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Les films chronophotographiques de Marey

Posté par Patrice Guerin le 22 décembre 2020

Ce sujet est à la limite des Projections Fixes traitées dans ce blog, mais il fait partie des Projections Lumineuses qui se développèrent durant tout le XIXe siècle et continuèrent durant le XXe dans de très nombreux domaines comme le spectacle, le divertissement familial, l’enseignement populaire et les conférences mondaines.

Marey 1  Images successives d’un sauteur, 5 images à la seconde.

« Les tableaux de Projections Mouvementés sont destinés… à reproduire les lois du mouvement à l’aide de photographies prises à intervalles rapprochés, d’après les méthodes de MM. MAREY, LONDE, ANSCHUTZ, MUYBRIDGE, etc. » Source Les tableaux de Projections Mouvementés par H. Fourtier, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 2  Etude des allures pathologiques de l’homme par la Chronophotographie et sans l’aide de lumière solaire. Des lampes à incandescence sont attachées aux articulations du sujet et servent de points brillants.

Dès 1888, en même temps que l’invention de la pellicule souple par KODAK, Etienne Jules MAREY commence à réaliser, avec l’aide de son assistant Georges DEMENŸ, de petits films destinés à enregistrer la physiologie du mouvement et à en comprendre son déroulement, que ça soit chez l’homme ou l’animal.

Pour voir les films sur le site de la Cinémathèque Française CLIQUER ICI

Marey 3  Analyse chronophotographique du mouvement de l’aile de l’oiseau.

Ces films sont constitués par la succession de nombreuses images fixes prises par un appareil photographique nommé “Appareil Chronophotographique” déclenché automatiquement. A l’origine, ils ne sont pas destinés à la projection. Cependant en 1891 plusieurs conférences avec projections animées* ont lieu avec le concours d’Alfred MOLTENI, qui a fabriqué pour l’occasion un “appareil spécial”.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Marey 4Appareil chronophotographique servant à entrainer la pellicule sensible et à l’immobiliser pendant le temps de pose.

On pourrait considérer ces projections comme les premières séances cinématographiques, mais elles n’étaient pas publiques, pas payantes et encore trop expérimentales pour que l’histoire les retiennent comme étant à l’origine du 7e Art.

VOIR : Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

Sources de l’article : Projections MOLTENI, tome 2 “Vues et Conférences” à paraître en mars 2021, pages 288 & 289 et Conférences publiques sur la Photographie organisées en 1891 et 1892 Conservatoire National des Arts et Métiers, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 5  Extrait de la série présentée par la Cinémathèque Française.

* Entre autres le 4 février 1891 au Photo-Club de Paris et le 6 décembre 1891 au Conservatoire National des Arts et Métiers. De plus, en mars 1891, une série de conférences et de cours sur toutes les parties de l’éducation physique démarre dans la salle de conférence de la Société de Géographie sous le patronage de l’Institut Libre d’Education Physique.

 

 

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Les POILUS ombres et poème par Henriot

Posté par Patrice Guerin le 15 décembre 2020

Poilus 01Dessin figurant en fin d’album, représentant un Mousquetaire, un Hussard et un Poilu.

Le 6 novembre 1917, HENRIOT, de son vrai nom Henri MAIGROT (1857-1933), publie un album de 44 pages intitulé “Les Poilus à Travers les Ages”. Celui-ci présente, sous une forme très illustrée, avec commentaires et légendes, les  aventures militaires de la France depuis les Huns jusqu’à la première Guerre Mondiale.

Poilus 02Album  ouvert “Les Poilus à Travers les Ages” format à l’italienne de 32 x 25 cm.

Ce sujet fait partie des “Pièces lyriques d’ombres projetées” qui furent très à la mode dès le milieu des années 1890, jusqu’au début des années 1920. Malheureusement il n’existe pour l’instant aucune étude sérieuse sur le sujet, ni même un répertoire de ces “Ombres d’Art” ayant été jouées à l’époque.

VOIR : La pièce d’ombres “Lourdes” de l’abbé Evrard - Pièce d’ombres “Tournai” - Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile” - La Pastorale de Noël

Poilus 03  « Tous, régiments comme escadrons, chantent leur Gloire dans l’espace ; Messieurs, c’est le rêve qui passe ! »

Les tableaux panoramiques représentés dans cet album sont destinés à être projetés sous forme de vues sur verre défilant dans une lanterne de projection, au rythme du récit ou des chants. D’ailleurs, la couverture indique bien l’usage de ces dessins : on y voit un écran panoramique sur lequel est écrit le titre de l’album, entouré de silhouettes rappelant différentes époques de cette épopée.

