• Accueil
  • > Recherche : appareil projection vues opaque

Résultats de votre recherche

Projecteur de corps opaques DEMARIA-LAPIERRE

Posté par Patrice Guerin le 23 janvier 2022

Opascope DL 7

« La grande diffusion de l’électricité el les récents progrès obtenus dans la fabrication des ampoules électriques à incandescence permettent aujourd’hui de réaliser la projection des corps opaques depuis si longtemps désirée el toujours abandonnée faute de moyens suffisants pour éclairer les objets à projeter. » catalogue général Demaria-Lapierre 1929.

Opascope DL 6  Fascicule III du catalogue Général Demaria-Lapierre 1929.

Très simple d’utilisation et d’une grande commodité d’emploi, cet opascope peut être utilisé aussi bien dans les familles que dans l’enseignement « pour la vulgarisation scientifique par le professeur ayant un auditoire restreint ».

Opascope DL 1       Opascope DL 2

Le corps de l’appareil est construit en tôle recouverte d’un vernis émaillé, noir brillant à l’extérieur, blanc mat à l’intérieur. Il se branche sur une prise électrique quelconque et utilise des ampoules courantes du commerce. Un châssis va et vient équipé de deux portes permet de projeter alternativement une vue opaque comme une carte postale ancienne par exemple. L’opascope permet de projeter par réflexion de cartes postales, de dessins, gravures, photographies. etc, ayant un format maximum de 9 x 14 cm.

Opascope DL 3

L’appareil permet aussi de projeter des corps opaques de faible relief : plantes, insectes, bijoux, médailles, illustrations ou textes de livres, etc. Dans ce cas il se pose à plat sur l’objet et un miroir placé sur l’objectif permet de renvoyer l’image horizontalement vers l’écran.

Opascope DL 5

Pour projeter des vues transparentes de format 8,5 x 10 cm, il convient de retirer le passe vue pour corps opaques et de le remplacer par une lanterne de projection classique sans objectif. Equipée de glissières à l’avant celle-ci s’adapte parfaitement à l’arrière de l’opascope.

Opascope DL 4

 

 

 

Publié dans Corps Opaques, Lanternes projection | Pas de Commentaires »

Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2017

Molteni livre 01Livre : Projections MOLTENI 1 Appareils et Accessoires – Décembre 2017

Ce beau livre, publié en décembre 2017, présente tous les appareils en rapport avec les Projections Lumineuses, fabriqués et commercialisés par la Maison MOLTENI puis par ses repreneurs RADIGUET & MASSIOT, depuis la création de l’entreprise familiale en 1782 jusqu’aux années 1930.  « I received your book earlier this week… What a beautiful book! Sjur Norvège. »

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Molteni livre 10Catalogue général MOLTENI de 1859 et lanterne magique

Cette “Maison” d’appareils scientifiques est relativement méconnue, et pourtant, c’est la première et la plus importante en France dans le domaine de l’optique et des Projections Lumineuses. « Le plus ancien constructeur de lanterne est M. Molteni… Il apporta successivement de nombreux perfectionnements à ses appareils. » “Traité Général des Projections” tome 1er par Eugène TRUTAT, Editions Charles Mendel 1897.

Molteni livre 03  Molteni livre 04Brevet MOLTENI de 1873 et lanterne correspondant à ce brevet

Les classifications et appellations d’origine ont été respectées dans la mesure du possible et sous réserve d’avoir accès  au maximum de catalogues anciens pour effectuer des recoupements. Celles-ci sont à l’origine des trois grands chapitres du livre.

Molteni livre 05  Pages 16 et 17 du livre MOLTENI

Le premier chapitre concerne les “Articles du Commerce” vendus par la Maison MOLTENI, principalement dans les premiers temps. Il s’agit d’appareils fabriqués par d’autres, souvent même en Angleterre que la Maison commercialise.

Molteni livre 06  Pages 74 et 75 du livre, représentant les principales familles d’appareils MOLTENI

Le deuxième chapitre concerne les appareils fabriqués par la Maison MOLTENI qui sont particuliers à cette entreprise et possèdent quelques caractéristiques communes : lanternes solides en forte tôle peinte en noir avec filets dorés, cheminée circulaire, optique de grande qualité entièrement en cuivre, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Molteni livre 07  Pages 158 et 159 du livre, représentant les principales familles d’appareils RADIGUET & MASSIOT

Le troisième chapitre concerne les appareils construits par les successeurs RADIGUET & MASSIOT à partir de 1900, on y voit à la fois une certain nombre de lanternes reprenant les caractéristiques des appareils conçus MOLTENI, hormis la cheminée qui devient rectangulaire et l’apparition de la tôle de Russie lustrée, et aussi des appareils complètement nouveaux répondants à d’autres besoins et à une clientèle plus variée.

Voir : Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Molteni livre 08 Appareil de projection “Universel” RADIGUET & MASSIOT, type Lycées 1930

On ne trouve dans cet ouvrage que des lanternes de projection, c’est à dire des appareils possédant trois éléments essentiels : une boîte à lumière contenant l’éclairage, un système optique fixe ou mobile et, entre les deux, un passage ou un support destiné à positionner des vues transparentes ou opaques, ainsi que des objets utilisés pour les démonstrations scientifiques ou pour l‘enseignement.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Par contre les éclairages, qu’Alfred MOLTENI utilisait et maitrisait parfaitement, ne sont pas abordés ici, car le sujet est trop vaste et mérite un ouvrage à lui seul. Il en est de même pour les vues de projection qui étaient l’autre grande spécialité de la Maison MOLTENI à la fin du XIXe siècle.

fichier pdf BdC Molteni 3 à télécharger

 

 

Publié dans Lanternes projection, Projections et Enseignement, Projections scientifiques | Pas de Commentaires »

Histoire des Epidiascopes

Posté par Patrice Guerin le 26 février 2017

Epidiascope 01b  Epidiascope LEITZ au lycée de Toulon – Années 1930

L’Epidiascope est un appareil relativement simple qui peut projeter aussi bien des documents transparents que des documents opaques. « Ce projecteur, lorsqu’il est bien réglé, peut rendre de très grands services chaque fois qu’il s’agit de présenter un document sur papier en vue de sa facile observation collective. Il est l’outil le plus utile en histoire, en géographie, en toute discipline où la présentation visuelle d’une épreuve graphique est justifiée. »(1)

