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Lanterne magique vernie noire

Posté par Patrice Guerin le 18 juillet 2015

LMnoir 01 1  Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections 2  LMnoir 03 3  LMnoir 04 4

Présentée dans le catalogue MOLTENI de 1880 (3), cette lanterne apparaît dans divers ouvrages anglais dès les années 1860. Dans le livre “The Magic Lantern, how to buy, and how to use it” publié à Londres en 1866 (1), on peut lire cette citation de sir David BREWSTER (1781-1868) : « La lanterne magique, qui pendant longtemps a été utilisée seulement comme un instrument pour amuser les enfants et étonner les ignorants, a été récemment améliorée afin d’être utilisée… dans presque toutes les branches de l’enseignement scientifique où il est souhaitable de donner une représentation précise et agrandie de phénomènes devant un large public. » Dans son livre “L’Art des Projections” de 1872 (2), l’abbé MOIGNO présente cette lanterne de la manière suivante : « Modèle anglais que l’on trouve toute faite chez les opticiens et les marchands de jouets… On peut les commander au fabricant en lui donnant simplement le diamètre du condensateur et de l’objectif. » Quant au livre de la Maison NEWTON publié vers 1880 (4), on y voit cette lanterne équipée d’une lampe à huile semblable à celle présentée à la fin de cet article.

VOIR : Carpenter & Westley

LMnoir 12  Page extraite du livre “The Magic Lantern Manuel” de W.J. Chadwick – 1878

Deux médailles et des diplômes de “Grand Prix” ont été attribués à Thomas J. MIDDLETON (1817-1889), lors des Expositions Universelles de Philadelphie en 1876 et de Paris en 1878. La maison T.J. MIDDELTON est située à Londres, tout d’abord (1875 à 1878) au 38 Little Queen Street, High Holborn, puis (1878 à 1882) au 235 High Holborn W.C. Elle est fournisseur de la “Royal Polytechnic Institution”. La publicité ci-dessus précise que les lanternes MIDDLETON sont utilisées en Amérique, en Chine, en Inde, au Japon, en Afrique, en Australie, etc… C’est à dire dans tous l’Empire britannique ! Certains attribuent ces lanternes – du moins les plus grosses – à “Carpenter & Westley 24 Regent Street, London”.

LMnoir 05

Suivant la taille de la lanterne, mesurée par le diamètre de la lentille interne (condensateur) celle-ci est considérée comme un jouet (N° 1 à 6 avec lentille de 34 à 90mm) ou comme un appareil de fantasmagorie (N°7 à 10 avec lentille de 75 à 115mm). Les grands modèles peuvent aussi être fabriqués en acajou verni, doublé intérieurement en fer blanc. En ce qui concerne les petits modèles, il est précisé que « la N° 3 est la première taille des petites lanternes qui admet l’utilisation de petites chromatropes, de tableaux comiques animés, de plaques à levier, et de petites vues photographiques ».

Sammelband ETH-BIB Rara - L'  art des projections  Modèle en acajou vernis

L’abbé MOIGNO, quant à lui, les classe en trois catégories : 1° celles des enfants, 2° les lanternes pour fantasmagorie, 3° les lanternes fantasmagoriques avec corps en acajou doublées de fer. « On peut dire en général des premières – les lanternes-joujou – qu’elles atteignent admirablement bien leur but ; et l’étonnant c’est qu’on puisse les donner à si bas prix. Pour avoir une bonne lanterne de seconde classe, avec les tableaux, il faut payer de 125 à 250 francs et les commander à un bon opticien. Celle de la troisième classe se paie beaucoup plus cher, de 5 à 760 francs, et elle exige encore plus d’habileté ; il ne faut l’acheter qu’à bon enseigne, d’autant plus qu’elle constitue un appareil de démonstration presque journalier. Elle donne avec une lampe à huile, des projections de 4 mètres de diamètre ; avec une lampe oxhydrique, des projections de 7 à 10 mètres. »

LMnoir 07  Photo de presse ancienne “Culver Pictures Inc.” New-York – sans date

Elle se caractérise par un corps en fer blanc verni noir équipé d’une porte latérale et d’une poignée à l’arrière. Cette lanterne est surmontée d’une cheminée conique en forme d’escalier composée de trois éléments. A l’avant se trouve un passe-vues de dimension variable en fonction de la taille de la lanterne sur lequel est fixé un support conique noir dans lequel coulisse un objectif en cuivre. Les plus gros modèles peuvent être équipés d’un objectif à crémaillère.

