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Lanternes de projection scientifique MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 6 mars 2011

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Il s’agit de la lanterne de projection la plus caractéristique fabriquée par MOLTENI (voir PORTRAITS) durant une trentaine d’année.

Voir : La maison MOLTENI et Cie

Elle peut être équipée de différents systèmes d’éclairage et d’accessoires de projection, mais le modèle de base est toujours resté le même. «  De nombreux perfectionnements ont été apportés depuis le début de leur fabrication, toutefois celles qui ont été vendues il y a plus de trente en (vers les années 1880) fonctionnent encore aujourd’hui à l’entière satisfaction de ceux qui les emploient ».

Toutes ces informations sont extraites du catalogue “Projection Molteni : RADIGUET & MASSIOT N°89” datant des années 1910.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

molteniscient06.jpgLa lanterne de projection

Cette lanterne est de construction particulièrement soignée pour satisfaire aux besoins particuliers des lycées, des salles de conférences, des facultés, universités, etc.

Ses principales caractéristiques sont :
- construction en tôle d’acier de 1mm d’épaisseur, avec des faces parfaitement planées et au rivures très soignées ;
- système optique et platines de support en cuivre massif avec des lentilles montées dans des barillets et contre-barillets à vis facilitant les remplacements et nettoyage ;
- optique de premier choix dont le foyer des condensateurs est exactement accordé à celui de l’objectif utilisé ;
- socle solide en acajou verni indéformable, permettant une assise stable.

Cette lanterne convient très bien la projection cinématographique. Elle peut être placée sur une table de projection parfaitement adaptée à un usage professionnel.

Voir : Les tables de projection

molteniscient04.jpg molteniscient05.jpg • Le système d’éclairage à arc électrique avec régulateur automatique

Le régulateur automatique permet de maintenir en permanence les charbons à la distance idéale pour obtenir un arc électrique, et cela quelque soit l’usure des charbons. De plus le point lumineux est rigoureusement fixe par rapport à l’axe de projection.

Ce système d’éclairage à arc électrique très puissant (de 10 à 50 ampères) fournit une lumière suffisamment intense pour obtenir une image de 3m50 de côté, sans qu’il soit utile de faire l’obscurité dans la salle.

Ces régulateurs sont construits spécialement pour fonctionner sur un courant déterminé, soit alternatif, soit continu. Leur intensité est variable dans des proportions moindres que les arcs à main qui peuvent aller jusqu’à 125 ampères.

molteniscient07.jpg Sur ce schéma, le bouton A permet le réglage en hauteur, le bouton B celui d’avant en arrière et le bouton C permet le centrage de gauche à droite.

molteniscient08.jpgAppareil de projection “Universel” grand modèle

Cet appareil de projection est constitué d’une partie fondamentale et d’accessoires annexes qui peuvent être acquis progressivement en fonction des besoins ou du niveau d’enseignement.

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La partie fondamentale comporte une lanterne en tôle forte montée entre deux glissières réglables placées sur un socle en acajou. Le système optique est adapté pour recevoir des condensateurs de 110mm ou 150mm. Il comporte en son centre une cuve à eau, placée après le condensateur, destinée à absorber la chaleur des rayons lumineux concentrés par les lentilles.

molteniscient09.jpg Système 1 adapté à la projection des diapositives ou à la projection microscopique

molteniscient10.jpg Système 2 adapté à la projection des corps transparents placés horizontalement

molteniscient11.jpg Système 3 adapté à la projection des corps opaques

A l ‘époque on parlait de projections mégascopiques, apédiascopiques ou épiscopiques. Cela consistait à éclairer très fortement un objet opaque (livre, dessin, gravure, herbier, pièce d’anatomie, etc.) et à recueillir son image au moyen d’un objectif à grande ouverture.

molteniscient13.jpgAppareil universel à transformations instantanées : modèle des Facultés de Médecines

Devant la lanterne de projection se trouve une boîte en acajou comportant un dispositif à miroir commandé par une manette destiné à obtenir diverses sortes de projections.

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1ère possibilité : le miroir est relevé vers l’arrière, permettant aux rayons lumineux de traverser la caisse en bois directement jusqu’à un condensateur qui focalise la lumière vers un microscope de projection. Cet équipement peut être remplacé par différents accessoires tels que lentilles, prismes, etc., destinés aux expériences d’optique.

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2ème possibilité : le miroir est incliné à 45°, ce qui dévie les rayons lumineux vers un objectif placé verticalement au dessus duquel se trouve un second miroir à 45°. Ce système permet de projeter des préparations transparentes placées horizontalement, sous l’objectif.

