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Projecteur Le Mondial Maison de la Bonne Presse

Posté par Patrice Guerin le 26 février 2022

Le Mondial 01  Ne quittez pas Paris sans venir visiter la Maison de la Bonne Presse”.

En 1935, à l’occasion de la foire de Paris, la Maison de la Bonne Presse présente dans ses locaux un certain nombre d’appareils de projection dont “15 modèles d’appareils pour la projection de vues sur verre ou sur gélatine”. Parmi eux, “les plus modernes appareils pour la projection des Films-Stop”.*

VOIR : Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Le Mondial 02Projecteurs Filmostop N°4 et “Le Mondial” 1935.Logo BP

Le projecteur “Le Mondial” ou “Mondial B.P.” est un Super-Filmostop capable de projeter une image de 4 mètres de base à une distance de 25 mètres. Il est principalement utilisé dans les amphithéâtres ou les salles de spectacle accueillant un public nombreux. Un pied articulé, solidaire de l’appareil permet de le poser n’importe où. Une poignée en bois située à l’arrière facilite le transport.

VOIR : Projecteurs Filmostop Maison de la BONNE PRESSE

Le Mondial 03Trois projecteurs ”Le Mondial” Bonne Presse de couleurs différentes.

Tout comme les petits modèles Filmostop, Le Mondial existe en différentes couleurs. Il est probable que le modèle gris ait été repeint en “gris artillerie” car la plaque sur lequel figure le logo est peinte ainsi que la poignée en bois. Dans la notice ci-dessus, le logo est placé sur le côté alors que sur les appareils photographiés, il se trouve à l’avant vers le haut.

Le Mondial 4a  Le Mondial 04b  Projecteur “Le Mondial” Bonne Presse ouvert. 

Pour accéder à l’intérieur, il faut ouvrir le couvercle situé sur le dessus, verrouillé par un petit loquet. Certains modèles ultérieurs ont été équipés d’une porte latérale. A l’intérieur se trouve une ampoule à vis de 250 W / 220 V. À l’arrière de l’ampoule est placé un miroir convexe destiné à renvoyer la lumière vers l’objectif. Devant l’ampoule se trouve un condensateur ouvert équipé de deux lentilles bi-convexes de 70 mm de diamètre.

Le Mondial 5a  Publicité de 1923 Le Mondial 05bCuves à eau.

Pour dissiper la chaleur dégagée par l’ampoule et ne pas abimer les films souples, le projecteur peut recevoir une cuve à eau à la place du passe-vues pour plaques de verre. Celui-ci doit être fermé, de préférence, pour éviter l’évaporation trop rapide du liquide.

Le Mondial 06aA gauche châssis pour vues 8,5x10cm. A droite dérouleur pour film 35mm. Le Mondial 06b

Ce projecteur de vues fixes peut utiliser des “Films-Stop*” en bobine de film 35mm et des vues sur verre au format 8,5x10cm, ainsi que des vues 45×107 et 6x13cm. avec châssis adaptés. Il est équipé d’un passe-films vertical, fixe, permettant de faire défiler le film. Un cache amovible possède deux ouvertures de 18x24mm ou de 24x24mm. De plus il peut être équipé d’un châssis va et vient pour plaques 8,5×10 cm.

Le Mondial 07

Le support d’objectif est équipé d’un système de réglage hélicoïdal et peut recevoir des objectifs amovibles de focales différentes. Dans ce cas un “Cindo – Paris Série 52,5 mm – f =75mm ou F =90mm.

Le Mondial 09    Le Mondial 08a   Le Mondial 08bOmni-Color Bonne Presse et détail du support de disque.

« Pour obtenir sur l’écran mille variétés d’effets lumineux aux couleurs chatoyantes », ce projecteur peut être équipé d’un disque à sections de couleurs différentes placé devant l’objectif. Celui-ci est mis en rotation soit à la main, soit à l’aide d’un moteur synchrone de marque Lip.

____________________________

* Les Films-Stop” sont des bobines de films 35mm sur lesquelles figurent une trentaine de vues fixes au format 18x24mm. ou 24x24mm. Pour projeter ces images il faut s’arrêter sur chaque vue, d’où cette appellation.

 

 

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Histoire des projecteurs LEITZ

Posté par Patrice Guerin le 12 février 2019

Leitz Story 01  Première publicité annonçant l’existence du LEICA en 1925.

Tous les photographes connaissent la marque allemande LEICA qui commercialisa pour la première fois un appareil photo de petit format dès 1925. Pour cela, l’ingénieur de la firme, Oskar BARNACK, utilisa du film 35mm perforé uniquement employé à l’époque dans le Cinématographe.

