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Exposition : Lumineuses Projections !

Posté par Patrice Guerin le 5 mars 2016

Avril 2016 à janvier 2017 au Musée National de l’Education à Rouen

Munae 1

A la fin du XIXe siècle les Projections Lumineuses entrent dans l’enseignement scolaire français et témoignent de la capacité de l’instruction publique à intégrer des innovations techniques. Elément significatif du développement de la “pédagogie par l’image”, ce dispositif novateur participe pleinement à la révolution pédagogique qui s’opère sous la IIIe République.

Voir : Les projections à l’école

Munae 2

A travers un ensemble de collections patrimoniales publiques et particulières (appareils de projections, vues sur verres, vues sur papier, films fixes et diapositives, iconographie, archives) et de dispositifs multimédia d’accompagnement (vidéos, bornes connectées), l’exposition couvre toute l’histoire des Projections Lumineuses, de la lanterne magique du XVIIIe siècle aux projecteurs de diapositives des années 60, à travers 8 espaces clairement identifiés.

1 – Colportage et fantasmagorie au XVIIIe siècle CLIQUER ICI
2 – La lanterne magique en famille au milieu du XIXe siècle CLIQUER ICI
3 – Education Populaire et sociétés philantropiques dans les années 1860 / 1880 CLIQUER ICI
4 – Les collections de vues sur verre à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
5 – Les différents appareils et constructeurs à la fin du XIXe siècle CLIQUER ICI
6 – Usage scientifique des projections CLIQUER ICI
7 – Le cinéma d’enseignement dans les années 30 CLIQUER ICI
8 – Films fixes et projecteurs de diapos des années 50 CLIQUER ICI

Munae 3  Affiche de l’exposition composée à partir d’une illustration de Mucha

Voir : Affiche MUCHA pour la société populaire des beaux-arts

Cette exposition conçue par Anne Quillien, commissaire principale, et Patrice Guérin, commissaire adjoint, s’est déroulée au Musée National de l’Education (MUNAE) à Rouen, 185 rue Eau de Robec, du 23 avril 2016 au 31 janvier 2017.

Voir : Lumineuses Projections : les dispositifs multimédias

Visites guidées : 11 mai, 22 juin, 10 août à 15 h. “Je me rappelle de la très belle visite guidée menée par Patrice Guérin, collectionneur mais aussi véritable conteur. Le temps a passé si vite et l’on serait resté encore longtemps à l’écouter.” J.M.

Ateliers jeune public : 13 avril, 20 juillet, 17 août à 14 h 30.
Conférences-projections : 27 avril, 2 mai, 22 juin, 7 juillet.

Programme pour le second semestre à venir ultérieurement.

Pour plus d’informations sur le Musée : CLIQUER ICI
Pour voir d’autres visuels : CLIQUER ICI

LES CONFERENCES

Munae 12  LA CONQUÊTE DE LA LUMIÈRE

Durant des millénaires, l’homme a cherché à domestiquer la lumière. Les techniques d’éclairage artificiel se sont développées au fil des siècles, permettant d’améliorer la vie quotidienne grâce à de nombreuses inventions susceptibles de rivaliser avec le soleil. Patrice Guérin, collectionneur et auteur du livre intitulé “Du Soleil au Xénon”, reviendra sur l’histoire de la conquête de la lumière et des projections lumineuses.

• Conférence au centre d’expositions, le mercredi 27 avril à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 11  LE FILM FIXE : UNE RÉVOLUTION POUR LE MONDE DE L’ENSEIGNEMENT

Mis en place dès le milieu des années 1920, le film fixe d’enseignement a introduit une nouvelle culture à l’école et à côté de l’école : la culture de l’image. Avec de nombreux exemples illustrés, Didier Nourrisson, professeur d’histoire contemporaine à l’université Claude-Bernard (Lyon-I) et à l’ESPE de Lyon, évoquera les fondements de cet apprentissage pour tous.

• Conférence au centre de ressources le lundi 2 mai à 18 h 30, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Conf. Molteni Munae  MOLTENI, LA PROJECTION FAITE HOMME

L’histoire des projections lumineuses remonte au milieu du XIXe siècle, lorsqu’Alfred Molteni invente la première lanterne de projection digne de ce nom. Durant près d’un demi-siècle, il assurera de multiples projections, fabriquera des appareils de grande qualité et développera une exceptionnelle collection de vues sur verre, hissant la Maison Molteni à la première place des fabricants de lanternes de projection. Patrice Guérin, qui prépare une monographie illustrée sur la Maison Molteni présentera ses plus récentes recherches sur ce grand nom de la projection au XIXe siècle.