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3ème possibilité : le miroir est incliné à 13° par rapport à la verticale, ce qui permet d’envoyer les rayons lumineux vers le plateau inférieur réglable de la caisse en bois avant d’être renvoyés vers un autre objectif de focale différente au dessus duquel se trouve un second miroir à 45°. Ce système permet de projeter des documents opaques, tout comme le fait un Episcope.

Cet appareil a été spécialement étudié en collaboration avec le docteur KALT, pour son cours d’ophtalmologie à l’hospice des Quinze-Vingt. Il a été fabriqué en plusieurs exemplaires pour l’amphithéâtre de pharmacologie de la faculté de Médecine de Paris, pour l’hôpital des Enfants Malades, pour l’hôpital de la Maternité, etc.

En complément, voir : Lanternes de projection MOLTENI télécommandée

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Introduction aux projections scientifiques

Posté par Patrice Guerin le 25 février 2011

Les projections scientifiques permettent de pratiquer “en direct” des expériences physiques, chimiques ou naturelles pour faciliter l’enseignement de certaines matières. Pour cela on utilisait des accessoires placés devant la lanterne tels que des microscopes adaptés à la projection, divers types de cuves ou récipients, mais aussi des systèmes permettant de projeter des documents opaques ou même de petits objets.

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4e vue à droite, appareil de monsieur l’abbé LEVAUD DE LESTRADE destiné à démontrer la recomposition de la lumière.

A partir du milieu du XIXe siècle, certaines lanternes de projection purent être utilisées pour effectuer des projections scientifiques, à condition toutefois, de posséder une source lumineuse suffisamment puissante : tout d’abord le soleil, puis la lumière oxhydrique et enfin l’arc électrique.

scientifique01.jpg scientifique02.jpg Lanternes de projection DUBOSCQ

Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

Le premier à s’intéresser au sujet est LIEBERKUYN, membre de l’académie royale des sciences de Berlin. En 1743 « il a recourt à la lumière du soleil pour éclairer un lanterne dans laquelle il monte, au lieu des plaques peintes, des préparations de laboratoire, qui se trouvent considérablement agrandies. On voit ainsi, paraît-il, les puces grosses comme des moutons. ».

Il faut attendre 1839, pour que SOLEIL et à l’abbé MOIGNO, effectuent les premières projections de réactions chimiques. Cependant, avant eux, Leonhard Paul EULER et l’abbé NOLLET avaient déjà fait des expériences dans ce sens.

Voir : Abbé NOLLET leçons de physique expérimentale

scientifique06.jpg scientifique07.jpg Lanterne de projection NEWTON & Co et mégascope solaire équipés de microscopes de projection

Vers 1848, CLARKE construit toute une série d’appareils destinés à faire des projections scientifiques au “Polytechnic Institution” de Londres. En France, DUBOSCQ, MOLTENI et CLEMENT & GILMER imaginent de nombreux dispositifs du même ordre pour les conférences de la Sorbonne et construisent des appareils adaptés aux projections scientifiques.

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQLa maison MOLTENI et Cie

MOLTENI précise même « nous avons voulu combler le fait que ces projections soient peu répandues dans les écoles primaires, en étudiant tout un matériel scientifique d’une construction ingénieuse et simple, dont les multiples transformations copiées de nos modèles plus sérieux permettraient de réaliser en projection les expériences fondamentales de la physique tout en restant dans les limites si restreintes d’un budget d’école primaire ».

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Ci-dessus, appareil de projection MOLTENI – RADIGET & MASSIOT datant du début du XXe siècle, destiné aux projections scientifiques et récréatives pour l’enseignement primaire. Cette vue montre l’appareil équipé pour les expériences d’électrolyse avec une pile de GRENET, les décompositions chimiques, la projection d’animalcules, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENIMicroscope de projection FLATTERS et GARNETT

Banc 07 Banc optique MASSIOT – Années 1930

Au début du XXe siècle, on voit apparaître des bancs optiques composé d’une lanterne d’éclairage et d’un rail sur lequel on fixe différents accessoires d’optique.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

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Les lanternes de projection MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 19 février 2011

MOLTENI (voir PORTRAITS) est un grand fabricant français d’appareils scientifiques et de projection, qui fonctionna durant tout le XIXe siècle.