Poilus 04  Couverture de l’album “Les Poilus à Travers les Ages”.

Au total, 105 tableaux, magnifiquement illustrés en silhouettes noires sur fond monochrome, représentent des batailles, des défilés ou des moments champêtres. Puisqu’il s’agit de l’histoire des “Poilus”, pas moins de 33 tableaux sont consacré à la Première Guerre Mondiale, dont le défilé triomphal sur les Champs-Élysées (alors que l’album est publié un an avant la fin de la Guerre) !

Poilus 05 « Le retour Triomphal. »

Pour l’instant il n’existe aucun témoignage concernant ces projections, bien qu’il soit dit que « cet album reproduit la série de projections sur verre qui, au cours de la guerre, ont été projetés avec tant de succès, soit au front, pour amuser les Poilus, soit pour propagande patriotique en Hollande ou en Amérique, soit à Paris et dans toutes les grandes villes de France, au profit des œuvres de guerre et de secours aux blessés ».

Poilus 06

Poilus 07

.                                 Poilus 08  Plaques de verre colorisées, format 6 x 25,5 cm, la dernière est cassée.

Quelques tableaux sur verre, faisant apparemment partie de cette série, ont été retrouvés. Bizarrement, ils ne figurent pas parmi toutes les illustrations de l’album. Ils représentent plus particulièrement des scènes de liesse se passant en Alsace. Peut-être ont ils été créés après 1918 et le rattachement de l’Alsace et de la Lorraine à la France ?

Poilus 09

Poilus 10

Poilus 11  Plaques de verre noir et blanc, format 5,7 x 21 cm.

Merci d’avance à toute personne ou institution qui nous fournira des renseignements, documents ou plaques de verre concernant ce sujet, afin de pouvoir re-créer le spectacle.

Poilus 12

 

 

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Les Opticiens CHEVALIER à Paris

Posté par Patrice Guerin le 7 août 2020

Un catalogue illustré sur les “Microscopes de Précision” de 1881, nous donne un certain nombre de précisions sur l’histoire de cette entreprise familiale qui a vu se succéder 4 générations.

A. Chevalier 01Catalogue Arthur CHEVALIER 1881.

De 1765 à 1804, Louis Vincent CHEVALIER se trouve au quai de l’Horloge du Palais à Paris.

De 1804 à 1830, Jacques Vincent CHEVALIER lui succède à la même adresse.

De 1830 à 1859, Charles et Arthur CHEVALIER s’installent au 158 galerie du Valois au Palais-Royal.

De 1859 à 1889 environ, le docteur Arthur CHEVALIER est “seul successeur” à l’adresse du Palais Royal.

A. Chevalier 02  Atelier d’optique de Charles et Arthur CHEVALIER au Palais Royal.

Arthur CHEVALIER est membre différentes Sociétés :
-       Société d’encouragement pour l’industrie nationale,
-       Société des ingénieurs civils,
-       Société libre des beaux-arts (président de la section de photographie)
-       Membre de la Société photographique de Paris et de Liverpool
-       Société Linnéenne et des sciences physiques et chimiques de Paris (1835),
-       Société des sciences physiques, chimiques et arts agricoles industriels (1832)
-       Société entomologique de France (1834).

A. Chevalier 03Objectif Charles CHEVALIER pour paysages. Collection Antiq-Photo.

Pour plus de précisions sur les objectifs CHEVALIER, cliquer ICI

Arthur CHEVALIER a reçu de nombreuses récompenses dont :
1867 Chevalier de l’ordre royal des SS. Maurice et Lazare.
1868 Chevalier de l’ordre royal de la Couronne d’Italie.
1870 Officier de l’ordre royal des SS. Maurice et Lazare.
1870 Officier d’Académie.

A. Chevalier 04  Megascope N°47 Arthur CHEVALIER Palais Royal.

VOIR : Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

La Maison CHEVALIER, à ne pas confondre avec l’Ingénieur CHEVALLIER, est à l’origine de nombreuses inventions dans le domaines de l’optique et de la photographie, dont :

VOIR : Plusieurs familles d’opticiens CHEVALIER à Paris

-       Le premier constructeur des microscopes achromatiques (1823).
-       L’inventeur de l’objectif double ou à verres combinés pour la photographie (1840).
-       L’inventeur du télescope dioptrique à verres combinés (1834).
-       L’inventeur de la machine pneumatique à mouvement continu, etc., etc.

