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Cuve Laboratoire pour Projections Lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 13 octobre 2020

Les réactions chimiques se passant la plupart du temps dans des milieux liquides, plusieurs fabricants ont a été amenés à faire de petites cuves à parois de verre, les unes verticales, les autres horizontales.

CuveLabo 01  Document G.V.

La cuve la plus simple se compose d’une monture en bois de la dimension ordinaire des tableaux et garnie sur ses deux faces de glaces fixées au vernis copal ou au baume du Canada.

CuveLabo 02  Différents types de cuves dont une artisanale au milieu à droite.

Les constructeurs se sont ingéniés à perfectionner ces accessoires pour répondre aux besoins des démonstrateurs. Nous citerons entre autres la cuve démontable de MOLTENI (ci-dessus au milieu à gauche) et la cuve laboratoire que M. LAVERNE a construit sur les indications de monsieur FOURTIER et qu’ils ont présenté à l’Exposition Universelle de 1889.

CuveLabo 03  CuveLabo 04  “La Lanterne de Projection” manuel pratique par H. Fourtier, éditions Laverne 1889.

VOIR : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

Cette Cuve Laboratoire se compose d’une feuille épaisse de caoutchouc taillée en U et close de part et d’autre par des lames de verre épaisses que maintiennent deux plaques en cuivre oxydé, maintenues par des écrous. Cette cuve est placée sur un socle d’acajou qui porte deux colonnes à pinces mobiles, reliées à l’aide de bornes à une source électrique.

CuveLabo 05

Une série d’accessoires divers contenus dans un nécessaire : tubes de réactifs, fils de platine, pipettes, etc., complètent l’appareil et permettent de faire de nombreuses démonstrations dans les domaines de la Physique et de la Chimie.

CuveLabo 06Coffret d’accessoires LAVERNE.

 VOIR : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

 

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CATALOGUES

Posté par Patrice Guerin le 16 décembre 2017

Cette page présente un certain nombre de catalogues en ligne concernant les Projections Lumineuses, issus de nos collections ou d’autres bibliothèques. Ils ont été numérisés et mis en ligne par un organisme indépendant et sans but lucratif accessible dans le monde entier grâce au Web.

Merci de ne pas abuser des copies et téléchargements et d’aider cet organisme dans la mesure de vos possibilités. CLIQUER ICI

 

Livre A. MOLTENI

Livre Molteni 2 ed  “Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection” par A. MOLTENI. 2e édition, 212 pages, dépôt légal 1881. CLIQUER ICI

 

Catalogues MOLTENI et RADIGUET & MASSIOT

Catalogue M01  Projections MOLTENI – Catalogue N°32, vers 1875, 57 pages “Vues sur verre pour projection, Europe, Asie, Afrique et divers”. CLIQUER ICI

Catalogue M02  Projections MOLTENI – Catalogue N°38, 5e édition, 1er fascicule Astronomie, 40 pages “Catalogue Général des vues Scientifiques et Littéraires”. CLIQUER ICI

Catalogue M03  Projections MOLTENI – Catalogue N°38, 5e édition, 2e fascicule Physique et Chimie, 54 pages “Catalogue Général des vues Scientifiques et Littéraires”. CLIQUER ICI

Catalogue M04  MOLTENI – Catalogue N°39, 1880, 21 pages “Tarif spécial des Lanternes Magiques, Fantasmagories, Polyoramas, Tableaux et Accessoires – Articles de commerce”. CLIQUER ICI

Catalogue M05  Projections MOLTENI – Catalogue N°55, 41 pages “Diapositives de la Maison York & Son”. CLIQUER ICI

Catalogue M06  Projections MOLTENI – Catalogue N°68, 3e édition, 45 pages “Conférences et Cours d’Adultes”. CLIQUER ICI

Catalogue M07  Projections MOLTENI – Catalogue N°104, 3e édition, 133 pages “Vues de Voyages et Explorations”. CLIQUER ICI

Catalogue M08  Projections MOLTENI – Catalogue N°104 bis, 3e édition, 89 pages “Vues de Voyages et Explorations”. CLIQUER ICI

Catalogue M09  Projections MOLTENI – Catalogue N°105, 1re édition, 57 pages “Classement méthodique des collections”. CLIQUER ICI

Catalogue M10  RADIGUET & MASSIOT – Catalogue N°89, IVe partie 2e édition, 53 pages “Cinématographie”. CLIQUER ICI

 

Autres catalogues

Catalogue S01  E. MAZO – Catalogue N°11, 1898, 37 pages “Appareils et Vues de Projection”. CLIQUER ICI

Catalogue S02  E. MAZO – Catalogue général N°50, 1812/13, 583 pages “Appareils, Accessoires et Vues pour la Projection”. CLIQUER ICI

Catalogue S03  G. GILMER – Catalogue N°26, vers 1920, 125 pages “Appareils de Projections Lumineuses et accessoires”. CLIQUER ICI

Catalogue S04  DEYROLLE – Catalogue de Micrographie, juillet 1900, 53 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S05  DEYROLLE – Catalogue des diapositives pour projections, juillet 1912, 151 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S06  DEYROLLE – Liste complémentaire des Photographies sur Verre, juillet 1921, 49 pages. CLIQUER ICI

Catalogue S07  DEYROLLE – Minéralogie, Géologie, Paléontologie, Préhistoire, Prospection, etc. mars 1929, 68 pages. CLIQUER ICI

 

Catalogue Z01  De nombreux autres catalogues français et étrangers sont en ligne sur le site “Media History Digital Library”. CLIQUER ICI

 

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Le livre : Projections MOLTENI, les appareils et accessoires

Posté par Patrice Guerin le 23 octobre 2017

Molteni livre 01Livre : Projections MOLTENI 1 Appareils et Accessoires – Décembre 2017

Ce beau livre, publié en décembre 2017, présente tous les appareils en rapport avec les Projections Lumineuses, fabriqués et commercialisés par la Maison MOLTENI puis par ses repreneurs RADIGUET & MASSIOT, depuis la création de l’entreprise familiale en 1782 jusqu’aux années 1930.  « I received your book earlier this week… What a beautiful book! Sjur Norvège. »

Voir : Histoire de la maison MOLTENI

Molteni livre 10Catalogue général MOLTENI de 1859 et lanterne magique

Cette “Maison” d’appareils scientifiques est relativement méconnue, et pourtant, c’est la première et la plus importante en France dans le domaine de l’optique et des Projections Lumineuses. « Le plus ancien constructeur de lanterne est M. Molteni… Il apporta successivement de nombreux perfectionnements à ses appareils. » “Traité Général des Projections” tome 1er par Eugène TRUTAT, Editions Charles Mendel 1897.