Leitz Story 02Schéma du LEICA III. Annuaire Tiranty 1936-7.

Les origines de la marque remontent à 1849 quand un jeune technicien autodidacte, Carl KELLNER, fonde un institut d’optique pour développer et commercialiser des lentilles et des microscopes. En 1865, un autre technicien originaire de Bade, Ernst LEITZ (1843–1920), est recruté par l’atelier de l’Institut d’optique de Wetzlar. Rapidement il devient l’un des associés de l’entreprise qu’il rachète en 1869 et à laquelle il donne son nom LEITZ. En 1913 la marque LEICA apparaît pour désigner le nouvel appareil photo sur lequel il travaille, c’est l’abréviation de LEItz CAmera.

Pour en savoir plus CLIQUER ICI

Leitz Story 03

1926 : un an après la commercialisation du premier LEICA, la Maison LEITZ sort son premier projecteur de film fixe de petit format. Il s’agit du modèle “Uleja”.

Voir : Le premier projecteur 24×36 LEITZ Uleja

Leitz Story 04  En haut projecteur “Uleja”, en bas projecteur“Gnom”, extrait de la brochure “Petite chronique du LEICA”.

1929 : ce premier projecteur est suivi par un second modèle nommé “Gnom”. Assez semblable au précédent, il est adapté au format 18×24 et possède un objectif de 64mm et une lampe bas voltage de 30V / 100W.

Leitz Story 05  Notice projecteur “VIIIs” LEITZ septembre 1937.

1937 :  commercialisation du projecteur “VIII S” d’une conception complètement nouvelle. Il est équipé d’un objectif “Hektor” 1:2,5/85mm et possède différents passe-vues interchangeables. Ce projecteur sera fabriqué en différentes versions.

Voir : Projecteur Leitz VIII

Leitz Story 06  En haut projecteur “VIII S”, en bas projecteur “Parvo”, extrait de la brochure “Petite chronique du LEICA”.

1938 : LEITZ sort un petit projecteur aux formes novatrices avec un corps en bakélite, le “Parvo”. Cet appareil subira de nombreuses améliorations, dont des versions colorées, et sera fabriqué pendant plus de 25 ans.

Voir : Projecteur Leitz Parvo

Leitz Story 07  Projecteur “Prado 250”, extrait de la brochure “Petite chronique du LEICA”.

1948 : sortie d’un nouveau projecteur, le “Prado 250” avec objectifs interchangeables.

Leitz Story 07

Cette publicité illustre parfaitement l’évolution des projecteurs de diapositives LEITZ jusqu’au fameux “Pradovit” apparu en 1958.

Voir : Les projecteurs Pradovit LEITZ

 

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Les projecteurs Pradovit LEITZ

Posté par Patrice Guerin le 19 décembre 2018

Pradovit 01  R° de la notice Pradovit en anglais publiée par Leitz en 1959

Fabriquant des projecteurs de diapositives depuis 1926, LEITZ commercialise en 1958 un tout nouveau projecteur de forme parallélépipédique possédant un magasin de diapositives latéral. Dénommé “Pradovit®, ce projecteur durera une quarantaine d’années dans différentes versions.

Voir : Histoire des projecteurs LEITZ

Pradovit 02  V° de la notice Pradovit en anglais publiée par Leitz en 1959

Le premier modèle est présenté ainsi « projecteur automatique pour diapositives jusqu’au format 38x38mm. Le magasin latéral de diapositives sera adopté par toute une série d’autres fabricants de projecteurs . Il possède un objectif de très grande qualité “Colorplan” 1 :2,5/90mm. » Le modèle F possède une télécommande permettant de changer les vues et faire la mise au point.

Pradovit 03  Couverture de la brochure “Petite chronique du LEICA”

Le fascicule “Petite chronique du LEICA” édité par LEITZ dans les années 1980 présente, entre autres, un certain nombre de projecteurs commercialisés entre 1926 et 1982. En voici les extraits concernant les appareils “Pradovit”.

Pradovit 04  Pradovit Color

1966 : nouveau “Pradovit Color” avec minuterie réglable et lampe halogène 24V/150W.

Pradovit 05  Prado Universal

1968 : commercialisation du projecteur “Prado Universal” en remplacement du Prado 250/500 ; il peut être converti pour format 6×6. Le “Pradovit Color” reçoit une lampe de 24V/250W et possède une version Autofocus.

