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Projecteur trichrome artisanal

Posté par Patrice Guerin le 12 juin 2018

Trichro 01  Ce projecteur trichrome artisanal, fabriqué en bois et en métal, pourrait dater des années 30.

Sa base est composée de deux planches en sapin de 16mm, assemblées sur deux tasseaux. Elle mesure 24x30cm et supporte, en son centre, une planche verticale en contreplaqué de 8mm maintenue par deux équerres. Cette dernière mesure 16x28cm, ce qui fait une hauteur totale de l’appareil de 31,5cm. Poids de l’ensemble 1,8kg.

Voir : La projection de photographies en couleurs, procédé TRICHROME

Trichro 02  Trichro 02b  La partie avant supportant le système optique, coulisse et peut se déboiter.

A l’avant de cette partie verticale, un assemblage de cinq plaques de contreplaqué, percé de trois ouvertures de 4x5cm, permet de mettre en place, par le dessus, la plaque filtre et la plaque photographique.

Trichro 03  Trichro 03c  La seule ampoule présente dans l’appareil est un modèle 100w, 220v, de la marque Auchan ; elle n’est peut-être pas d’origine.

A l’arrière se trouve une boite en fer blanc, peinte en noir à l’extérieur et en argent à l’intérieur, contenant le système d’éclairage composé de trois ampoules claires. Les douilles, type Edison E27, sont en laiton à l’arrière et en porcelaine à l’avant. Elles sont alimentées par trois câbles électriques torsadés deux conducteurs, reliés entre eux par des épissures. L’ensemble est branché au secteur par une prise en porcelaine sur laquelle il est inscrit 10/250.

Trichro 04b  Trichro 04a  A l’avant du projecteur se trouve une planchette mobile coulissant entre deux rails en bois permettant d’ajuster les objectifs.

La partie avant supporte une plaque verticale, en contreplaqué de 8mm, sur laquelle est fixé un ensemble métallique coulissant et réglable permettant d’ajuster chacun des trois objectifs en hauteur et en largeur. Chaque objectif est composé d’un tube cylindrique en fer blanc, coulissant sur la base, de 30mm de diamètre, à l’avant duquel se trouve une simple lentille de verre biconvexe. Le système optique n’est pas équipé de condensateur.

Trichro 05a  Trichro 05b Trichro 05c  Filtre trichrome et vue positive, format 6x13cm.

Avec ce projecteur se trouve une boite en carton contenant deux plaques colorées identiques et une vue positive composée de 3 images noir et blanc placées verticalement, avec un intervalle noir de 3 et 7mm. Les trois vues sont semblables et ne présentent pas de différence de valeur due à une prise de vue à travers les filtres colorés.

Trichro 06

L’image finale provenant de la superposition des vues à travers les filtres colorés donne une pseudo photographie en couleur.

Pour un complément d’informations, voir : Petite histoire des PROJECTIONS en COULEURS

Merci à toute personne susceptible d’apporter des précisions sur cette appareil : date, appareil photographique ayant permis d’obtenir les vues, etc.

 

 

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Séance de Lanterne Magique au musée Guimet

Posté par Patrice Guerin le 31 janvier 2018

Guimet 1  ”Voyages Imagés“ au Musée Guimet

Dans le cadre de l’exposition ”Enquêtes Vagabondes” au musée Guimet à Paris, une séance de lanterne magique « comme à la fin du XIXe siècle » est organisée pour la première fois au MNAAG le samedi 03 février 2018 à 19h.

Voir : http://www.guimet.fr/event/exotiques/

Guimet 2  Patrice Guérin aux commandes de sa lanterne

Ce spectacle programmé par Véronique Prost et Théo Esparon du Musée Guimet se déroule avec le concours de Patrice Guérin (diaprojection), Philippe Pennanguer (musicien), Bruno Carrez (Cinémathèque Robert-Lynen de la Ville de Paris), Anne Quillien (musée national de l’éducation de Rouen).