A. Chevalier 05

Arthur CHEVALIER est l’auteur du Manuel du micrographe, du Manuel des myopes et des presbytes, de divers ouvrages sur la photographie, la chambre obscure, la chambre claire, les lorgnettes jumelles, et de L’Art de Conserver la Vue, dont il y eut au moins cinq éditions.. Il est lauréat (médailles d’or) aux Expositions nationales et à la Société d’encouragement.

VOIR : Microscope solaire de CHEVALIER

 

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Carpenter & Westley

Posté par Patrice Guerin le 15 avril 2020

Carpenter 06Chauve-souris CARPENTER & WESTLEY, dessin extrait de l’une des deux plaques ci-dessous.

Philip CARPENTER (1776-1833) commence à travailler en 1808, en tant qu’opticien à Birmingham et se spécialise dans les lunettes et les microscopes. En 1817 le physicien David BREWSTER (1781-1868)  lui demande de fabriquer le kaléidoscope qu’il vient de breveter. Cet objet devient très vite populaire et permet à CARPENTER d’ouvrir un magasin de détail à Birmingham vers 1819. Deux ans après, il invente la lanterne de projection  “Phantasmagoria” qui servira de modèle à de nombreuses autres lanternes durant cinquante ans.

Carpenter 10Lanterne de projection  “Phantasmagoria” avec éclairage type Quinquet à huile.

VOIR : Lanterne magique vernie noire

« En 1823, autre événement dans le monde lanterniste : CARPENTER publie son ouvrage “Elements of zoology”… Ce texte est destiné à expliquer une série de 56 plaques en verre fabriquées et commercialisées par CARPENTER… Les verres circulaires sont fixés sur un long cadre en bois de pin percé d’ouvertures, et ils sont retenus par un cercle de fer. »(1)

Carpenter 01  Carpenter 02  Copper-Plate Slider Mammalia N°2 et 3 (Eléments de zoologie) CARPENTER & WESTLEY. 

A la même époque la Maison CARPENTER & WESTLEY commercialise une série composée d’une trentaine de tableaux simples ou animés sur l’astronomie dont les commentaires se trouvent dans un ouvrage publié en 1849.

Carpenter 05  Traité “Compendium of Astronomy”, CARPENTER & WESTLEY 1849.

« Le processus de transfert de CARPENTER à partir de plaque de cuivre était basé sur le procédé utilisé en céramique par SADLER et GREEN à partir de 1756… Ce processus ne permettait pas une reproduction en masse complète, car il nécessitait encore beaucoup de travail de la part des peintres comme le soutient BARNES : Il pourrait être faux de supposer que le contour était simplement “coloré” à la manière des gravures imprimées à l’époque ; au lieu de cela, l’impression du squelette (contour) était complètement transformée en une peinture miniature dont la qualité variait selon les compétences de l’artiste employé, et il n’y a jamais deux images identiques. »(2)

Carpenter 03  Carpenter 04  Copper-Plate Slider (Vues astronomiques) CARPENTER & WESTLEY. Eclipse de la lune (vue animée) et diagramme du soleil par rapport à la terre.

En 1826, il exerce sa profession d’opticien à Londres, 24 Regent Street. Après sa mort en 1833, l’atelier est repris par sa sœur Mary, mariée avec William WESTLEY, l’ancien contremaître de l’entreprise. L’entreprise cessera ses activité en 1914.

Carpenter 07  Carpenter 08  Carpenter 09 Vues astronomiques animées CARPENTER & WESTLEY.

La Maison CARPENTER & WESTLEY est présente à la première Exposition Universelle de 1851 qui se déroule au Crystal Palace de Londres. Elle y présente « des lanternes phantasmagoriques avec les derniers arrangements mécaniques et optiques et des peintures d’histoire naturelle et séries de diagrammes astronomiques »(3) 

(1)  “Le grand art de la lumière et de l’ombre – archéologie du cinéma” par Laurent Mannoni, éditions Natan, 1994, page 272.

(2) “Philip Carpenter and the convergence of science and entertainment in the early-nineteenth century instrument trade” par Phillip Roberts, dans Science Museum Group Journal, 2017, cliquer ICI.

