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Les visionneuses stéréo VIEW-MASTER

Posté par Patrice Guerin le 19 juillet 2021

View-Master 5  Publicité française, View-Master (modèle E) 1956-1960 « prononcez Viou-Mastair”.

La visionneuse stéréo View-Master se présente sous forme de jumelles dans lesquelles on insère un disque en carton cranté comportant 7 paires de diapositives, chaque œil visualisant une paire d’images distinctes. Celles-ci peuvent être identiques et forment une image en deux dimensions, ou peuvent présenter la même scène sous un angle légèrement différent afin de former une image en relief.

VOIR : Les images sur disques VIEW-MASTER

View-Master 6 Visionneuse stéréo View-Master, considérée comme le modèle N°1, source commons.Wikimedia.org.

Les premières visionneuses View-Master sont fabriquées en plastique de type « Bakélite » avec des pièces métalliques en acier inoxydable. Un levier métallique avec ressort permet de faire tourner le disque vue par vue. Les lentilles en verre optique sont soigneusement rectifiées et polies. Chaque modèle est testé en usine puis emballé individuellement avant expédition. (Extrait du catalogue de 1947.)

View-Master 7.1View-Master 7.2 Visionneuse stéréo View-Master Standard 1947.

Le stéréoscope View-Master Standard (considéré comme le modèle N°2) est une visionneuse ronde équipée, en bas, de deux charnières permettant d’ouvrir le dos pour changer les disques. NB Le modèle N°1 ne possède qu’une seule charnière.

View-Master 8.1View-Master 8Visionneuse stéréo View-Master De Luxe 1947.

Le stéréoscope View-Master De Luxe est de conception plus moderne. Il ne possède pas de charnière mais une simple fente de chargement située sur le bord supérieur. Le mécanisme robuste, fermé et infaillible « assure des années de fonctionnement parfait ». Un obturateur intégré “occulte” le mouvement de changement d’image.

View-Master 9Autres visionneuses : modèle E et modèle G.

Il existe de très nombreux modèles de visionneuses View-Master aux formes sobres (modèles de base), ou fantaisistes (modèles publicitaires) comme la tête de Mickey. Ils sont fabriqués en plastiques marron, puis en diverses couleurs dont le rouge qui l’identifie parfaitement auprès des utilisateurs.

Pour voir d’autres modèles CLIQUER ICI

View-Master 10Modèle actuel américain.

Le design évoluant avec l’époque les plus récentes visionneuses ont des formes futuristes très sobres.

Cliquer sur l’imageView-Master-11pour voir l’animation.

VOIR : projecteurs VIEW-MASTER (à venir)

 

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Éclairage lanterne magique Système AUBERT

Posté par Patrice Guerin le 14 juillet 2021

Aubert Lamp 1Lampe d’éclairage à huile AUBERT pour lanterne magique, 1854.

Au milieu du XIXe siècle, les seules sources d’éclairage sont la bougie CLIQUER ICI ou la lampe à huile qui n’a cessée d’être améliorée depuis la fin du XVIIIe siècle CLIQUER ICI. Dans le domaine de la projection, hormis quelques tentatives de projection avec l’arc électrique, par Duboscq et Foucault, CLIQUER ICI le seul éclairage pratique est la lampe à huile à modérateur CLIQUER ICI. Il faudra attendre 1870 pour voir apparaître les premières lampes à pétrole conçues pour la projection CLIQUER ICI.

Aubert Lamp 2  Aubert Lamp 3 Brevet AUBERT du 28 octobre 1854.

Le 28 octobre 1854, “Louis AUBERT, fabricant d’instruments de physique à Paris, rue Grenetat n°3” dépose un brevet de quinze ans pour « un système d’éclairage applicable aux lanternes magiques, fantasmagories, polyoramas, etc. dit “Système Aubert” ».

VOIR : Lanterne magique cylindrique Aubert

Aubert Lamp 4 Extrait du brevet AUBERT.