Voir : Vues fondantes – Dissolving views

Guimet 3Lanterne double J. PLACE   —> MAKER <—   BIRMINGHAM. Vers 1880.

A partir des années 1850, des lanternes doubles (Biunial) ou triples (Triunial) ont été très utilisées en Angleterre puis en France pour effectuer de véritables spectacles publics à une époque ou le cinématographe n’existait pas encore.

Voir : Lanternes multiples ou POLYORAMAS - Petit spectacle de lanterne magique

Guimet 4  Pour cette projection, la lanterne est équipée d’un éclairage LED

L’éclairage LED CS331 de Celsun a été spécialement conçu pour être utilisé dans les lanternes magiques de divers types. Il utilise un appareil LED de 100 watts capable de produire 9 000-10 000 lumens soit l’équivalent d’une ampoule à filament de 500 à 750 watts.

Guimet 5  Eclairage LED – CELSUN

Cet éclairage donne assez de lumière pour projeter de loin sur de grands écrans. Contrairement aux lampes à quartz halogène ou aux lampes de projection, elles ne produisent presque aucune chaleur infrarouge directe qui peut détériorer les vues.

http://www.celsun.com/Magic_Lantern.html

Bonsoir2Guimet 11  Final : Patrice Guérin, Aurélie Champ, Bruno Carrez, Philippe Pennanguer.

Voir : Plaques animées MOLTENI

 

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CATALOGUES

Posté par Patrice Guerin le 16 décembre 2017

Cette page présente un certain nombre de catalogues en ligne concernant les Projections Lumineuses, issus de nos collections ou d’autres bibliothèques. Ils ont été numérisés et mis en ligne par un organisme indépendant et sans but lucratif accessible dans le monde entier grâce au Web.

Merci de ne pas abuser des copies et téléchargements et d’aider cet organisme dans la mesure de vos possibilités. CLIQUER ICI

 

Livre A. MOLTENI

Livre Molteni 2 ed  “Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection” par A. MOLTENI. 2e édition, 212 pages, dépôt légal 1881. CLIQUER ICI

 

Catalogues MOLTENI et RADIGUET & MASSIOT

Catalogue M01  Projections MOLTENI – Catalogue N°32, vers 1875, 57 pages “Vues sur verre pour projection, Europe, Asie, Afrique et divers”. CLIQUER ICI

Catalogue M02  Projections MOLTENI – Catalogue N°38, 5e édition, 1er fascicule Astronomie, 40 pages “Catalogue Général des vues Scientifiques et Littéraires”. CLIQUER ICI

Catalogue M03  Projections MOLTENI – Catalogue N°38, 5e édition, 2e fascicule Physique et Chimie, 54 pages “Catalogue Général des vues Scientifiques et Littéraires”. CLIQUER ICI

Catalogue M04  MOLTENI – Catalogue N°39, 1880, 21 pages “Tarif spécial des Lanternes Magiques, Fantasmagories, Polyoramas, Tableaux et Accessoires – Articles de commerce”. CLIQUER ICI

Catalogue M05  Projections MOLTENI – Catalogue N°55, 41 pages “Diapositives de la Maison York & Son”. CLIQUER ICI

Catalogue M06  Projections MOLTENI – Catalogue N°68, 3e édition, 45 pages “Conférences et Cours d’Adultes”. CLIQUER ICI

Catalogue M07  Projections MOLTENI – Catalogue N°104, 3e édition, 133 pages “Vues de Voyages et Explorations”. CLIQUER ICI

Catalogue M08  Projections MOLTENI – Catalogue N°104 bis, 3e édition, 89 pages “Vues de Voyages et Explorations”. CLIQUER ICI

Catalogue M09  Projections MOLTENI – Catalogue N°105, 1re édition, 57 pages “Classement méthodique des collections”. CLIQUER ICI

