniste débutant étaient même proposés sur le marché.

Voir : Lanternes magiques jouet - Accessoires pour projections familiales

projouets-07-115x150  Projecteur COMICSCOPE

Dans les années 40/50 d’autres projecteurs fonctionnant avec des lampes de poches ou une simple ampoule électrique permettaient de diffuser les images de Walt Disney et les premiers Comics US.

Voir : Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40 - Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

 

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Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

Posté par Patrice Guerin le 25 décembre 2012

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40 dans Projecteurs jouet comicscope-01-300x140  comicscope-02-98x150 dans Projecteurs petit format  Document G.V.

Le 20 mars 1940 Robert W. FARRELL et Victor S. FOX déposent à New-York le brevet n°2,301,114 pour un “projecteur optique” (délivré le 3 novembre 1942). Il s’agit d’un « projecteur optique simple et peu coûteux à construire qui peut être facilement assemblés par des enfants à partir de quelques éléments séparés ».

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Le Comicscope se compose d’une boîte en carton épais (19x18x8cm) munis de plusieurs ouvertures permettant d’introduire l’objectif (un simple tube de carton de 2,7cm de diamètre muni d’une lentille bi-convexe), les vues opaques provenant de bandes dessinées collées sur des cartons de 8cm de large et la lampe qui n’est pas fournie avec l’appareil (un éclairage ordinaire avec ampoule de 50 à 60w).

comicscope-04-150x97  Malgré la simplicité d’utilisation, l’appareil est livré avec une notice illustrée en 8 étapes. De plus, celle-ci précise que l’on peut dessiner ses propres images ou même « projeter des photographies de soi-même, de ses amis et de sa famille ».

comicscope-05-102x150  comicscope-06-150x87 comicscope-07-150x72  Comicscope peut s’interpréter ainsi : “Voir des bandes dessinées”.

Ce petit projecteur “totalement inefficace” permet de projeter les Comics-Strip parues dans les journaux américains des années 1940 dont les fameux héros patriotiques “Captain Freedom” et “Captain America”.

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Le Comicscope est une réminiscence des lanternes magiques pour enfants du XIXe siècle, mais il n’en a plus les qualités et ne projette que des documents opaques, ce qui nuit d’autant plus à la luminosité de l’image sur l’écran. « Afin d’obtenir une bonne orientation de l’image, il faut glisser la bande dessinée à l’envers. Mais dans ce cas ce qui est à gauche passe à droite et le texte apparaît à l’envers. De tout façon vous auriez du mal à lire le texte, car seule une image circulaire est projeté qui ne couvre qu’une partie du sujet».

Voir : Lanterne magique et projections familiales – ToverlantaarnLa lanterne magique ou le spectacle amusant

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Fabriqué par Remington Morse “Quality Products” – département de Hamilton Ross Industries New York Chicago – le Comicscope est vendu par correspondance dans les journaux de BD américains. Le prix est dérisoire “Only 25 cents”, mais les enfants qui veulent obtenir un Comicsope doivent envoyer non seulement l’argent (au départ 15 cents), mais aussi des coupons découpés dans cinq titres différents appartenant au même éditeur ainsi que 3 cents en timbres. A l’époque, un magazine de BD coûtait environ 10 cents.

comicscope-17-112x150  comicscope-18-111x150  comicscope-19-112x150  comicscope-20-111x150  Dans ces pages extraites de “Wonderworld” n°14 de juin 1940, on voit en couverture une annonce “Gift offer Giant Comicscope”, puis à l’intérieur 2 annonces pour le Comicscope ainsi qu’une annonce destinée à promouvoir les bandes dessinées de Fox Publishing inc. dans lesquelles il convient de découper des coupons.

Pour comprendre l’origine de cette invention, il faut savoir qu’à la fin des années 30, Robert W. FARRELL s’associe à Victor S. FOX pour créer la “Fox Publishing”, une société destinée à publier des comics-books tels que Wonder Comics (qui devient Wonderworld Comics au n°3), Mystery Men, Fantastic Comics

comicscope-12-117x150 D’autres versions de cet appareil existent telles que le “Color Comicscope” et le “Junior’s Television”.