Molteni livre 03  Molteni livre 04Brevet MOLTENI de 1873 et lanterne correspondant à ce brevet

Les classifications et appellations d’origine ont été respectées dans la mesure du possible et sous réserve d’avoir accès  au maximum de catalogues anciens pour effectuer des recoupements. Celles-ci sont à l’origine des trois grands chapitres du livre.

Molteni livre 05  Pages 16 et 17 du livre MOLTENI

Le premier chapitre concerne les “Articles du Commerce” vendus par la Maison MOLTENI, principalement dans les premiers temps. Il s’agit d’appareils fabriqués par d’autres, souvent même en Angleterre que la Maison commercialise.

Molteni livre 06  Pages 74 et 75 du livre, représentant les principales familles d’appareils MOLTENI

Le deuxième chapitre concerne les appareils fabriqués par la Maison MOLTENI qui sont particuliers à cette entreprise et possèdent quelques caractéristiques communes : lanternes solides en forte tôle peinte en noir avec filets dorés, cheminée circulaire, optique de grande qualité entièrement en cuivre, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

Molteni livre 07  Pages 158 et 159 du livre, représentant les principales familles d’appareils RADIGUET & MASSIOT

Le troisième chapitre concerne les appareils construits par les successeurs RADIGUET & MASSIOT à partir de 1900, on y voit à la fois une certain nombre de lanternes reprenant les caractéristiques des appareils conçus MOLTENI, hormis la cheminée qui devient rectangulaire et l’apparition de la tôle de Russie lustrée, et aussi des appareils complètement nouveaux répondants à d’autres besoins et à une clientèle plus variée.

Voir : Lanterne “Caméléon” de MASSIOT

Molteni livre 08 Appareil de projection “Universel” RADIGUET & MASSIOT, type Lycées 1930

On ne trouve dans cet ouvrage que des lanternes de projection, c’est à dire des appareils possédant trois éléments essentiels : une boîte à lumière contenant l’éclairage, un système optique fixe ou mobile et, entre les deux, un passage ou un support destiné à positionner des vues transparentes ou opaques, ainsi que des objets utilisés pour les démonstrations scientifiques ou pour l‘enseignement.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Par contre les éclairages, qu’Alfred MOLTENI utilisait et maitrisait parfaitement, ne sont pas abordés ici, car le sujet est trop vaste et mérite un ouvrage à lui seul. Il en est de même pour les vues de projection qui étaient l’autre grande spécialité de la Maison MOLTENI à la fin du XIXe siècle.

fichier pdf BdC Molteni 3 à télécharger

 

 

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Le Polyorama de DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 17 avril 2017

Duboscq 02

Cette planche édité par la maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN représente les systèmes optiques pouvant s’adapter à l’avant de la fameuse lanterne “photogénique“. Ces accessoires sont destinés à projeter « les principaux phénomènes d’optique par la lumière solaire ou artificielle ».

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Duboscq 91

Parmi tous ces systèmes optiques, trois sont destinés à projeter de vues transparentes : 8 le microscope ; 9 le cône d’agrandissement ; 10 l’objectif double pour polyorama.

Duboscq 94  Gravure provenant de “L’Art des Projections”, publié par l’Abbé MOIGNO en 1872.

Dans le livre intitulé “L’Art des Projections”, figure une gravure explicite de ce système de projection : « ces mêmes effets sont obtenus plus simplement avec la lanterne unique à une seule lumière, mais à deux corps ou deux jeux d’objectifs TT’, de monsieur Jules DUBOSCQ» (page 67). On y voit parfaitement les deux miroirs M entourant la source d’éclairage, les objectifs doubles et et le système de “fondu enchaîné” placé à l’avant. 

Duboscq 92  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Le Polyorama est un accessoire tout à fait particulier composé de deux objectifs placé côte à côte qui permet de projeter deux images complémentaires à l’aide d’une seule source lumineuse. Un système de diaphragme à œil de chat placé à l’avant des objectifs permet de passer progressivement d’une vue à l’autre : effet jour / nuit ; été / hiver ou succession de tableaux astronomiques.

Voir : Vues fondantes – Dissolving views

Duboscq 93  ©  “Fondazione Scienza e Tecnica”

Afin d’orienter la lumière vers chaque objectif, deux miroirs sont placé de part et d’autre de la source lumineuse. Ensuite on fixe le polyorama à la place de la face avant de la lanterne et, après avoir orienté correctement les miroirs on peut effectuer les projections. C’est ce que l’on peut voir sur cette vidéo provenant de la “Fondazione Scienza e Tecnica” de Florence (voir colonne de gauche lien n°11).

Video de démonstration : cliquer ici

 

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Gros appareil de projection des années 30 DEMARIA-LAPIERRE

Posté par Patrice Guerin le 6 mars 2015

Demaria 01Fascicule III extrait du catalogue général DEMARIA-LAPIERRE – Années 1930

Dans les années 30, les établissements DEMARIA-LAPIERRE commercialisent plusieurs appareils de projection « qui s’emploient partout. Il n’est pas de cours, de conférences, de causeries, qui ne s’accompagnent de projections, qui en sont le complément indispensable, qui aident à leur compréhension, qui les agrémentent. Dans les familles la projection s’impose également… Rien n’est plus simple, plus facile, plus agréable que de faire de la projection chez soi, pour soi, pour sa famille, ses intimes, ses amis. » Tous ces appareils sont construits dans les ateliers de l’entreprise situés à Lagny sur Marne et sont identifiés par le logo D.L.