Catalogue M10  RADIGUET & MASSIOT – Catalogue N°89, IVe partie 2e édition, 53 pages “Cinématographie”. CLIQUER ICI

 

Autres catalogues

Catalogue S01  E. MAZO – Catalogue N°11, 1898, 37 pages “Appareils et Vues de Projection”. CLIQUER ICI

Catalogue S02  E. MAZO – Catalogue général N°50, 1812/13, 583 pages “Appareils, Accessoires et Vues pour la Projection”. CLIQUER ICI

Catalogue S03  G. GILMER – Catalogue N°26, vers 1920, 125 pages “Appareils de Projections Lumineuses et accessoires”. CLIQUER ICI

Catalogue S04  DEYROLLE – Catalogue de Micrographie, juillet 1900, 53 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S05  DEYROLLE – Catalogue des diapositives pour projections, juillet 1912, 151 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S06  DEYROLLE – Liste complémentaire des Photographies sur Verre, juillet 1921, 49 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S07  DEYROLLE – Minéralogie, Géologie, Paléontologie, Préhistoire, Prospection, etc. mars 1929, 68 pages. CLIQUER ICI

 

Catalogue Z01  De nombreux autres catalogues français et étrangers sont en ligne sur le site “Media History Digital Library”. CLIQUER ICI

 

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Pièce d’ombres “Tournai”

Posté par Patrice Guerin le 11 novembre 2017

Tournai 01  Programme du spectacle donné le 30 octobre 1898

Le 30 octobre 1898 un spectacle était donné à la Halle aux Draps de Tournai, en Belgique. Après une première partie composée de différentes fantaisies lyriques la deuxième partie du spectacle était constituée de deux pièces lyriques d’ombres.

Tournai 02  Pièce d’ombres “La Marche à l’Etoile”

La première pièce était la fameuse “Marche à l’Etoile” donnée initialement au “Chat Noir” à Paris puis éditée par la Maison Mazo. Il s’agit d’un mystère en 12 tableaux sur une musique de Georges Fragerolles.

Voir : Pièce d’ombres La Marche à l’Etoile

Tournai 03  Pièce d’ombres “Tournai”

La seconde pièce était une création originale intitulée tout simplement “Tournai”, épopée lyrique sur une musique de Louis Rosoor et des tableaux de Charles Allard. Elle est composée de 22 tableaux retraçant l’histoire de la ville de Tournai depuis les premiers Nerviens jusqu’à la création de la Belgique en 1830.

Tournai 04 Les 22  tableaux

« Tournai ! l’œuvre nouvelle due à la collaboration de trois artistes dans leur art, MM. Allard, Desclée et Rosoor, est réellement remarquable ; c’est l’histoire de notre vieux Tournai, d’où l’habile dessinateur a tiré les principaux faits pour les exposer avec un faire prestigieux et un coup de crayon tout à fait supérieur ; ses dessins, d’une grande originalité, ont été fort admirés. M. René Desclée, ce chercheur patient et érudit, a apporté à M. Allard l’appoint de sa science photographique et a mis à sa disposition le concours de merveilleux appareils. M. Rosoor avait la charge, non moins importante, d’exposer dans cette belle langue musicale qui n’a plus de secrets pour lui, la série des faits illustrés par ses deux collaborateurs, il a complètement réussi. » Source : “Courrier de l’Escaut” du 01.11.1898.

Autre article : CLIQUER ICI

Tournai 05 Coffret contenant les 22 tableaux de “Tournai”

En septembre 2015 nous avons retrouvé l’intégralité des vues composant les pièces de “La Marche à l’Etoile” et de “Tournai” ainsi que les partitions musicales et même le programme de présentation de l’époque. Particularité de ces vues, chacune d’elle est montée dans un châssis en bois fait sur mesure avec un mécanisme pour faire coulisser le défilé d’ombres. L’ensemble n’avait pas bougé depuis plus de cent ans, entreposé dans le grenier d’une maison bourgeoise.