Epidiascope 07  Epidiascope 08  “Lettres à une Princesse d’Allemagne” par Leonhard EULER tome III 1775

Le mathématicien et physicien Suisse Leonhard EULER (1707-1783) décrit les avantages de ce type de projections dans ses “Lettres à une Princesse d’Allemagne” tome III publié en 1775, lettre CXCVI du 9 janvier 1762.(2) « Il s’agit donc de trouver moyen d’éclairer l’objet le plus qu’on pourra dans la chambre obfcure même fans que la lumière puiffe pénétrer dans la chambre. J’ai trouvé un moyen, & V.A. fe fouviendra que je l’ai exécuté dans une machine de cette nature, que j’ai eu l’honneur  de Lui préfenter, il y a fix ans… Les lanternes magiques ordinaires ne font point conftruites de cette façon et on ne repréfente par elles d’autres objets que des figures peintes sur verre, au lieu que cette machine, dont j’ai imaginé la conftruction, peut être appliquée à toutes fortes d’objets. » Vers 1780, le physicien français Jacques CHARLES (1746-1823) utilise, dans son cabinet de physique, un appareil destiné à projeter l’image agrandie de corps opaques.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

Epidiascope 03 Fantascope pour document opaque figurant dans le brevet de ROBERTSON cliquer ici

A la fin du XVIIIe siècle, certains Fantascopes permettent de projeter des vues transparents ou de petits objets opaques. « Si vous offrez un objet renversé en B (fig 9) et qu’il soit bien éclairé par les quinquets vous obtiendrez son image sur un grand châssis tendu en blanc. »(3) Dans les années 1880, la “Lanterne à deux usage” LAVERNE est conçue pour projeter aussi bien des documents transparents et de petits documents opaques en faisant simplement coulisser la boîte supportant l’objectif. L’accessoire nommé “Aphengoscope” permet aussi de projeter des cartes postales.

 Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Epidiascope 04  Bilampadaire LEFEVRE : à gauche épiscope, à droite diascope

Le “Bilampadaire” breveté par LEFEVRE en 1876 permet d’effectuer ces deux types de projection, en plaçant ou non un double miroir à l’arrière de l’appareil.

 Voir : Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

Epidiascope 05  Epidiascope MASSIOT & Cie – Années 1930

L’Epidiascope prend tout son essor dans les années 1930 grâce à l’utilisation d’ampoules électriques de forte puissance. Il peut être équipé d’une seule ampoule et être de petites dimensions ou posséder deux ampoules de fortes puissances, ventilées, et être de dimensions imposantes surtout lorsqu’il est placé sur un support approprié. L’Epidiascope se caractérise généralement par deux objectifs de diamètres différents orientés vers l’avant. « (A propos du calendrier des Postes) celui-ci est utilisé dans des écoles primaires, professionnelles ou commerciales, pour des leçons d’économie politique. Presque tous les établissements d’enseignement sont pourvus d’appareils de projection dits “épidiascopes” qui permettent d’agrandir et de projeter des impressions sur papier, à condition que celui-ci soit suffisamment glacé. »(4)

Epidiascope 06Epidiascope SEDAINE avec double objectif coulissant – Années 1950

 _________________________

(1) Documents pour la classe, Moyens audio-visuels N°1 édité par le CNDP en septembre 1956, source Gallica.
(2) Livre en ligne sur ECHO cultural Heritage Online cliquer ici
(3) Extrait du brevet ROBERTSON : Brevet d’invention du Fantascope
(4) Bulletin d’informations, de documentation et de statistique du Ministère des Postes, Télégraphes et Téléphones, Imprimerie Nationale 1933, page 71 – Source Gallica
 

Publié dans Lanternes projection, Projections et Enseignement | Pas de Commentaires »

Le Rétroprojecteur ou Overhead projector

Posté par Patrice Guerin le 21 avril 2016

Retroproj 01  Retroproj 02  Vues sur verre anglaises fin XIXe siècle

Au XIXe siècle, certains accessoires peuvent se placer à l’avant du projecteur pour dévier le rayon lumineux verticalement avant de le renvoyer à l’horizontal vers l’écran. Cela permet de placer des solutions liquides dans une cuvette en verre ou toute autre préparation devant être placée à plat. Occasionnellement on pouvait écrire mais la surface lumineuse était très réduite (10 cm de diamètre).

Voir : Support à réflexion horizontal MOLTENI

Retroproj 03  Couverture du catalogue ZEISS Belsazar – 1935

«  Suite aux suggestions appropriées de professeurs en Allemagne, nous avons été amenés à concevoir un “Appareil de Projection d’Ecriture” qui met fin aux tableaux noirs avec ses craies et la poussière qui en résulte. Un des premiers utilisateurs de ce nouvel instrument, à l’Université de Göttingen, l’a nommé « Belsazar”* : nous avons nous-mêmes adopté ce nom pour l’appareil. »
Source notice Carl ZEISS Jena – Septembre 1935

Voir : ZEISS IKON A.G.

Grace à cet appareil, Le conférencier ou l’enseignant, reste toujours face à son public. Il écrit de manière habituelle sur une surface horizontale recouverte de Cellophane, et aussitôt son écriture apparaît en grandes dimensions sur l’écran de projection. Au lieu d’avoir à nettoyer le tableau noir, il tourne la bande de Cellophane à l’aide d’un bouton et une nouvelle surface vierge apparaît. De plus ce système permet de conserver les textes précédents et de pouvoir y revenir le cas échéant.