Voir : article à venir

Demaria 02  Logo D.L.

« La grande diffusion de l’électricité en fait de plus en plus l’éclairage le plus courant des appareils de projection et d’agrandissement, c’est le plus simple et le plus pratique qui ne nécessite aucune préparation. »

Demaria 03

Tous ces appareils de projection sont en tôle vernis noir “émailloïd” avec œilleton latéral rouge. Ils peuvent recevoir différents types d’éclairage au pétrole, au gaz, à l’alcool ou à l’électricité, c’est pourquoi ils sont encore équipés d’une cheminée ou “chapiteau fumivore”. La partie avant se compose d’un condensateur à deux lentilles plan-convexes, d’un porte-chassis à ressorts et d’un objectif en cuivre nickelé avec lentilles combinaison achromatique “Petzval”.

Demaria 05  Demaria 06Lanterne de projection “Congrès” de DEMARIA-LAPIERRE

La lanterne de projection dénommé “Congrès” est le modèle haut de gamme et universel fabriqué par DEMARIA-LAPIERRE à cette époque. Elle est très robuste et peut « répondre à tous les besoins courants des projectionnistes et des conférenciers, il est adopté dans tous les milieux universitaires. »

Demaria 07  Demaria 04

Chaque élément de la partie avant : condensateur, porte-chassis et objectif peut être facilement enlevé sans dérégler les autres éléments pour projeter différents formats de vues, jusqu’au 8 ½ x 10, ou placer des accessoires permettant d’effectuer des démonstrations scientifiques.

Demaria 08  Demaria 09  Demaria 10

Cet appareil de projection est placé sur une table de projection (non identifiée) à plateau articulé permettant d’ajuster l’inclinaison et la hauteur de l’appareil. A l’arrière un tableau électrique équipé d’un interrupteur et d’une prise en porcelaine, d’une douille à baïonnette et d’un rhéostat permet d’alimenter une ampoule électrique de 450 watt, 110 volts avec miroir argenté et douille à vis.

Demaria 11Chapiteau fumivore électrique

La cheminée ou “chapiteau fumivore” peut-être remplacé par un “chapiteau fumivore” électrique qui s’adapte à toutes les lanternes et évite l’utilisation d’un support d’ampoule traditionnel.  Cet accessoire permet tous les réglages nécessaires pour placer le foyer lumineux dans l’axe de projection et à bonne distance du condensateur.

Cet ensemble – projecteur plus table – a appartenu, des années 30 à la fin des années 60, à M. Benard, l’un des fondateurs de la Société Havraise de Photographie.

 

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Les collections de vues pour projection MAZO

Posté par Patrice Guerin le 26 janvier 2015

Mazo 31Catalogue MAZO 1910 et 1911

Le catalogue général E. MAZO consacré à la projection publié pour les années 1910 et 1911 (N°46) est divisé en 7 parties. La première partie est consacrée au matériel (projecteurs et accessoires) tandis que les six autres concernent l’édition de vues pour les projections lumineuses, ce qui représente environ 490 pages sur 620 au total.

Voir : Histoire de l’entreprise MAZO

Mazo 33  Mazo 32  IIe PARTIE

La IIe partie concerne les conférences et vues divertissantes, simples ou animées. On y trouve de nombreux tableaux mécaniques montés dans des châssis en bois, identiques à la production anglaise de la même époque. A cela s’ajoute des vues chromolithographies et des spectacles d’ombres “artistiques” inspirés par le répertoire français, tel que les Chansons de Botrel, les contes traditionnels ou les pièces d’ombres joués dans les théâtres parisiens comme le Chat Noir.

Mazo 34  Mazo 35  IIIe PARTIE

La IIIe partie concerne les vues ayant trait à l’art. On y trouve des œuvres des maitres anciens et modernes exposées, pour la plupart, dans divers musées d’Angleterre. Cette collection provient de la Maison Eyre & Spottiswoode de Londres. Sont également proposées des reproductions photographiques (pour certaines en couleurs) des principales œuvres de peinture et de sculpture exposées aux salons de 1887 à 1896, ainsi que des reproductions trichrome des peintures du Louvre, du Luxembourg et de Versailles, sans oublier les chefs-d’œuvre de la peinture italienne d’après un ouvrage de la Librairie Firmin Didot.

Mazo 36  Mazo 37 IVe PARTIE

La IVe partie concerne la géographie et les voyages. Il s’agit principalement de vues photographiques noir et blanc à l’albumine représentant de nombreuses villes françaises et européennes ainsi que les colonies. La série 100 (environ 70 pages sur les 150 consacrées à ces sujets) est constituée en grande partie de vues au format stéréoscopique 8,5x17cm.

Mazo 38  Mazo 39 Ve PARTIE

La Ve partie est consacrée à l’histoire, depuis la mythologie jusqu’aux plus récents événements du XIXe siècle, dont « les photographies, en noir et blanc ou en couleurs, prises pendant la croisière du yacht “Clairette” au pays de la guerre gréco-turque (avril à juillet 1897) ». On y trouve aussi une série de vues concernant “Paris à Travers les âges” reproduisant les gravures de l’ouvrage du même nom édité par la Maison Firmin & Didot à Paris.

Mazo 40  Mazo 41 VIe PARTIE

La VIe partie est consacrée à la science, avec des tableaux animés de démonstrations scientifiques, une “splendide” collection de plaques astronomiques mécanisées et des « vues scientifiques en couleurs, sans mécanisme et sans cadre ». On y trouve aussi bien des sujets sur la médecine, l’agriculture et l’histoire naturelle, que des vues sur la mécanique, la physique, les arts & manufactures, etc.