Cet éclairage repose sur la combinaison d’une lampe à niveau constant, grâce à un réservoir placé à l’arrière (Fig.2), et d’un système mobile verticalement et horizontalement. Elle est spécialement étudiée pour les appareils de projection mais peut aussi servir de lampe de bureau.

La mèche cylindrique (Fig.3), à courant d’air centrale repose sur le système inventé par Argand en 1782. Elle permet d’obtenir un éclairage plus efficace que la simple mèche plate et correspond parfaitement aux besoins de la projection.

Le système d’éclairage, composé d’un réservoir, d’un support cylindrique de mèche et d’un miroir réflecteur (Fig.6) est monté sur un support composé d’une tige en métal fendue sur toute sa hauteur et d’un pied (Fig.4) s’adaptant parfaitement aux glissières placées à l’intérieur de la lanterne magique.

Enfin une tige métallique (Fig.5) permet de positionner et de maintenir le verre au dessus de la flamme provenant de la mèche cylindrique.

Aubert Lamp 5 Dessin du “Système Aubert” provenant du brevet (source Trésors de l’INPI). A noter le réservoir différent par rapport au modèle fabriqué (voir début d’article).

 

 

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Lanterne magique cylindrique AUBERT

Posté par Patrice Guerin le 5 juin 2021

Aubert Cylind 01Lanterne cylindrique Aubert

Alors que la Maison Lapierre existe depuis 6 ans, Louis Aubert dépose un brevet pour une lanterne magique cylindrique très innovante à l’époque. Fabriquée en fer blanc, elle est rutilante avec un corps en métal blanc brillant, des galeries inférieure et supérieure finement découpées avec vernis rouge, une base de cheminée cylindrique et conique en cuivre et un chapeau de cheminée pyramidal godronné peint en noir. Ce modèle mesure 39 cm de haut.

Aubert Cylind 02  Plaque d’identification située sous l’objectif

A l’époque il n’existe que le modèle carré et les lanternes aux vernis multicolores ne sont pas encore fabriquées.

VOIR : Lanterne magique carrée en fer blanc - Lanternes magiques jouet

Cette lanterne “breveté” est présentée dans l’additif du brevet n°21204 déposé le 28 octobre 1854 par “Louis Aubert, fabricant d’instruments de physique à Paris, rue Grenetat n°3”.

VOIR : Éclairage lanterne magique Système AUBERT

Aubert Cylind 03  Aubert Cylind 04  Pages du certificat d’addition du 16 janvier 1855. Source INPI.

Certificat d’addition du 16 janvier 1855 : « les perfectionnements que je viens d’annexer à mon brevet principal comportent les caractères distinctifs suivants :

L’application à l’appareil d’un système de ventilation pour favoriser la bonne combustion de la lampe.

Aubert Cylind 05Vue arrière de la lanterne cylindrique Aubert

La forme cylindrique du corps de la boite de manière à supprimer toute espèce d’angle ou de recoin à l’intérieur de l’enveloppe, à éviter aussi tout séjour d’évaporation dans les angles supprimés et favoriser l’évaporation.

Aubert Cylind 06b  Vue intérieur de la lanterne cylindrique Aubert

Le nivellement du fond sur lequel sont placées les rainures directrices de la lampe à la hauteur même de la porte à charnière pour en faciliter l’introduction et la sortie.

Aubert Cylind 07  Vue du décor latéral de la lanterne cylindrique Aubert

Le perlage ornementé de la lanterne formant un dessin de l’effet le plus gracieux… qui se distingue de l’ornementation assez grossière des lanternes ordinaires (carrées).

Aubert Cylind 08Vue du passage de vue avec plaque de verre de 7,8 cm de haut

La suppression de l’embase carrée qui existe d’ordinaire à l’extérieur de l’enveloppe et d’où part le tube objectif et la disposition à l’intérieur du corps d’un canal transversal pour le placement et le déplacement des images.