On peut lire sur l’annonce ci-dessous que le Comicscope permet de projeter non seulement des bandes dessinées «  pour voir l’action en plein écran et lire chaque mot » mais aussi des photos Polaroïd et « vos photos préférées de sports, de stars de cinéma ou vos propres clichés de famille… grands comme la vie ! »

comicscope-22-101x150  comicscope-23-81x150  Publicité Batman –  1966

Dans les années 50, l’idée de petits projecteurs “promotionnels” en carton destinés aux enfants donnera le jour, en France, à quelques appareils tout aussi inefficaces que leurs prédécesseurs, pour la plus grande joie des bambins issus du baby-boom.

Voir : sujet à venir
Pour voir d’autres projecteurs jouets cliquer ici

A la même époque, un ingénieur suisse dépose un brevet pour le projecteur le plus perfectionné qui n’ait jamais existé jusqu’alors !
Voir : Le projecteur AUDAX – FOCA

Ce sujet a été partiellement illustré avec des documents provenant des sites suivants : BDzoom.comKirymuseum.org

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Les images d’Epinal et la lanterne magique

Posté par Patrice Guerin le 24 février 2012

Généralement, on appelle “Image d’Epinal” une feuille de moyen format sur laquelle sont imprimées, en couleurs, plusieurs images formant une petite histoire. Aujourd’hui ce terme désigne aussi des images naïves qui « montrent les choses sous leur bon côté ».

Les images d’Epinal et la lanterne magique dans Gravures et Chromos epinal-1-204x300  Fable de Florian : “Le singe qui montre la lanterne magique”

Voir : FLORIAN “le Singe qui montre la Lanterne Magique”

Les “Images d’Épinal” doivent leur nom à la ville d’Epinal dans les Vosges où Jean-Charles PELLERIN (voir PORTRAITS), cartier, fut le premier imprimeur à éditer vers 1809, sous l’ère Napoléonienne, ces images en série. Par la suite on prit l’habitude de nommer ce type de représentation des “Images d’Épinal”, même si certaines furent fabriquées ailleurs et par d’autres éditeurs. Au départ, il s’agissait d’un tableau unique, fort semblable à une “vue d’Optique” puis les images se multiplièrent sur la même planche pour composer de petites histoires.

Voir : Vues d’optique (sujet à venir)

epinal-6-105x150 dans Gravures et Chromos  epinal-7-105x150  epinal-8-105x150  Ces « Images d’Epinal” sont caractéristiques des principaux thèmes projetés avec la lanterne magique. La première représente une séance d’ombres, la seconde montre différents héros de contes et la troisième est illustrée par un certain nombre de monuments et pavillons construits pour l’Eposition Universelle de 1889.

En 1822 Jean-Charles PELLERIN cède son entreprise à son fils Nicolas qui continue à la développer. Plus tard, le petit-fils, Charles-Nicolas, lance la collection des “constructions” qui sont des planches en carton à découper et à monter.

En 1860, François-Charles PINOT, qui est dessinateur-graveur à l’Imagerie Pellerin, quitte l’entreprise et fonde avec SAGAIRE une nouvelle imagerie, la manufacture ”Pinot et Sagaire“, qui fonctionne jusqu’en 1888, date à laquelle elle est rachetée par Pellerin.

Epinal-2-113x150  epinal-4-112x150  Histoire de France vue à travers la lanterne magique en français et anglais

Les sujets représentés sur les “Images d’Epinal” sont très variés mais illustrent surtout des faits historiques tels que la Révolution française et l’épopée Napoléonienne, ou des fables, des légendes et des récits à succès.

FABRICATION

Au départ ces images étaient gravées sur une planche de bois (xylographie) et l’impression s’effectuait à l’aide d’une presse à bras dite de “Gutenberg”. Elles étaient ensuite mises en couleur à la main au moyen de pochoirs.

Vers le milieu du XIXe siècle, on utilise la lithographie, qui permet des dessins plus fins accompagnés de petits textes. Ce procédé d’impression de qualité attire de nombreux artistes qui contribuent au grand succès de ces images.

Epinal-3-115x150  Emprunt National, illustration Marcel CAPY (1865-1941) – Imp. Crété Paris

A la fin du XIXe siècle les “Images d’Epinal” inspirent les nombreuses planches de vues pour projection imprimées sur du papier “pelliculaire”.

Voir : (sujet à venir)

Pour plus d’informations cliquer ici

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