Pradovit 06  Fadomat pour fond-enchainé entre deux projecteurs Pradovit

1968 : LEITZ France commercialise un système de fondu-enchainé entre deux projecteurs “Pradovit”.

Voir : Leitz Fadomat pour fondu enchaîné

Pradovit 07  Pradovit RC

1972 : présentation à la Photokina, du projecteur automatique à prix modéré “Pradovit RC”, avec télécommande possédant une flèche lumineuse.

Pradovit 08  Pradovit CA2500

1976 : le projecteur “Pradovit R 150” succède au RC. Un modèle “Pradovit C” projette « sans trou noir entre les diapos » et le “Pradovit CA” utilise des éléments en silicium pour un temps de réponse « extraordinairement bref ».

Pradovit 09  Pradovit CA2502 et RA152

1982 : deux nouveaux projecteurs font leur apparition, le “Pradovit CA 2502” et le “Pradovit RA 152”. Ils peuvent utiliser les nouveaux “magasin LKM” mis au point cette année là. Adaptés pour des diapositives dont l’épaisseur est de 2mm (ou moins) ils contiennent 60% d’images en plus et celles-ci ne peuvent pas tomber si le magasin est renversé.

Pradovit 10  LEICA Pradovit P300

A partir de 1988, le logo LEICA remplacera celui de LEITZ sur tous les projecteurs de la marque. Cette brochure présente les “Pradovit P300 et P300 IR” dotés d’un éclairage de 24V / 250W et du vaste gamme d’optiques et d’accessoires.

Pradovit 11 Pradovit RT

En 1998, LEICA commercialise le “Pradovit RT”, destiné à « s’intégrer dans des systèmes de contrôle de spectacles audio-visuels et multi-médias ». Toujours baptisé “Pradovit”, il s’agit d’un projecteur complètement nouveau fonctionnant avec des paniers circulaires de type Carousel.

 

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Le cône de lumière projetée

Posté par Patrice Guerin le 3 mai 2018

L’art de la projection a une histoire. Elle commence avec la lanterne magique et parcourt les dispositifs plus sophistiqués inventés par la suite, cinéma ou projection vidéo.

Cone 01  Projection d’une horloge. “Oculus Artificialis Teledioptricus Sive Telescopium…” par Johannes Zahn 1685.

La projection véhicule des images, et le projecteur n’y est qu’un moyen au service d’autre chose : l’image projetée.

Cone 02  Représentation de fantasmagorie au début du XIXe siècle d’après Moreau – Paru dans “Le Magasin Pitoresque” de 1869.

Une telle histoire de la projection laisse de côté le fait que, au-delà de son existence transitive, le projecteur a acquis une existence intransitive, une existence qui s’est imposée dans les deux dernières décennies du dix-neuvième siècle, et dont la manifestation a été peu commentée jusque là.

Cone 03  Bon point fin du XIXe siècle.

L’histoire de toute une iconographie du spectacle du projecteur en tant que tel reste à faire. Cette représentation du projecteur, en tant que spectacle sui generis, est celle de trois termes indissociés – à savoir une source, un cône de lumière et une cible. (Tandis que, si le projecteur est considéré comme seul moyen, on s’intéresse, de façon distincte, d’une part à l’objet ou à la scène éclairée, et d’autre part à la technique.)

Cone 04  Couverture de la revue “Mon Ciné” 1923.

Une image type s’est ainsi formée, reprenant de gravure en gravure, ou photos retouchées, un cône de lumière matérialisé par le dessin d’une surface plus claire, voire blanche.

Texte extrait d’un article de Christian Besson in  Alliage, n°75, Nice, 2015 : http://www.besson.biz/projecteur/

Diverses représentations du “Cône de lumière” dans la projection qui son aussi visibles dans l’album “Illustrations et Gravures” (à droite) : Lanterne magique chromos à système - Chromo lanterne magique André HELLE - Chromos lanterne magique enfants - Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON - Le siège de Paris en 1870 - Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama - Lanternes de projection et d’agrandissement - Lanterne magique et projections familiales – Toverlantaarn - Chromos fantaisies lanterne magique - Athanasius KIRCHER et la lanterne magique - Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses - Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER - ”LE VIEUX STYLE” n°31 extrait de la collection ”LE BON GENRE” - Publicité par les projections lumineuses - Ombres chinoises et silhouettes - Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE - Les projections lumineuses dans les églises - Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Best Wishes and Greetings with magic lantern - Les projections lumineuses colorées dans la DANSE SERPENTINE - Microscopes solaires de projection - Les projecteurs publicitaires en carton des années 50 - Vues fondantes – Dissolving views - Plaques animées et plaques à système pour projection - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE - Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - Les prismes et l’étude de la lumière - Les projections à l’école

 

 

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Exposition Diapositive Slides au musée de l’Elysée

Posté par Patrice Guerin le 13 juillet 2017

Ouverture du 1er juin 2017 au 24 septembre 2017

Slides 1

Reconnu à l’échelle internationale, le Musée de l’Elysée à Lausanne est l’un des plus importants musées entièrement consacrés à la photographie. Il présente actuellement l’une des premières expositions sur l’histoire de la Diapositive« la projection photographique constitue une forme alternative de diffusion des images, suivant la tradition des lanternes magiques ». 