Mazo 42  Mazo 43  VIIe PARTIE

Enfin la VIIe partie à trait à la religion sous tous ses aspects : histoire sainte, ancien et nouveau testament, les évangiles, la vie des saints, le catéchisme, etc. « Avec l’autorisation de MM. LE VASSEUR et Cie, éditeurs au 32 rue de Fleurus, nous avons reproduit en clichés de projection les fines illustrations de leur ouvrage “La vie de N.-S. Jésus-Christ” par Jérôme NATAL, illustré de 130 gravures sur acier. »

Il est très difficile d’évaluer le nombre total de vues figurant au catalogue, d’autant plus que certains sujets sont présents dans plusieurs séries, par exemples un tableau peut figurer dans les parties Arts, Géographie (musée) et Religion.

Les vues commercialisées par MAZO existent sous différentes formes.

Mazo 44

Série 1 – Des conférences géographiques, scientifiques, artistiques ou militaires, toutes préparées pour la projection. Elles sont composées d’une série de vues sur verre numérotées, contenues dans une boîte en bois avec rainures, accompagnées d’un livret explicatif portant des numéros correspondant.

Mazo 50  Planche MAZO en chromolithographie – Le Soleil

Série 2 – Des vues en chromolitographies transparentes, ou décalcomanies, qui se reportent sur un verre « d’une façon aussi simple que sûre ». Elles sont d’un prix de revient très réduit mais nécessitent une petite préparation.

Série 2 bis – Des vues en couleur sur papier transparent qui ne nécessitent aucune préparation pour la projection si ce n’est de les découper et les placer entre deux verres ou dans un passe-vues spécial muni de verres « L’ensemble de l’œuvre comportera 5 000 tableaux ».

Voir : Montage des vues sous verres

Mazo 45

Série 3 – Des vues sur verre en bandes et en couleurs chromolithographiques qui s’introduise en les glissant à l’avant de la lanterne. Il s’agit généralement de sujets enfantins composés de 10 à 12 bandes représentant de 36 à 48 vues à moins qu’elles ne soient composées d’images panoramiques.

Mazo 46

Série 4 à 22 – Des tableaux mécanisés comiques et bon marché composés d’un verre fixe placé dans un châssis en bois et d’un verre mobile placé à l’arrière, à tirette, basculant ou glissant horizontalement (panoramas), à engrenages ou crémaillère. Certains de ces tableaux, comme celui présenté ci-dessus, provienne de production étrangère, EP (Ernst Plank) pour celui-ci, sur lequel était simplement ajouté le tampon “E. Mazo 8 boulevard Magenta Paris”.

Voir : Plaques animées et plaques à système pour projection

Mazo 47 Mazo 48  Tour Eiffel – Newton & C° – Figurant au catalogue Mazo ref n°1 (existe en 3 versions : jour, nuit, illumination)

Série 26 – Des vues colorées sur verre à double ou triple effets, destinées aux lanternes possédant 2 ou 3 objectifs ; ainsi que des vues d’ombres artistiques pour « Pièces à grand spectacle… Qui sont infiniment plus artistiques que le cinématographe et résultent de l’intime collaboration de la poésie, de la musique et de la peinture ! »

Voir :  Vues fondantes – Dissolving views  –  Spectacle d’ombres artistiques ou le théâtre chez soi

Série 29 à 33 – Vues et tableaux à effets divers dont rideaux décors, rosaces, chromatropes, effets de pluie, neige, éclairs, etc.

Voir : Les CHROMATROPES de projection - Projection de phénomènes météorologiques

Mazo 49

Série 34 – Des vues trichromes obtenues à partir de réelles photographies en couleurs d’après le procédé de M. l’abbé TAULEIGNE et reproduites « avec une exactitude absolue en autant d’épreuves positives qu’il est nécessaire… Ces épreuves ne comportent ni trame, ni réseau. Elles sont d’une transparence et d’une luminosité parfaites ».

Série 35 – Des vues pour stéréo-projections d’après le système imaginé par M. l’abbé TAULEIGNE, sur le principe des anaglyphes de M. DUCOS DU HAURON. « Ces vues sont placées dans une simple lanterne de projection et projetées sur un écran quelconque. Le relief est perceptible pour tous les spectateurs sans exception, à condition qu’ils observent l’image projetée sur l’écran au moyen d’un sélecteur de vision ».

Autres éditeurs de vues pour les Projections Lumineuses :
La collection de diapositives MOLTENI
APRES L’ECOLE : revue éditée par la librairie E. CORNELY

 

 

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Le Lampadorama ou Lampascope bilampadaire LEFEVRE

Posté par Patrice Guerin le 16 septembre 2014

Lefevre 01  Brevet du LAMPADORAMA LEFEVRE N° 115 429 – Source Archives INPI

Le 9 novembre 1876, l’ingénieur Henri Alexandre LEFEVRE, demeurant au n°110 de l’avenue de Villiers à Paris, dépose un brevet de quinze ans pour une lanterne magique à double effet dénommée “LAMPADORAMA ou LAMPASCOPE BI-LAMPADAIRE servant de chambre noire et de lanterne magique”.

Lefevre 02  Source Archives INPI

« L’appareil se compose d’une boîte opaque dont les faces inférieures et supérieures sont percées d’orifices qui permettent de le poser sur deux lampes quelconques dont les porte-globes sont à la même hauteur. A l’intérieur de la boîte, un système de réflecteurs renvoie la lumière des deux lampes sur la paroi postérieure de l’appareil où l’on peut placer les objets ou images opaques qui se trouvent ainsi fortement éclairés. La paroi antérieure porte, en face de l’objet éclairé, un système de lentilles convergentes projetant sur un écran extérieur l’image plus ou moins agrandie de l’objet éclairé. Le même appareil se transforme en lanterne magique ou en lampascope de la façon suivante : l’objet opaque est remplacé par un système de miroirs réflecteurs qui renvoient la lumière vers l’orifice de la paroi antérieure devant lequel se trouve une rainure permettant de placer les images transparentes. »