Tournai 06 Tableau N°15 cortège de Charles-Quint dans la cathédrale de Tournai

120 ans après la première représentation et 100 ans après le décès de Louis ROSOOR (1850-1918), “Tournai” va être joué de nouveau en 2018 dans une reconstitution intégrale : chant, piano quatre mains, chœurs et projection avec la lanterne triple ayant servie lors du premier spectacle. La seule différence étant la source lumineuse : à l’époque des chalumeaux oxhydriques, aujourd’hui de puissantes LED.

Projections le dimanche 3 juin 2018 à Châlon sur Saône et les samedi 27 et dimanche 28 octobre 2018 à Tournai. 

Voir ci-dessus rubrique “CONFERENCES”.

A voir aussi : Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi - Le cabaret du Chat Noir - Pièce d’ombres “Lourdes” Spectacle d’ombres “TOURNAI” - Les POILUS ombres et poème par Henriot

 

 

 

 

 

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Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2017

Molteni livre 01Livre : Projections MOLTENI 1 Appareils et Accessoires – Décembre 2017

Ce beau livre, publié en décembre 2017, présente tous les appareils en rapport avec les Projections Lumineuses, fabriqués et commercialisés par la Maison MOLTENI puis par ses repreneurs RADIGUET & MASSIOT, depuis la création de l’entreprise familiale en 1782 jusqu’aux années 1930.  « I received your book earlier this week… What a beautiful book! Sjur Norvège. »

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Molteni livre 10Catalogue général MOLTENI de 1859 et lanterne magique

Cette “Maison” d’appareils scientifiques est relativement méconnue, et pourtant, c’est la première et la plus importante en France dans le domaine de l’optique et des Projections Lumineuses. « Le plus ancien constructeur de lanterne est M. Molteni… Il apporta successivement de nombreux perfectionnements à ses appareils. » “Traité Général des Projections” tome 1er par Eugène TRUTAT, Editions Charles Mendel 1897.

Molteni livre 03  Molteni livre 04Brevet MOLTENI de 1873 et lanterne correspondant à ce brevet

Les classifications et appellations d’origine ont été respectées dans la mesure du possible et sous réserve d’avoir accès  au maximum de catalogues anciens pour effectuer des recoupements. Celles-ci sont à l’origine des trois grands chapitres du livre.

Molteni livre 05  Pages 16 et 17 du livre MOLTENI

Le premier chapitre concerne les “Articles du Commerce” vendus par la Maison MOLTENI, principalement dans les premiers temps. Il s’agit d’appareils fabriqués par d’autres, souvent même en Angleterre que la Maison commercialise.

Molteni livre 06  Pages 74 et 75 du livre, représentant les principales familles d’appareils MOLTENI

Le deuxième chapitre concerne les appareils fabriqués par la Maison MOLTENI qui sont particuliers à cette entreprise et possèdent quelques caractéristiques communes : lanternes solides en forte tôle peinte en noir avec filets dorés, cheminée circulaire, optique de grande qualité entièrement en cuivre, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Molteni livre 07  Pages 158 et 159 du livre, représentant les principales familles d’appareils RADIGUET & MASSIOT

Le troisième chapitre concerne les appareils construits par les successeurs RADIGUET & MASSIOT à partir de 1900, on y voit à la fois une certain nombre de lanternes reprenant les caractéristiques des appareils conçus MOLTENI, hormis la cheminée qui devient rectangulaire et l’apparition de la tôle de Russie lustrée, et aussi des appareils complètement nouveaux répondants à d’autres besoins et à une clientèle plus variée.