• Conférence au centre d’expositions le mercredi 22 juin à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Munae 10  EN BATEAU, EN CHAR À BOEUFS, EN AÉROPLANE…

Grâce aux vues sur verre, les maîtres d’école faisaient voir l’ailleurs et la modernité : comme leurs auditeurs, venez découvrir la grande diversité des moyens de transport en usage vers 1900.

• Conférence au centre de ressources le jeudi 7 juillet à 18 h, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Munae 9Livre / Catalogue de l’exposition largement illustré

Un ouvrage en rapport avec l’exposition est publié par Canopé éditions. Il approfondit un certains nombres de sujets présentés dans l’exposition grâce à des articles écrits par différents auteurs : Delphine Diaz, Yves Gaulupeau, Patrice Guérin, Thierry Lefebvre, Laurent Mannoni, Didier Nourisson, Anne Quillien, Annie Renonciat, Isabelle Saint Martin, Christel Taillibert.

Disponible sur le Réseau Canopé

 

 

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Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 29 août 2013

Dès le début du XXe siècle, Georges MASSIOT dirige seul l’ancienne maison “Radiguet & Massiot”, qui, elle-même, succède à “Molteni” depuis octobre 1899.

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Lanterne “Caméléon” de MASSIOT dans Lanternes projection massiot-11-109x150  “L’informateur de la Photographie” – Salon de la Photographie mars 1925

Tout en continuant à fabriquer des appareils de projection et à exploiter le catalogue de diapositives “Molteni”, la société MASSIOT se spécialise progressivement dans le domaine médical, jouant un rôle de pionnier dans la radiologie. Durant la première Guerre Mondiale, elle équipe des camions d’installations radiographiques. Plus tard l’entreprise sera associée à PHILIPS France pour devenir “Massiot-Philips”.

massiot-12-300x225 dans Lanternes projection  massiot-15-150x38 Documents G.V.

En 1922, – G. MASSIOT Constructeur – commercialise un appareil de projection fonctionnant avec une ampoule électrique de forte puissance, parfaitement adapté à la projection des plaques autochromes. « Il ne suffit pas d’avoir une source lumineuse intense pour produire sur l’écran une plage uniforme et brillante. Si les rayons de courbures des lentilles ne sont pas en rapport avec le réflecteur et le foyer de l’objectif, on s’expose à une perte de lumière considérable, ou à voir naître sur l’écran des irisations désagréables. » 

massiot-20-150x110  Plaque Autochrome – Collection G.V.

Ce projecteur est baptisé “Caméléon” parce qu’il est spécialement étudié pour la projection de photographies en couleurs.

Voir : Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs - La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

massiot-17-150x88  massiot-18-150x90  massiot-19-150x82 Collection G.V.

Le projecteur se compose d’une boîte à lumière de petites dimensions, d’un passe-vues va-et-vient adaptable à différents formats et d’un système optique très développé, le tout étant monté sur un petit trépied articulé. Il peut être équipé de différentes accessoires tels que des tubes allonges pour la projection à grande distance ou des châssis métalliques intermédiaires permettant de passer les formats de vues les plus courants, bien que le 9×12 soit le format privilégié des autochromes.

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massiot-13-120x150  Lampe à incandescence de 2,5 ampères sous 110 volts formé d’un bulbe de 7cm de diamètre argenté à sa partie postérieur, monté sur un culot à vis.

massiot-14-150x93  La Nature – 1er juillet 1922 – Source G.V.

Une variante de cet appareil consiste à superposer deux projecteurs identiques afin de réaliser des changements de vues par superposition sans transition apparente (en fondu-enchainé dirions-nous aujourd’hui). Un rhéostat à curseur permet d’allumer progressivement un foyer tandis que l’autre s’éteint « Les effets inattendus de ces images qui se fondent les unes sur les autres sont d’un aspect agréable et chatoyant qui s’accorde parfaitement avec le caractère artistique de ces photographies en couleurs naturelles. »

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La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

Posté par Patrice Guerin le 4 mai 2013

La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME dans Images projetees couleur-31-300x182

Dès le XVIIIe siècle, l’art des projections lumineuses ne cesse de se développer, aussi bien devant un public épouvantés ou émerveillés (Spectacle de fantasmagorie ROBERTSON) que dans les familles les plus populaires par le biais des montreurs d’images de tous poils (La lanterne magique ou le spectacle amusant). Pour rendre ces spectacles les plus réalistes possibles, on colorie à la main les images dessinées ou photographiques (Colorisation des plaques de verre) en attendant de trouver un système permettant de photographier les “vraies” couleurs de la nature.

Voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS - Projecteur trichrome artisanal

 

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Le premier à fabriquer et à commercialiser des appareils trichromes est l’américain Frédéric Eugène IVES (Voir PORTRAITS). Dès 1877 il travaille sur les moyens de prendre et de visualiser des images en couleurs. Le résultat de ses travaux lui permet de mettre au point et de fabriquer dans les années 1895/1900 différents appareils trichromes.

couleur-33-150x128   couleur-47-146x150     couleur-43-150x126 Divers appareils photos, connue sous les noms de “Heliochromoscope”“Kromskop Camera” ou « Chromographe”. Il existe aussi un accessoire pouvant se placer au dos d’une chambre photographique standard afin de faire trois prises de vues d’un même sujet à travers des filtres rouge, vert et bleu.

couleur-34-150x139  couleur-35-150x143 Une visionneuse stéréo en couleur dénommée “Kromskop“, commercialisée à partir de 1895, qui sera suivi par une version monoculaire nommée “Junior Kromskop”.

Voir : Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP de IVES

couleur-36-300x175  Un projecteur trichrome dénommé “Photochromoscope”. En fait il s’agit d’un accessoire venant se placer à l’avant d’une lanterne de projection ordinaire qui permet de décomposer le faisceau lumineux en trois axes passant par des filtres rouge, vert et bleu, puis au travers de vues en noir et blanc adaptées avant de composer une image colorée sur l’écran.

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En 1898, IVES crée une société en Grande-Bretagne, “Photochromoscope Syndicate, Limited”. Il prend comme assistant Edward Raymond TURNER (1873-1903). Enthousiasmé par le principe additif des couleurs, expérimenté avec le Kromskop, TURNER quitte son emploi l’année suivante pour appliquer ce principe au cinématographie. Il construit et brevète un système de cinéma trois couleurs en 1899.

Pour en savoir plus cliquer ici

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En 1901, une polémique voit le jour entre DUCOS DU HAURON et IVES sur l’origine du procédé trichrome et les moyens mis en œuvre pour réaliser ces images. IVES écrit « qu’il y avait des défauts graves dans chacune des méthodes proposées par M. DUCOS DU HAURON ». Ce à quoi DUCOS DU HAURON répond « ces prétendus défauts ne furent que des erreurs théoriques qui n’eurent pratiquement aucune importance… ». Il faut savoir que les théoriques de DUCOS DU HAURON ont été publiées à partir de 1867, avant qu’il n’ait connaissance des travaux de MAXWELL, sur lesquels s’appuie IVES.

Voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

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A la même époque, en Allemagne, le Dr Adolph MIETHE (1862-1927) met au point un projecteur trichrome qui est construit par la maison GOERZ.

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Les appareils commercialisés par IVES auront un certain succès durant une dizaine d’années jusqu’à l’invention du système “Autochrome” par les frères LUMIERE, en 1903 et sa commercialisation à partir de 1907. La projection des autochromes « exige souvent une plus grande intensité lumineuse que pour les vues colorisées. Elle nécessite que l’on puisse la modérer suivant les cas, de façon à pouvoir conserver aux couleurs leurs valeurs brillantes ou vaporeuses ».

Voir : Les plaques AUTOCHROMES pour la photographie en couleurs

couleur-45-150x114  Projection en couleurs faite par monsieur Louis GAUMONT à l’Académie des Sciences, le 10 novembre 1919

Le procédé trichrome sera aussi utilisé  au cinéma. En 1911, la Société des établissements GAUMONT dépose un brevet pour la projection cinématographique trichrome.

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En 1932, Herbert KALMUS met au point aux Etats-Unis la caméra Technicolor trichrome.
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couleur-46-150x110 Publicité Kodak – Années 1950

Il faut attendre les années 1950 pour que la photographie couleur entre définitivement dans une majorité de familles par le biais de la fameuse diapositive Kodachrome qui est à l’origine de ces rituelles séances de projection familiales du dimanche après-midi.