Retroproj 04  Rétroprojecteur ZEISS Belsazar – 1935

« La projection de vues fixes sur un écran peut sembler parfois incomplète pour illustrer parfaitement certains cours dans lesquels on doit faire ressortir les uns après les autres les éléments qui composent l’ensemble projeté. Dans ce cas, au fur et à mesure de ses explications, l’animateur déplace en général sur l’écran, une longue baguette de bois… ce qui nécessite la présence de celui-ci près de l’écran et le partage de son attention entre celui-ci, son commentaire et son auditoire. »
Source : “Moyens audio viduels d’enseignement” publié par l’Association Française pour l’Accroissement de la Productivité – Novembre 1953

Retroproj 05

Avec l’Omniscope (ou rétroprojecteur), l’animateur fait face à son auditoire et présente sur la tablette éclairée de l’appareil les documents ou un point particulier de celui-ci sans avoir à se déplacer ni à se retourner, la projection se faisant sur un écran placé derrière lui, d’où le nom anglais “Overhead projector” traduit par “Projecteur par dessus la tête”.

Retroproj 06

Le rétroprojecteur est un appareil muni d’une forte lampe à miroir (1 & 2), parfois ventilée, dont la lumière est dirigée à la verticale vers un condensateur (3) et une plaque de verre (4) sur laquelle on pose le transparent de rétroprojection. Une tête de projection composée d’un objectif (5) et d’un miroir (6), maintenu au dessus du transparent par un bras articulé, permet de renvoyer l’image à l’horizontal vers l’écran situé derrière le manipulateur (ou formateur). « Il est équipé d’une lampe à incandescence de 750w en 110v ou d’une lampe à vapeur d’iode qui permet avec un très faible encombrement, une luminosité bien supérieure à celle obtenu par les lampes à incandescence. Le haut rendement de luminosité de l’appareil permet de travailler en salle complètement éclairée. »
Source : “Les moyens audio-visuels au service de la formation et de l’information” numéro spécial d’Inter Productivité n°100 décembre 1964

A ne pas confondre avec l’épiscope, beaucoup plus ancien, qui permet de projeter des documents opaques.

Retroproj 07  North Carolina State University – NCSU Libraries

Cet appareil fut largement employé par les américains à la fin de la deuxième Guerre Mondiale pour faire de la formation de masse à l’armée. Il est développé dans les années 1960 par un ingénieur de la société 3M qui deviendra par la suite le leader de ce marché tant en ce qui concerne les appareils que les fournitures.

Retroproj 08

De gauche à droite : “Belshazar” de J. Chotard – “Vu-Graph” de Audio Vision France – “Diareflet” de O.G.C.F. – “LME 500” de Le Matériel d’Enseignement. NB Les deux derniers appareils sont agréés par le Ministère de l’Education Nationale.

Arrivés en France avec le plan Marshall, le rétroprojecteur est utilisé dès le milieu des années 1950 sous le nom de “Omniscope” ou de “rétroscripteur”. Il permet de projeter des supports transparents de grand format (généralement A4) sur lesquelles on peut écrire, dessiner, compléter des tableaux, voir même décomposer le sujet à l’aide de divers caches opaques. « Un rouleau de cellophane, se déplaçant dans les deux sens sur la plage lumineuse permet, à l’aide d’un crayon gras facilement effaçable, soit d’écrire comme sur un tableau noir au fur et à mesure de l’exposé, soit de préparer ses textes ou dessins à l’avance comme sur le tableau papier. Enfin si le document doit être utilisé plusieurs fois, il est conseillé de le réaliser sur cellophane séparée, entourée d’un cache en carton comme celui des diapositives. Dans ce cas on utilise un stylo à encre à alcool avec pointe de feutre dont les coloris sont fidèlement respectés à la projection et qui ne s’effacent qu’à l’aide de certains produits. »
Source : “Les moyens audio-visuels au service de la formation et de l’information” numéro spécial d’Inter Productivité n°100 décembre 1964

Retroproj 11

Dans les années 1970, des entreprises se spécialisent dans la production et l’édition de transparents pour rétroprojection. Les documents sont d’abord créés en noir et blanc ou en couleur sur papier format A4 puis reproduit sur films de différentes qualités suivant les besoins : films négatifs (texte en jaune sur fond bleu foncé par exemple), films positifs, ou films couleurs de type Cibachrome. « en superposant des transparents les uns après les autres, il est possible de faire apparaître successivement les différentes parties d’un sujet (construction progressive d’une carte de géographie, d’un schéma complexe, etc.). Les caches mobiles sont utiles pour dérober à la vue, sur l’image, certains éléments que l’on désire faire apparaître progressivement… Il est même possible d’employer un support transparent enduit de noir de fumée ou de vernis opaque, qu’il suffit de gratter avec une pointe sèche pour faire apparaitre certaines parties du document. »
 Source : “Audio visuel, moyens, arts et techniques” Publications Photo-Revue Paris – 1972

Dans les années 90, le rétroprojecteur est connecté à l’ordinateur pour la projection de vues fixes, tandis que les premiers vidéoprojecteurs permettent de projeter des vidéos animées.

retroproj 12  retroproj 14   Cet article a été remarqué par la presse qui s’en est fait l’écho.

______________

* D’après l’Ancien Testament, livre de Daniel, Belshazzar (Balthazar, dernier roi de Babylone) aurait demandé à ses savants de traduire et d’interpréter une écriture “fantomatique” figurant sur les murs de son palais de Babylone. Celle-ci annonçait une catastrophe imminente. La nuit suivant Belshazzar est tué et le royaume de Babylone divisé entre les Perses et les Mèdes.

 

Publié dans Non classé, Projections et Enseignement | 1 Commentaire »

Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

Posté par Patrice Guerin le 16 septembre 2014

Lefevre 01  Brevet du LAMPADORAMA LEFEVRE N° 115 429 – Source Archives INPI

Le 9 novembre 1876, l’ingénieur Henri Alexandre LEFEVRE, demeurant au n°110 de l’avenue de Villiers à Paris, dépose un brevet de quinze ans pour une lanterne magique à double effet dénommée “LAMPADORAMA ou LAMPASCOPE BI-LAMPADAIRE servant de chambre noire et de lanterne magique”.