LMnoir 08  Cette gravure représente une de ces lanternes fonctionnant à la lumière oxhydrique. Elle est montée sur un « piédestal muni de roues rendues silencieuses par une garniture en lisière ou en caoutchouc ».

LMnoir 09

La lanterne jouet peut être livrée en coffret avec un certain nombre de plaques de projection sur verre aux dimensions adaptées à la taille du passe-vues. Comme beaucoup de lanternes magiques jouet, elle est équipée d’une petite lampe à pétrole avec sa cheminée en verre et un réflecteur amovible.

LMnoir 11   LMnoir 10

Cette lanterne de fantasmagorie en fer blanc correspond au plus gros modèle (N°9). Elle est équipée de poignées latérales placées sur le haut du corps, qui remplacent la poignée arrière. Le système d’éclairage est interchangeable. Celle-ci est équipée d’un double éclairage soit avec une bougie, soit avec une lampe à huile type Quinquet ; l’abbé MOIGNO précise « …avec lampe à huile, lampe oxycalcique ou lumière oxhydrique ». Le système optique se compose d’un condensateur à double lentille de 115mm de diamètre et d’un objectif achromatique à crémaillère. La gravure en situation montre son utilisation avec un chalumeau oxhydrique (sac de gaz sous la table de projection).

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

LMnoir 13  LMnoir 14A gauche catalogue Stanley de 1876 – Cinémathèque Française

Il existe même un modèle à deux lanternes côte à côte appelé “polyorama” destiné à projeter des spectacles sans “trous noirs” entre les vues. Pour cela elle est équipée de volets dentés situés devant les objectifs. Une petite manivelle située à l’arrière permet de monter ou descendre ces volets ce qui dégage un objectif tandis que l’autre est masque progressivement.

NB Remarque sur la présentation de ces lanternes. Certaines vues anciennes les montrent avec cheminées tournées vers l’avant et d’autres vers l’arrière. La base de celle-ci étant cylindrique, elle peut être placée dans un sens ou dans l’autre sans que cela nuise à son fonctionnement.

Voir : Lanterne magique classique - Lanternes magiques jouet - Lanterne magique perfectionnée - La lanterne magique GLORIA

 

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SIGNAL LAMP pour conférencier

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2014

Sonnette 01a  Théâtre antique d’Orange d’après une reconstitution de l’architecte Auguste Caristie (1783-1862)

« Le son doit provenir de l’image ! » Cette affirmation, qui est une évidence aujourd’hui, n’a pas toujours été facile à appliquer dans le “spectacle”. Tant que celui-ci s’exerça sous une forme théâtrale, il était normal que le son provienne de l’image puisqu’il sortait de la bouche même des acteurs. Et l’ingéniosité, à l’époque, consistait à construire des lieux de spectacle capables de renvoyer, voir même d’amplifier les sons provenant de la scène vers les spectateurs.

Sonnette 02  Les frères PATHE, l’un portant un phonographe, l’autre une lanterne de projection, accompagnés de leur fameux coq

Les choses se compliquèrent au XIXe siècle, lorsque la technologie naissante permit de dissocier le son de l’image. Le cinéma en est un bon exemple. Les premières projections étaient muettes, parfois accompagnées d’un musicien caché sur le devant de la scène ; pas au fond de la salle, mais sur le devant de la scène pour que « le son provienne de l’image. » Puis le cinéma parlant fit son apparition, suivi du cinéma sonore, et l’on cachât alors des haut-parleurs à côté ou derrière l’écran.

Sonnette 03  Luciphone – Collection F.B. cliquer ici

Mais avant le cinéma que se passait-il ? Certains diront qu’avant le cinéma il n’y avait rien… Rien d’autre que le “pré-cinéma”, composé de lanternes magiques de tous genres pour amuser les enfants.  Il y eut quand même le Luciphone, premier appareil associant l’image et le son dans un luxueux coffret propre à amuser les enfants de riches bourgeois… Ou peut-être les parents de ces enfants gâtés !