(3)  Catalogue officiel de la grande exposition de 1851, Gallica.

 

 

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Conférence : Les Projections Lumineuses des opticiens MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 25 janvier 2020

Affiche conf 10e  Jeudi 6 février 2020 à 19h, salle des fêtes de la Mairie du Xe Paris.

L’association Histoire & Vies du 10e a le plaisir de vous inviter à la conférence de Patrice GUERIN, historien et collectionneur. Il vous fera découvrir “Les Projections Lumineuses des opticiens MOLTENI”.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Cette conférence se déroulera le jeudi 6 février 2020 à 19h dans la salle des fêtes de la Mairie du Xe arrondissement de Paris (entrée libre). Elle sera agrémentée de projections de plaques anciennes.

Mairie Xe  Grand escalier de la mairie du Xe arrondissement de Paris. Source Wikimedia.

Les opticiens Molteni, d’origine italienne, installés à Paris dès le XVIIIe siècle, font construire en 1846, rue du Château-d’eau (n°44 actuel) une fabrique où des centaines d’ouvriers élaborent des instruments scientifiques de précision. Mais à partir de 1860, Alfred Molteni développe, techniquement et socialement, Les Projections Lumineuses.

VOIR : Les lanternes de projection MOLTENI

Pendant 40 ans, il en fera des milliers pour l’Instruction Publique et les conférences populaires, constituant une photothèque de près de 60 000 pièces. Son entreprise sera la première du genre en France, et la plus importante.

molteniatelier2.jpg  Atelier MOLTENI 44 rue du Château d’Eau, 1854.

 » Une fabrication de cette importance occupe nécessairement une date assez ancienne dans les fastes de l’industrie parisienne, et MM. MOLTENI et  Cie font remonter à l’an 1782 l’origine de la Maison qu’ils exploitent de père en fils depuis trois générations, avec un agrandissement progressif qui peut aujourd’hui la faire considérer comme la seule, tant en France qu’à l’étranger, qui soit parvenu à ce degré de perfectionnement. »  L’ILLUSTRATION du 2 décembre 1854.

0 Slides Molteni Paris.pptx Extrait des slides projetées durant la conférence.

 » J’ai assisté hier soir à cette conférence passionnante qui nous présentait la vie et l’oeuvre des Molteni, fabricants d’appareils d’optique, d’appareils de projection et de lanternes magiques. Occasion aussi de nous présenter le premier volume (sur trois) de son magnifique ouvrage encyclopédique consacré à cette dynastie italienne installée à Paris pendant plus d’un siècle. » A.K.

IMG_5422  2020-02 Ara1  Projection du “Tour du Monde en 80 jours”.

 

 

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La vulgarisation des Sciences par les Projections Lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 11 juillet 2019

Vulgarisation 01“Leçons de Physique Expérimentale” par l’abbé NOLLET, tome premier 1783.

Déjà au XVIIIe siècle les “Leçons de Physique Expérimentale” et autres “Récréations Scientifiques” attirent de nombreux curieux autour de grands savants vulgarisateurs tels que l’abbé NOLLET. Quant au comte De PARROY il utilise une lanterne magique pour l’éducation du Dauphin, fils du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette.

VOIR : Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET - Lanternes magiques précurseurs

Vulgarisation 02  Affiche “Société Populaire des Beaux-Arts” par Alphonse Mucha 1897. Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

Durant la seconde moitié du XIXe siècle les Projections Lumineuses sont un outil essentiel aussi bien dans les conférences mondaines que dans l’éducation populaire. Elles seront utilisées par toutes les sociétés d’Éducation Populaire qui apparaitront durant cette période.

VOIR : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire - L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école, d’après René LEBLANC - La Société Nationale des Conférences Populaires - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

Vulgarisation 03  “L’Art des Projections” par l’abbé MOIGNO, 1872.

L’un des premiers à promouvoir l’enseignement par l’image fut l’abbé MOIGNO qui voulut mettre en place, dès 1852, « un enseignement élémentaire, rendu accessible à toutes les intelligences avides de savoir et capables de quelque effort, mais aussi un enseignement élevé toujours au courant des progrès accomplis… En outre des expériences faites avec les instruments les plus perfectionnés… appellera à son aide une série de tableaux reproduits par la photographie sur verres transparents, et projetés à la lumière, soit électrique, soit oxhydrique, sur un très vaste écran visible de toutes les parties de la salle. » Communication faite par l’abbé MOIGNO à la Société Française de Photographie, le 12 janvier 1872.