Voir : Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Molteni livre 08 Appareil de projection “Universel” RADIGUET & MASSIOT, type Lycées 1930

On ne trouve dans cet ouvrage que des lanternes de projection, c’est à dire des appareils possédant trois éléments essentiels : une boîte à lumière contenant l’éclairage, un système optique fixe ou mobile et, entre les deux, un passage ou un support destiné à positionner des vues transparentes ou opaques, ainsi que des objets utilisés pour les démonstrations scientifiques ou pour l‘enseignement.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Par contre les éclairages, qu’Alfred MOLTENI utilisait et maitrisait parfaitement, ne sont pas abordés ici, car le sujet est trop vaste et mérite un ouvrage à lui seul. Il en est de même pour les vues de projection qui étaient l’autre grande spécialité de la Maison MOLTENI à la fin du XIXe siècle.

fichier pdf BdC Molteni 3 à télécharger

 

 

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Les origines de la Maison MAZO

Posté par Patrice Guerin le 3 juin 2017

Mazo 51  Mazo 52  Mazo 53  Mazo 54  Mazo 55

Il n’y a pas de certitude concernant la date d’origine de la Maison MAZO. Il est généralement dit que Elie Xavier MAZO (voir PORTRAITS) aurait crée en 1892 une entreprise commerciale destinée à vendre tous les appareils “au goût du jour” : électricité domestique ; appareils, accessoires et fournitures pour la photographie ; appareils et vues de projection ; optique pour la vue, boussoles, microscopes, etc. : musique, partitions et machines parlantes ; etc. C’est un habille commerçant qui soutient ses ventes par la publication de très nombreux catalogues, fascicules et ouvrages de toutes sortes.

Voir : Les publications MAZO et les principaux titres

Mazo 56  Journal du 1er octobre 1945

Dans une publication datant du 1er octobre 1945, destinée à rappeler la présence de la Maison MAZO dans “l’enseignement lumineux sous toutes ses formes”, il est écrit en introduction « c’est vers 1880 que la lanterne magique est devenue da “lanterne à projection”. C’est vers 1889 qu’on a commencé à comprendre le parti qu’on pouvait en tirer pour l’enseignent par l’aspect. C’est en 1889 que M. Elie Xavier MAZO fonda la Maison. Il avait été l’un des rouages essentiels de la Maison LAVERGNE, fondée en 1879, et de la Maison CLEMENT & GILMER [NDLR successeurs de LAVERNE] dont précisément M. MAZO était l’exportateur, car en ce temps là la lanterne française faisait prime sur le marché mondial de la Projection. »

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo 57  “La Maison MAZO est la première Maison de Projection“ publicité provenant d’un catalogue MAZO vers 1905/10.

Sans avoir l’impression d’exagérer – il s’agit d’un document commercial – il est ensuite dit que la Maison MAZO « s’est toujours trouvée à la tête des innovations les plus sensationnelles, Photographie d’une part, Cinématographie de l’autre ! » Il convient de préciser que la photographie est née 50 ans avant la création de la Maison MAZO et que, durant cette période, les principales inventions ont eu lieu !

Mazo 58 Cette gravure, reproduit en 1945, est parue dans l’un des tous premiers catalogues datant de 1890 environ.

Voir : Lanternes de projection HELIOS de Mazo

 

 

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Histoire des Epidiascopes

Posté par Patrice Guerin le 26 février 2017

Epidiascope 01b  Epidiascope LEITZ au lycée de Toulon – Années 1930

L’Epidiascope est un appareil relativement simple qui peut projeter aussi bien des documents transparents que des documents opaques. « Ce projecteur, lorsqu’il est bien réglé, peut rendre de très grands services chaque fois qu’il s’agit de présenter un document sur papier en vue de sa facile observation collective. Il est l’outil le plus utile en histoire, en géographie, en toute discipline où la présentation visuelle d’une épreuve graphique est justifiée. »(1)

Epidiascope 07  Epidiascope 08  “Lettres à une Princesse d’Allemagne” par Leonhard EULER tome III 1775