Lefevre 03

Henri LEFEVRE précise aussi les différents usages de son BILAMPADAIRE et annonce, vingt ans à l’avance, l’avènement du cinématographe “Images à mouvements”. « Au moyen de cet appareil et de ses deux transformations, les images noires ou coloriées, opaques ou transparentes, les effets du Phénakistiscope et du Kaléïdoscope, les images à mouvements, sont projetées plus ou moins agrandies sur l’écran extérieur. Le soussigné se réserve l’adaptation industrielle à cet appareil des images noires ou coloriées par les procédés d’impression ordinaire ou par la photographie, sur gélatine transparente, sur mica et en général sur toute matière organique ou minérale moins lourde, moins fragile et plus facile à travailler que le verre. Il se réserve également la possibilité de faire mouvoir les images à mouvement à la main ou au moyen de l’électricité ou par la compression de l’air. »

Lefevre 04  Certificat d’addition du LAMPADORAMA LEFEVRE – Source Archives INPI

Dans le certificat d’addition du 7 novembre 1877 Henri LEFEVRE ajoute : « J’adopte de préférence deux dispositions qui ne différencient principalement  que par la nature des matériaux employés et par leur forme extérieur. L’un des modèles est l’appareil ordinaire généralement en carton ; le second modèle, plus riche et de construction plus solide, est de préférence en métal. »

Lefevre 05  Collection F.B.

Ces appareils peuvent être de formes hexagonales ou elliptiques, allant du modèle le plus simple en carton, aux appareils les plus luxueux telle que celui en tôle aux décors peints à la main ou le modèle “Riche” avec réflecteurs plaqués argent.

Lefevre 06  Le XIXe siècle – Décembre 1877 – Source Gallica

Dans les mois qui suivent, plusieurs journaux signalent cette invention ou publient une annonce présentant l’appareil commercialisé par Ch. DELAGRAVE, 58 rue des Ecoles à Paris. L’un des textes les plus savoureux provient du journal “Le Tintamarre”, hebdomadaire satirique et financier, du 29 décembre 1878 : « Ah ! si feu QUINQUET avait pu se douter que les lampes dont il donnait la première idée seraient perfectionnées à tel point qu’elles serviraient un jour à aider au renversement de la lanterne magique, nul doute qu’il n’ait au moins voulu emporter dans sa tombe un LAMPADORAMA pour charmer ses loisirs dans l’éternité. Avec le LAMPADORAMA, plus de frais de verres, si lourds et si coûteux dans la lanterne magique ; la première image venue mise à l’envers dans l’appareil, enclavé sur deux lampes, et le dessin se projette, grandi une quinzaine de fois, en face de l’appareil, avec tous ses tons, toutes ses couleurs et tous les reliefs qu’il peut comporter. L’Empire, mis à l’envers dans un LAMPADORAMA, se détacherait certainement avec toutes les couleurs qu’il nous a fait avaler pendant dix-huit ans, et la conscience de BAZAINE formerait assurément la plus belle tache noire qu’il soit possible d’imaginer. Enfin, grâce au LAMPADORAMA, plus de femmes méchantes et surtout plus de belles-mères acariâtres ; la crainte de voir leur photographie projetée inopinément va les rendre aussi aimables que la République rêvée par monsieur THIERS. » Denis PEPIN

Lefevre 07  Le Figaro du 22 juin 1878 – Source Gallica

A l’Exposition Universelle de 1878, l’appareil de monsieur DELAGRAVE intéresse le public, pourtant indifférent aux choses scolaires « il présenta un système nouveau et sérieux de lanterne magique, le LAMPADORAMA, qui permet la projection des images opaques, des photographies par exemple, et même des objets en relief, des vases, des œuvres d’art avec toutes leurs couleurs et leurs dorures ».

Lefevre 08

Cette notice publicitaire du MEGASCOPE LEFEVRE ou LAMPADORAMA, dont le distributeur est la Maison des Inventions Nouvelles, 66 rue Basse-du-Rempart à Paris IXe,  indique que « c’est un auxiliaire précieux pour les peintres, dessinateurs, graveurs, décorateurs, architectes, etc. car il permet d’agrandir les croquis, esquisses ou photographies, mais aussi les médailles, camées et même les insectes afin d’éviter aux artistes la plus grande partie d’un travail purement mécanique (le copiage) qui n’est qu’un accessoire d’une œuvre d’art. »

Lefevre 09

C’est aussi un jouet très amusant qui remplace la « vieille lanterne magique avec ses verres peints qui étaient toujours si grossièrement faits ». Il permet de projeter tous les dessins imprimés, les chromos et autres gravures de grande qualité et de grande finesse et même « des images grotesques ou des sujets à mouvements faits avec quelques coups de crayon ou de pinceau, avec du fil et des morceaux de carton ».

Lefevre 10  Dans son livre “Instructions Pratiques sur l’emploi des Appareils de Projection” Alfred MOLTENI indique qu’il a construit pour monsieur LEFEVRE un appareil que ce dernier a fait breveter sous le nom de BILAMPADAIRE. Ce mégascope se pose sur deux lampes à huile, tout comme les lampascopes classiques. « Il sert dans les séances de famille, pour projeter les photographies sur papier ou les chromolithographies qui rencontrent se rencontrent en si grande quantité. »

Lefevre 14  La devise de Henri LEFEVRE, inscrite au centre de cette étiquette est “En forgeant se fait le Fèvre” !

Ce modèle possède certaines caractéristiques propres aux appareils MOLTENI, telles que les filets dorés qui habillent toutes les faces de l’appareil.

Lefevre 16  Lefevre 13  Lefevre 15

Ce mégascope a la particularité de projeter aussi bien des corps opaques que des vues transparentes sur verre, et cela « sans déplacer les lampes ». Il suffit de mettre, à l’emplacement de l’image opaque, un support sur lequel sont placés deux petits miroirs orientés de telle manière qu’ils renvoient parfaitement la lumière de chaque lampe vers l’objectif « selon la dimension qu’on cherche à obtenir, on allonge ou on raccourcit le tuyau de la lunette (objectif) jusqu’à ce que l’image soit parfaitement nette ».