 

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Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

Posté par Patrice Guerin le 8 février 2013

Histoire de KODAK : 1 - Les débuts dans Brevets et inventeurs kodak-51-135x150

En avril 1880, George EASTMAN (voir PORTRAITS), loue le troisième étage d’un petit bâtiment de la state Street à Rochester et commence à fabriquer des plaques sèches destinées à la vente. « L’idée m’est petit à petit venue à l’esprit », dira-t-il plus tard, « de rendre l’appareil photo aussi pratique que le stylo. » Ses premières expériences ont pour objectif de mettre au point un support photographique plus léger et plus flexible que le verre. En 1883, il transfert ses bureaux dans un immeuble de quatre étages au 343 State street, aujourd’hui encore le siège social de cette entreprise multinationale.

kodak-42-111x150 dans Brevets et inventeurs  Les locaux vers 1890 – Document G.V.

1884 – Création de “Eastman Dry Plate and Film Co”

En 1884, George EASTMAN fonde “Eastman Dry Plate and Film Co”, société au capital de 200 000 $ qui comptait 14 actionnaires.

1888 – Commercialisation du premier appareil photo KODAK

George EASTMAN dépose la marque “KODAK” : « J’ai inventé ce nom moi-même. La lettre « K » a toujours été l’une de mes préférées… ». Il veut un mot simple, frappant et prononçable dans toutes les langues.

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Son fameux slogan « You press the button, we do the rest » (Vous appuyez sur le bouton, nous nous chargeons du reste) marque la naissance de la photographie pour tous. Il décrit parfaitement le positionnement de KODAK : fabriquer des appareils simples d’utilisation permettant de commercialiser “en masse” de la pellicule et les services qui vont avec : développement, tirage, etc.

1889 – Invention de la pellicule souple

Après 3 ans de recherches, avec l’aide du chimiste H.M. REICHENBACH, George EASTMAN met au point une pellicule photographique révolutionnaire, composée d’un support en celluloïd* sensibilisé par une émulsion argentique « aussi transparente que le verre et suffisamment souple pour en faire un rouleau ». Ce film, découpé en bandes de 35mm, permet à Thomas EDISON (voir PORTRAITS) de mettre au point, en 1891, le “Kinetographe”, caméra pouvant enregistrer instantanément plusieurs photographies successives sur une pellicule photographique. Cinq ans plus tard, en 1896, EASTMAN-KODAK produit 100 000 appareils et plus de 70 kms de film souple.
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* Le celluloïd (nitrate de cellulose plastifié par du camphre) fut inventé en 1869 par John Wesley HYATT (1837-1920) , un imprimeur du New-Jersey qui cherchait une matière synthétique pour fabriquer… des boules de billard ! Cette matière – malheureusement extrêmement inflammable – pouvait être facilement utilisée dans des moulages ou pour la préparation de peintures et de vernis. Elle fut introduite en France vers 1875 sous l’impulsion de la Compagnie Française de Celluloïd située à Stains.
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kodak-44-150x90  Les premiers bâtiments à Rochester Park – Document G.V.

1891 : installation à Rochester Park

Tout en gardant les locaux de State street, la fabrication de films et de papier photographique est transférée dans quatre nouveaux immeubles construit à Rochester Park « Etablis dans un parc de 7 hectares, les bâtiments, qui pour la plupart n’ont qu’un seul étage, sont construits en briques avec garnitures en pierre de taille de couleur sombre. Le bâtiment principal, dominé par une monstrueuse cheminée, mesure 16 mètres de large par 63 mètres de long. Il contient les machines motrices et les ateliers de construction. »

L’année suivante la société devient la “Eastman Kodak Company”.

kodak-45-150x61  Usine KODAK à Harrow (GB)

La même année KODAK installe une première usine de fabrication en dehors du territoire américain. Elle se situe à Harrow, près de Londres en Angleterre. « A Harrow on revoit les mystérieuses chambres noires de Rochester. Un grand nombre d’ouvriers fabriquent des centaines de bobines de pellicules tous les jours. Il y a aussi un atelier immense où sont fabriqués en grande quantité les papiers au bromure et au chlorure ».

kodak-46a-150x104  Le “Palais de cristal”– Document G.V.  kodak-46b-150x104

1893 : Construction d’un immeuble de 6 étages, rue State à Rochester

Cet immeuble est perpendiculaire au premier. Il est destiné à la fabrication des boîtiers et appareils photos à pellicules en bobine. « Ce nouveau bâtiment mesure 20 mètres de large, 48 mètres de long et a une hauteur de 6 étages. 224 fenêtres donnent une lumière parfaite dans tout le bâtiment, y compris les soubassements ». 100 000 appareils photos et 70 kms de films sont fabriqués dès 1896.