Voir : La maison MOLTENI et Cie

Dans son catalogue de 1894 intitulé “Projections et Agrandissements”, la Maison MOLTENI présente une grande variété de projecteurs destinés à différents usages. Voici les plus caractéristiques.

molteni01b.jpg 1 – Les Appareils de famille sont construits de façon à recevoir les éclairages domestiques, huile ordinaire, pétrole ou gaz, ce qui permet de s’en servir instantanément. Le corps de la lanterne est en fer blanc verni et la boîte en noyer. L’objectif est monté dans un tube coulissant en cuivre.

Voir : Appareil de famille et de classe MOLTENI, modèle postérieur

molteni02.jpg 1bis – Les Appareils de famille et de classe grand format semblable au précédent, mais pouvant aussi recevoir les éclairages oxhydriques et oxycalciques, ce qui permet de les utiliser dans les établissements d’enseignement.

Voir : Appareil de famille et de classe MOLTENI, modèle postérieur

molteni03.jpg 2 – Les Appareils des écoles sont de construction plus soignée avec un corps en tôle forte, monté sur un socle en acajou verni. Cet appareil est équipé d’une lampe spéciale à quatre mèches, mais peut être équipé d’un chalumeau pour lumière oxhydrique.

molteni04.jpg 3 – Les Appareils pour les lycées et les salles de conférences sont très résistants. Construit en tôle épaisse parfaitement plane, la devanture et l’objectif sont en cuivre massif.

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Ils peuvent être équipés de différents systèmes d’éclairage : arc électrique, régulateur électrique, chalumeau oxhydrique ou oxycalciques, etc. Cette lanterne est le modèle de référence fabriqué par MOLTENI durant plus de trente ans.

molteni05.jpg 4 – Les Appareils pour lycées et facultés sont construits spécialement pour la lumière oxhydrique. Le chalumeau est monté sur une double platine permettant un centrage rapide et précis du foyer lumineux. Ils possèdent tous les perfectionnements acquis durant une longue pratique de la projection.

Molteni multiple5 – Les Appareils multiples ou “Polyoramas” sont fabriqués plus particulièrement pour les conférences et les spectacles. Il existe des appareils doubles juxtaposés ou superposés, ainsi que des appareils triples ou multiples avec 4 à 6 objectifs suivant les besoin.

Les lanternes de projection MOLTENI dans Lanternes projection moltenilabo-03-143x150  6 – Les Appareils pour agrandissements sont principalement destinés à être utilisés en laboratoire pour effectuer des tirages sur papier. Ils peuvent aussi être utilisés en projection à condition de les munir d’un système d’éclairage suffisamment puissant.

Voir : Lanternes de projection scientifique MOLTENILanternes multiples ou POLYORAMAS - Lanterne d’agrandissement à chariot fixe MOLTENI - Support à réflexion horizontal MOLTENI

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Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Posté par Patrice Guerin le 15 février 2011

projmolteni03.jpg  projmolteni1885.jpg

« Doux, un peu rêveur, tous ceux qui ont connu celui que monsieur BARDY appelle “La projection faite homme” ont estimé en lui un caractère honnête et intègre. Il était des plus modestes et prodiguait des explications précises, pratiques, claires, toujours dites sur un ton aimable qui désire ne froisser personne. »* Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) consacre une grande partie de son temps à animer des conférences pour adultes ou dans le cadre de certaines manifestations. Durant 45 ans d’activité, il fit environ 12 000 séances ! Dans son livre intitulé “Instructions sur l’emploi des appareils de projection” MOLTENI indique en introduction « En projetant, on facilite l’enseignement d’une façon notable. Cela permet de mettre de la variété. Instruire en amusant, c’est ouvrir l’esprit de l’élève, lui donner le désir d’aller au-delà de ce qu’on enseigne… »

VOIR : L’enseignement par les yeux

Molteni 14  Conférence à La Sorbonne en 1880.

C’est ainsi qu’en 1880 il fait une conférence sur les projections lumineuses avec Stanislas MEUNIER (voir PORTRAITS) dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Tandis que MEUNIER parle, MOLTENI manipule les appareils. Devant un public de pédagogues, ils projettent des vues transparentes telles qu’une éclipse de soleil grâce à un tableau animé, les globules du sang ou des photos de paysages, mais aussi des documents opaques sur lesquels l’orateur dessine en cours de projection et même des objets physiques transparents ainsi que de petits animaux vivants contenus dans des cuves en verre !