Le mathématicien et physicien Suisse Leonhard EULER (1707-1783) décrit les avantages de ce type de projections dans ses “Lettres à une Princesse d’Allemagne” tome III publié en 1775, lettre CXCVI du 9 janvier 1762.(2) « Il s’agit donc de trouver moyen d’éclairer l’objet le plus qu’on pourra dans la chambre obfcure même fans que la lumière puiffe pénétrer dans la chambre. J’ai trouvé un moyen, & V.A. fe fouviendra que je l’ai exécuté dans une machine de cette nature, que j’ai eu l’honneur  de Lui préfenter, il y a fix ans… Les lanternes magiques ordinaires ne font point conftruites de cette façon et on ne repréfente par elles d’autres objets que des figures peintes sur verre, au lieu que cette machine, dont j’ai imaginé la conftruction, peut être appliquée à toutes fortes d’objets. » Vers 1780, le physicien français Jacques CHARLES (1746-1823) utilise, dans son cabinet de physique, un appareil destiné à projeter l’image agrandie de corps opaques.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

Epidiascope 03 Fantascope pour document opaque figurant dans le brevet de ROBERTSON cliquer ici

A la fin du XVIIIe siècle, certains Fantascopes permettent de projeter des vues transparents ou de petits objets opaques. « Si vous offrez un objet renversé en B (fig 9) et qu’il soit bien éclairé par les quinquets vous obtiendrez son image sur un grand châssis tendu en blanc. »(3) Dans les années 1880, la “Lanterne à deux usage” LAVERNE est conçue pour projeter aussi bien des documents transparents et de petits documents opaques en faisant simplement coulisser la boîte supportant l’objectif. L’accessoire nommé “Aphengoscope” permet aussi de projeter des cartes postales.

 Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Epidiascope 04  Bilampadaire LEFEVRE : à gauche épiscope, à droite diascope

Le “Bilampadaire” breveté par LEFEVRE en 1876 permet d’effectuer ces deux types de projection, en plaçant ou non un double miroir à l’arrière de l’appareil.

 Voir : Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

Epidiascope 05  Epidiascope MASSIOT & Cie – Années 1930

L’Epidiascope prend tout son essor dans les années 1930 grâce à l’utilisation d’ampoules électriques de forte puissance. Il peut être équipé d’une seule ampoule et être de petites dimensions ou posséder deux ampoules de fortes puissances, ventilées, et être de dimensions imposantes surtout lorsqu’il est placé sur un support approprié. L’Epidiascope se caractérise généralement par deux objectifs de diamètres différents orientés vers l’avant. « (A propos du calendrier des Postes) celui-ci est utilisé dans des écoles primaires, professionnelles ou commerciales, pour des leçons d’économie politique. Presque tous les établissements d’enseignement sont pourvus d’appareils de projection dits “épidiascopes” qui permettent d’agrandir et de projeter des impressions sur papier, à condition que celui-ci soit suffisamment glacé. »(4)

Epidiascope 06Epidiascope SEDAINE avec double objectif coulissant – Années 1950

 _________________________

(1) Documents pour la classe, Moyens audio-visuels N°1 édité par le CNDP en septembre 1956, source Gallica.
(2) Livre en ligne sur ECHO cultural Heritage Online cliquer ici
(3) Extrait du brevet ROBERTSON : Brevet d’invention du Fantascope
(4) Bulletin d’informations, de documentation et de statistique du Ministère des Postes, Télégraphes et Téléphones, Imprimerie Nationale 1933, page 71 – Source Gallica
 

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Plaques de lanterne magique : anatomie

Posté par Patrice Guerin le 30 octobre 2016

Cette série de plaques pour lanterne magique est assez rare et date de la fin du XIXe siècle. Elle correspond à un ouvrage intitulé “L’Enseignement par Projections Lumineuses” publié pour la première fois en 1890.