Aubert Cylind 09Vue du dessous

Une galerie à jour forme son couronnement inférieur et permet à l’air extérieur de pénétrer dans l’intérieur du corps par des ouvertures ménagées sur le fond du dit corps.

 

 

 

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Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

Posté par Patrice Guerin le 17 février 2021

Flammarion 1Plaque animée montrant différentes éclipses de lune.

A partir de 1865, Alfred MOLTENI commence une collection de “Tableaux Instructifs” en collaboration avec l’astronome Camille FLAMMARION (Voir PORTRAITS) pour lequel il assure de très nombreuses projections.

Flammarion 2a  Flammarion 08  Flammarion 5

Tous les quinze jours, à la salle de Conférences du boulevard des Capucines à Paris, Camille FLAMMARION traite un sujet d’astronomie, visitant tour à tour le soleil, la lune, les diverses planètes de notre système, les comètes, les étoiles, les univers lointains habités ou non ou les splendeurs de l’immensité infinie. « Mon cours de l’école Turgot était pour le peuple, mes conférences étaient pour le monde, et des deux côtés le succès répondait à mes efforts. »(1)

Flammarion 4   Flammarion 6a  Flammarion 6b Les Merveilles Célestes de Camille Flammarion

Parmi les premières images de la collection de vues MOLTENI se trouvent les gravures des “Merveilles Célestes” qui illustrent les conférences que FLAMMARION donne tous les quinze jours boulevard des Capucines à Paris.

Flammarion 2b    Flammarion 3 Différentes plaques animées d’Astronomie extrait de Projections MOLTENI, tome 2, Vues et Conférences, par Patrice Guérin.

Dans son livre “Instructions Pratiques sur l’Emploi des Appareils de Projection”, Alfred MOLTENI consacre 10 pages aux “tableaux en mouvement pour l’enseignement de l’Astronomie”. Un commentaire précis accompagne chacun des 10 tableaux dont certains sont présentés ci-dessus.

Flammarion 07  Flammarion 11  Flammarion 10  Astronomie Populaire, par Camille Flammarion.

« Ces conférences, comme on s’en souvient encore, avaient un auditoire assidu et empressé. Tous les quinze jours, le samedi, je traitais un sujet astronomique, visitant tour à tour le soleil, la lune, les diverses planètes de notre système, les comètes, les étoiles, les univers lointains, les splendeurs de l’immensité infinie. J’avais amené un jeune opticien, Alfred MOLTENI, à reproduire par des projections les principales curiosités du ciel ; son oncle, directeur de la maison (rue du Château-d’Eau), s’y était d’abord opposé, comme étant une fantaisie sans avenir, mais j’avais fini par le convaincre. On sait ce que cette maison est devenue je lui avais apporté la fortune.»(1)

Sujet extrait de Projections MOLTENI, tome 2, Vues et Conférences, par Patrice Guérin,  Edition du club Niépce Lumière, pages 239 à 248.

VOIR : L’enseignement par les yeux - La collection de diapositives MOLTENI

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(1) Mémoires Biographiques et Philosophiques d’un Astronome, Camille Flammarion, Ernest Flammarion éditeur, Paris, 1912.

 

 

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Vues stéréoscopiques géométriques DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 19 janvier 2021

Stereocarte 01  Vision binoculaire, le stéréoscope, journal Le Musée des Sciences, N°30, novembre 1857.

Les vues stéréoscopiques permettent de voir une image en relief à l’aide d’un stéréoscope : visionneuse dans laquelle on regarde avec les deux yeux des images graphiques ou photographiques.

Stereocarte 02 Stéréoscope de Wheatstone à images parallèles et miroirs obliques.

L’idée première du stéréoscope est due au physicien anglais Charles WHEATSTONE (1802-1875) qui expose, en 1838, ses travaux sur la vision binoculaire aux membres de la Royal Society de Londres. A cette occasion, il présente un stéréoscope à réflexion peu pratique mais suffisant pour démontrer le principe du relief.