Lefevre 02  Source Archives INPI

« L’appareil se compose d’une boîte opaque dont les faces inférieures et supérieures sont percées d’orifices qui permettent de le poser sur deux lampes quelconques dont les porte-globes sont à la même hauteur. A l’intérieur de la boîte, un système de réflecteurs renvoie la lumière des deux lampes sur la paroi postérieure de l’appareil où l’on peut placer les objets ou images opaques qui se trouvent ainsi fortement éclairés. La paroi antérieure porte, en face de l’objet éclairé, un système de lentilles convergentes projetant sur un écran extérieur l’image plus ou moins agrandie de l’objet éclairé. Le même appareil se transforme en lanterne magique ou en lampascope de la façon suivante : l’objet opaque est remplacé par un système de miroirs réflecteurs qui renvoient la lumière vers l’orifice de la paroi antérieure devant lequel se trouve une rainure permettant de placer les images transparentes. »

Lefevre 03

Henri LEFEVRE précise aussi les différents usages de son BILAMPADAIRE et annonce, vingt ans à l’avance, l’avènement du cinématographe “Images à mouvements”. « Au moyen de cet appareil et de ses deux transformations, les images noires ou coloriées, opaques ou transparentes, les effets du Phénakistiscope et du Kaléïdoscope, les images à mouvements, sont projetées plus ou moins agrandies sur l’écran extérieur. Le soussigné se réserve l’adaptation industrielle à cet appareil des images noires ou coloriées par les procédés d’impression ordinaire ou par la photographie, sur gélatine transparente, sur mica et en général sur toute matière organique ou minérale moins lourde, moins fragile et plus facile à travailler que le verre. Il se réserve également la possibilité de faire mouvoir les images à mouvement à la main ou au moyen de l’électricité ou par la compression de l’air. »

Lefevre 04  Certificat d’addition du LAMPADORAMA LEFEVRE – Source Archives INPI

Dans le certificat d’addition du 7 novembre 1877 Henri LEFEVRE ajoute : « J’adopte de préférence deux dispositions qui ne différencient principalement  que par la nature des matériaux employés et par leur forme extérieur. L’un des modèles est l’appareil ordinaire généralement en carton ; le second modèle, plus riche et de construction plus solide, est de préférence en métal. »

Lefevre 05  Collection F.B.

Ces appareils peuvent être de formes hexagonales ou elliptiques, allant du modèle le plus simple en carton, aux appareils les plus luxueux telle que celui en tôle aux décors peints à la main ou le modèle “Riche” avec réflecteurs plaqués argent.

Lefevre 06  Le XIXe siècle – Décembre 1877 – Source Gallica

Dans les mois qui suivent, plusieurs journaux signalent cette invention ou publient une annonce présentant l’appareil commercialisé par Ch. DELAGRAVE, 58 rue des Ecoles à Paris. L’un des textes les plus savoureux provient du journal “Le Tintamarre”, hebdomadaire satirique et financier, du 29 décembre 1878 : « Ah ! si feu QUINQUET avait pu se douter que les lampes dont il donnait la première idée seraient perfectionnées à tel point qu’elles serviraient un jour à aider au renversement de la lanterne magique, nul doute qu’il n’ait au moins voulu emporter dans sa tombe un LAMPADORAMA pour charmer ses loisirs dans l’éternité. Avec le LAMPADORAMA, plus de frais de verres, si lourds et si coûteux dans la lanterne magique ; la première image venue mise à l’envers dans l’appareil, enclavé sur deux lampes, et le dessin se projette, grandi une quinzaine de fois, en face de l’appareil, avec tous ses tons, toutes ses couleurs et tous les reliefs qu’il peut comporter. L’Empire, mis à l’envers dans un LAMPADORAMA, se détacherait certainement avec toutes les couleurs qu’il nous a fait avaler pendant dix-huit ans, et la conscience de BAZAINE formerait assurément la plus belle tache noire qu’il soit possible d’imaginer. Enfin, grâce au LAMPADORAMA, plus de femmes méchantes et surtout plus de belles-mères acariâtres ; la crainte de voir leur photographie projetée inopinément va les rendre aussi aimables que la République rêvée par monsieur THIERS. » Denis PEPIN

Lefevre 07  Le Figaro du 22 juin 1878 – Source Gallica

A l’Exposition Universelle de 1878, l’appareil de monsieur DELAGRAVE intéresse le public, pourtant indifférent aux choses scolaires « il présenta un système nouveau et sérieux de lanterne magique, le LAMPADORAMA, qui permet la projection des images opaques, des photographies par exemple, et même des objets en relief, des vases, des œuvres d’art avec toutes leurs couleurs et leurs dorures ».

Lefevre 08

Cette notice publicitaire du MEGASCOPE LEFEVRE ou LAMPADORAMA, dont le distributeur est la Maison des Inventions Nouvelles, 66 rue Basse-du-Rempart à Paris IXe,  indique que « c’est un auxiliaire précieux pour les peintres, dessinateurs, graveurs, décorateurs, architectes, etc. car il permet d’agrandir les croquis, esquisses ou photographies, mais aussi les médailles, camées et même les insectes afin d’éviter aux artistes la plus grande partie d’un travail purement mécanique (le copiage) qui n’est qu’un accessoire d’une œuvre d’art. »

Lefevre 09

C’est aussi un jouet très amusant qui remplace la « vieille lanterne magique avec ses verres peints qui étaient toujours si grossièrement faits ». Il permet de projeter tous les dessins imprimés, les chromos et autres gravures de grande qualité et de grande finesse et même « des images grotesques ou des sujets à mouvements faits avec quelques coups de crayon ou de pinceau, avec du fil et des morceaux de carton ».

Lefevre 10  Dans son livre “Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection” Alfred MOLTENI indique qu’il a construit pour monsieur LEFEVRE un appareil que ce dernier a fait breveter sous le nom de BILAMPADAIRE. Ce mégascope se pose sur deux lampes à huile, tout comme les lampascopes classiques. « Il sert dans les séances de famille, pour projeter les photographies sur papier ou les chromolithographies qui rencontrent se rencontrent en si grande quantité. »

Lefevre 14  La devise de Henri LEFEVRE, inscrite au centre de cette étiquette est “En forgeant se fait le Fèvre” !

Ce modèle possède certaines caractéristiques propres aux appareils MOLTENI, telles que les filets dorés qui habillent toutes les faces de l’appareil.