Sonnette 04

C’est oublier les nombreuses Conférences Populaires qui se développèrent à partir de la Seconde République pour « instruire le peuple ». Des conférenciers, illustrant souvent leurs propos avec des projections lumineuses,  traitaient des bienfaits de la science naissance ou des dernières connaissances dans les domaines les plus variés tels que l’astronomie, l’agriculture ou l’hygiène.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire

Comment faisait-on alors pour que « le son provienne de l’image » ? On sait que pour avoir une image la plus grande possible, il convient de placer le projecteur le plus loin possible de l’écran tout en gardant une luminosité suffisante pour que l’image soit agréable à regarder. A l’époque le public se précipitait dans ces conférences, faute de cinéma ou de télévision, et les salles devaient être suffisamment grandes pour accueillir tout ce public. Un problème quasi insoluble se posait alors. Comment le conférencier pouvait-il à la fois manipuler le projecteur placé à l’arrière de la salle et faire en sorte que « le son provienne de l’image » figurant sur l’écran situé à l’avant de la salle ?

Sonnette 05  Conférence faite lors de l’exposition des insectes à l’orangerie des Tuileries en 1874

La seule solution, puisqu’il n’existait ni micro, ni télécommande, ni “synchroniseur”, était de dissocier les fonctions. Il y aurait un conférencier et un projectionniste. D’ailleurs la manipulation de la lanterne, souvent double, ainsi que des vues qu’il faut changer régulièrement et placer dans le bon sens, et enfin du réglage permanent de la source d’éclairage qui “s‘usait” au fur et à mesure de la conférence, était un travail à plein temps pour un projectionniste chevronné. De 1860 à 1900, Alfred MOLTENI, principal fabricant d’appareils de projection au XIXe siècle, fut le projectionniste habile et bénévole de plus de 2000 conférences animées par les plus grands vulgarisateurs de l’époque tels que Camille FLAMMARION, Gaston TISSANDIER, Stanislas MEUNIER, etc. (voir PORTRAITS)

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Sonnette 06  Projection dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne en 1880

Comment faire en sorte que monsieur MOLTENI (voir PORTRAITS), placé près de la lanterne de projection (à droite de l’illustration), puisse projeter au bon moment les vues correspondant au discours de monsieur FLAMMARION (voir PORTRAITS) situé à gauche devant l’écran, et cela dans une salle la plus obscure possible ?

La solution était toute simple et provenait d’Angleterre, pays qui fut le premier à développer les conférences lumineuses et les “outils“ qui vont avec. Il s’agit de la lampe de projectionniste, aussi appelée lampe SIGNAL qui permettait au conférencier à la fois d’éclairer son texte et d’indiquer au projectionniste le moment où il fallait changer de vues.

Sonnette 07

« Un accessoire qui paraît avoir une très minime importance, c’est le signal qui permet au conférencier d’avertir le manipulateur d’avoir à changer le tableau transparent. Quelques-uns emploient simplement une sonnette, un grelot ; d’autres frappent quelques coups sur la table. Mais tous ces moyens on un défaut capital, c’est d’être aussi bien entendus par le public tout entier que par le manipulateur de la lanterne. Il faut absolument que le signal employé soit tel que seul ce dernier le perçoive. Les appareils à air ou électriques sont plus convenables.

 Les premiers se composent d’une poire à air en caoutchouc que le conférencier peut aisément comprimer avec la main et qui est reliée avec l’appareil au moyen d’un long tube de caoutchouc. A l’extrémité du tube, une chambre à air agit sur un levier qui par son agitation prévient le manipulateur. »

Sonnette 08Primus Electric Signal

« L’appareil électrique consiste en une sonnerie accrochée au pied de la lanterne et dont le bouton est sous la main du conférencier. Messieurs BUTCHER & SON ont réuni dans une petite boîte très facilement transportable une sonnerie avec sa pile. » Cependant ce système semble ne pas supprimer le bruit « entendu par le public tout entier ». Source : La lanterne à projections par Eugène Trutat – Editions Charles Mendel Paris 1897.