Lefevre 11  Gravure provenant du livre “Au hasard du chemin” par M & Mme Satanislas MEUNIER – J. Rothschild éditeur à Paris 13 rue des Saint-Pères. Vers 1886

Le MEGASCOPE LEFEVRE peut être utilisé aussi bien sur deux lampes à huile ou à pétrole ordinaires, voir même sur deux lampes à gaz, à condition qu’elles soient de hauteur identique. Il existerait même un « grand MEGASCOPE LEFEVRE pour projections scéniques avec tous les accessoires nécessaires à la lumière oxhydrique ou électrique (sur commande) ». Comme la plupart des lampascopes qui sont simplement posés sur une lampe d’éclairage, celui-ci à tendance à basculer vers l’avant à cause du poids de l’objectif ; il convient donc d’ajouter une masse de 500g environ dans l’appareil, à l’arrière, pour l’équilibrer.

Voir : Le MEGASCOPE à l’origine de la projection des corps opaques

 

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Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 13 août 2014

Banc 19  Banc 02  GALILEE et NEWTON

Les premiers instruments optiques apparaissent aux XVIIe siècle pour étudier l’astronomie. En 1609, GALILEE (1564-1642) utilise une lunette grossissante pour observer les astres et en 1671 Isaac NEWTON (1643-1727) se sert d’un télescope particulier composé de deux miroirs. Cependant l’étude de l’optique a commencé dès l’Antiquité. Les notions de rayons lumineux ainsi que les lois de la réflexion sont déjà connues d’EUCLIDE et de PTOLEMEE. Mais il faut attendre plusieurs siècles et le mathématicien et physicien arabe ALHAZEN (965-1039) pour que les lois de la réfraction soient énoncées.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

Banc 03  Planche de physique provenant de l’encyclopédie F. A. Brockhaus à Leipzig – Début XIXe

Au XIXe siècle, plusieurs opticiens fabriquent des appareils d’optique destinés à observer l’infiniment grand (télescope) ou l’infiniment petit (microscope). A partir de 1850, la Maison DUBOSCQ développe des appareils et accessoires destinés à composer des ensembles optiques pour étudier les principaux phénomènes d’optique.

Voir : Introduction aux projections scientifiques

Banc 04  Eléments optiques DUBOSCQ

« Tous mes efforts, depuis quelques années, ont eu pour but la construction d’instruments que je pourrais appeler populaires, car ils sont destinés à produire les expériences sur une grande échelle et devant un nombreux auditoire. Toute cette partie de l’optique expérimentale était à créer, car, depuis l’abbé NOLLET, SIGAUD DE LA FOND et CHARLES, les physiciens avaient abandonné la voie des expériences amusantes, comme étant contraire à la dignité de la science et au but que l’on se propose en l’expliquant aux élèves. » Avant-propos de Jules DUBOSCQ, dans son catalogue  “Appareils d’optique” publié en 1870.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Banc 05  Banc 06

Un banc d’optique est un instrument scientifique principalement composé d’une source lumineuse et d’un rail suffisamment long pour y placer divers accessoires d’optique. Ceux-ci doivent être parfaitement alignés et peuvent être déplacés ou pivotés afin d’observer et de vérifier de nombreuses expériences. Ces accessoires peuvent être complétés par d’autres éléments plus mobiles placés sur des supports indépendants.

Banc 07  Banc optique construit dans les années 1930 par la Maison MASSIOT, successeur de RADIGUET & MASSIOT et de MOLTENI

Voir : RADIGUET & MASSIOT successeur de MOLTENI

Banc 08   Banc 09 Lanterne MASSIOT – Années 1930

La lanterne de projection est montée sur une colonne à hauteur variable, fixée sur un socle en bois adapté pour recevoir le rail du banc d’optique. Elle possède un condensateur amovible de 110mm et peut recevoir divers éclairages tels qu’un arc électrique de 15 à 20 ampères ou une ampoule à incandescence de 20 volts, 20 ampères. Pour évacuer la chaleur, la lanterne est surmontée d’une cheminée rectangulaire caractéristique des modèles RADIGUET & MASSIOT. On la trouve aussi avec une cheminée ronde typique des modèles MOLTENI. A l’avant, cette lanterne peut être équipée d’un système optique de projection avec emplacement pour passe-vues et objectif à crémaillère.

Banc 10

Le rail métallique, en forme de U d’une longueur de 150cm, est supporté par quatre pieds à vis réglables. Il est équipé sur le côté d’une règle graduée permettant de positionner parfaitement les divers accessoires d’optique nécessaires aux expériences à effectuer. Celui-ci est équipé de cinq accessoires signés “LEMARDELEY PARIS”, montés sur patins et colonnes standards. Pour la présentation, l’ensemble est installé sur le rail, mais pour les expériences, seule une combinaison de deux ou trois accessoires suffit.

Banc 11  Diaphragme à fente, réglable par vis micrométrique, et diaphragme à trous de divers diamètres dans un disque tournant.

Banc 12  Lentille plan concave de 68mm montée sur disque pivotant.

Banc 13  Miroir convexe et miroir plan, tous deux de 92mm, montés sur disques pivotants.

Banc 14  Banc d’optique LEMOINE

« Cet appareil, très complet, bien que d’un prix raisonnable, est constitué de très nombreux éléments tous interchangeables. Pour les budgets qui ne permettraient pas une acquisition totale en une seule commande, il est possible de procéder par étapes. C’est pour cela que nous avons constitué plusieurs combinaisons complémentaires. » Les organes essentiels permettant la réalisation d’expériences d’optique géométrique sont : un rail muni d’une règle graduée ; de six patins ; de deux porte lentilles avec huit lentilles de différents foyers ; d’un porte miroir avec trois miroirs (plan, concave, convexe) ; de deux diaphragmes, l’un à fente, l’autre à trous ; de trois tiges, d’un porte lampe à douille et de quatre vues (flèche, réticule, quadrillage, divisions). A ces éléments de base il est possible d’ajouter des accessoires pour la photométrie et l’autocollimation, des accessoires pour la polarisation et l’analyse spectrale, des accessoires pour l’interférence et la diffraction, ainsi qu’un dispositif d’éclairage plus puissant avec lanterne sur colonne et source lumineuse à arc ou à incandescence.