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1899 : KODAK rachète les droits d’exploitation du papier “Velox”

En 1891, un chimiste américain d’origine belge, installé aux Etats-Unis en 1889 invente le papier “Velox”. Il s’agit de Leo BAEKELAND (1863-1944) qui laissera par la suite son nom à la “Bakélite”, mise au point en 1907. Ce papier photographique a la particularité de pouvoir être exposé à la lumière artificielle, alors que jusque là on ne pouvait utiliser que la lumière solaire, ce qui facilite grandement le travail de laboratoire. Il connaît un tel succès qu’EASTMAN-KODAK entreprend d’en acquérir les droits. En 1899, le jeune chimiste belge souscrit à la proposition de l’industriel et lui vend son invention pour une somme phénoménale à l’époque (il s’agirait de 750 000 $ à 1 000 000 $). Néanmoins, ce contrat de vente présente l’inconvénient d’exiger de BAEKELAND qu’il renonce, pendant vingt ans, à commercialiser toute invention dans le domaine de la photographie.

kodak-48-99x150  Catalogue français N°2 – Janvier 1894 – Document G.V.

1900 : développement international.

KODAK est présent dans de nombreux pays. En Europe la firme possède une usine à Harrow et des bureaux à Londres au 115 Oxford Street et à Paris au 4 place Vendôme.  En 1901 la “Eastman Kodak Company of New Jersey”, est fondée. C’est la société mère de toutes les entreprises KODAK. En 1907 l’entreprise compte plus de 5 000 employés dans le monde.

EASTMAN est un fervent défenseur de la publicité. Il est convaincu de son pouvoir, à la fois pour l’entreprise et vers le public. La société participe aux plus grandes expositions mondiales.

kodak-49a-150x97  kodak-49b-150x97  Rare vue aérienne du parc EASTMAN-KODAK en 1910, tirée sur papier “Velox”. Au verso on peut lire : Exposition Eastman Kodak Company Rochester. Exposition industrielle 1910.

« Les employés se souviennent de lui sur le toit de l’usine, libérant ses cerfs-volants, parfois emportés par de brusques rafales….. Son intérêt pour les débuts de la photographie aérienne était important. C’est ainsi qu’il fit, vers 1909, des vues aériennes « officielles » de Kodak Park. Elles ont clairement été identifiées comme étant des photos “kite” (cerf-volant). Eastman s’est rendu compte que ces applications pour Kodak iraient bien au-delà que de simples vues pour cartes postales de son usine. »
Source : “George Eastman : A Biography” par Elizabeth Brayer 2006.

kodak-50-150x150Premier logo KODAK, vers 1907

1908 – Commercialisation du premier film ininflammable

KODAK produit et commercialise la première pellicule sans danger en utilisant un support d’acétate de cellulose plutôt que le support de nitrate de cellulose très inflammable. La firme ouvre une usine en Australie. Le nombre d’employés dans le monde dépasse les 5000.

kodak-16-150x91  Eastman KODAK building la nuit « la plus haute tour de Rochester”

1914 – Construction de la tour KODAK

Dans le prolongement des bâtiments précédents, KODAK construit un immeuble de bureaux de 16 étages sur son emplacement du 343 rue State, à Rochester. Trois étages supplémentaires seront ajoutés en 1930.

C’est à cette époque que l’entreprise KODAK commercialise sa première lanterne de projection.

Voir : Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Dans les années 1920 KODAK détient un monopole quasi complet de l’industrie photographique aux Etats-Unis.

Pour plus d’informations cliquer ici

 

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Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

Posté par Patrice Guerin le 17 mars 2012

Flatters & Garnett est une entreprise anglaise qui fabriqua des préparations à projeter et du matériel  microscopique pour un usage éducatif durant la première moitié du XXe siècle.