Dans son livre sur “La projection au XXe siècle” publié vers 1900, Elie MAZO (voir PORTRAITS) précise « Dans une salle organisée spécialement pour les conférences, il faut établir une communication électrique entre l’opérateur et le causeur. Cette communication peut être une sonnerie quelconque, un taquet ou un petit disque mobile dans une ouverture. Le causeur presse un bouton à la main ou un contact au pied, et l’opérateur aussitôt averti change la vue. Mais dans la plupart des cas, cette organisation n’existe pas. On peut se servir d’un signal manœuvré avec une poire, mais pour éviter le tuyau, on emploie plutôt la lampe SIGNAL. »

Sonnette 09  Publicité Mazo de 1908

Il existe différents modèles de lampes pour conférenciers, équipées d’un “SIGNAL”. Cette publicité parue dans le catalogue MAZO de 1908, en présente trois différentes (dont les dessins ne sont pas en proportion).

Sonnette 10  Sonnette 11  Sonnette 12  Sonnette 13  Sonnette 14

Un appareil identique porte une plaque d’identification “Spiers and Pond’s Stores Photographic Department, London, England, Great Britain, 1890”

Cette lampe SIGNAL est la plus sophistiquée des trois. Elle éclaire grâce à une petite lampe à pétrole équipée d’une mèche plate. Mais elle permet aussi d’avertir le projectionniste soit par l’intermédiaire d’un voyant rouge que l’on dévoile à l’aide d’un petit volet articulé, soit à l’aide d’une sonnette semblable aux sonnettes de table ou de vélo? Cette-ci est actionnée d’un doigt pour prévenir le projectionniste et ponctuer la présentation de petits “dings” régulières qui peuvent aussi servir à réveiller certaines personnes de l’assistance ayant tendance à somnoler. Cette lampe possède même un emplacement, à côté de la sonnette, destiné à ranger quelques allumettes.

Voir : Lampe “ECLIPSE” pour conférencier

Sonnette 15  Synchronisateur Philips N6400

Un siècle plus tard, dans les années 1960 / 70, ces petits “Dings” furent remplacés par des “Tops” inaudibles, enregistrés sur la piste inverse d’une bande magnétique, ce qui permettait de changer de vue automatique au fur et à mesure de la progression du son. A noter le bouton rouge permettant d’enregistrer les “Tops”, qui est de la même couleur que le voyant lumineux de la lampe SIGNAL !

 

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Les CHROMATROPES de projection

Posté par Patrice Guerin le 3 février 2014

Chromatrope 01

Le chromatrope porte un nom bien savant pour un petit accessoire tout simple permettant de projeter de saisissants effets lumineux. Son étymologie vient des mots grecs (khrôma) « couleur » et (tropos) « tour », ce qui lui donne l’avantage d’être compris dans de nombreuses langues. Il fait partie de la famille des vues à système.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection

Voici les “tours de couleurs”, obtenus avec différents chromatropes  fichier mov  Cliquer sur l’icône MOV pour voir l’animation

Apparu dans les années 1850, le chromatrope est constitué d’un châssis en bois équipé d’une manivelle qui fait tourner en sens inverse deux couronnes métalliques. Celles-ci supportent chacune un verre peint de motifs géométriques que l’on peut interchanger sur certains modèles. La projection de ces disques qui tournent sur eux-même en sens inverse, fait apparaître sur l’écran de fascinantes rosaces colorées en perpétuelle évolution. « Ils produisent des effets si gracieux et parfois même si étonnants, qu’ils ont conquis la faveur du public et qu’ils précèdent généralement et terminent toutes les séances récréatives. » Source : catalogue “Projections Lumineuses” 1912 Maison de la Bonne Presse.

Chromatrope 02  Modèle primitif Collection A.G.

Sur les premiers modèles, la transmission du mouvement entre la manivelle située sur l’arrière et les disques se fait à l’aide de deux petites courroies ou ficelles qui ont parfois tendance à glisser. L’une est droite tandis que l’autre est croisée pour inverser la rotation de l’une des couronnes.

Chromatrope 03

Il existe différents types de chromatropes, allant de petits modèles pour lanterne magique jusqu’à des modèles de plus grand format adaptés aux lanternes de projection de la fin du XIXe siècle.

Chromatrope 04  Catalogue Lerebourg 1853  Chromatrope 05  Catalogue Maison de la Bonne Presse 1912

On pouvait acheter un chromatrope simple qui ne produisait à l’écran qu’un seul effet lumineux, mais il était possible de se procurer un coffret de luxe garni d’un châssis et de plusieurs disques de verre (12 dans le coffret ci-dessous) qui pouvaient être assemblés par paires semblables, donnant ainsi lieu à des effets très variés (voir vidéo ci-dessus).