Pour plus d’informations, cliquer ICI.

Stereocarte 03  Stéréoscope de Brewster à lentilles prismatiques avec ses vues. 

En 1844, Sir David BREWSTER (1781-1868), invente une petite visionneuse à main munie de deux lentilles biconvexes permettant de visionner aisément des images en relief. Ne trouvant pas de débouchés en Angleterre et grâce à l’intermédiaire de l’abbé MOIGNO (VOIR : PORTRAITS),  il fera fabriquer son appareil à Paris par la Maison SOLEIL-DUBOSCQ, dès les années 1850.

VOIR : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Stereocarte 04c  Stereocarte 04b  Stereocarte 04a  Épreuves géométriques Duboscq par réflexion, vers 1855.

On n’en est qu’au tout début de la photographie et les vues en relief sont très rares. Par contre les épreuves géométriques graphiques « rendent des services à l’enseignement en permettant de voir en relief les figures de géométrie dans l’espace. »(1)  Il s’agit d’épreuves géométriques imprimées en noir avec figures claires sur carton beige ; format 8,2×17,4cm.

Stereocarte 05  Planche de figures provenant du fascicule Moigno.(2)

Parmi tous ces schémas, la fig.15 représente une flèche avançant vers l’œil, la fig.17 un panier avec anse proéminente, la fig.18 un portique, la fig.19 un polyèdre étoilé de la collection de M. Hessemer.

Stereocarte 06  Tableau provenant du fascicule Duboscq.(1)

« Les innombrables épreuves exécutées par la méthode de M. Jules Duboscq ne laissent absolument rien à désirer, elles produisent des effets étonnants et il ne restait plus qu’un vœu à formuler, c’était que la photographie sur papier fit assez de progrès et devint un art assez constant dans ses résultats pour que l’on pût substituer dans tous les cas des dessins sur papier et sans reflets, aux images daguerriennes dont le miroitage rend la vision plus difficile et moins nette. »(2)

Stereocarte 07Épreuve géométrique Duboscq par transparence, vers 1855.

Cette vue est imprimée sur papier blanc insérée entre deux cadres en carton noir afin d’être regardée par transparence.

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(1) Catalogue des appareils pour la Photographie Maison Duboscq rue de l’Odéon à Paris 1862.

(2) Stéréoscope ses effets merveilleux…, par l’abbé Moigno, Franck libraire éditeur à Paris, 1852.

 

 

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L’Enseignement par Projections Lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 28 décembre 2020

Enseigmt 1 “L’aspect est le plus puissant auxiliaire de la mémoire.”

En 1890, F. BONHOURE (I.P.) et J. MAGE publient un ouvrage intitulé L’Enseignement par Projections Lumineuses” à l’usage des élèves et instituteurs des cours Moyen et Supérieur. Cet ouvrage est rédigé conformément au Programme officiel du 27 juillet 1882 et aux directives en annexe. Il a reçu une médaille d’argent à l’Exposition Scolaire d’Avignon, en 1891.

Enseigmt 2  “L’Enseignement par Projections Lumineuses” troisième édition, vers 1895.

L’enseignement scientifique, qu’il s’adresse aux jeunes élèves ou aux adultes, doit être avant tout, suivant un principe pédagogique bien connu, “un enseignement par l’aspect, parce que l’aspect est un puissant auxiliaire de la mémoire. Il sera, en outre, expérimental et pratique, pour habituer les élèves à observer, réfléchir, comprendre et retenir”.  F. B. – J.M.

Enseigmt 3

Il existe au moins trois éditions de cet ouvrage : 1890, 1892 et une « troisième édition, revue, corrigée et augmentée », sans date (vers 1895), avec changement d’éditeur. Cette dernière édition comporte 220 pages dans lesquelles se trouvent 128 tableaux représentant 880 figures. Un exemplaire de la 1ère édition est offert au Musée Pédagogique en novembre 1890. (Source La revue pédagogique, tome 17, Juillet-Décembre 1890).