VOIR : L’abbé MOIGNO et la vulgarisation scientifique

Vulgarisation 04Catalogue des Projections MOLTENI, vues pour conférences et cours d’adulte.

Alfred MOLTENI se fera un devoir de promouvoir l’usage des Projections Lumineuses dans l’enseignement chaque fois qu’il le pourra. En 1880, il animera avec Stanislas MEUNIER, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, une démonstration magistrale des possibilités offertes par la lanterne de projection, devant plus de 2000 personnes de l’Instruction Publique.

VOIR : Les projections à l’école - L’enseignement par les yeux

Vulgarisation 05  Catalogue “L’Enseignement lumineux par l’Aspect”par Mazo, 1938.

Plus tard la Maison de la Bonne Presse et la Maison Mazo contribueront à l’essor de “L’Enseignement par l’Aspect” en publiant des catalogues, collections de vues et en commercialisant le matériel de projection adéquat.

VOIR : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Histoire de l’entreprise MAZO

Vulgarisation 06 “Science pour tous” BNF : CLIQUER ICI

Pour terminer ce rapide panorama des “Sciences pour tous” il convient de visiter le très beau sujet mis en ligne par la BNF (ci-dessus) et de consulter le catalogue de l’exposition “Lumineuses Projections”, réalisée par le MUNAÉ (MUsée NAtional de l’Éducation) à Rouen du mois d’avril 2016 à janvier 2017.

Exposition : Lumineuses Projections !

 

 

 

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La pile LECLANCHÉ

Posté par Patrice Guerin le 26 mars 2019

Leclanché 1  Publicité des années 50/60 « La pile LECLANCHÉ, une longue histoire ! »

Le 8 janvier 1866, Georges LECLANCHÉ (1839-1882), ingénieur de l’École Centrale des Arts et Manufactures, dépose un brevet pour un nouveau type de pile fonctionnant au carbonate de cuivre. Après des recherches complémentaires le prototype est amélioré.

Leclanché 2Schéma de la pile LECLANCHÉ à vase poreux.

Exilé en Belgique, il met au point en 1867 la première pile au dioxyde de manganèse, récompensée à l’Exposition universelle de Paris la même année. Cette invention va permettre le développement de piles peu coûteuses ayant un fonctionnement prolongé, adaptées aux utilisations ne nécessitant pas une forte intensité. Elle fournie une tension d’environ 1,5 V. et peut fonctionner de façon quasi permanente.

Leclanché 3  Chromo “Les découvertes de l’électricité” la pile LECLANCHÉ

Cette pile est rapidement utilisée par l’administration belge des télégraphes et par les chemins de fer néerlandais. En 1871, les ateliers MOURLON-LECLANCHÉ fabriquent des piles au rez-de-chaussée d’un immeuble de la rue de Cologne aujourd’hui rue d’Aerschot à Bruxelles. L’entreprise emploie 5 ouvriers et 80.000 piles sont en service sur les télégraphes belges.

Leclanché 4

Après le rétablissement de la République, Georges LECLANCHÉ rentre en France. Son fils et son frère améliorent les performances de cette pile en travaillant sur l’immobilisation des liquides. Ce modèle est à l’origine de ce que l’on appelle aujourd’hui les “piles sèches”.

Leclanché 5La pile LECLANCHÉ à vase poreux comprend :

1° - Un vase extérieur en verre contenant une solution saturée de chlorhydrate d’ammoniaque ou sel ammoniac ;
2° - Un bâton de zinc amalgamé plongeant dans cette solution et formant le pôle négatif ;
3° - Un vase poreux renfermant un mélange de bioxyde de manganèse et de charbon de cornue ;
4° - Une lame de charbon placée au milieu du vase poreux et constituant le pôle positif.

Laclanché 9  Pile LECLANCHÉ à vase poreux pour sonneries.

« Dans la seule année 1876, la Maison LECLANCHÉ eut à construire 30 000 éléments de sa pile pour les Compagnies de Chemins de Fer… Elle s’adresse à toute personne désireuse d’installer chez elle une sonnerie électrique. »
Source : Journal “La Lumière Électrique”du samedi 27 mai 1893.

Leclanché 7Caisse de transport de piles. Musée de l’Électricité, maison d’AMPERE, Poleymieux.