Chromatrope 06   Chromatrope 07

L’assemblage de deux disques différents est possible mais ne donne pas d’effet particulier. C’est la géométrie semblable et inversée de deux disques qui provoque des animations extraordinaires. Au début du XXe siècle, il est possible d’acheter des planches de décalcomanies représentant six paires de dessins variés ainsi que des verres blancs découpés en rond pour réaliser à moindre coût des chromatropes.

Chromatrope 08  Cette belle carte animée montre trois jeunes enfants jouant avec une lanterne magique posée sur un guéridon. La carte est découpée d’encoches qui laissent apparaître un second motif imprimé sur une roue circulaire dépassant sur le pourtour afin de la faire tourner. Il s’agit bien du principe du chromatrope, cependant l’effet visuel n’est pas à la hauteur de celui produit par la projection.

Voir : Les collections de vues pour projection MAZO - Modern Kaleidoscope Magic Lantern

 

 

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Projection de phénomènes météorologiques

Posté par Patrice Guerin le 2 décembre 2013

Meteo 01   Catalogue Mazo 1910

Au début du XXe siècle on trouve dans les catalogues des principaux constructeurs de lanternes de projections, de très nombreuses plaques de projection : simples pour conférences, tableaux mécanisés pour spectacles familiaux et pièces d’ombres, doubles pour projection en relief, vues en couleurs chromolithographies ou trichromes, etc.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection - Les collections de vues pour projection MAZO

 

Meteo 02

Parmi les multiples thèmes proposés, celui des phénomènes météorologiques est particulièrement intéressant. Un coffret en bois contient « les divers effets qu’on peut produire en projection avec un appareil double, ou bien deux appareils placés côte à côte ».

Voir : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Lanternes multiples ou POLYORAMAS

Meteo 03

Le coffret comprend les cinq effets suivants : neige, pluie, lever de lune, arc-en-ciel et éclair, montés dans des châssis plus ou moins mécanisés suivant les besoins.

Meteo 04  Meteo 05  Effet de neige

Ce châssis particulier se compose d’une monture en acajou à l’intérieur de laquelle se trouve un rideau en toile caoutchoutée percé d’une multitude de petits trous. La manivelle du bas permet de dérouler lentement le rideau en cour de projection pour donner l’impression que la neige tombe (trous dans le rideau). Ensuite la manivelle du haut permet de remonter le rideau pour la projection suivant.

Meteo 06  Effet de pluie

Châssis à tiroir est équipé de deux verres, l’un fixe et l’autre mobile, striés chacun en diagonal d’une multitude de traits transparents. Lors de la projection, le déplacement du verre mobile donne l’impression d’une pluie irrégulière par effet de moirage avec la vue fixe.

Meteo 07  Effet de lune

Châssis à levier permettant de déplacer la lune sur un quart de tour environ dans un paysage projeté par le second objectif de la lanterne.

Meteo 08  Effet d’arc-en-ciel

Vue simple montée dans un châssis en acajou représentant un arc-en-ciel peint sur fond noir. Lors de la projection, le système à œil de chat placé devant l’objectif permet de le faire apparaître et disparaître progressivement.

Meteo 09  Effet d’éclair

Châssis à tiroir composé d’une vue fixe représentant un éclair triple sortant d’un nuage et d’une vue coulissante sur laquelle est peinte un masque noir qui permet de masquer ou non l’éclair et le nuage.

Toutes ces plaques sont utilisées dans un petit montage animé présenté ci-dessous :

voir : Petit spectacle de lanterne magique

Meteo 10

En 1910 la boîte complète contenant les cinq tableaux coûte 25fr. mais chaque tableau peut être vendu séparément à des prix variables suivant le mécanisme nécessaire à son fonctionnement. On trouve une description très précise de l’utilisation de ces vues dans ce livre sur la projection.

Meteo 11  Meteo 12  Meteo 13  Meteo 14  “La projection au XXe siècle” par le prestidigitateur ALBER édité par E. MAZO au tout début du XXe siècle.