Lefevre 16  Lefevre 13  Lefevre 15

Ce mégascope a la particularité de projeter aussi bien des corps opaques que des vues transparentes sur verre, et cela « sans déplacer les lampes ». Il suffit de mettre, à l’emplacement de l’image opaque, un support sur lequel sont placés deux petits miroirs orientés de telle manière qu’ils renvoient parfaitement la lumière de chaque lampe vers l’objectif « selon la dimension qu’on cherche à obtenir, on allonge ou on raccourcit le tuyau de la lunette (objectif) jusqu’à ce que l’image soit parfaitement nette ».

Lefevre 11  Gravure provenant du livre “Au hasard du chemin” par M & Mme Satanislas MEUNIER – J. Rothschild éditeur à Paris 13 rue des Saint-Pères. Vers 1886

Le MEGASCOPE LEFEVRE peut être utilisé aussi bien sur deux lampes à huile ou à pétrole ordinaires, voir même sur deux lampes à gaz, à condition qu’elles soient de hauteur identique. Il existerait même un « grand MEGASCOPE LEFEVRE pour projections scéniques avec tous les accessoires nécessaires à la lumière oxhydrique ou électrique (sur commande) ». Comme la plupart des lampascopes qui sont simplement posés sur une lampe d’éclairage, celui-ci à tendance à basculer vers l’avant à cause du poids de l’objectif ; il convient donc d’ajouter une masse de 500g environ dans l’appareil, à l’arrière, pour l’équilibrer.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

 

Publié dans Brevets et inventeurs, Corps Opaques, Lanternes magiques | Pas de Commentaires »

Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Posté par Patrice Guerin le 26 juin 2014

Laverne 01  Extrait du catalogue LAVERNE – 1889

« La maison LAVERNE livre, à raison de 115 frs, un appareil scolaire à deux usages (vues transparentes et corps opaques), qui a en outre l’avantage de pouvoir être employé avec une lampe à pétrole à 4 ou 5 mèches pour un usage courant ou avec un chalumeau oxhydrique, pour les grandes conférences publiques… De nombreux instituteurs peuvent obtenir cet appareil par souscription ; ils s’adressent tout d’abord au Député, aux Conseillers Généraux et d’Arrondissement, puis au Maire, aux Conseillers Municipaux et aux amis de l’Ecole.  » Source : “Catalogue de collections de vues” de la Société d’Enseignement par les Projections Lumineuses – 1892

Voir :  La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

Laverne 02  Laverne 03   Laverne 04

Le corps de l’appareil est en tôle pleine, monté sur quatre colonnes en cuivre nickelé reposant sur une tablette en acajou verni qui assure une parfaite stabilité. La lanterne est équipée d’une porte à l’arrière pour introduire l’éclairage au pétrole et d’une porte latérale permettant de régler un éclairage à arc électrique ou un chalumeau oxhydrique. De façon standard, elle est équipée d’une lampe à pétrole à cinq mèches avec réflecteur. Le condensateur est composé de deux lentilles plan convexe de 103mm de diamètre, montées dans un tube en cuivre à virole à vis pour faciliter le démontage. L’objectif de combinaison double à portrait, mesure 43mm à l’avant et 52mm de diamètre à l’arrière. Il est monté dans une monture en cuivre nickelé, avec crémaillère pour la mise au point. Prix de l’appareil en 1889 : 115 frs.

Laverne 06   Laverne 07   Laverne 08  Laverne 05 Gravure collection G.V.

La lampe à pétrole à 5 mèches qui équipe cette lanterne est relativement différente des lampes classiques à 3 ou 4 mèches. En effet la chambre de combustion est entourée d’une seconde paroi extérieure permettant une circulation de l’air entre les deux parois afin de diminuer l’échauffement de la lampe. Une série de trous placés sur le dessus facilite l’évacuation de l’air. L’avant est fermé par un verre carré incassable, tandis que l’arrière se ferme par un couvercle réflecteur articulé, au centre duquel se trouve un petit verre circulaire coloré. Afin de garder son éclat, ce miroir est protégé du foyer par un verre lui aussi articulé. Une cheminée de grande hauteur permet d’assurer le tirage de cette lampe à 5 mèches.

Voir : Lampe à pétrole “Maxima” de MAZO

Laverne 09  Lanterne LAVERNE équipé d’un arc électrique vertical manuel DUCRETET

Le fond de l’appareil peut s’enlever pour découvrir une ouverture circulaire permettant l’introduction d’autres appareils d’éclairage tels qu’une lampe à pétrole ordinaire, une lampe à gaz, un arc électrique ou un chalumeau oxhydrique.

Voir : Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

Laverne 10   Laverne 11  Laverne 12

La disposition avant de cet appareil est particulière. Le traditionnel cône porte-objectif est remplacé par une boîte oblongue supportant un objectif fixé sur une plaque qui peut coulisser verticalement afin de projeter soit des documents transparents – position basse – soit des documents opaques – position haute -. A l’intérieur, un miroir peut être relevé afin d’orienter les rayons lumineux vers le document opaque placé dans un support de 7×10,5cm. « Cependant pour les corps opaques il convient de rapprocher l’appareil de l’écran et d’augmenter, dans la mesure du possible, l’intensité lumineuse… Mais ce système pour la projection de corps opaques est de beaucoup supérieur à celui du cône coudé employé avec d’autres lanternes. »

Voir :  Un APHENGOSCOPE amélioré

Laverne 13   Laverne 14

Il est possible d’enlever cette boîte oblongue pour la remplacer par un cône additionnel sur lequel on place l’objectif de la lanterne. Sur le plateau qui se glisse dans les rainures de la boîte se trouve une tablette mobile destinées à recevoir divers appareils de démonstration pour les expériences scientifiques tels que cuves ou tubes à liquides, expériences d’électricité, etc. Prix de l’appareil en 1889 : 125 frs.