Enseigmt 4 Tableaux 77 à 81 sur feuille de gélatine.

Les tableaux présentés dans cet ouvrage sont encore au format des plaques de lanterne magique 4x15cm et comportent plusieurs figures par plaque.  « Pour les maîtres qui possèdent l’appareil à projection », ils sont tirés sur verre ou sur gélatine. A noter que certains tableaux sont légèrement mis en couleur à la main.

VOIR : Plaques de lanterne magique : anatomie

Enseigmt 5 Tableaux 82 à 86 sur feuille de gélatine.

« L’accueil si bienveillant qui a été fait aux éditions précédentes nous permet d’espérer la même faveur pour celle-ci, surtout au lendemain de la magistrale circulaire ministérielle du 10 juillet dernier(1) (1895) et le remarquable et si lumineux rapport de M. Édouard PETIT à M. le Ministre (23 juillet 1895), ainsi que les conclusions votées, le 1er septembre 1895, au Congrès du Havre(2), au sujet de l’enseignement par l’aspect à donner aux adultes. »

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(1)  Détail de la Circulaire adressée par le Ministre de l4instruction Publique, des Beaux-Arts et des Cultes, M. R. POINTCARÉ, aux membres des Délégations Cantonales, des Caisses des Écoles et des Commissions Scolaires : Cliquer ICI

(2)  Congrès Libre des Sociétés d’Instruction et d’Éducation Populaires, au Havre : cliquer ICI

 Congrès Libre des Sociétés d’Instruction et d’Éducation Populaires, au Havre (Programme) : cliquer ICI

 

 

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Les films chronophotographiques de Marey

Posté par Patrice Guerin le 22 décembre 2020

Ce sujet est à la limite des Projections Fixes traitées dans ce blog, mais il fait partie des Projections Lumineuses qui se développèrent durant tout le XIXe siècle et continuèrent durant le XXe dans de très nombreux domaines comme le spectacle, le divertissement familial, l’enseignement populaire et les conférences mondaines.

Marey 1  Images successives d’un sauteur, 5 images à la seconde.

« Les tableaux de Projections Mouvementés sont destinés… à reproduire les lois du mouvement à l’aide de photographies prises à intervalles rapprochés, d’après les méthodes de MM. MAREY, LONDE, ANSCHUTZ, MUYBRIDGE, etc. » Source Les tableaux de Projections Mouvementés par H. Fourtier, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 2  Etude des allures pathologiques de l’homme par la Chronophotographie et sans l’aide de lumière solaire. Des lampes à incandescence sont attachées aux articulations du sujet et servent de points brillants.

Dès 1888, en même temps que l’invention de la pellicule souple par KODAK, Etienne Jules MAREY commence à réaliser, avec l’aide de son assistant Georges DEMENŸ, de petits films destinés à enregistrer la physiologie du mouvement et à en comprendre son déroulement, que ça soit chez l’homme ou l’animal.

Pour voir les films sur le site de la Cinémathèque Française CLIQUER ICI

Marey 3  Analyse chronophotographique du mouvement de l’aile de l’oiseau.

Ces films sont constitués par la succession de nombreuses images fixes prises par un appareil photographique nommé “Appareil Chronophotographique” déclenché automatiquement. A l’origine, ils ne sont pas destinés à la projection. Cependant en 1891 plusieurs conférences avec projections animées* ont lieu avec le concours d’Alfred MOLTENI, qui a fabriqué pour l’occasion un “appareil spécial”.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Marey 4Appareil chronophotographique servant à entrainer la pellicule sensible et à l’immobiliser pendant le temps de pose.

On pourrait considérer ces projections comme les premières séances cinématographiques, mais elles n’étaient pas publiques, pas payantes et encore trop expérimentales pour que l’histoire les retiennent comme étant à l’origine du 7e Art.