Voir : Introduction aux projections scientifiques

Microscope de projection FLATTERS et GARNETT dans Projections et Enseignement Flatters-01-150x124  16-18 Church Road

En 1895, Abraham FLATTERS (voir PORTRAITS) crée une petite entreprise à son domicile situé au 16 Church Road à Longsight près de Manchester, dans laquelle il fabrique des préparations pour microscopes et pour lanternes de projection. Au début des années 1900, FLATTERS devient membre de la “Royal Microscopical Society” où il rencontre Charles GARNETT (voir PORTRAITS) qui fait parie de cette association depuis 1887.

Flatters-05-123x150 dans Projections scientifiques Vues pour microscope fabriquées par Flatters & Garnett Ltd à Church Rd Longsight

En 1901, FLATTERS ayant des problèmes financiers, les GARNETT père et fils s’associent à lui pour fonder une entreprise dénommée Flatters & Garnett Ltd. Le fils, John B. GARNETT, qui est pharmacien, ouvre une pharmacie (chemists shop ou Drug store), au 46 Deansgate, tandis que FLATTERS continue à commercialiser des vues pour microscopes et lanternes fabriquées à son ancien domicile de Church Road. Pendant un certain temps, tout fonctionne bien, mais les coûts de la pharmacie ne sont pas justifiés et les activités effectuées aux deux anciennes adresses sont regroupées au 32 Dover Street, à proximité de l’Université et juste en face de la Manchester High School pour filles.

Flatters-06-150x94Vues pour microscope fabriquées par Flatters & Garnett Ltd à Deansgate

En 1906, Flatters & Garnett Ltd emploie une douzaine de personnes. L’entreprise vend un grand nombre de vues pour lanternes concernant tous les aspects des sciences naturelles. Les enseignants du monde entier s’adressent de plus en plus à elle afin d’obtenir ces vues pour microscope et divers accessoires pour la collecte et la préparation d’échantillons.

Quelques temps après, un important désaccord se développe entre FLATTERS et les autres dirigeants de l’entreprise. En 1909 les GARNETTS acceptent de racheter les parts de FLATTERS qui crée, avec d’autres membres de son équipe, Flatters, Milbourne & Mckechnie, une entreprise concurrente sur Church Road. Elle fabrique et commercialise des lanternes ainsi que des diapositives de micro-préparations et des accessoires jusqu’à son échec en 1913, car « FLATTERS n’était malheureusement pas un bon “business man” ! » Il continuera cependant à fabriquer des diapositives jusqu’à son décès à l’âge de 81 ans.

Flatters-02-150x115  309 Oxford Road

Après avoir eu certaines difficultés à surmonter le départ de FLATTERS, Flatters et Garnett Ltd déménage de nouveau en 1913 pour des locaux plus vastes au 309 Oxford Road à Manchester, face à l’Université. C’est là que l’entreprise commence à fabriquer des instruments pour la microscopie, mais le première Guerre Mondiale va de nouveau retarder son développement. Durant les années 1920, Flatters & Garnett Ltd accroit son activité de façon constante. La société possède une certaine réputation « pour la fabrication d’appareils bien conçus et fiables ». Elle vend ses produits partout dans le monde.

Flatters-07-148x150  Flatters-08-150x104  Flatters-09-150x85  Collection Leitzmuseum.org

En 1927, l’entreprise agrandit ses locaux sur Oxford Road et Dover place qui se trouve à l’arrière du magasin d’Oxford road. Suite à cet agrandissement, il devient alors possible d’augmenter la gamme des produits fabriqués dans ses propres ateliers, dont le premier modèle du projecteur de micro-précision. La fabrication de cet appareil est très soignée et de grande qualité, il est totalement en cuivre sauf la base du pied qui est en fonte. Il sera produit durant plus de 20 ans avec peu de changements par rapport au modèle initial. Ce “Micro-projector” fut reconnu par de nombreux experts comme un instrument de premier plan dans sa catégorie. De très nombreux appareils ont été utilisés dans les écoles, les universités, les hôpitaux, etc. du monde entier.