VOIR : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire - La Société d’Enseignement par les projections lumineuses - La Société Nationale des Conférences Populaires

projmoltenicuve2.jpg  Cuve sèche fabriquée en bois découpé en U avec deux plaques de verre et une fermeture à charnière sur le dessus pour contenir des animaux vivants : mouches, araignées, fourmis, etc. « Malheureusement la chaleur dégagée par le système d’éclairage faisait souvent griller les insectes ».

VOIR : Cuve Laboratoire pour Projections Lumineuses

Molteni 12  Appareil aux deux gaz fonctionnant avec un chalumeau oxhydrique

« Sa grande pratique des conférences et des manipulations difficiles ont permis d’assurer le succès de tous les événements auxquels il participait. Jusqu’en 1890, il fallait, pour la plupart des projectionnistes, préparer sur place l’oxygène et même l’hydrogène nécessaire à l’éclairage intensif. Aussi est-il resté longtemps partisan de la lampe à pétrole à plusieurs mèches, si difficile à régler. Ne disait-il pas à ses contradicteurs qui lui conseillaient d’utiliser la lampe à acétylène que “pendant deux heures ma lampe à pétrole n’oserait fumer devant moi !” ».*

VOIR pour exemple : Projection d’ombres pour le centenaire de Polytechnique

Molteni 13  Petites annonces parmi tant d’autres.  Source : Gallica

Pendant 45 ans, jusqu’en 1900, il n’y a pas eu de projections sans MOLTENI. Lorsqu’il ne pouvait aller partout, lorsque plusieurs séances avaient lieu le même jour et à la même heure, il allait à l’une d’elles en envoyant un homme expérimenté aux autres, après s’être assuré que les conférenciers seraient bien secondés par les projections. « Que de fois nous l’avons vu refaire de mauvais clichés qui n’étaient pas édités dans sa maison pour avantager un conférencier maladroit, étonné ensuite que la lumière de MOLTENI fut plus favorable que celle des autres projectionnistes. »  Source : Nécrologie parue dans “Le Moniteur de la photographie” du 31 décembre 1907, signée Charles GRAVIER directeur de la revue.

VOIR : La collection de diapositives MOLTENIFinition des vues sur verre - SIGNAL LAMP pour conférencier - Les projections à l’école

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RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 15 février 2011

En 1805, un opticien M. CHEVALIER, s’installe dans le Xe arrondissement de Paris, où se trouve de nombreux théâtres. Durant 25 ans il se crée une clientèle très fidèle avant de se retirer en 1830.

Sa maison est reprise par Marie-Honoré RADIGUET (1791–1867) déjà connu dans le monde des opticiens pour la fabrication des verres à face parallèles. Il se spécialisée dans la fabrication et la vente d’appareils d’optique. Dans les années 1850-60 son fils Honoré-Antoine RADIGUET (1824–1887) lui succède en ajoutant la fabrication de baromètres, de thermomètres et autres appareils de mesure.

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En 1880, Arthur-Honoré RADIGUET (1850–1905) étend son activité aux appareils de vulgarisation scientifiques fonctionnant à la vapeur ou à l’électricité et à la photographie. Le succès de sa production dépassant ses espérances, il étend son activité à l’électricité en mettant au point la première pile constante utilisant les déchets de zinc. L’électricité médicale se répandant, il s’intéresse alors aux rayons X, découverts en 1895 par le physicien allemand Wilhelm RÖNTGEN (1845-1923).

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Fort de son succès, Arthur RADIGUET réalise son rêve de fusionner avec la Maison MOLTENI, bien connue pour son matériel de projection. Pour mener à bien cette opération, le 6 octobre 1899, RADIGUET s’associe avec son gendre, Georges Jules MASSIOT (1875-1962), afin de former la Société en nom collectif RADIGUET & MASSIOT, au capital de 450.000 francs.

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Le 15 octobre 1899, RADIGUET & MASSIOT reprend le fonds de la maison MOLTENI, un des plus importants fabricants d’appareils scientifiques du XIXe siècle, sans oublier bien entendu les appareils de projection et l’importante collection de vues.

Voir : La maison MOLTENI et Cie, MOLTENI  -  RADIGUET & MASSIOT au sommet de la gloireLa collection de diapositives MOLTENI  -  Boîtes à lumière et projecteurs pour spectacle

radiguet06.jpg Maison RADIGUET & MASSIOT, située 13-15 boulevard des Filles du Calvaire, Paris IIIe

radiguet07.jpg Maison MOLTENI, située 44 rue du Château d’Eau, Paris Xe

Aux appareils et accessoires pour la projection fixe figurant dans le catalogue, vient s’ajouter à partir de 1903 une gamme de projecteurs de cinéma, fabriqués d’après les brevets d’Ambroise François PARNALAND.