Slides 2  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne en 1880. Voir Les projections à l’école

Popularisée dans la seconde moitié du XIXe siècle et longtemps utilisée comme outil pédagogique ou de divertissement populaire, la Diapositive (Slide) attire d’abord les photographes amateurs. Quelques photographes reconnus ont recours à la projection jusqu’aux années 1950, mais c’est à partir des années 1960-1970 que la Diapositive se développe dans le milieu artistique, lorsque des designers, architectes ou artistes conceptuels s’en emparent.

Voir : Plaques photographiques pour la projection

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L’exposition, organisée en quatre sections thématiques – l’image de lumière, le dispositif, la séquence et la séance – présente les spécificités de la Diapositive. Elle révèle la diversité de ses pratiques et son impact sur la culture visuelle. Pas de tirages accrochés aux murs, c’est avant tout une immersion dans les projections (plus d’une vingtaine) enrichie par plusieurs types de médiums (phototypes, projecteurs, vidéos).

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Un magnifique catalogue intitulé Slides est publié à l’occasion de cette exposition. Il présente de très nombreux documents inédits sur le sujet et plus particulièrement sur les spectacles de Diapositives, les artistes et les images des années 1960 et 1970.

Pour plus d’informations  cliquer ici

 

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Exposition : Lumineuses Projections !

Posté par Patrice Guerin le 5 mars 2016

Avril 2016 à janvier 2017 au Musée National de l’Education à Rouen

Munae 1

A la fin du XIXe siècle les Projections Lumineuses entrent dans l’enseignement scolaire français et témoignent de la capacité de l’instruction publique à intégrer des innovations techniques. Elément significatif du développement de la “pédagogie par l’image”, ce dispositif novateur participe pleinement à la révolution pédagogique qui s’opère sous la IIIe République.

Voir : Les projections à l’école

Munae 2

A travers un ensemble de collections patrimoniales publiques et particulières (appareils de projections, vues sur verres, vues sur papier, films fixes et diapositives, iconographie, archives) et de dispositifs multimédia d’accompagnement (vidéos, bornes connectées), l’exposition couvre toute l’histoire des Projections Lumineuses, de la lanterne magique du XVIIIe siècle aux projecteurs de diapositives des années 60, à travers 8 espaces clairement identifiés.

1 – Colportage et fantasmagorie au XVIIIe siècle CLIQUER ICI
2 – La lanterne magique en famille au milieu du XIXe siècle CLIQUER ICI
3 – Education Populaire et sociétés philantropiques dans les années 1860 / 1880 CLIQUER ICI
4 – Les collections de vues sur verre à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
5 – Les différents appareils et constructeurs à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
6 – Usage scientifique des projections CLIQUER ICI
7 – Le cinéma d’enseignement dans les années 30 CLIQUER ICI
8 – Films fixes et projecteurs de diapos des années 50 CLIQUER ICI

Munae 3  Affiche de l’exposition composée à partir d’une illustration de Mucha

Voir : Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

Cette exposition conçue par Anne Quillien, commissaire principale, et Patrice Guérin, commissaire adjoint, s’est déroulée au Musée National de l’Education (MUNAE) à Rouen, 185 rue Eau de Robec, du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017.

Voir : Lumineuses Projections : les dispositifs multimédias

Visites guidées : 11 mai, 22 juin, 10 août à 15 h. “Je me rappelle de la très belle visite guidée menée par Patrice Guérin, collectionneur mais aussi véritable conteur. Le temps a passé si vite et l’on serait resté encore longtemps à l’écouter.” J.M.

Ateliers jeune public : 13 avril, 20 juillet, 17 août à 14 h 30.
Conférences-projections : 27 avril, 2 mai, 22 juin, 7 juillet.

Programme pour le second semestre à venir ultérieurement.