VOIR : Le cinématographe LUMIERE et la lanterne MOLTENI

Sources de l’article : Projections MOLTENI, tome 2 “Vues et Conférences” à paraître en mars 2021, pages 288 & 289 et Conférences publiques sur la Photographie organisées en 1891 et 1892 Conservatoire National des Arts et Métiers, Gauthier-Villars imprimeurs libraires à Paris, 1893.

Marey 5  Extrait de la série présentée par la Cinémathèque Française.

* Entre autres le 4 février 1891 au Photo-Club de Paris et le 6 décembre 1891 au Conservatoire National des Arts et Métiers. De plus, en mars 1891, une série de conférences et de cours sur toutes les parties de l’éducation physique démarre dans la salle de conférence de la Société de Géographie sous le patronage de l’Institut Libre d’Education Physique.

 

 

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Cuve Laboratoire pour Projections Lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 13 octobre 2020

Les réactions chimiques se passant la plupart du temps dans des milieux liquides, plusieurs fabricants ont a été amenés à faire de petites cuves à parois de verre, les unes verticales, les autres horizontales.

CuveLabo 01  Document G.V.

La cuve la plus simple se compose d’une monture en bois de la dimension ordinaire des tableaux et garnie sur ses deux faces de glaces fixées au vernis copal ou au baume du Canada.

CuveLabo 02  Différents types de cuves dont une artisanale au milieu à droite.

Les constructeurs se sont ingéniés à perfectionner ces accessoires pour répondre aux besoins des démonstrateurs. Nous citerons entre autres la cuve démontable de MOLTENI (ci-dessus au milieu à gauche) et la cuve laboratoire que M. LAVERNE a construit sur les indications de monsieur FOURTIER et qu’ils ont présenté à l’Exposition Universelle de 1889.

CuveLabo 03  CuveLabo 04  “La Lanterne de Projection” manuel pratique par H. Fourtier, éditions Laverne 1889.

VOIR : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Cette Cuve Laboratoire se compose d’une feuille épaisse de caoutchouc taillée en U et close de part et d’autre par des lames de verre épaisses que maintiennent deux plaques en cuivre oxydé, maintenues par des écrous. Cette cuve est placée sur un socle d’acajou qui porte deux colonnes à pinces mobiles, reliées à l’aide de bornes à une source électrique.

CuveLabo 05

Une série d’accessoires divers contenus dans un nécessaire : tubes de réactifs, fils de platine, pipettes, etc., complètent l’appareil et permettent de faire de nombreuses démonstrations dans les domaines de la Physique et de la Chimie.

CuveLabo 06Coffret d’accessoires LAVERNE.

 VOIR : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

 

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Kaléidoscope de projection

Posté par Patrice Guerin le 30 août 2020

Le kaléidoscope est un instrument d’optique inventé et présenté par Sir David BREWSTER en 1816. En 1817, il brevète son idée, mais il semble que le brevet était mal formulé ce qui a permis de le copier facilement sans possibilité de recours juridiques. Il est devenu très populaire au milieu du XIXe siècle comme “divertissement de salon”.

Kaleidoscope 01  A Treatise on the Kaleidoscope par David BREWSTER, 1819. Collection privée.

« Il se compose d’un cylindre ou tube en métal ou en carton, dans lequel on a fixé longitudinalement deux glaces, ou miroirs, faisant entre elles un angle de 30 degrés, et dont le fond est fermé par deux verres transparents parallèles : l’un des fonds est dépoli et entre les deux on met de petits morceaux de verre ou de fragments informes, diversement colorés… Quand on tourne le tube, la figure change à chaque instant d’aspect. »(1)

Kaleidoscope 02  Kaléidoscope BREWSTER, vers 1820. Collection Science Museum.