Laverne 15   Laverne 16   Modèle possédant quelques différences, telles que le socle et les portes du corps de lanterne

Cet appareil réunit tous les avantages que l’on peut attendre d’une lanterne éclairée au pétrole tout en offrant l’intérêt d’être utilisable dans une grande salle ou un amphithéâtre avec un éclairage plus puissant. Il a été adopté par de nombreux organismes d’enseignement par l’Aspect, tels que La Ligue de l’Enseignement et l’Education PopulaireLa Société Nationale des Conférences PopulairesLa Société d’Enseignement par les projections lumineuses du Havre, la Commission de l’Enseignement de la Ville de Paris, etc.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Laverne 17 Lanterne “La Petite Parisienne” LAVERNE

Une version différente de cette lanterne est présentée dans le catalogue LAVERNE de 1889. Elle est dénommée “La Petite Parisienne”. Elle fait partie des lanternes à deux usages mais ne comporte pas de pieds, ce qui limite le choix des éclairages et donc l’usage. Elle est en tôle pleine, vernie noir décorée de filets or, et possède une porte latérale pour accéder à l’éclairage. L’ensemble repose sur un socle en acajou verni. L’éclairage est produit par une lampe à pétrole à cinq mèches surmontée d’une cheminée télescopique. Cette lanterne est équipée d’un condensateur de 103mm monté dans un tube en cuivre à virole à vis pour faciliter le nettoyage.

Le devant de l’appareil est semblable aux lanternes sur colonnes. La plaque avant, qui supporte un objectif double portrait de 43mm de diamètre, peut coulisser verticalement pour projeter des vues transparentes ou opaques. A l’intérieur, un miroir articulé se relève à l’aide d’une languette perforée dans laquelle on place une goupille en fonction de l’inclinaison souhaitée. Prix de l’appareil en 1889 : 105 frs avec  boîte de transport en tôle.

VOIR : Cuve Laboratoire pour Projections Lumineuses

 

 

Publié dans Corps Opaques, Lanternes projection, Projections et Enseignement | Pas de Commentaires »

Un APHENGOSCOPE amélioré

Posté par Patrice Guerin le 10 juin 2014

Megascope 27

Trente ans après le premier “Aphengescope” mis au point en Angleterre et utilisé – en autre – par MOLTENI dans les années 1880, on trouve dans les catalogues LAVERNE de 1889, MAZO de 1905 et BONNE PRESSE de 1907 un nouvel Aphengoscope*. Celui-ci se glisse à l’avant d’une lanterne de projection, après en avoir retiré l’objectif que l’on visse ensuite sur la partie oblique du cône de projection.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques - L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

Megascope 29  Megascope 21  Megascope 22

Cet Aphengoscope en tôle, aussi appelé “Cône pour la projection de corps opaque” est équipé d’une paroi à 45° pouvant s’ouvrir afin de placer le document à projeter. La lumière provenant de la lanterne traverse le condensateur puis est réfléchie par ce document avant d’être projeté sur l’écran par un objectif à crémaillère.

Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Megascope 23  Megascope 24  Megascope 25

« Les projections obtenues par ce moyen, bien que n’étant pas aussi brillantes que les premières (celles obtenues par des vues transparentes), n’en sont pas moins très intéressantes et très instructives. Les objets opaques placés dans l’appareil, tels que photographies, dessins, chromos ou cartes postales, sont rendus avec une grande exactitude de lignes et de couleurs… Par suite de la déperdition de lumière, on ne pourra projeter que des images de dimensions assez réduites, mais suffisantes pour le dessin ou pour intéresser un auditoire d’une dizaine de personnes. »

Megascope 26  Publicité parue dans le journal Ombres et Lumière N°254 de novembre 1923

Dans les années vingt, la maison MAZO fait l’annonce suivante concernant la projection des corps opaques : « Nous pouvons le dire, car nous l’avons prouvé par le nombre des appareils mis en service, que nos divers types d’appareils ont complètement résolu le problème de la projection des corps opaques. Problème qui paraissait particulièrement difficile, tant il offrait de conditions contradictoires à concilier. Ce n’est pas une petite affaire, en effet, que d’éclairer convenablement, par réflexion avec une ampoule, un objet obscur, qu’il s’agit de projeter pourtant avec un grossissement considérable et une netteté générale suffisante, tout en respectant son intégrité, c’est-à-dire en l’éclairant au maximum mais sans le surchauffer ! » Ces nouveaux appareils dénommés “Pantoscopes”, brevetés TAULEIGNE-MAZO,  seront présentés ultérieurement.

Voir : article à venir

* Etymologie du mot : A = Sans (privatif) + PHENGOS : Lumière + SCOPE : Regarder = APHENGOSCOPE

 

Publié dans Corps Opaques | Pas de Commentaires »

L’APHENGESCOPE ou le Mégascope pour corps opaques

Posté par Patrice Guerin le 4 juin 2014

Traditionnellement la lanterne de projection est destinée à projeter des vues transparentes, sur verre ou sur pellicule souple. Cependant, au XIXe siècle, les vues opaques sur papier telles que gravures de journaux ou de livres, chromolitographies, cartes de visite et tirages photographies étaient beaucoup plus répandues que les vues transparentes. Il était donc très intéressant de pouvoir projeter directement ces documents sans avoir à les transférer sur un support transparent.

Voir : Carte de visite photographique

Aphengescope 01   Aphengescope 02

En 1880/90, voici ce qu’en dit Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) dans son ouvrage  intitulé “Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection” : « Pour la projection des cartes de visite photographiques (très en vogue dans les années 1860), il n’est pas nécessaire d’avoir un appareil spécial. On se sert fort bien d’un petit mégascope connu dans le commerce sous le nom de “APHENGOSCOPE” (en anglais APHENGESCOPE). Il se compose d’une boîte en acajou de 10 cm de côté qui s’installe sur le devant de la première lanterne venue dont on a ôté l’objectif. La lumière est concentrée sur la photographie par le condensateur, et l’objectif placé à 45° en projette l’image sur l’écran. » Cependant les documents aux tons sombres réfléchissent trop peu de lumière pour donner des images lumineuses sur l’écran.