Banc 15  Banc 16  Banc 17

Souvent utilisés dans l’enseignement, il est nécessaire de pouvoir disposer d’une variété de supports permettant le montage de diaphragmes, lentilles, miroirs, prismes, etc.  « Afin de réduire les dépenses, la maison MASSIOT s’est efforcée d’en limiter le nombre en unifiant le diamètre des tiges (10mm et 18mm) qui viennent se fixer soit sur un trépied soit sur un patin de banc. »

Voir : Les prismes et l’étude de la lumière

Banc 18 Petit banc RADIGUET & MASSIOT – 1907

En complément de ces bancs d’optique, assez encombrants et onéreux, plusieurs fabricants de lanternes de projection développent, dès la fin du XIXe siècle, des lanternes à l’avant desquelles il est possible de placer divers accessoires permettant d’effectuer certaines expériences. En 1907, RADIGUET & MASSIOT commercialisent une petite lanterne peu onéreuse parfaitement adaptée à la pratiques d’expériences scientifiques telles qu’elles sont décrites dans un livre intitulé “Les Projections Scientifiques et Amusantes”.

Voir : Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

 

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Lorsque l’enseignement des Sciences devient spectacle, par MASSIOT

Posté par Patrice Guerin le 7 avril 2014

Radiguet 51

En 1907, la maison RADIGUET & MASSIOT, successeur de MOLTENI (cliquer ici), présente, dans un livre intitulé “Les Projections Scientifiques et Amusantes”, un appareil de projection « dont la forme spéciale se prête à toutes les exigences des expériences scientifiques et amusantes. »

Radiguet 52  Source : cliquer ici

« L’enseignement de la physique et de la chimie par les projections a suivi celui de la géographie et de l’histoire ; mais on s’est, jusqu’à présent, contenté de montrer les appareils et les phénomènes scientifiques, en profitant simplement de la facilité qu’offrait la lanterne de projection pour rendre visibles à tous les expériences et les réactions… Nous avons pensé qu’il y aurait avantage à intéresser, par l’attrait d’un spectacle judicieusement choisi et facilement assimilable, l’attention de nos petits spectateurs, quitte ensuite à leur donner une explication scientifique de la fiction qui les aura distraits. »

Radiguet 53  Radiguet 54  Radiguet 55  Radiguet71 Certes, l’idée n’est pas nouvelle !

Pour instruire et amuser le Dauphin, l’abbé NOLLET (voir PORTRAITS) écrit, en 1770, un livre intitulé “L’Art des Expériences” (cliquer ici). Un peu plus tard, vers 1826, Jean Sébastien Eugène JULIA DE FONTENELLE (1780-1842) et François MALEPEYRE (1794-1877) rédigent un “Manuel de Physique Amusante” (cliquer ici) dans lequel ils imaginent un certain nombre d’expériences simples à réaliser. Puis il y eut les fameux livres de TOM TIT, pseudonyme de Arthur GOOD (1853-1928) et de Gaston TISSANDIER 1843-1899) (voir PORTRAITS), dont tout le monde connaît les combinaisons si ingénieuses de fourchettes, de brins de paille, de bouchons et de verres !

Radiguet 56

Afin de projeter les “Expériences Scientifiques et Amusantes” que Georges MASSIOT présente dans son livre, il met un point une nouvelle lanterne de projection de petites dimensions, montée sur un long socle en bois, dont la particularité est d’être modulable. De plus on peut y placer différents types d’éclairage suivant la source d’énergie dont on dispose : gaz, petit arc électrique ou ampoule à incandescence, etc.

Radiguet 57  Radiguet 58  Expérience d’électrolyse avec cuve à eau et pile de Grenet

Toute la partie avant s’enlève facilement en la coulissant sur le côté et le condensateur peut être dissocié de l’objectif en retirant quatre vis. On peut ainsi placer très facilement divers accessoires tels que châssis spéciaux, cuves à eau, support horizontal, etc. entre la lanterne et le système optique afin de réaliser les expériences décrites dans le livre. Dans les années 30 la Maison MASSIOT fabriquera un banc optique beaucoup plus important et complet.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Radiguet 59   Radiguet 60

La lanterne présentée dans cet article est un modèle simplifié, adapté à la projection des clichés 4×4 provenant du Vérascope RICHARD. Elle est identique, pour sa partie optique, à la lanterne cylindrique RADIGUET & MASSIOT fabriquée à la même époque.

Voir : Projecteur de petit format RADIGUET et MASSIOT

Cette petite lanterne de projection peut être rapprochée de celle fabriquée vingt cinq ans plus tard par la Maison MAZO, à la différence près que cette dernière est adaptée à la projection du film souple 35mm.

Voir : Les projecteurs Filmoscope de MAZO

 

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La Société d’Enseignement par les projections lumineuses

Posté par Patrice Guerin le 27 février 2014

A la suite de la conférence organisée par le ministère de l’Instruction Publique à la Sorbonne, le 30 mars 1880, G. SERRURIER et H. JARDIN fondent au Havre, le 21 décembre 1880, la “Société d’Enseignement par les Projections Lumineuses” dite “Société d’initiative pour la propagation de l’Enseignement scientifique par l’Aspect”.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

Le Havre 01

Directeur en 1870 de la première école laïque ouverte au Havre, SERRURIER se fait remarquer en y créant un musée scolaire, une caisse d’épargne et une bibliothèque pédagogique. Ouvert au progrès scientifique, il est fasciné par les projections lumineuses qui illustrent une conférence de MEUNIER (voir PORTRAITS) au théâtre du Havre. Avec l’appui des autorités, entre autres de Louis LIARD, recteur de l’académie de Caen, mais aussi et surtout des notables républicains telles que le maire du Havre Jules SIEGFRIED (1837-1922) il peut concrétiser son projet. C’est un proche du maire, Henri JARDIN, ancien conseiller municipal, qui prend la présidence de la Société d’Enseignement, SERRURIER se contentant de la vice-présidence.