« C’est l’une des plus célèbres, parce qu’elles est l’une des meilleures et des plus répandues… La pile LECLANCHÉ ne consomme rien à circuit ouvert, ne se polarise presque pas sur un circuit très résistant, reprend très vite sa force électromotrice après quelques instants de repos, coûte peu cher, ne gèle pas et dure plusieurs années. Ce peu de mots explique le grand succès de cette pile dont les télégraphes, les Compagnies de chemins de fer, les téléphones et les particuliers emploient des milliers d’éléments. »
Source : “Revue Technique de l’Exposition Universelle de 1889” huitième partie “L’électricité et ses applications“ page 10.

Leclanché 10  Sachet publicitaire pour les lampes SAFT-LECLANCHÉ, vers 1960/70.

Cette pile fait partie de l’histoire de l’éclairage mais elle n’avait pas une tension suffisante pour être utilisée en projection. Plus tard, l’entreprise sera reprise par FULMEN puis deviendra SAFT avant d’entrer dans le groupe CGE.

Voir : Les premières piles électriques

 

 

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Histoire des projecteurs LEITZ

Posté par Patrice Guerin le 12 février 2019

Leitz Story 01  Première publicité annonçant l’existence du LEICA en 1925.

Tous les photographes connaissent la marque allemande LEICA qui commercialisa pour la première fois un appareil photo de petit format dès 1925. Pour cela, l’ingénieur de la firme, Oskar BARNACK, utilisa du film 35mm perforé uniquement employé à l’époque dans le Cinématographe.

Leitz Story 02Schéma du LEICA III. Annuaire Tiranty 1936-7.

Les origines de la marque remontent à 1849 quand un jeune technicien autodidacte, Carl KELLNER, fonde un institut d’optique pour développer et commercialiser des lentilles et des microscopes. En 1865, un autre technicien originaire de Bade, Ernst LEITZ (1843–1920), est recruté par l’atelier de l’Institut d’optique de Wetzlar. Rapidement il devient l’un des associés de l’entreprise qu’il rachète en 1869 et à laquelle il donne son nom LEITZ. En 1913 la marque LEICA apparaît pour désigner le nouvel appareil photo sur lequel il travaille, c’est l’abréviation de LEItz CAmera.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Leitz Story 03

1926 : un an après la commercialisation du premier LEICA, la Maison LEITZ sort son premier projecteur de film fixe de petit format. Il s’agit du modèle “Uleja”.

Voir : Le premier projecteur 24×36 LEITZ Uleja

Leitz Story 04  En haut projecteur “Uleja”, en bas projecteur“Gnom”, extrait de la brochure “Petite chronique du LEICA”.

1929 : ce premier projecteur est suivi par un second modèle nommé “Gnom”. Assez semblable au précédent, il est adapté au format 18×24 et possède un objectif de 64mm et une lampe bas voltage de 30V / 100W.

Leitz Story 05  Notice projecteur “VIIIs” LEITZ septembre 1937.

1937 :  commercialisation du projecteur “VIII S” d’une conception complètement nouvelle. Il est équipé d’un objectif “Hektor” 1:2,5/85mm et possède différents passe-vues interchangeables. Ce projecteur sera fabriqué en différentes versions.

Voir : Projecteur Leitz VIII

Leitz Story 06  En haut projecteur “VIII S”, en bas projecteur “Parvo”, extrait de la brochure “Petite chronique du LEICA”.

1938 : LEITZ sort un petit projecteur aux formes novatrices avec un corps en bakélite, le “Parvo”. Cet appareil subira de nombreuses améliorations, dont des versions colorées, et sera fabriqué pendant plus de 25 ans.

Voir : Projecteur Leitz Parvo

Leitz Story 07  Projecteur “Prado 250”, extrait de la brochure “Petite chronique du LEICA”.

1948 : sortie d’un nouveau projecteur, le “Prado 250” avec objectifs interchangeables.

Leitz Story 07

Cette publicité illustre parfaitement l’évolution des projecteurs de diapositives LEITZ jusqu’au fameux “Pradovit” apparu en 1958.

Voir : Les projecteurs Pradovit LEITZ

 

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Les projecteurs Pradovit LEITZ

Posté par Patrice Guerin le 19 décembre 2018

Pradovit 01  R° de la notice Pradovit en anglais publiée par Leitz en 1959

Fabriquant des projecteurs de diapositives depuis 1926, LEITZ commercialise en 1958 un tout nouveau projecteur de forme parallélépipédique possédant un magasin de diapositives latéral. Dénommé “Pradovit®, ce projecteur durera une quarantaine d’années dans différentes versions.