 

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La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK – E.P.

Posté par Patrice Guerin le 23 septembre 2013

La lanterne magique GLORIA de Ernst PLANK - E.P. dans Lanternes magiques gloria-01-101x150  gloria-02-150x150 dans Lanternes magiques Lanterne GLORIA de Ernst PLANK. Voir : Lanternes magiques Ernst PLANK

La lanterne magique GLORIA, construite par Ernst PLANK dans les années 1900, est un modèle beaucoup plus perfectionné que toutes celles fabriquées à l’époque. Elle est à mi-chemin entre les petites lanternes magiques jouets et les lanternes de projection utilisées dans les familles ou les écoles.

Voir : Lanternes magiques jouet - Lanternes de projection et d’agrandissement

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Le corps de la lanterne est fabriqué en tôle russe assez épaisse et repose sur quatre pieds dorés en forme de pattes de lion. Il possède deux portes, l’une à l’arrière pour introduire la lampe et l’autre latérale pour effectuer les réglages. Cette dernière possède un petit verrou et supporte la plaque d’indentification GLORIA. E.P.

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La lanterne GLORIA contient une source d’éclairage perfectionnée, fort semblable à ce que l’on voit dans les lanternes de plus grandes dimensions. Celle-ci se compose d’une lampe à pétrole équipée de deux mèches plates réglables surmontée d’un coffret en métal sur lequel vient se fixer la cheminée. L’arrière est équipé d’un miroir, tandis que l’avant possède un verre anti-calorique. Le mode d’emploi mentionne aussi « Mettre le tube de verre sur le bec par en haut, placer la cheminée et monter graduellement les deux mèches à l’aide des deux molettes qui doivent se trouver près de la petite porte à droite ».

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Le système optique se compose d’un petit condensateur équipé d’une seule lentille plan-convexe, d’un passe-vues pour plaques ou chassis de 6 cm de large et d’un objectif en deux parties avec 1 lentille convexe et une lentille plan-convexe à l’avant. Il est réglable soit en le coulissant soit à l’aide d’une molette à crémaillère (sur certains modèles).

gloria-09-300x179  Cette grosse lanterne magique était souvent vendue dans un coffret contenant un certain nombre d’accessoires permettant d’effectuer des projections familiales.

Voir : Accessoires pour projections familiales - Lanterne magique vernie noir - Lanterne magique classique

 

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Les débuts du Filmstrip ou Films en bande 35mm

Posté par Patrice Guerin le 24 septembre 2011

Le film souple 35mm a été créé par George EASTMAN en 1889, pour répondre à une demande de Thomas EDISON qui cherchait à mettre au point une visionneuse cinématographique.

Voir : Une visionneuse publique, la lanterne magique électrique

Son usage était dangereux car la pellicule en nitro-cellulose est extrêmement inflammable. Il faut attendre 1912 pour que KODAK commercialise le premier film “Safety” en acétate de cellulose. Pour plus de précisions sur les films souples cliquer sur le lien ci-dessous.

Pour en savoir plus sur les formats de films cliquer ici

patheorama06.jpg

L’usage de ce film souple dans la projection fixe date de 1923, lorsque PATHE met au point le Pathéorama, une petite visionneuse bon marché permettant de voir des sujets amusants, pédagogiques ou d’actualités.

Voir : Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

photoscopec01.jpg

Au début des années 30, La Photoscopie met au point et commercialise un petit projecteur conçu spécialement pour la projection de films standards en bande 35 mm.

Voir : La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

photoscopeb06.jpg photoscopeb07.jpg

Parmi tous ces films, il en est de remarquables et “exclusifs” comme ces films sur les expéditions Citroën en Centre-Afrique (28 octobre 1924 au 26 juin 1925) et en Centre-Asie (Croisière jaune du 4 avril 1931 au 12 février 1932). Pour voir ces films dans leur intégralité, cliquer sur le lien ci-dessous.

Voir : Expédition CITROEN en Centre-Asie

photoscopieb08.jpg Le catalogue présente aussi l’œuvre complète de CHRISTOPHE* avec textes et dessins, dans les séries suivantes : “La famille Fenouillard” (8 films en coffret carton) ; “Le sapeur Camember” (8 films en coffret carton) ; “L’idée fixe  du savant Cosinus” (8 films en coffret carton), “Les malices de Plick et Plock”(8 films en coffret carton).