Le 20 décembre 1937, un sérieux incendie survient dans les locaux de Wynnstay House, acquis en 1932. « Il a détruit complètement les laboratoires chimiques et microscopiques, mais un nombre considérable de diapositives a put être sauvé. Le département de photographie et de vues pour projection n’a été que légèrement touché et l’atelier de fabrication des microscopes et des micro-projecteurs a échappé au sinistre. Les stocks de la plupart des spécialités chimiques de l’entreprise ont été transportés au siège social, 309 Oxford Road, Manchester, qui est à deux miles des laboratoires ». La reconstruction des bâtiments n’a été achevée qu’un an à peine avant le déclanchement de la seconde Guerre Mondiale.

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En 1948, l’entreprise participe pour la première fois au Salon des Industries britanniques. «  Bien que le stand soit loin d’être idéale, il a suscité un vif intérêt et a figuré sur la liste de la visite de la famille royale ». Deux ans plus tard Flatters & Garnett participe de nouveau au salon et projette sur son stand des vues microscopiques sur un écran de un mètre carré environ.

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Pour son  cinquantième anniversaire, en 1951, Flatters & Garnett emploie 66 personnes et vend un quart de sa production à l’exportation, notamment vers les pays émergents où les musées et les écoles montent des collections de vues microscopiques. Dans les années 60, l’entreprise rencontre de graves problèmes financiers et Wilfred GARNETT, devenu Directeur Général, tombe gravement malade. La société fait faillite en 1967 et Wilfred GARNETT  décède en 1988.

Pour tout connaître des microscopes de projection : Microscopes solaires de projection

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Projektions Apparat – ICA Dresden

Posté par Patrice Guerin le 23 septembre 2011

En 1909, quatre fabricants d’appareils photo allemands s’unissent pour former la société “International Camera Actiengesellschaft” (ICA) à Dresde. Il s’agit de : Hüttig AG à Dresde fondée en 1862, Kamerawerk Krügener à Francfort, Wünsche AG à Reick près de Dresde et de Carl Zeiss AG à Iéna. A cette époque Ernemann ne souhaite pas s’associer à ce groupe et reste indépendant.

icalogo.jpg Le premier logo de l’entreprise est une étoile à cinq branches. Plus tard ce logo sera remplacé par un ange porteur de lumière.

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Peu avant la Première Guerre mondiale ICA AG possède les plus grandes usines en Europe destinée à fabriquer du matériel photographique et cinématographique. 1500 personnes y travaillent et près de 10 000 appareils sont fabriqués.

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ICA poursuit la fabrication de certaines séries d’appareils photos des sociétés fondatrices, mais développe aussi une gamme complète d’appareils et accessoires consacrés à la projection fixe ou animé.

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Dans son catalogue de 1915, consacré aux appareils de projection, on trouve diverses lanternes de projection ou d’agrandissement, ainsi que de nombreux accessoires tels que supports, écrans, objectifs, systèmes d’éclairage, passe-vues et masques pour diapositives,  ainsi qu’une série de projecteurs cinématographiques.

Voir : Lanterne universelle ICA DresdenProjecteur fixe 35mm ICA

ica31.jpg Prêt d’un collectionneur allemand P.S. !

En 1926, ICA fusionne avec les sociétés ERNEMANN à Dresde, GOERZ à Berlin et CONTESSA-NETTEL à Stuttgart pour former la société ZEISS IKON.

Voir : ZEISS IKON A.G.

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Projecteurs NORIS

Posté par Patrice Guerin le 20 mars 2011

En 1935 l’entreprise de lanternes magiques Ernst PLANK est achetée par les frères Hans et Fritz SCHALLER, peut-être à cause de l’anti-sémitisme qui se développait en Allemagne à l’époque, mais surtout à cause de la crise économique mondiale qui plonge de très nombreuses entreprises dans la faillite.

Fritz SCHALLER, travaille dans une grande banque et son frère Hans dirige une usine de lunettes de protection. Fritz, le marchand, et Hans le technicien, s’associent pour fabriquer sur des projecteurs de diapositives.

Voir : Lanternes magiques Ernst PLANK

Le département projection (photo et cinéma familial) prend alors le nom de NORIS.

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Noris Junior, équipé d’un passe-vues pour diapositives.

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Noris Trumph, équipé d’un passe-vues pour pellicule 35mm et d’un second pour diapositives.

Projecteurs NORIS dans Projecteurs petit format planknoris09-150x116  Publicité associant les noms de Ernst PLANK et NORIS – 1955

Après la seconde Guerre Mondiale, l’entreprise est connue sous le nomNoris Projektion GmbH”.