Le Havre 02  Cercle Franklin – Le Havre

Deux sortes de conférences sont organisées, les unes pour les scolaires, les autres pour les adultes. Soucieux de participer à l’instruction des enfants, les républicains membres du comité directeur de la Société donnent de leur personne, dissertant sur la cosmographie, la zoologie, l’hygiène, les sciences naturelles ou les voyages. Mais les conférences ne sont pas toujours à la portée des enfants et la bonne volonté ne peut suppléer à un minimum de savoir-faire pédagogique. Au bout d’un an, on fait appel à des instituteurs adjoints et, plutôt que de regrouper les enfants dans la salle du Cercle Franklin ou la salle Sainte-Cécile, on introduit les projections dans les écoles elles-mêmes.

Voir : L’arrivée des CONFERENCES ILLUSTREES à l’école, d’après René LEBLANC

Catalogue de collections de vues prtŽes gratuitement aux Žcoles

Les moyens d’action de cette association sont d’une part la publication d’un bulletin, de mémoires divers et, au besoin, d’une feuille périodique et, d’autre part, les prêts gratuits de collections de vues sur verre appartenant à la Société pour des conférences scolaires et publiques. Dans certains cas, elle peut mettre à disposition des appareils et accessoires et participe à des expositions, prix et récompenses, etc. « L’achat des appareils, la confection des vues et les frais de conférences ont occasionné une dépense de 90 000 frs » au dire de monsieur JARDIN en 1894.

Catalogue de collections de vues prtŽes gratuitement aux Žcoles

Cette Société d’enseignement reçoit une médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris en 1889, dans le cadre de l’Instruction Elémentaire. Elle est reconnue d’utilité publique par décret du 14 décembre 1892, et publie un catalogue de ses collections de vues en 1894. « Notre société d’Enseignement existant depuis 1880, on trouvera peut-être étonnant que nous ayons attendu jusqu’à ce jour pour dresser ce catalogue des vues qu’elle met gratuitement à la disposition des écoles et des sociétés d’instruction. C’est a dessein que nous avons retardé ce travail, ne voulant pas l’entreprendre sans avoir acquis, par un long usage des photographies sur verre, une connaissance suffisante qui nous permit de lui donner un caractère essentiellement pratique ». Il fallut aussi que les fabricants d’appareils tels que MOLTENI et LAVERNE créent des appareils satisfaisant pour l’enseignement et rassemblent des collections de vues suffisamment complètes et variées.

Catalogue de collections de vues prtŽes gratuitement aux Žcoles

Voir : Lanternes de projection scolaires à deux usages LAVERNE

La collection de vues est composée d’un stock approchant les 10 000 photographies sur verre lors de l’édition du catalogue. « La moyenne des prêts qui était de 218 en 1883, de 595 en 1891 et de 900 en 1893 a été, du 1er octobre 1894 au 1er avril 1895 de 2 134, soit une moyenne de 356 prêts par mois pour des séries moyennes de 25 vues et une durée moyenne de quinze jours par prêt. Celles-ci ont servi, dans les conférences publiques à instruire et à moraliser les populations et, dans les écoles, à réviser de nombreuses leçons sur l’histoire et la géographie, ainsi qu’à procurer aux élèves des connaissances élémentaires sur les sciences et principalement l’histoire naturelle, la physique et la chimie ». Il est même précisé que « l’attrait des conférences est augmenté par l’emploi de vues colorisées et de tableaux mécanisés pour le démonstration de phénomènes naturels tels que arc-en-ciel, marche des comètes, éruption d’un volcan, etc. ».

Le Havre 06  Le Havre 07  Boite d’expédition de vues (ancienne boîte de la Cie Française des Chocolats et des Thés à Paris), adressée à monsieur Perri… instituteur à Rotisses en gare à st Laurent – 25 février 1897

Les prêts gratuits des collections de vues se sont étendus bien au delà de la ville du Havre et du département de Seine-Maritime. En 1888, la Société fournit 22 départements, 33 en 1891, 62 en 1892 et 80 en 1894 « allant jusqu’en Belgique, en Suisse, en Algérie et même en Amérique… A la Nouvelle-Orléans, un ami des écoles, monsieur MILTON-C. RANDALL, a sollicité auprès de la Société Havraise de l’Enseignement par l’aspect l’envoi de trois appareils. » Cette croissance est devenue tellement importante que cette Société, ainsi que la Ligue française de l’Enseignement et la Société Nationale des Conférences Populaires ont été débordées par les demandes de prêt.

Voir : La Ligue de l’Enseignement et l’Education Populaire - Aux origines des syndicats et de l’Enseignement Populaire

 Le Havre argent R°  Le Havre argent V°  Le Havre bronze R°  Le Havre bronze V°Médailles d’argent et de bronze données en récompense des services rendus à l’Enseignement par l’Aspect.

« Avec des appareils et des vues d’une exécution irréprochable, à bon marché et faciles à se procurer, les Sociétés se multiplieront et diminueront la tâche de leurs ainées ; les écoles les plus humbles, grâce aux nombreux bienfaiteurs de l’instruction populaire, suivront elles-mêmes le mouvement et l’enseignement par les projections lumineuses, nous l’espérons, sera assuré pour toujours » déclaration signée par G. SERRURIER, vice-président fondateur de la Société d’Enseignement par les Projections Lumineuses.

Voir : La Société Nationale des Conférences Populaires

SOURCES :
– Catalogue de la Société d’Enseignement par les projections lumineuses, c/° Gallica
“Les républicains du Havre au XIXe siècle”, par Pierre Ardaillou – Publication des Universités de Rouen et du Havre 1999.

 

 

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