___________________

*CHRISTOPHE, de son vrai nom Marie-Louis-Georges COLOMB, (1856-1945).

C’est un des précurseurs de la bande dessinée en France ainsi qu’un biologiste auteur de manuels scolaires. Il est surtout connu pour être l’auteur d’histoires illustrées parues en feuilleton à la fin du XIXe siècle, très riche en allusions culturelles, littéraires, historiques et géographiques autant que scientifiques.

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Lanternes magiques jouet

Posté par Patrice Guerin le 19 décembre 2010

Lanternes magiques jouet dans Lanternes magiques Chromo-Lanterne-32-150x94

Une lanterne magique est un instrument d’optique qui permet de projeter une image agrandie sur une surface (ou écran) plus ou moins éloignée.

lantmagique01.jpg

Elle se compose de trois éléments principaux :  
A – une source de lumière contenue dans une boîte opaque (camera obscura) souvent munie d’une cheminée ;
B – un objectif équipé de une ou plusieurs lentilles de verre permettant de focaliser, d’agrandir et de projeter l’image sur un écran blanc ;
C – des vues transparentes peintes sur verre qui se placent entre la source lumineuse et l’objectif.

lantmagique06.jpg Depuis plus de trois siècles, il existe différentes descriptions de la lanterne magique mais on l’a rarement vue et les quelques exemplaires figurant dans les musées ont servi à des expérimentations scientifiques ou à des spectacles fantastiques.

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On peut considérer que la lanterne magique s’est surtout développée durant la deuxième moitié du XIXe siècle, en France (Lapierre, Aubert) et en Allemagne (Planck, Bing, Carette). Il s’agissait d’un jouet amusant pour les enfants et certaines grandes personnes, mais peu efficace car possédant une source lumineuse trop faible (bougie ou lampe à pétrole). Elle faisait partie des incontournables cadeaux de Noël vendues dans de luxueux petits coffrets “tout équipé”.

VOIR : Lanterne magique cylindrique Aubert

lantmagique19.jpg lantmagique18.jpg lantmagique17.jpg lantmagique16.jpg lantmagique12.jpg lantmagique11.jpg lantmagique08.jpg  Collection F.B.

Il existait deux grandes familles de lanternes magiques. Les lanternes “simples“ à l’intérieur desquelles se trouvait un système d’éclairage rudimentaire (bougie, lampe à huile ou mini lampe à pétrole) et les Lampascopes qui ne comportaient pas de source lumineuse, car ils se plaçaient comme un globe sur les lampes à pétrole ou à huile de type courant.

lantmagique07.jpglantmagique15.jpg lantmagique20.jpg lantmagique05.jpg

A la fin du XIXe siècle la naissance du cinéma offrit un regain d’intérêt pour ces petites lanternes magiques tombées en désuétude au profit de lanternes de projection plus puissantes, destinées à d’autres usages.
Voir : Lanternes de projection et d’agrandissementLa lanterne magique ou le spectacle amusant - 
Les projecteurs publicitaires en carton des années 50


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Chromos lanterne magique enfants

Posté par Patrice Guerin le 15 novembre 2010

«  Qu’elles sont délicieuses les réunions dans lesquelles l’enfance, la jeunesse et l’âge mûr prennent, par différents motifs, un intérêt égal aux scènes, même comiques, si vivement projetées sur l’écran. Quel doux spectacle que celui d’enfants si agréablement transportés par les changements rapides de forme et de couleur, par ces poses grotesques, et dont les éclats de rire, naïvement contagieux, trouvent dans la jeunesse et la vieillesse des échos spontanément sympathiques. »
“L’art des projections”, par l’abbé MOIGNO 1872 (voir PORTRAITS).

chromoenfants01.jpg chromoenfants02.jpg chromoenfants03.jpg chromoenfants04.jpg chromoenfants05.jpg chromoenfants06.jpg chromoenfants07.jpg chromoenfants10.jpg chromoenfants09.jpg chromoenfants08.jpg

NB L’avant-dernière vue figure sur un coffret de lanterne magique. Dans le dernier chromo, l’image projetée se voit en transparence à travers le carton.

Voir : La lanterne magique ou le spectacle amusant

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