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RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 15 février 2011

En 1805, un opticien M. CHEVALIER, s’installe dans le Xe arrondissement de Paris, où se trouve de nombreux théâtres. Durant 25 ans il se crée une clientèle très fidèle avant de se retirer en 1830.

Sa maison est reprise par Marie-Honoré RADIGUET (1791–1867) déjà connu dans le monde des opticiens pour la fabrication des verres à face parallèles. Il se spécialisée dans la fabrication et la vente d’appareils d’optique. Dans les années 1850-60 son fils Honoré-Antoine RADIGUET (1824–1887) lui succède en ajoutant la fabrication de baromètres, de thermomètres et autres appareils de mesure.

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En 1880, Arthur-Honoré RADIGUET (1850–1905) étend son activité aux appareils de vulgarisation scientifiques fonctionnant à la vapeur ou à l’électricité et à la photographie. Le succès de sa production dépassant ses espérances, il étend son activité à l’électricité en mettant au point la première pile constante utilisant les déchets de zinc. L’électricité médicale se répandant, il s’intéresse alors aux rayons X, découverts en 1895 par le physicien allemand Wilhelm RÖNTGEN (1845-1923).

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Fort de son succès, Arthur RADIGUET réalise son rêve de fusionner avec la Maison MOLTENI, bien connue pour son matériel de projection. Pour mener à bien cette opération, le 6 octobre 1899, RADIGUET s’associe avec son gendre, Georges Jules MASSIOT (1875-1962), afin de former la Société en nom collectif RADIGUET & MASSIOT, au capital de 450.000 francs.

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Le 15 octobre 1899, RADIGUET & MASSIOT reprend le fonds de la maison MOLTENI, un des plus importants fabricants d’appareils scientifiques du XIXe siècle, sans oublier bien entendu les appareils de projection et l’importante collection de vues.

Voir : La maison MOLTENI et Cie, MOLTENI  -  RADIGUET & MASSIOT au sommet de la gloireLa collection de diapositives MOLTENI  -  Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

radiguet06.jpg Maison RADIGUET & MASSIOT, située 13-15 boulevard des Filles du Calvaire, Paris IIIe

radiguet07.jpg Maison MOLTENI, située 44 rue du Château d’Eau, Paris Xe

Aux appareils et accessoires pour la projection fixe figurant dans le catalogue, vient s’ajouter à partir de 1903 une gamme de projecteurs de cinéma, fabriqués d’après les brevets d’Ambroise François PARNALAND.

En 1905, Arthur-Honoré RADIGUET décède à l’âge de 55 ans suite à de trop nombreuses expositions aux rayons X. Georges MASSIOT reprend seul la direction de la maison dont la partie commerciale est située 13 et 15, Boulevard des Filles-du-Calvaire à Paris, tandis que les ateliers se trouvent non loin de là au 44 rue du Château d’Eau à Paris.

Source cliquer ici

radiguet08.jpg radiguet10.jpg  RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI massiot-17-150x88

Voir : Multiprojecteur Universel de MASSIOT - Lanterne “Caméléon” de MASSIOT  - Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT - Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Tout en continuant à fabriquer des projecteurs, la société MASSIOT se spécialise alors dans le domaine médical, jouant un rôle de pionnier dans la Radiologie. Durant la première guerre mondiale, elle sera la première à équiper des camions d’installations radiographiques. Se maintenant à la pointe du progrès, elle fabrique, pendant l’entre-deux guerres, des tables de Radiologie et commercialise, dès 1948, le premier tomographe universel.

radiguet11.jpg   Radiguet 13  Usine de Courbevoie, atelier de montage

En 1960, MASSIOT s’associe à PHILIPS et devient filiale d’abord à 50%, puis à 100% de la société PHILIPS France pour devenir MASSIOT-PHILIPS. Elle s’intègrera progressivement au groupe multinational PHILIPS N.V.
Actuellement, PHILIPS SYSTEMES MEDICAUX est une société de droit français, filiale de la Compagnie Française PHILIPS (C.F.P.), elle-même représentant de PHILIPS Electronics N.V. Elle commercialise, installe et entretient des systèmes d’Imagerie Médicale et couvre aussi bien la Radiologie Conventionnelle et Numérique, la Radiothérapie et la Tomodensitométrie que la Résonance Magnétique et les Ultrasons.

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