Voir : Histoire des projecteurs LEITZ

Pradovit 02  V° de la notice Pradovit en anglais publiée par Leitz en 1959

Le premier modèle est présenté ainsi « projecteur automatique pour diapositives jusqu’au format 38x38mm. Le magasin latéral de diapositives sera adopté par toute une série d’autres fabricants de projecteurs . Il possède un objectif de très grande qualité “Colorplan” 1 :2,5/90mm. » Le modèle F possède une télécommande permettant de changer les vues et faire la mise au point.

Pradovit 03  Couverture de la brochure “Petite chronique du LEICA”

Le fascicule “Petite chronique du LEICA” édité par LEITZ dans les années 1980 présente, entre autres, un certain nombre de projecteurs commercialisés entre 1926 et 1982. En voici les extraits concernant les appareils “Pradovit”.

Pradovit 04  Pradovit Color

1966 : nouveau “Pradovit Color” avec minuterie réglable et lampe halogène 24V/150W.

Pradovit 05  Prado Universal

1968 : commercialisation du projecteur “Prado Universal” en remplacement du Prado 250/500 ; il peut être converti pour format 6×6. Le “Pradovit Color” reçoit une lampe de 24V/250W et possède une version Autofocus.

Pradovit 06  Fadomat pour fond-enchainé entre deux projecteurs Pradovit

1968 : LEITZ France commercialise un système de fondu-enchainé entre deux projecteurs “Pradovit”.

Voir : Leitz Fadomat pour fondu enchaîné

Pradovit 07  Pradovit RC

1972 : présentation à la Photokina, du projecteur automatique à prix modéré “Pradovit RC”, avec télécommande possédant une flèche lumineuse.

Pradovit 08  Pradovit CA2500

1976 : le projecteur “Pradovit R 150” succède au RC. Un modèle “Pradovit C” projette « sans trou noir entre les diapos » et le “Pradovit CA” utilise des éléments en silicium pour un temps de réponse « extraordinairement bref ».

Pradovit 09  Pradovit CA2502 et RA152

1982 : deux nouveaux projecteurs font leur apparition, le “Pradovit CA 2502” et le “Pradovit RA 152”. Ils peuvent utiliser les nouveaux “magasin LKM” mis au point cette année là. Adaptés pour des diapositives dont l’épaisseur est de 2mm (ou moins) ils contiennent 60% d’images en plus et celles-ci ne peuvent pas tomber si le magasin est renversé.

Pradovit 10  LEICA Pradovit P300

A partir de 1988, le logo LEICA remplacera celui de LEITZ sur tous les projecteurs de la marque. Cette brochure présente les “Pradovit P300 et P300 IR” dotés d’un éclairage de 24V / 250W et du vaste gamme d’optiques et d’accessoires.

Pradovit 11 Pradovit RT

En 1998, LEICA commercialise le “Pradovit RT”, destiné à « s’intégrer dans des systèmes de contrôle de spectacles audio-visuels et multi-médias ». Toujours baptisé “Pradovit”, il s’agit d’un projecteur complètement nouveau fonctionnant avec des paniers circulaires de type Carousel.

 

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La Lanterne Magique de Georges Mélies

Posté par Patrice Guerin le 26 novembre 2018

Ce film de 1903 montre Polichinelle et Pierrot construisant une lanterne magique géante avec laquelle ils font des projections… Projections hélas “cinématographiques”.

Lanterne Melies

Pour voir le film CLIQUER ICI

L’image projetée par la lanterne s’éteint et six danseuses sortent de cette lanterne, accompagnées de Colombine, pour danser le “French CanCan”. Un peu plus tard deux groupes de danseuses classiques continuent le spectacle, mais Polichinelle et Pierrot se disputent une danseuse de French-Cancan venue troubler la fête. Bien entendu les gendarmes interviennent et tout se termine par une ronde autour de la lanterne magique.

Polichinel 3 Plaque extraite de “Histoire de Polichinel” vers 1880.

Polichinel(le) et Pierrot sont des personnages issus de la Comedia Del Arte, devenus héros de la littérature enfantine que l’on retrouve sur de nombreuses plaques de lanterne magique, mais ils sont très rarement représentés dans un même sujet.

VOIR : Lanterne magique carrée en fer blanc

 

 

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