En 1905, Arthur-Honoré RADIGUET décède à l’âge de 55 ans suite à de trop nombreuses expositions aux rayons X. Georges MASSIOT reprend seul la direction de la maison dont la partie commerciale est située 13 et 15, Boulevard des Filles-du-Calvaire à Paris, tandis que les ateliers se trouvent non loin de là au 44 rue du Château d’Eau à Paris.

Source cliquer ici

radiguet08.jpg radiguet10.jpg  RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI massiot-17-150x88

Voir : Multiprojecteur Universel de MASSIOT - Lanterne “Caméléon” de MASSIOT  - Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT - Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Tout en continuant à fabriquer des projecteurs, la société MASSIOT se spécialise alors dans le domaine médical, jouant un rôle de pionnier dans la Radiologie. Durant la première guerre mondiale, elle sera la première à équiper des camions d’installations radiographiques. Se maintenant à la pointe du progrès, elle fabrique, pendant l’entre-deux guerres, des tables de Radiologie et commercialise, dès 1948, le premier tomographe universel.

radiguet11.jpg   Radiguet 13  Usine de Courbevoie, atelier de montage

En 1960, MASSIOT s’associe à PHILIPS et devient filiale d’abord à 50%, puis à 100% de la société PHILIPS France pour devenir MASSIOT-PHILIPS. Elle s’intègrera progressivement au groupe multinational PHILIPS N.V.
Actuellement, PHILIPS SYSTEMES MEDICAUX est une société de droit français, filiale de la Compagnie Française PHILIPS (C.F.P.), elle-même représentant de PHILIPS Electronics N.V. Elle commercialise, installe et entretient des systèmes d’Imagerie Médicale et couvre aussi bien la Radiologie Conventionnelle et Numérique, la Radiothérapie et la Tomodensitométrie que la Résonance Magnétique et les Ultrasons.

Source cliquer ici

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Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

Posté par Patrice Guerin le 30 janvier 2011

Avant l’invention de cette lanterne de projection et d’agrandissement, Paul Albert DILLEMANN (voir PORTRAITS) avait déposé plusieurs brevets concernant des systèmes d’éclairage à alcool, utilisés pour la projection ou l’éclairage domestique.

Voir : Lampe à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN dans Brevets et inventeurs tournesolbrevet1.vignette  Brevet délivré en mars 1906.

Les dispositions spéciales qui caractérisent la nouvelle lanterne de projections et d’agrandissements ont permis l’emploi très avantageux d’un nouveau passe-vue rotatif.

tournesolbrevet2.jpg

La fig. 1 représente l’élévation latérale de l’appareil avec coupe partielle ;
La fig. 2 donne la vue en plan ;
La fig. 3 donne l’élévation en bout ;
La fig. 4 donne le dessin du passe-vue rotatif ;
La fig. 5 donne le dessin du serre-joint pour l’agrandissement ;
La fig. 6 donne la vue du châssis à intermédiaire pour l’agrandissement.

Cette lanterne se compose de deux parties : une boîte à lumière 1 munie de son condensateur 2 et une chambre à soufflet 3 garnie de son objectif. Une large cheminée rectangulaire en tôle lustrée 1 percée à l’avant d’une ouverture circulaire 4, fermée à l’arrière par une porte à coulisse 5 et coiffée d’un fumivore arrondi 6 forme la boîte à lumière.

tournesol01.vignette dans Lanternes projection  tournesol02.vignette  tournesol03.vignette

Une disposition spéciale permet à un courant d’air venu du bas de la lanterne de traverser les lentilles pour s’échapper par le fumivore en vue d’éliminer la buée qui pourrait obscurcir le condensateur. A cet effet le condensateur est supporté à l’arrière par les bords de l’ouverture circulaire 4 de la boîte à lumière et à l’avant par une bague 7 évasée qui est fixée à la boîte à lumière 1. Les bords de l’ouverture circulaire étant échancrés en haut et en bas, et la monture du condensateur étant percée 8 de part en part, il y a communication entre le milieu du condensateur 2 et le haut et le bas de la boîte à lumière.

Cette boîte à lumière est portée par un coffre horizontal en bois 9 communiquant avec l’extérieur par une ouverture horizontale 10 et par deux ouvertures verticales 11 placées en chicane. Cette disposition assure une grande aération à la lanterne et une grande étanchéité aux radiations lumineuses. En outre le courant d’air constamment renouvelé qui monte contre la face avant de la lanterne protège le condensateur contre l’échauffement de la source lumineuse.

tournesol04.vignette  tournesol-pub1-148x150 Page du catalogue Target & Ledoux 1908 – Document G.V.

La chambre noire de projection 3 est formée d’un soufflet 12 collé entre deux planchettes réunies par deux tubes à coulisse 13, 20 horizontaux superposés dans un plan vertical. La planchette avant 14 porte l’objectif. La planchette arrière 15 percée d’une ouverture circulaire 16 en face du condensateur est réunie au pied de la lanterne par une charnière horizontale 17 permettant le mouvement de bascule à l’avant. Un écrou 18 réunit le haut de cette planchette à une tige 19 rivée à la boîte à lumière. Le tube horizontal inférieur 20 traverse la planchette arrière du côté de la boîte à lumière pour servir d’axe au passe-vue rotatif 21. Ce passe-vue est évidé au-dessus et au dessous de l’axe de rotation de deux fenêtres à feuillures 22 aux dimensions des clichés de projection. Le centre de chaque fenêtre dans leur position supérieure coïncide avec le centre optique de la lanterne. La planchette arrière 15 de la chambre noire porte un évidement rectangulaire 23 se rapportant à la fenêtre inférieure du passe-vue. Le bord inférieur de cet évidemment est incliné vers le passe-vue pour faciliter l’introduction des clichés de projection. Un ressort 24 vissé au pied de la lanterne arrête un index 25 du passe-vue pour le fixer verticalement au moment de la projection et du changement de vues.

Pour le fonctionnement de l’appareil, on engage chaque vue à son tour sans l’inverser dans la fenêtre inférieure du passe-vue 22-23 en la basculant par l’évidement 23 de la planchette arrière de la chambre noire. Une fois la vue relevée verticalement, on fait tourner d’un demi tour de circonférence le passe-vue après avoir appuyé sur le ressort pour dégager l’index d’arrêt. Le passe-vue arrêté après ce demi tour présente alors la vue inversée devant le condensateur. On retire de la fenêtre inférieure le cliché déjà présenté en le faisant tomber en avant de la lanterne 26 et on lui en substitue un nouveau qu’on amènera comme le précédent inversé devant le condensateur.

Tournesol-11-95x150    Tournesol-12-95x150   Notice accompagnant la lanterne

Pour changer de passe-vue, on fait basculer en avant la planchette arrière 15 de la chambre noire, après avoir dévissé  l’écrou 18 du haut, puis on retire la goupille 27 qui maintient le passe-vue.

Pour l’agrandissement, on réunit par quatre boulons 28 le serre-joint 29 (fig. 5) à la planchette arrière pour fixer en une position quelconque de décentrement le châssis porte-cliché 30 (fig . 6) et ce sans modifier la position des éléments de l’axe optique. Le serre-joint sert en outre à arrêter toute infiltration latérale de lumière qui pourrait s’échapper du condensateur.
tournesolbrevet3.jpg
Résumé du brevet :
La lanterne est caractérisée :
1° Par son passe-vue rotatif inverseur ;
2° Par l’aération continue du condensateur ;
3° Par sa boîte à lumière très étanche à courant d’air refroidissant le condensateur ;
4° Par la disposition pour changer les passe-vues et les remplacer par un dispositif d’agrandissement ;
5° Par le dispositif d’agrandissement à décentrement par serre-joint, obturant les infiltrations de lumière.

DILLEMANN a fabriqué deux autres lanternes d’agrandissement et de projection semblables à celle-ci :
- un modèle “Simplifié” : Lanterne simplifiée “Taxisol” de l’ingénieur DILLEMANN
– un modèle “Grand format” : Lanterne “Tournesol” grand format de l’ingénieur DILLEMANN

SOURCE : INPI

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Lampes à arc électrique Pathé

Posté par Patrice Guerin le 29 janvier 2011

Dans les années 1920, “Pathé Consortium Cinéma”, fabrique et commercialise des appareils de projection cinématographique et tous les accessoires qui vont avec, dont ces lampes à arc électrique de forte puissance.

Voir : Charles PATHE et les lanternes de projection

pathecine12.jpg pathecine11.jpg pathecine10.jpg Modèle standard

Ces lampes étaient équipées de nombreuses vis de rappel situées sur l’arrière des appareils afin de régler l’emplacement de l’arc électrique et l’écartement des charbons au fur et à mesure de leur usure.

pathecine06.jpg Modèle standard à ciseaux grand modèle (90 ampères) et petit modèle (45 ampères)

pathecine09.jpg Modèle “anglais” avec charbons verticaux

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Charles PATHE et les lanternes de projection

Posté par Patrice Guerin le 28 janvier 2011

Charles PATHE (1863-1957) commence sa carrière en 1895, avec l’exploitation en France du phonographe inventé par Thomas EDISON en 1877. L’année suivante il fonde la société PATHE FRERES avec son frère Émile afin de commercialiser des projecteurs de cinéma et des films. Après Gaumont, créé en 1895, il s’agit de la plus ancienne entreprise de cinéma au monde.

pathecine15.jpg  Magasins d’exposition et de vente de PATHE-CONSORTIUM-CINEMA à Paris (Xe)

En 1920, Charles PATHE cède les studios de Joinville et la distribution des appareils à une nouvelle société baptisée “PATHE CONSORTIUM CINEMA”, annoncée comme « les plus importantes manufactures du monde de matériel cinématographique ».

pathecine01.jpg  PatheCine16

Dans le catalogue de cette époque, on découvre les principaux appareils cinématographiques fabriqués par PATHE dans les usines Continsouza situées au 403 de la rue des Pyrénées à Paris (XXe).

Voir : CONTINSOUZA et les appareils de projection

pathecine03.jpg pathecine04.jpg pathecine05.jpg pathecine08.jpg pathecine07.jpg

Outre les Postes et Appareils de Projection, on y voit aussi les Appareils d’Eclairage (voir : Lampes à arc électrique Pathé), l’Appareillage Electrique, les Accessoires et tables de projection, le matériel de Prise de vues et de Tirage, le matériel pour l’Enseignement et les Amateurs ainsi qu’une nomenclature générale des pièces.

Voir : Les tables de projection

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En 1923, PATHE commercialise le PATHEORAMA. Il s’agit d’une petite visionneuse permettant de regarder des films fixes sur pellicule souple. Pour l’entreprise cela permet de commercialiser auprès d’un large public des images d’actualités tournées pour le cinéma. Durant une quinzaine d’années le PATHEORAMA évoluera et sera complété par une petite lanterne de projection appelée COCORICO.

Voir : Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

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Emile REYNAUD, le Théâtre Optique et les Pantomimes lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 24 janvier 2011

jeuxoptique04.jpg reynaud06.jpg

En 1878, Emile REYNAUD (voir PORTRAITS) s’installe dans le IXe arrondissement de Paris où il se consacre à la construction, à la commercialisation et au développement de ses Praxinoscopes. Cet appareil est composé en son centre d’un miroir prismatique à 12 facettes qui tourne sur lui-même tandis que sur le pourtour de l’appareil se déroule une bande de papier composée de dessins décomposant les mouvements en 12 vues successives, ce qui permet de reconstituer l’illusion du mouvement. On peut observer l’animation soit en direct en regardant les miroirs tourner, soit sur un écran à l’aide de la lanterne de projection (voir chromo).

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En 1892, soit trois ans avant l’invention du cinéma par les frères LUMIERE, Emile REYNAUD crée le Théâtre Optique dans les murs du musée Grévin. En octobre 1892 il projette “Pauvre Pierrot”, premier dessin animé du spectacle des “Pantomimes lumineuses” annoncé par une magnifique affiche signée Jules CHERET.

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Durant 10 minutes des personnages dessinés s’animent sur l’écran, dans un décor richement coloré, accompagné par une musique de Gaston PAULIN. L’appareil qui permet d’effectuer cette projection s’appelle le “Théâtre Optique”. Il a été conçu et réalisé par Emile REYNAUD. Il se compose d’un ingénieux mécanisme permettant d’animer les images et de plusieurs lanternes de projection pour les vues et le décor. Celui-ci a aussi imaginé le scénario, peint les images et assuré les projections.

Ce tout premier spectacle de projections animées sera à l’affiche jusqu‘en 1900 et accueillera deux millions de spectateurs (dont 600 000 pour l’année de l’Exposition Universelle).

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Pour le centième anniversaire de cette invention, on a pu assister au musée Grévin ainsi qu’à la Cinémathèque de Chaillot à des projections du Théâtre Optique ainsi qu’à une reconstitution de la scène de l’époque où l’on voit Emile REYNAUD en personne effectuer une projection sous les yeux médusés de Gabriel THOMAS (président du musée Grévin en 1892), des frères LUMIERE et de Georges MELIES.

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Le fonctionnement du Théâtre Optique repose sur le même principe que le Praxinoscope, mais il comporte un plus grand nombre de miroirs et surtout, de très nombreux dessins décomposant des mouvements complexes afin de composer de véritables petites séquences animées. L’image projetée est « arrêtée dans sa course » par compensation optique, grâce à ce système de miroirs. Une puissante lanterne lumineuse envoie l’image de chaque dessin sur le prisme central puis ces images sont projetées sur un écran à l’aide d’un objectif condensateur et de miroirs. C’est ainsi qu’elles sont vues par les spectateurs surpris de découvrir des scènes animées sur un écran qui cache le mécanisme qui les met en œuvre.

Pour plus d’informations, voir Emile ReynaudPraximage

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Description et fonctionnement du Fantascope

Posté par Patrice Guerin le 21 janvier 2011

Fantascope11  Fantascope 12  Collection F.B.

Le fantascope est composé d’une lanterne de projection en bois, de forme assez simple, surmontée d’une cheminée en tôle et éclairée par une lampe à huile ou, plus tard, à pétrole . Elle est montée sur un chariot à quatre pieds équipé de roues en bois. A l’époque elles étaient recouvertes de morceaux de drap pour rendre les déplacements silencieux.

Fantascope 13 Collection F.B.

La lampe ci-dessous, appelé Quinquet du nom de son inventeur, est montée sur un pied en bois qui peut avancer ou reculer entre deux rails de bois pour le centrer exactement. Derrière le verre de cette lampe se trouve un réflecteur sphérique prolongé vers l’avant par un cône destiné à concentrer toute la lumière sur le condensateur.

quinquet2.jpg  quinquet.jpg  Document CNAM

Voir : Les progrès de la lampe à huile à la fin du XVIIIe siècle

Sur l’avant de l’appareil se trouve le tube de l’objectif de forme carré. A l’avant de celui-ci un volet métallique permet de fermer l’objectif pour obtenir une brusque disparition de l’image. A l’intérieur du tube, un peu en arrière, se trouve un œil de chat manœuvré de l’extérieur, à la main, pour obtenir des effets de crépuscule par exemple. Une  languette de cuivre permet de placer des verres de couleurs pour modifier ces effets. A l’intérieur du tube une planche sur laquelle se trouve une lentille bi-convexe, peut se déplacer perpendiculairement à l’axe de projection. Devant celle-ci se trouve un œil de chat spécial composé de deux secteurs maintenus écartés par un ressort en arc. Cet accessoire est relié à la planche porte objectif par un cordon. Lorsqu’elle s’avance ou recule l’œil de chat se ferme plus ou moins afin de maintenir un éclairage constant.

Fantascope 14

L’essieu des roues avant porte parfois un excentrique en forme de cœur agissant, à l’aide de cordons ou d’un levier fendu, sur la planche porte objectif. Lorsque l’appareil se rapproche de l’écran, l’objectif s’éloigne du condensateur et l’œil de chat se ferme, afin d’avoir une mise au point et un éclairage constant. « On avait l’illusion d’un personnage vu dans les lointains et normalement peu éclairé et indécis ». Au fur et à mesure que la lanterne recule, l’objectif se rapproche du tableau et l’œil de chat s’ouvre « …le spectateur croit voir le fantôme s’avancer vers lui, jusqu’au moment où, devenu de taille énorme, il disparait subitement ».

Fantasmagorie 15

D’autres fantômes, des chauves-souris ou des têtes de mort vont et viennent en tous sens sur la toile. Ils proviennent de petites lanternes maintenues par des courroies sur le corps d’autres opérateurs. Une autre lanterne placée du côté des spectateurs projette un décor très chargé en couleurs.

A ces diverses combinaisons, ROBERTSON (voir PORTRAITS) avait ajouté de nombreux accessoires destinés à frapper l’imagination des spectateurs : roulement de tonnerre obtenu par une feuille de tôle, sifflement du vent, bruits de pluie, etc.  «  Quelquefois le fantôme s’élève sur un nuage de fumée obtenu en brûlant de l’encens sur un autel antique. Des masques de cire, renfermant une lanterne sourde, surgissent soudainement au milieu des spectateurs, tenues par des comparses revêtus d’un linceul blanc ».

Voir : Brevet d’invention du Fantascope - Lanterne magique vernie noir

 

 

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