VOIR : L’Enseignement par Projections Lumineuses

Les dessins et textes sont marqués au trait noir encadré d’un filet périphérique. Le tout est probablement tracé en sérigraphie. Ensuite les schémas sont colorés à la main en jaune ou rouge plus ou moins dilués : les os en jaune, les muscles en rose et rouge. Enfin une couche de verni transparent recouvre l’ensemble, il est très légèrement craquelé. Une seule des plaques est bordée de papier gris vert.

Anatomie 1  Plaque N°1 (6,3×21,3cm)

Les os : Fig.1 Profil de la tête – Fig.2 Face – Fig.3 Tronc – Fig.4 Vertèbre – Fig.5 Membres supérieurs – Fig.6 Membres inférieurs.

Anatomie 2  Plaque N°2 (6,2×21,2cm)

Le squelette : Fig.7.

Anatomie 3  Plaque N°3 (6,3×21,2cm)

Les muscles : Fig.8, Fig.9, Fig.10 – Les dents : Fig.11, Fig.12, Fig.13, Fig.14.

Anatomie 4  Plaque N°4 (6,2×21,2cm)

La digestion : Fig.15 Appareil digestif – Fig.16 Coupe de l’estomac.

Anatomie 5  Plaque N°5 (6,1×21,2cm)

La circulation : Fig.17 Goute de sang – Fig.18 Artère – Fig.19 Veine – Fig.20 Vaisseaux capillaires – Fig.21 Coupe du cœur – Fig.22 Le cœur et les poumons.

Plaque N°6 manque

Fig.23, Fig.24, Fig.25.

Anatomie 7  Plaque N°7 (6,5×21,4cm)

Le système nerveux : Fig.26 Coupe de la tête – Fig.27 cerveau, moelle épinière, nerfs.

Anatomie 8  Plaque N°8 (6,3×21,3cm)

L’ouïe et la vue : Fif.28 Coupe de l’oreille – Fig.29 Osselets séparés – Fig.30 Osselets ensembles – Fig.31 Coupe de l ‘œil – Fig.32 Pupille agrandie – Fig.33 Pupille resserrée.

Anatomie 9  Plaque N°9 (6×22,3cm)

L’odorat et le goût : Fig.34 Coupe du nez – Fig.35 La langue – Fig.36 Coupe de la peau – Fig. 37 et Fig.38 Filets nerveux très grossis.

 

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Lampe à pétrole “Maxima” de MAZO

Posté par Patrice Guerin le 3 octobre 2016

Maxima 05  Dépôt de la marque “Maxima” – Source Trésors de l’INPI

Le 5 mai 1900 Xavier Elie MAZO dépose à l’INPI la dénomination ou marque “Maxima” « servant à désigner une lanterne ou appareil pour les projections, de la fabrication et du commerce du déposant ».

Maxima 01  Publicité parue dans le catalogue MAZO de 1905/1906

Dans les années 1900/1905, la Maison MAZO commercialise, à grand renfort de publicités, une lampe à pétrole pour lanterne de projection « construite sur des données scientifiques… ».

Maxima 02  Lampe de projection à pétrole, 4 mèches, “Maxima” de Mazo

Cette lampe existe avec 3 ou 4 mèches et donne « une lumière éblouissante sans fumée ni odeur… La meilleure lumière après l’oxhydrique ». Il faut la rapprocher de la lampe à 5 mèches mise au point par LAVERNE dans les années 1870.

Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Maxima 03

La lampe MAZO est équipée d’une chambre à combustion articulée sur le côté, de format réduit, surmontant les 3 ou 4 mèches. Elle est fermée à l’avant et à l’arrière par des plaques en mica transparent. A l’arrière un miroir indépendant et réglable, percé en son centre d’un verre bleu, permet de renvoyer la lumière vers l’avant sans être sali par d’éventuelles fumées de combustion.

Maxima 04

L’ensemble est surmonté d’une très haute cheminée (55 cm) composée de 4 éléments emboitables dont le dernier se règle à l’aide d’une vis à crémaillère « le tirage se règle au moyen d’une clé de commande disposée sur une crémaillère qui permet de hausser à volonté la cheminée toujours entièrement ouverte… Si les flammes montent trop haut et fument, il suffit de monter la cheminée ; si elle ne donne pas assez de lumière, on la baisse ».

En 1905, cette lampe valait 28 francs.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

 

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La lumière DRUMMOND et les chalumeaux oxhydriques ou LIMELIGHT

Posté par Patrice Guerin le 26 mai 2016

Chalumeau 01  Lumière oxhydrique, ou lumière Drummond du nom de son inventeur, ou encore Limelight en anglais.

La lumière oxhydrique consiste à brûler un mélange de deux gaz sous pression (oxygène et hydrogène) dans un chalumeau afin d’obtenir une flamme extrêmement vive qui porte à incandescence un morceau de chaux placé face à elle (les anglais utilisent le terme Limelight pour parler de cet éclairage). Le mélange de ces deux gaz étant explosif, « la lumière oxhydrique n’est devenue d’un usage courant que le jour où l’on a eu l’idée de n’opérer le mélange des gaz qu’à la sortie même du bec ; de cette façon les explosions sont devenues absolument impossible… » “Traité Général des projections” par Eugène TRUTAT, Charles Mendel éditeur 1897.

VOIR : Fonctionnement du chalumeau oxhydrique Limelight

Chalumeau 02 Extrait du catalogue MOLTENI de 1895

à partir des années 1860 les anglais, puis les français, mettent au point les premiers chalumeaux dans lesquels le mélange des gaz se fait au niveau de la flamme. Par la suite les deux gaz arrivent dans une chambre de mélange située juste avant le point de combustion. La condition la plus importante est d’avoir une pression égale pour les deux gaz et de régler le débit avec les robinets situés à l’entrée de chaque tube. « On ouvre d’abord le robinet d’hydrogène ou de gaz d’éclairage et lorsqu’il a brûlé assez longtemps pour échauffer très uniformément le cylindre de chaux, et pour l’empêcher de craquer, on ouvre ensuite le robinet d’oxygène. » “L’art des Projections” par l’abbé MOIGNO 1872.

Démonstration en ligne : cliquer ICI

Chalumeau 03  Chalumeau à becs concentriques

Il est composé de deux tubes qui amènent les gaz séparément jusqu’à la buse de combustion, le mélange se faisant à l’air libre comme on le voit sur la page du catalogue ci-dessus (N°858) et sur la photo centrale ci-dessous.

Chalumeau 07  Chalumeau 08  Chalumeau 09

C’est le cas de ce chalumeau vertical (sans référence) et de celui fabriqué par DUBOSCQ dans les années 1880.

Voir : Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Chalumeau 04  Chalumeau oxy-calcique

Ce type de chalumeau correspond aussi au chalumeau oxy-calcique (N°906 et 960) dont l’un des deux combustibles est de l’alcool contenu dans le réservoir situé à l’arrière de l’appareil. Dans ce cas le gaz oxygène arrive à la buse et se mélange à la flamme de l’alcool qui imbibe la petite mèche située juste à côté. « L’oxygène au centre de la flamme augmente la chaleur de celle-ci de façon à amener l’incandescence de la chaux… l’intensité est bien moindre, mais elle est cependant bien supérieure encore à celle des lampes à pétrole. » TRUTAT idem.

Chalumeau 05  Chalumeau à gaz mélangé

Il est construit de telle sorte que les gaz se mélangent dans une petite chambre située juste en dessous de la buse de combustion « Il donne plus de lumière qu’aucun autre, et cela, avec une faible consommation de gaz. Aussi est-il employé pour produire les effets au théâtre, où l’on a besoin de beaucoup de lumière ». “Instructions Pratiques sur l’emploi des appareils de projection” par Alfred MOLTENI. 4e édition 1892.

Chalumeau 06 Ce type de chalumeau correspond au modèle fabriqué par la Maison MOLTENI

 

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