Pour plus d’informations sur le Musée : CLIQUER ICI
Pour voir d’autres visuels : CLIQUER ICI

LES CONFERENCES

Munae 12  LA CONQUÊTE DE LA LUMIÈRE

Durant des millénaires, l’homme a cherché à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fil des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil. Patrice Guérin, collectionneur et auteur du livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, reviendra sur l’histoire de la conquête de la lumière et des projections lumineuses.

• Conférence au centre d’expositions, le mercredi 27 avril à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 11  LE FILM FIXE : UNE RÉVOLUTION POUR LE MONDE DE L’ENSEIGNEMENT

Mis en place dès le milieu des années 1920, le film fixe d’enseignement a introduit une nouvelle culture à l’école et à côté de l’école : la culture de l’image. Avec de nombreux exemples illustrés, Didier Nourrisson, professeur d’histoire contemporaine à l’université Claude-Bernard (Lyon-I) et à l’ESPE de Lyon, évoquera les fondements de cet apprentissage pour tous.

• Conférence au centre de ressources le lundi 2 mai à 18 h 30, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Conf. Molteni Munae  MOLTENI, LA PROJECTION FAITE HOMME

L’histoire des projections lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi-siècle, il assurera de multiples projections, fabriquera des appareils de grande qualité et développera une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection. Patrice Guérin, qui prépare une monographie illustrée sur la Maison Molteni présentera ses plus récentes recherches sur ce grand nom de la projection au XIXe siècle.

• Conférence au centre d’expositions le mercredi 22 juin à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Munae 10  EN BATEAU, EN CHAR À BOEUFS, EN AÉROPLANE…

Grâce aux vues sur verre, les maîtres d’école faisaient voir l’ailleurs et la modernité : comme leurs auditeurs, venez découvrir la grande diversité des moyens de transport en usage vers 1900.

• Conférence au centre de ressources le jeudi 7 juillet à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 9Livre / Catalogue de l’exposition largement illustré

Un ouvrage en rapport avec l’exposition est publié par Canopé éditions. Il approfondit un certains nombres de sujets présentés dans l’exposition grâce à des articles écrits par différents auteurs : Delphine Diaz, Yves Gaulupeau, Patrice Guérin, Thierry Lefebvre, Laurent Mannoni, Didier Nourisson, Anne Quillien, Annie Renonciat, Isabelle Saint Martin, Christel Taillibert.

Disponible sur le Réseau Canopé

 

 

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Les collections de vues pour projection MAZO

Posté par Patrice Guerin le 26 janvier 2015

Mazo 31Catalogue MAZO 1910 et 1911

Le catalogue général E. MAZO consacré à la projection publié pour les années 1910 et 1911 (N°46) est divisé en 7 parties. La première partie est consacrée au matériel (projecteurs et accessoires) tandis que les six autres concernent l’édition de vues pour les projections lumineuses, ce qui représente environ 490 pages sur 620 au total.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo 33  Mazo 32  IIe PARTIE

La IIe partie concerne les conférences et vues divertissantes, simples ou animées. On y trouve de nombreux tableaux mécaniques montés dans des châssis en bois, identiques à la production anglaise de la même époque. A cela s’ajoute des vues chromolithographies et des spectacles d’ombres “artistiques” inspirés par le répertoire français, tel que les Chansons de Botrel, les contes traditionnels ou les pièces d’ombres joués dans les théâtres parisiens comme le Chat Noir.

Mazo 34  Mazo 35  IIIe PARTIE

La IIIe partie concerne les vues ayant trait à l’art. On y trouve des œuvres des maitres anciens et modernes exposées, pour la plupart, dans divers musées d’Angleterre. Cette collection provient de la Maison Eyre & Spottiswoode de Londres. Sont également proposées des reproductions photographiques (pour certaines en couleurs) des principales œuvres de peinture et de sculpture exposées aux salons de 1887 à 1896, ainsi que des reproductions trichrome des peintures du Louvre, du Luxembourg et de Versailles, sans oublier les chefs-d’œuvre de la peinture italienne d’après un ouvrage de la Librairie Firmin Didot.

Mazo 36  Mazo 37 IVe PARTIE

La IVe partie concerne la géographie et les voyages. Il s’agit principalement de vues photographiques noir et blanc à l’albumine représentant de nombreuses villes françaises et européennes ainsi que les colonies. La série 100 (environ 70 pages sur les 150 consacrées à ces sujets) est constituée en grande partie de vues au format stéréoscopique 8,5x17cm.

Mazo 38  Mazo 39 Ve PARTIE

La Ve partie est consacrée à l’histoire, depuis la mythologie jusqu’aux plus récents événements du XIXe siècle, dont « les photographies, en noir et blanc ou en couleurs, prises pendant la croisière du yacht “Clairette” au pays de la guerre gréco-turque (avril à juillet 1897) ». On y trouve aussi une série de vues concernant “Paris à Travers les âges” reproduisant les gravures de l’ouvrage du même nom édité par la Maison Firmin & Didot à Paris.

Mazo 40  Mazo 41 VIe PARTIE

La VIe partie est consacrée à la science, avec des tableaux animés de démonstrations scientifiques, une “splendide” collection de plaques astronomiques mécanisées et des « vues scientifiques en couleurs, sans mécanisme et sans cadre ». On y trouve aussi bien des sujets sur la médecine, l’agriculture et l’histoire naturelle, que des vues sur la mécanique, la physique, les arts & manufactures, etc.

Mazo 42  Mazo 43  VIIe PARTIE

Enfin la VIIe partie à trait à la religion sous tous ses aspects : histoire sainte, ancien et nouveau testament, les évangiles, la vie des saints, le catéchisme, etc. « Avec l’autorisation de MM. LE VASSEUR et Cie, éditeurs au 32 rue de Fleurus, nous avons reproduit en clichés de projection les fines illustrations de leur ouvrage “La vie de N.-S. Jésus-Christ” par Jérôme NATAL, illustré de 130 gravures sur acier. »

Il est très difficile d’évaluer le nombre total de vues figurant au catalogue, d’autant plus que certains sujets sont présents dans plusieurs séries, par exemples un tableau peut figurer dans les parties Arts, Géographie (musée) et Religion.

Les vues commercialisées par MAZO existent sous différentes formes.

Mazo 44

Série 1 – Des conférences géographiques, scientifiques, artistiques ou militaires, toutes préparées pour la projection. Elles sont composées d’une série de vues sur verre numérotées, contenues dans une boîte en bois avec rainures, accompagnées d’un livret explicatif portant des numéros correspondant.

Mazo 50  Planche MAZO en chromolithographie – Le Soleil

Série 2 – Des vues en chromolitographies transparentes, ou décalcomanies, qui se reportent sur un verre « d’une façon aussi simple que sûre ». Elles sont d’un prix de revient très réduit mais nécessitent une petite préparation.

Série 2 bis – Des vues en couleur sur papier transparent qui ne nécessitent aucune préparation pour la projection si ce n’est de les découper et les placer entre deux verres ou dans un passe-vues spécial muni de verres « L’ensemble de l’œuvre comportera 5 000 tableaux ».

Voir : Montage des vues sous verres

Mazo 45

Série 3 – Des vues sur verre en bandes et en couleurs chromolithographiques qui s’introduise en les glissant à l’avant de la lanterne. Il s’agit généralement de sujets enfantins composés de 10 à 12 bandes représentant de 36 à 48 vues à moins qu’elles ne soient composées d’images panoramiques.

Mazo 46

Série 4 à 22 – Des tableaux mécanisés comiques et bon marché composés d’un verre fixe placé dans un châssis en bois et d’un verre mobile placé à l’arrière, à tirette, basculant ou glissant horizontalement (panoramas), à engrenages ou crémaillère. Certains de ces tableaux, comme celui présenté ci-dessus, provienne de production étrangère, EP (Ernst Plank) pour celui-ci, sur lequel était simplement ajouté le tampon “E. Mazo 8 boulevard Magenta Paris”.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection

Mazo 47 Mazo 48  Tour Eiffel – Newton & C° – Figurant au catalogue Mazo ref n°1 (existe en 3 versions : jour, nuit, illumination)

Série 26 – Des vues colorées sur verre à double ou triple effets, destinées aux lanternes possédant 2 ou 3 objectifs ; ainsi que des vues d’ombres artistiques pour « Pièces à grand spectacle… Qui sont infiniment plus artistiques que le cinématographe et résultent de l’intime collaboration de la poésie, de la musique et de la peinture ! »

Voir :  Vues fondantes – Dissolving views  –  Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

Série 29 à 33 – Vues et tableaux à effets divers dont rideaux décors, rosaces, chromatropes, effets de pluie, neige, éclairs, etc.

Voir : Les CHROMATROPES de projection - Projection de phénomènes météorologiques

Mazo 49

Série 34 – Des vues trichromes obtenues à partir de réelles photographies en couleurs d’après le procédé de M. l’abbé TAULEIGNE et reproduites « avec une exactitude absolue en autant d’épreuves positives qu’il est nécessaire… Ces épreuves ne comportent ni trame, ni réseau. Elles sont d’une transparence et d’une luminosité parfaites ».

Série 35 – Des vues pour stéréo-projections d’après le système imaginé par M. l’abbé TAULEIGNE, sur le principe des anaglyphes de M. DUCOS DU HAURON. « Ces vues sont placées dans une simple lanterne de projection et projetées sur un écran quelconque. Le relief est perceptible pour tous les spectateurs sans exception, à condition qu’ils observent l’image projetée sur l’écran au moyen d’un sélecteur de vision ».

Autres éditeurs de vues pour les Projections Lumineuses :
La collection de diapositives MOLTENI
APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

 

 

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Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 7 avril 2014

Radiguet 51

En 1907, la maison RADIGUET & MASSIOT, successeur de MOLTENI (cliquer ici), présente, dans un livre intitulé “Les Projections Scientifiques et Amusantes”, un appareil de projection « dont la forme spéciale se prête à toutes les exigences des expériences scientifiques et amusantes. »

Radiguet 52  Source : cliquer ici

« L’enseignement de la physique et de la chimie par les projections a suivi celui de la géographie et de l’histoire ; mais on s’est, jusqu’à présent, contenté de montrer les appareils et les phénomènes scientifiques, en profitant simplement de la facilité qu’offrait la lanterne de projection pour rendre visibles à tous les expériences et les réactions… Nous avons pensé qu’il y aurait avantage à intéresser, par l’attrait d’un spectacle judicieusement choisi et facilement assimilable, l’attention de nos petits spectateurs, quitte ensuite à leur donner une explication scientifique de la fiction qui les aura distraits. »

Radiguet 53  Radiguet 54  Radiguet 55  Radiguet71 Certes, l’idée n’est pas nouvelle !

Pour instruire et amuser le Dauphin, l’abbé NOLLET (voir PORTRAITS) écrit, en 1770, un livre intitulé “L’Art des Expériences” (cliquer ici). Un peu plus tard, vers 1826, Jean Sébastien Eugène JULIA DE FONTENELLE (1780-1842) et François MALEPEYRE (1794-1877) rédigent un “Manuel de Physique Amusante” (cliquer ici) dans lequel ils imaginent un certain nombre d’expériences simples à réaliser. Puis il y eut les fameux livres de TOM TIT, pseudonyme de Arthur GOOD (1853-1928) et de Gaston TISSANDIER 1843-1899) (voir PORTRAITS), dont tout le monde connaît les combinaisons si ingénieuses de fourchettes, de brins de paille, de bouchons et de verres !

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Afin de projeter les “Expériences Scientifiques et Amusantes” que Georges MASSIOT présente dans son livre, il met un point une nouvelle lanterne de projection de petites dimensions, montée sur un long socle en bois, dont la particularité est d’être modulable. De plus on peut y placer différents types d’éclairage suivant la source d’énergie dont on dispose : gaz, petit arc électrique ou ampoule à incandescence, etc.

Radiguet 57  Radiguet 58  Expérience d’électrolyse avec cuve à eau et pile de Grenet

Toute la partie avant s’enlève facilement en la coulissant sur le côté et le condensateur peut être dissocié de l’objectif en retirant quatre vis. On peut ainsi placer très facilement divers accessoires tels que châssis spéciaux, cuves à eau, support horizontal, etc. entre la lanterne et le système optique afin de réaliser les expériences décrites dans le livre. Dans les années 30 la Maison MASSIOT fabriquera un banc optique beaucoup plus important et complet.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

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La lanterne présentée dans cet article est un modèle simplifié, adapté à la projection des clichés 4×4 provenant du Vérascope RICHARD. Elle est identique, pour sa partie optique, à la lanterne cylindrique RADIGUET & MASSIOT fabriquée à la même époque.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

Cette petite lanterne de projection peut être rapprochée de celle fabriquée vingt cinq ans plus tard par la Maison MAZO, à la différence près que cette dernière est adaptée à la projection du film souple 35mm.

Voir : Les projecteurs Filmoscope de MAZO

 

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Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON

Posté par Patrice Guerin le 5 novembre 2013

Le projecteur CINEMAGIC de MERE PICON dans Projecteurs jouet picon-12-300x144  Tête de lettre de 1932

Les fromageries PICON, situées à Saint-Felix en Haute-Savoie commercialisent le premier fromage fondu pré-emballé sous les marques « Mère Picon » et « Picon portion ». La production est vendue en France et dans les pays du Proche-Orient, en particulier au Liban. Grace à un marketing très efficace, l’usine emploiera jusqu’à 500 personnes. En 1968 elle est rachetée par le groupe BEL puis sera définitivement fermée le 30 juin 2001.

picon-01-102x150 dans Projecteurs jouet  picon-10-300x208A droite protège-cahier 

Dans chaque boîte de fromages MERE PICON, on trouve des personnages de Walt Disney à découper et à monter ainsi que des bons en échange desquels « MERE PICON sera heureuse de vous adresser son CINEMAGIC ou son jeux des 7 familles ».

picon-03-150x95   picon-04-150x96  Buvards

En plus de ces objets, MERE PICON édite aussi des jeux de 32 et 54 cartes ainsi que plusieurs objets promotionnels destinés aux enfants  tels que buvards, protège-cahiers, etc.

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Le CINEMAGIC est un petit projecteur en carton, livré à plat, qui se monte facilement par simple emboitage, sans aucun collage « les plis sont amorcés, il suffit d ‘éliminer le carton inutile ». Il est équipé d’une lentille frontale, d’une fente pour introduire les disques sur lesquels se trouvent 5 vues circulaires et d’une ouverture à l‘arrière où l’on place une lampe de poche ordinaire.

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L’appareil est livré  avec 2 disques sans image « perforés de 5 petits ronds, qui sont d’une grande utilité pour décalquer sur des journaux illustrés certains dessins à l’aide d’une plume et de l’encre… Lorsque vous aurez utilisé ces disques, d’autres supports vous seront envoyés sur demande… Si vous possédez des positifs photographiques transparents, vous pouvez également les projeter avec cet appareil en les collant sur les disques supports ».

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Il est possible de se procurer un certain nombre d’histoires contre 10 bons « en nous écrivant pour nous demander d’autres films sans oublier d’indiquer ceux que vous possédez déjà ». Chaque histoire, composée de 20 vues réparties sur 4 disques, est envoyée dans une petite enveloppe en kraft personnalisée aux couleurs des Fromages MERE PICON.

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Parmi tous les titres proposés, voici plus particulièrement : « D – Petit Mako grand chasseur » / « G – Goupy et Donald en mer » / « H – Mickey et le monstre » / « I – Le bon chasseur » / « N – Mickey sculpteur & le beau bateau » / mais aussi « Pauvre Minouche » / « Dingo et les soucoupes volantes » / « Grande vedette Mickey  » / « Au voleur » / etc.

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Il était possible de se procurer aussi des disques de jetons en carton faisant office de ticket d’entrée à la projection. Le CINEMAGIC est une création originale déposée de Max PONTY (voir PORTRAITS) Imprimé par Darboy à Paris.

A la même époque d’autres marques distribuèrent aussi de petits projecteurs en carton.

Voir : Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

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Le projecteur CINEBANA de BANANIA

Posté par Patrice Guerin le 4 novembre 2013

Le projecteur CINEBANA de BANANIA dans Projecteurs jouet cinebana-01-116x150  cinebana-02-114x150 dans Projecteurs jouet  cinebana-03-300x185 Recto, verso et intérieur de la pochette

Le CINEBANA est un petit projecteur en carton, dénommé “lanterne magique” par BANANIA. Il est plié à l’intérieur d’une pochette cartonnée mesurant 23x30cm. Pour l’utiliser « Redresser l’appareil jusqu’à la verticale, un enclenchement automatique le fixe dans sa position d’utilisation. »

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La projection s’effectue en plaçant une lampe de poche ordinaire « en bon état » à l’emplacement prévu derrière l’appareil puis de glisser la bande d’images dans les fentes appropriées. « Vous serez heureux d’assister à un véritable spectacle… en couleurs ! » Le réglage de la netteté sur l’écran (un simple mur blanc) se fait «  en éloignant ou en rapprochant légèrement l’appareil ».

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Le CINEBANA est obtenu contre 16 points BANANIA et 6 timbres poste pour lettre. « Cette lanterne magique vous sera adressée avec une histoire complète en 20 images ».
Cinebana 08  BANANIA indique qu’il existe 22 histoires au total que l’on peut obtenir par série de 3 histoires en envoyant 16 points et 4 timbres-poste.

cinebana-07-68x150  Microscobana – Collection privée cliquer ici

Avec ces mêmes points BANANIA, on pouvait aussi obtenir des découpages (Le garage, la ferme, le moulin, le porte-avions), des constructions et même les super découpages animés. Tous ces pliages sont des créations de Max PONTY (voir PORTRAITS).

A la même époque d’autres marques distribuèrent aussi de petits projecteurs en carton.

Voir : Les projecteurs publicitaires en carton des années 50

 

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