Il s’agit d’un appareil à usage individuel. Si l’on veut partager ses effets surprenants devant un public plus nombreux, il convient de projeter ces images mouvantes à l’aide d’un objectif approprié muni de deux miroirs inclinés à 30° et d’un châssis rotatif dans lequel sont placés divers petits morceaux de verre par exemple.

Kaleidoscope 03  Gravure provenant de L’Art des Projections, par l’abbé MOIGNO, Paris 1872.

Pour effectuer une projection il faut une lanterne équipée d’un éclairage puissant – dans ce cas un chalumeau oxhydrique – un objectif “kaléidoscopique” équipé de deux miroirs dont la pointe du V est en bas et un châssis rotatif dans lequel se trouve des fragments de verre.

Kaleidoscope 04  Kaleidoscope 05  Kaléidoscope de projection Molteni.

Cet objectif particulier est vendu à partir des années 1875/80 par la Maison MOLTENI. Il est équipé d’un manchon possédant le diamètre exact des objectifs de la Maison afin de se substituer très facilement à un modèle standard.

Kaleidoscope 06  Extrait du catalogue Molteni N°89, 1ère édition 1901/02.

(1) L’Art des Projections, par l’abbé Moigno, édité par Les Mondes, Paris 1872.

VOIR : Modern Kaleidoscope Magic Lantern

 

 

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Conférence : Les Projections Lumineuses des opticiens MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 25 janvier 2020

Affiche conf 10e  Jeudi 6 février 2020 à 19h, salle des fêtes de la Mairie du Xe Paris.

L’association Histoire & Vies du 10e a le plaisir de vous inviter à la conférence de Patrice GUERIN, historien et collectionneur. Il vous fera découvrir “Les Projections Lumineuses des opticiens MOLTENI”.

VOIR : Histoire de la maison MOLTENI

Cette conférence se déroulera le jeudi 6 février 2020 à 19h dans la salle des fêtes de la Mairie du Xe arrondissement de Paris (entrée libre). Elle sera agrémentée de projections de plaques anciennes.

Mairie Xe  Grand escalier de la mairie du Xe arrondissement de Paris. Source Wikimedia.

Les opticiens Molteni, d’origine italienne, installés à Paris dès le XVIIIe siècle, font construire en 1846, rue du Château-d’eau (n°44 actuel) une fabrique où des centaines d’ouvriers élaborent des instruments scientifiques de précision. Mais à partir de 1860, Alfred Molteni développe, techniquement et socialement, Les Projections Lumineuses.

VOIR : Les lanternes de projection MOLTENI

Pendant 40 ans, il en fera des milliers pour l’Instruction Publique et les conférences populaires, constituant une photothèque de près de 60 000 pièces. Son entreprise sera la première du genre en France, et la plus importante.

molteniatelier2.jpg  Atelier MOLTENI 44 rue du Château d’Eau, 1854.

 » Une fabrication de cette importance occupe nécessairement une date assez ancienne dans les fastes de l’industrie parisienne, et MM. MOLTENI et  Cie font remonter à l’an 1782 l’origine de la Maison qu’ils exploitent de père en fils depuis trois générations, avec un agrandissement progressif qui peut aujourd’hui la faire considérer comme la seule, tant en France qu’à l’étranger, qui soit parvenu à ce degré de perfectionnement. »  L’ILLUSTRATION du 2 décembre 1854.

0 Slides Molteni Paris.pptx Extrait des slides projetées durant la conférence.

 » J’ai assisté hier soir à cette conférence passionnante qui nous présentait la vie et l’oeuvre des Molteni, fabricants d’appareils d’optique, d’appareils de projection et de lanternes magiques. Occasion aussi de nous présenter le premier volume (sur trois) de son magnifique ouvrage encyclopédique consacré à cette dynastie italienne installée à Paris pendant plus d’un siècle. » A.K.

IMG_5422  2020-02 Ara1  Projection du “Tour du Monde en 80 jours”.

 

 

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