Aphengescope 03  Aphengescope 04  Aphengescope 05

Afin d’éclairer plus fortement certains documents, on se sert d’un APHENGOSCOPE (ou Chambre Mégascopique) double permettant de bénéficier de la lumière provenant de deux lanternes, grâce aux ouvertures circulaires situées de chaque côté de l’objectif. A l’arrière, deux volets articulés, verticaux ou horizontaux suivant les modèles, permettent de présenter alternativement et sans interruption les documents à projeter.

Aphengescope 06Aphengescope 07  Aphengescope 08  Planches coloriées de l’ouvrage du Dr Eugène BOUCHUT (1818-1891) “Atlas d’ophtalmoscopie médicale et de cérébroscopie”. Source : Librairie Alain BRIEUX cliquer ici

« C’est avec un appareil de ce genre, et en concentrant sur les figures la lumière de deux chalumeaux, donnant ensemble une lumière équivalente à celle de 500 bougies, que nous (Alfred MOLTENI) avons projeté, dans les leçons de M. le docteur BOUCHUT, les planches coloriées de son magnifique “Atlas d’ophtalmoscopie médicale et de cérébroscopie” » (J.-B. Baillière et fils, Paris, 1876).

Aphengescope 09  Aphengescope 10 Ensemble R° et V° avec lanternes MOLTENI

Cependant certains ne semblent pas être de cet avis : « Il existe plusieurs compléments à la lanterne de projection ordinaire que le lanterniste est tenté d’acheter, généralement suite à ​​la démonstration insistante d’un marchand qui n’a probablement jamais vu le dispositif particulier en utilisation. Parmi ceux-ci, il y a l’APHENGESCOPE, accessoire destiné à montrer des objets opaques. C’est un appareil peu pratique, car il est beaucoup mieux et plus facile d’avoir l’objet opaque dessiné ou photographié puis de le projeter comme une simple vue transparente. Dans ce cas la lumière traverse la vue et donne à l’écran une image très lumineuse alors qu’avec l’APHENGESCOPE elle est réfléchie par l’objet, et ce peu de lumière atteint l’écran sans aucune luminosité. » Source : “The Lantern and how to use it” par C. GOODWIN NORTON c/° Hazell, Watson & Viney limited London1901.

Il faut dire qu’au début du XXe siècle il est beaucoup plus facile de reproduire n’importe quel document sur film positif que dans les années 1870/80.

Aphengescope 11  Extrait du catalogue N°89 “Projections Molteni Radiguet & Massiot” vers 1912

Dans ce catalogue on explique que « les petits modèles appelés Mégascopes ou Apédioscopes, qui s’adaptent aux lanternes populaires, servent à la projection des photographies format visite, imprimés, menus objets tels que montre, clef, etc. Les dimensions de l’image qu’on peut obtenir avec un éclairage à alcool ne doivent pas dépasser 0m50. »

Vers la fin du XIXe siècle on commence à trouver des appareils permettant des applications plus étendues, pour les écoles et les facultés.

Voir : Un APHENGOSCOPE amélioré

Publié dans Accessoires et divers, Corps Opaques | Pas de Commentaires »

MARQUES

Posté par Patrice Guerin le 17 septembre 2013

Répertoire alphabétique des principales marques ou types d’appareils présentés sur ce site. Ce classement permet de retrouver facilement tous les appareils d’une marque, ou une famille d’appareils de différentes marques, cités dans les articles.

 

Aubert plaque  AUBERT

Lanterne magique cylindrique Aubert

 

Logo Carpenter 1  CARPENTER & WESTLEY 

Carpenter & Westley

 

MARQUES logo-cinescope-150x62  CINESCOPE

Projecteur CINESCOPE ou Cinescopie

 

logo-comicscope-150x109  COMICSCOPE

Le COMICSCOPE et les B.D. américaines des années 40

 

Demaria 02DEMARIA-LAPIERRE

Gros appareil de projection des années 30

Projecteur de corps opaques des années 30

 

logo-dillemann-150x130  DILLEMANN

Lanterne “Tournesol” grand format

Lanterne “Tournesol”

Lanterne simplifiée “Taxisol”

Lampe à alcool SOL

 

logo-duboscq-1-150x61  DUBOSCQ

La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

1er régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ

Chalumeau oxhydrique DUBOSCQ PELLIN

Lanterne de projection DUBOSCQ

Autres lanternes de projection DUBOSCQ PELLIN

Le Polyorama DUBOSCQ

Polariscope de projection PELLIN

 

logo-egber-150x76 EGBER 

Lanterne d’agrandissement EGBER

 

logo-fescourt-150x52  FESCOURT 

Lanterne de projection FESCOURT

 

logo-foca-150x77  FOCA 

Le projecteur AUDAX – FOCA

 

logo-flatters-150x78  FLATTERS & GARNETT

Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

 

logo-gaumont-1-150x145GAUMONT

Société des Etablissements GAUMONT

Les lanternes de projection GAUMONT

 

logo-hume-150x93  HUME 

Lanterne d’agrandissement CANTILEVER

 

logo-ica-1-150x150  ICA

Projektions Apparat – ICA Dresden

Lanterne universelle ICA Dresden

Projecteur fixe 35mm ICA

 

logo-ives-150x57  IVES – Appareils trichromes

Visionneuse stéréo PHOTOCHROMOSCOPE ou KROMSKOP

Le KROMSKOPE commercialisé par Clément & Gilmer

 

logo-johndisney-150x56  JOHNSON Disney

Projecteur de film-strip JOHNSON DISNEY

 

logo-kodak-1-150x150  logo-kodak-2-150x131  KODAK

Histoire de KODAK : 1 – Les débuts

Histoire de KODAK : 2 – Les principaux projecteurs de diapositives

Le KODIOPTICON, première lanterne de projection KODAK

Les projecteurs KODAK : RETINA et KODASLIDE model A

 

logo-korsten-150x51  KORSTEN

Les projecteurs L. KORSTEN

Les lampes à arc électrique L. KORSTEN

 

logo-lapierre-150x48  LAPIERRE 

Lanternes de projection LAPIERRE

 

Logo Laverne LAVERNE

Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Cuve Laboratoire pour Projections Lumineuses

 

Logo Lefevre 2LEFEVRE

Mégascope LEFEVRE ou Lampadorama

Brevet du Lampascope bilampadaire LEFEVRE

 

logo-leitz-150x150  LEITZ

Histoire des projecteurs LEITZ

Projecteur Leitz ULEJA

Projecteur Leitz UDIMO

Projecteur Leitz VIII

Projecteur Leitz PARVO

Les projecteurs PRADOVIT

Leitz FADOMAT pour fondu enchaîné

 

logo-bonne-presse-1-150x102  logo-bonne-presse-2-150x148  MAISON DE LA BONNE PRESSE 

Histoire de la Maison de la BONNE PRESSE

Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

Lanterne “Universel”

Projecteurs Filmostop

Projecteur “Le Mondial

 

logo-mazo-1-150x81  MAZO

Histoire de l’entreprise MAZO

Les origines de la Maison MAZO

Les collections de vues pour projection

Les publications MAZO et les principaux titres

Appareil de projection “Gros Modèle”

Lanternes de projection HELIOS

Lampe à pétrole “Maxima”

“OLYMPIA” lanterne de projection automatique

Les projecteurs Filmoscope de MAZO

Le saturateur d’éclairage intensif MAZO

 

MICROSCOPES SOLAIRES

Microscopes solaires de projection

Microscope solaire de CHEVALIER

Le Mégascope réfracteur achromatique de CHEVALIER

Microscope solaire de SECRETAN

Microscope solaire de BERTSCH

 

logo-molteni-150x146 MOLTENI

Histoire de la maison MOLTENI

Le laryngoscope CADIER fabriqué par la Maison MOLTENI

Les lanternes de projection MOLTENI

Appareil de famille, le brevet

Appareils de famille, premiers modèles

Appareil de famille et de classe, modèles postérieurs

Lanterne de projection télécommandée

Lanternes de projection scientifique

Lanterne d’agrandissement à chariot fixe

Support à réflexion horizontal

La visionneuse LANTERNOSCOPE

Trousse d’objectifs

Plaques animées MOLTENI

Le livre : Projections MOLTENI 1, appareils et accessoires

Le livre : Projections MOLTENI 2, Vues et Conférences

L’enseignement par les yeux

Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

MOLTENI et les photographiques de la Société de Géographie

La fontaine lumineuse ou fontaine de COLLADON

KALEIDOSCOPE de projection

 

logo-noris-150x82NORIS

Projecteurs NORIS

 

logo-optimar-150x150 OPTIMAR 

Projecteur OPTIMAR Laterna Magica Kinder Kino

 

Optico 21 OPTIQUE COMMERCIALE

Histoire de l’entreprise OPTICO

Microscope de projection

 

logo-pathe-110x150 PATHE

Charles PATHE et les lanternes de projection

Lampes à arc électrique Pathé

Le Pathéorama et la lanterne Cocorico

La lanterne Pathé Cocorico n°6

 

logo-photoscopie-1-150x46  PHOTOSCOPIE

Le projecteur automatique AUTOSCOPE

La PHOTOSCOPIE et les différents PHOTOSCOPES

La PHOTOSCOPIE et le microfilm

 

logo-plank-150x108  PLANK Ernst

Lanternes magiques Ernst PLANK

La lanterne magique GLORIA

 

logo-radiguet-1-150x57  RADIGUET & MASSIOT

RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Projecteur de petit format

Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle

Lanterne “Caméléon”

Multiprojecteur Universel

Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

 

Logo lgt  ROUSSEL

La lanterne “COSMOPOLITE”

 

logo-tiranty-150x82  TIRANTY 

Histoire de l’entreprise TIRANTY

Lanterne de projection TIRANTY Gnome

 

logo-union-150x64  UNION 

Les projecteurs UNIOGRAPHE et UNIONSCOPE

 

Logo View-Master  VIEW-MASTER

Les images sur disques VIEW-MASTER

Les visionneuses stéréo VIEW-MASTER

 

logo-zeiss-150x85  ZEISS IKON 

ZEISS IKON A.G.

Rétroprojecteur “Belsazar”

 

 

Publié dans | 1 Commentaire »

Multiprojecteur Universel de MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 29 août 2013

En décembre 1922, la revue “La Nature” présente ce nouveau projecteur multi-fonctions de la Maison G. MASSIOT, dénommé « Projecteur Universel R. et M. ».

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Multiprojecteur Universel de MASSIOT dans Lanternes projection massiot-01-262x300

Il est composé d’un pied en fonte inclinable qui supporte à l’arrière une grosse lanterne de projection éclairée par une lampe à arc et à l’avant un système optique modulable permettant de procéder à différents types de projection. Pour éviter toute diffusion de lumière parasite, une plaque de tôle formant toiture soutien un rideau que l’on peut ouvrir ou fermer à convenance.

massiot-02-150x99 dans Lanternes projection

1 – Episcope pour la projection de documents opaques. L’objet est placé sur un support horizontal éclairé par un faisceau lumineux se réfléchissant sur un miroir concave. Un second miroir permet de renvoyer l’image à travers l’objectif supérieur (diamètre 55mm, f 4,2 de 500mm.).

2 – Diascope pour la projection de vues transparentes. Le passe-vues, situé dans l’axe horizontal du faisceau lumineux permet de projeter des diapositives de formats 9x12cm ou 3,5x10cm. L’objectif inférieur possède un diamètre de 61mm pour une focale de 250mm.

3 – Microscope de projection. Dans ce cas, le microscope remplace l’objectif du diascope grâce à un support revolver très simple d’utilisation. Il est conseillé d’utiliser la cuve de refroidissement montée sur un pivot, qui prend place instantanément devant le condensateur.

massiot-03-150x136

4 – Cinématographe. Le bâti avant de l’appareil est prévu pour recevoir un mécanisme cinématographique « Stator » dont la substitution est très simple et rapide. Un décalage de la lanterne et du porte-lentilles avant est prévu pour compenser le décentrement de l’objectif cinéma. Juste au dessous de ce mécanisme se trouve un moteur électrique qui entraine les bobines à l’aide de galets tendeurs et courroies.

Source : “La Nature” N°2542 du 23 décembre 1922

Publié dans Lanternes projection | Pas de Commentaires »

123
 

Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus