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Polariscope de projection PELLIN

Posté par Patrice Guerin le 24 août 2012

Polariscope de projection PELLIN dans Projections scientifiques Duboscq-44-99x150 Extrait du catalogue Duboscq 1885

Le polariscope de projection PELLIN, fabriqué dans les années 1880-1900, permet de projeter tous les phénomènes de double réfraction et de polarisation rectiligne, circulaire, elliptique, chromatique et rotatoire à l’aide d’une lanterne DUBOSCQ ou d’un héliostat. Cet appareil a été présenté par monsieur BERTIN à la société de Physique, le 8 mai 1874 et décrit dans le journal de Physique (tome IV – 1875).

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Duboscq-41-225x300 dans Projections scientifiques  Duboscq-42-150x104 Collection P.T. (GB)

Il se compose d’un support pivotant de hauteur variable, portant une garniture fixe, 3 patins mobiles, 1 condensateur, 2 lentilles, 2 prismes de Sénarmont servant de polarisateur, 1 nicol analyseur et 1 lentille biconcave formant un faisceau parallèle avec les rayons lumineux venant de la lanterne de projection.

Duboscq-43-150x144

« Accessoires fournis avec l’appareil : 1 polarisateur Delezenne, 1 glace noire, 1 diaphragme à fente, 1 pile de glaces, 2 plaques de tourmaline, 1 plaque de quartz parallèle à l’axe, 1 plaque de quartz perpendiculaire à l’axe, 2 lames de mica de ¼ d’onde, 1 prisme à vision directe, 1 compensateur de Soleil avec plaque de quartz, 1 plaque de quartz à deux rotations, 1 lame de gypse, 1 aragonite, 1 tourmaline, 1 spath calcique, 1 figure de gypse ».

Source : catalogue Max Kohl, Chemnitz Saxe – Vers 1905

Pour d’autres informations cliquer ici

Pour d’autres accessoires DUBOSCQ, voir : Loupes, miroirs et prismes SOLEIL DUBOSCQ

 

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Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ

Posté par Patrice Guerin le 29 juillet 2012

Régulateur à arc électrique FOUCAULT DUBOSCQ  dans Projections scientifiques Regulateur-01-300x192

Dès les années 1840, on est capable de provoquer une étincelle électrique permanente entre deux éléments conducteurs légèrement séparés l’un de l’autre. Il s’agit d’une sorte d’excitateur de LANNES, dont les boules sont remplacées par des baguettes de charbon que l’on règle à la main au fur et à mesure de leur usure. A l’époque le courant électrique est fourni par une série de piles Bunsen, allant parfois jusqu’à 40 ou 50 éléments.

Voir : Les premières piles électriques

Duboscq 24Arc électrique primitif avec réflecteur parabolique argenté, sans molette de réglage

Pour en faciliter l’usage et éviter de régler à la main l’écartement des charbons, on a très vite imaginé des mécanismes permettant de maintenir une distance constante entre les deux charbons, au fur et à mesure de leur usure. Il s’agit du régulateur électrique dont le premier modèle a été imaginé par Thomas WRIGHT en 1845. « Ce n’est qu’en 1848, quand MM. STAITE et PETRIE en Angleterre et M. FOUCAULT en France, imaginèrent leurs régulateurs qu‘on y prêta quelque attention ; encore fallut-il que ces appareils soient susceptibles de quelque application comme l’on montré M. ARCHEREAU d’un côté et M. J. DUBOSCQ de l’autre, en les appliquant à  de nombreuses expériences de projection  ». Or pour la projection il fallait que le point lumineux provoqué par l’arc électrique soit parfaitement fixe et ne se déplace pas au fur et à mesure de l’usure des charbons qui n’était pas identique pour les deux.

Voir : La maison d’instruments d’Optique et de Précision SOLEIL – DUBOSCQ – PELLIN

Le régulateur inventé par monsieur FOUCAULT (voir PORTRAITS) en 1849 puis construit par Jules DUBOSCQ (voir PORTRAITS), est présenté à l’Académie des Sciences et à la Société d’Encouragement dans sa séance du 4 décembre 1850. Quelques mois auparavant, le 16 avril 1849, l’appareil est utilisé sur la scène de l’Opéra, pour imiter le soleil dans l’opéra “Le Prophète” de Giacomo MEYERBEER.

Voir : L’éclairage à arc électrique pour les décors de théâtres et d’opérasLes EFFETS SPECIAUX au théâtre durant le XIXe siècle

Regulateur-03-300x168 dans Sources lumineuses  Brevet du régulateur photo-électrique 1er modèle

« La lampe électrique de M. Jules DUBOSCQ, telle qu’elle est en usage depuis plusieurs années, peut être citée avantageusement comme ayant déjà donné des résultats très satisfaisants en raison de sa disposition, de sa forme et de la facilité de sa manœuvre… M. DUBOSCQ avait atteint ce but par la construction d’un premier appareil dans lequel les charbons étaient fixés à deux tiges métalliques verticales placées au-dessus l’une de l’autre, et qui, à l’aide d’un ressort, tendaient à rapprocher leurs extrémités sous l’effet d’un électro-aimant rectiligne placé dans le pied de l’appareil. Ce mécanisme avait pour fonction de fixer la position de l’arc en maintenant les deux charbons à une distance constante et en les rapprochant quand, par l’effet de la combustion, leur distance tendait à devenir plus grande ; mais il était impuissant pour écarter ces conducteurs quand ils arrivaient au contact, ce qui provoquait l’extinction de l’arc ». Extrait du rapport présenté en 1855 par monsieur Edmond BECQUEREL, au nom du comité des Arts Economiques, sur l’appareil Photo-Electrique de monsieur Jules DUBOSCQ, opticien.

Regulateur-04-56x150  Regulateur-08-80x150Régulateur 2e modèle    Duboscq-19-40x150 Collection G.V.

Dans le premier modèle, les charbons étaient actionnés par des chaines, or celles-ci se cassaient quelquefois ou s’enroulaient sur les poulies dans le mauvais sens si l’opérateur n’était pas familiarisé avec l’appareil, si bien que monsieur DUBOSCQ les a remplacé par des porte-charbons à crémaillère. « Pendant dix ans, de 1850 à 1860, c’est avec le régulateur de M. DUBOSCQ que l’on a fait toutes les expériences sur la lumière électrique » Source Les Merveilles de la Science par Louis Figuier.

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQ

Regulateur-05-56x150   Regulateur-06-101x150Régulateur 3e modèle  Regulateur-07-58x150

En 1857, messieurs FOUCAULT et DUBOSCQ modifient le mécanisme du régulateur initial en adoptant une combinaison mécanique particulière, inspirée d’un mécanisme imaginé par HUYGHENS, dans lequel deux petites roues satellites (en bas du schéma) sont fixées sur une plus grande roue mobile. Dans ce modèle, il est possible d’adapter le pôle positif soit en haut pour les effets d’éclairage, soit en bas pour les expériences d’optique. Ce système permet en outre d’élever ou d’abaisser le point lumineux pendant le fonctionnement en faisant tourner à la main une des roues dentées du barillet principal. « Ce nouveau régulateur » précise monsieur DUBOSCQ « remplit donc les conditions exigées pour l’application de la lumière électrique aux expériences scientifiques et à l’éclairage des phares, des vaisseaux, des ateliers, des théâtres, etc ».

Voir : Le régulateur à arc électrique DUBOSCQ - Les débuts de l’Arc Voltaïque

 

Regulateur-09-150x121  Collection G.V.

Le 9 décembre 1870, monsieur DUBOSCQ, ingénieur opticien, présente à la Société d’encouragement pour l’Industrie Nationale « un régulateur de lumière électrique enfermé dans une boîte métallique qui ne laisse passer les rayons lumineux que d’un seul côté. Cette lanterne posée sur des pieds est destinée aux avant-postes, elle est facilement portative et fonctionne au moyen de la pile CHUTAUX, chimiste au 5 cité Bergère Paris . » Monsieur DUBOSCQ termine sa présentation en disant que « les expériences faites par le Génie militaire ont donné les meilleurs résultats ». Il faut cependant noter qu’il fallait « douze à quinze hommes pour transporter l’appareil de projection et la pile entière composée d’une vingtaine d’éléments ».

Voir : Le siège de Paris en 1870

 

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Microscope de projection FLATTERS et GARNETT

Posté par Patrice Guerin le 17 mars 2012

Flatters & Garnett est une entreprise anglaise qui fabriqua des préparations à projeter et du matériel  microscopique pour un usage éducatif durant la première moitié du XXe siècle.

Voir : Introduction aux projections scientifiques

Microscope de projection FLATTERS et GARNETT dans Projections et Enseignement Flatters-01-150x124  16-18 Church Road

En 1895, Abraham FLATTERS (voir PORTRAITS) crée une petite entreprise à son domicile situé au 16 Church Road à Longsight près de Manchester, dans laquelle il fabrique des préparations pour microscopes et pour lanternes de projection. Au début des années 1900, FLATTERS devient membre de la “Royal Microscopical Society” où il rencontre Charles GARNETT (voir PORTRAITS) qui fait parie de cette association depuis 1887.

Flatters-05-123x150 dans Projections scientifiques Vues pour microscope fabriquées par Flatters & Garnett Ltd à Church Rd Longsight

En 1901, FLATTERS ayant des problèmes financiers, les GARNETT père et fils s’associent à lui pour fonder une entreprise dénommée Flatters & Garnett Ltd. Le fils, John B. GARNETT, qui est pharmacien, ouvre une pharmacie (chemists shop ou Drug store), au 46 Deansgate, tandis que FLATTERS continue à commercialiser des vues pour microscopes et lanternes fabriquées à son ancien domicile de Church Road. Pendant un certain temps, tout fonctionne bien, mais les coûts de la pharmacie ne sont pas justifiés et les activités effectuées aux deux anciennes adresses sont regroupées au 32 Dover Street, à proximité de l’Université et juste en face de la Manchester High School pour filles.

Flatters-06-150x94Vues pour microscope fabriquées par Flatters & Garnett Ltd à Deansgate

En 1906, Flatters & Garnett Ltd emploie une douzaine de personnes. L’entreprise vend un grand nombre de vues pour lanternes concernant tous les aspects des sciences naturelles. Les enseignants du monde entier s’adressent de plus en plus à elle afin d’obtenir ces vues pour microscope et divers accessoires pour la collecte et la préparation d’échantillons.

Quelques temps après, un important désaccord se développe entre FLATTERS et les autres dirigeants de l’entreprise. En 1909 les GARNETTS acceptent de racheter les parts de FLATTERS qui crée, avec d’autres membres de son équipe, Flatters, Milbourne & Mckechnie, une entreprise concurrente sur Church Road. Elle fabrique et commercialise des lanternes ainsi que des diapositives de micro-préparations et des accessoires jusqu’à son échec en 1913, car « FLATTERS n’était malheureusement pas un bon “business man” ! » Il continuera cependant à fabriquer des diapositives jusqu’à son décès à l’âge de 81 ans.

Flatters-02-150x115  309 Oxford Road

Après avoir eu certaines difficultés à surmonter le départ de FLATTERS, Flatters et Garnett Ltd déménage de nouveau en 1913 pour des locaux plus vastes au 309 Oxford Road à Manchester, face à l’Université. C’est là que l’entreprise commence à fabriquer des instruments pour la microscopie, mais le première Guerre Mondiale va de nouveau retarder son développement. Durant les années 1920, Flatters & Garnett Ltd accroit son activité de façon constante. La société possède une certaine réputation « pour la fabrication d’appareils bien conçus et fiables ». Elle vend ses produits partout dans le monde.

Flatters-07-148x150  Flatters-08-150x104  Flatters-09-150x85  Collection Leitzmuseum.org

En 1927, l’entreprise agrandit ses locaux sur Oxford Road et Dover place qui se trouve à l’arrière du magasin d’Oxford road. Suite à cet agrandissement, il devient alors possible d’augmenter la gamme des produits fabriqués dans ses propres ateliers, dont le premier modèle du projecteur de micro-précision. La fabrication de cet appareil est très soignée et de grande qualité, il est totalement en cuivre sauf la base du pied qui est en fonte. Il sera produit durant plus de 20 ans avec peu de changements par rapport au modèle initial. Ce “Micro-projector” fut reconnu par de nombreux experts comme un instrument de premier plan dans sa catégorie. De très nombreux appareils ont été utilisés dans les écoles, les universités, les hôpitaux, etc. du monde entier.

Le 20 décembre 1937, un sérieux incendie survient dans les locaux de Wynnstay House, acquis en 1932. « Il a détruit complètement les laboratoires chimiques et microscopiques, mais un nombre considérable de diapositives a put être sauvé. Le département de photographie et de vues pour projection n’a été que légèrement touché et l’atelier de fabrication des microscopes et des micro-projecteurs a échappé au sinistre. Les stocks de la plupart des spécialités chimiques de l’entreprise ont été transportés au siège social, 309 Oxford Road, Manchester, qui est à deux miles des laboratoires ». La reconstruction des bâtiments n’a été achevée qu’un an à peine avant le déclanchement de la seconde Guerre Mondiale.

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En 1948, l’entreprise participe pour la première fois au Salon des Industries britanniques. «  Bien que le stand soit loin d’être idéale, il a suscité un vif intérêt et a figuré sur la liste de la visite de la famille royale ». Deux ans plus tard Flatters & Garnett participe de nouveau au salon et projette sur son stand des vues microscopiques sur un écran de un mètre carré environ.

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Pour son  cinquantième anniversaire, en 1951, Flatters & Garnett emploie 66 personnes et vend un quart de sa production à l’exportation, notamment vers les pays émergents où les musées et les écoles montent des collections de vues microscopiques. Dans les années 60, l’entreprise rencontre de graves problèmes financiers et Wilfred GARNETT, devenu Directeur Général, tombe gravement malade. La société fait faillite en 1967 et Wilfred GARNETT  décède en 1988.

Pour tout connaître des microscopes de projection : Microscopes solaires de projection

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La lanterne magique dans les cabinets de physique

Posté par Patrice Guerin le 8 mars 2012

La lanterne magique dans les cabinets de physique dans Gravures et Chromos Cabinet-13c-300x199  Cabinet-14c-150x150 dans Lanternes magiques Cette gravure de 1698 qui représente “L’Académie des Sciences et des Beaux Arts” est l’œuvre la plus célèbre de Sébastien LE CLERC (voir PORTRAITS). Non content d’y installer une foule de personnages, de machines et d’instruments divers dont une lanterne magique, LE CLERC y inscrit des éléments retraçant sa propre carrière.

Le scientifique italien Giambattista DELLA PORTA (voir PORTRAITS) et l’un des tout premiers à s’intéresser aux phénomènes optiques, à la “camera obscura”, aux miroirs plans, convexes et concaves et même aux phénomènes magiques et merveilleux. Il installe dans sa maison de Murano, près de Venise, un cabinet rempli de curiosités qu’il fait visiter à tous les savants venant le rencontrer.

Au XVIIe siècle, l’Europe offre aux savants des conditions propices à l’étude des sciences et des mathématiques. La recherche passe de l’ère des spéculations à celle des inventions démontrées, comme en témoigne le “Discours de la méthode” de René DESCARTES. Des Académies des Sciences se créent dans différentes capitales européennes : l’académie dei Lincei à Rome en 1603, La Royal Society à Londres vers 1645, l’académie del Cimento à Florence en 1657 et l’académie royale des sciences de Paris en 1666.

En Allemagne, le jésuite Athanasius KIRCHER (voir PORTRAITS) publie en 1646 “Ars magna lucis et umbrœ, un traité d’optique et de gnomonique dans lequel il parle de la lanterne magique.

Voir : Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

Le français devient la langue diplomatique et s’avère un vecteur important de communication et d’échange. Les mathématiciens communiquent abondamment par lettres, confrontant leurs idées et annonçant leurs publications.

Cabinet-02-150x90 dans Projections scientifiques  Cabinet-03-150x99   Cabinet-04-150x103  Cabinet de Géométrie de Mr LE CLERC dans laquelle il s’est mis en scène à l’intérieur d’un cabinet idéal empli d’objets dont il faisait collection, en train de faire une démonstration de physique à des savants venus le visiter. La première vue est le dessin original de M. LE CLERC vers 1710-1712, conservé au British Museum. Les suivantes représentent une vue d’optique du XVIIIe siècle.

Les avancées de GALILEE (1564-1642), de DESCARTES (1596-1650) et de NEWTON (1643-1727) – pour ne citer qu’eux – font leur chemin et vont provoquer un réel bouleversement de la pensée scientifique au XVIIIe siècle. Dans les principales villes d’Europe, des personnes “de qualité” collectionnent les curiosités naturelles, acquièrent des instruments de mesure et d’observation, tentent des expériences.

Cabinet-05-124x150  Lanterne magique Louis XV – Collection F.B.

En 1742, Paris compte dix-sept cabinets d’histoire naturelle, vingt et un en 1757 et soixante et un en 1780. Le développement est le même en province. Certains de ces cabinets de curiosités possèdent de véritables laboratoires dans lesquelles des physiciens-démonstrateurs exhibent toutes les applications nouvelles de la science, notamment celles qui permettent les effets les plus magiques : le magnétisme, l’électricité, l’optique, les propriétés de l’air et les encres invisibles.

Cabinet-12-97x150  Cabinet-06-100x150  Cabinet de physique de l’abbé NOLLET

L’un des premiers et des plus célèbres cabinets de physique de cette époque est celui de l’abbé NOLLET (voir PORTRAITS). N’ayant pas de fortune personnelle pour acheter du matériel, il se constitue progressivement un cabinet de physique en construisant lui-même, avec l’aide de quelques ouvriers, le matériel dont il a besoin : « Il y a là une foule d’instruments de physique, les uns absolument nouveaux comme ses machines électriques, les autres ingénieusement appropriés à de nouvelles expériences… rehaussés de motifs floraux et de filets peints à l’or sur fond noir ». Ce cabinet sera saisi à la Révolution et transporté en 1799 au Conservatoire National des Arts et Métiers, où il est encore.

Cabinet-07-128x150  Démonstration d’électricité

Ouverts en 1738, ses cours de physique remportent un succès prodigieux. « On ne voit à sa porte que des carrosses de duchesses, de pairs, et de jolies femmes. Voilà donc la bonne philosophie qui va faire fortune à Paris. Dieu veuille que cela dure! » écrivait madame du CHATELET. L’abbé NOLLET a le talent d’intéresser des personnes de condition aux découvertes les plus récentes en électricité, en mécanique des fluides, en chronométrie.

Cabinet-08-89x150   Cabinet-09-300x194

Il publie de nombreux livres dont la série des “Leçons de Physique Expérimentale” en six volumes parmi lesquels le cinquième est consacré à la Lumière et à l’Optique. Il y explique que « La lanterne magique est un de ces instruments qu’une trop grande célébrité a presque rendu ridicule aux yeux de bien des gens. On la promène dans les crues, on divertit les enfants et le peuple, … ses effets sont curieux et surprenants, les trois quarts de ceux qui  les voient ne sont pas en état d’en comprendre les causes ».

Cabinet-10-115x150  Les effets comparés du microscope solaire et de la lanterne magique en 1775.

Voir : Leçons de Physique Expérimentale de l’abbé NOLLET

Le XVIIIe siècle voit aussi la publication de la fameuse Encyclopédie de DIDEROT et D’ALEMBERT s’échelonne sur plus de vingt ans (1751-1772).

Cabinet-11-118x150Source : Cabinet de physique SIGAUD DE LA FOND à Bourges

Pour plus d’informations cliqer ici

En 1779, Joseph-Aignan SIGAUD DE LA FOND (1730-1810) installe un cabinet de physique à Bourges. Après avoir suivi les cours de l’abbé NOLLET, il devient démonstrateur de physique expérimentale, d’anatomie et de physiologie au collège Louis-le-Grand à Paris, avant de revenir à Bourges, sa ville natale. Il est souvent considéré comme son successeur. L’un de ses ouvrages les plus célèbres, “Description et usage d’un cabinet de sciences”, préfigure l’équipement nécessaire au sein de toute institution vouée à enseigner les sciences au plus grand nombre, comme on en trouvera au XIXe et XXe siècles.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

Cabinet-15-150x96 Cabinet-16-150x150  Cabinet-17-150x96  Cabinet-18-150x150  Cabinet-19-150x94  Cabinet-20-150x150  Cabinet-21-150x150  cabinet-22-150x100 cabinet-23-150x150

Dans trois des cabinets de physique présentés ci-dessus, on trouve à chaque fois une lanterne de projection Duboscq.
Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

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Lanterne universelle ICA Dresden

Posté par Patrice Guerin le 9 octobre 2011

Issue de la fusion de plusieurs sociétés allemandes de photographie, l’entreprise ICA fabrique une gamme complète d’appareils et accessoires consacrés à la projection fixe ou animé.

Voir : Projektions Apparat – ICA Dresden

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En 1912, le journal ”Le Photographe” présente la Lanterne Universelle fabriquée par ICA.

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Celle-ci est composée de plusieurs parties : un corps de lanterne en épaisse tôle noir surmonté d’une cheminée au dessin particulier, fermée à l’arrière par un rideau de toile noir et complétée à l’avant par un gros condensateur de 14 cm. La source de lumière peut être électrique (arc ou ampoule) ou à gaz (chalumeau oxhydrique ou manchon de type Auer).

Cette lanterne est montée sur un socle en bois supportant le passe-vues. Il coulisse à l’avant pour ajuster différents équipements optiques. La présentation standard est composée d’un soufflet en cuir et d’un objectif à crémaillère.

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Il existe un système permettant de projeter à plat soit des documents opaques, soit des objets transparents, ainsi que des vues positives transparentes.

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Le système ICA possède de nombreux accessoires permettant d’effectuer des projections scientifiques avec ou sans microscope.

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L’appareil est fournit avec un équipement complet permettant de mettre en place un véritable stand de projection.

Voir : Les tables de projection

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L’ONDOSCOPE et la projection stroboscopique

Posté par Patrice Guerin le 15 septembre 2011

« Chacun d’entre-nous a pu constater au cinéma ce phénomène bien curieux qui consiste à voir les roues d’une voiture tourner en sens inverse du mouvement normal ! » Il s’agit là d’un phénomène stroboscopique, utilisé dans l’industrie pour l’examen de pièces en mouvements. Il suffit d’éclairer de façon intense un objet en mouvement pendant un cent millième de seconde pour donner à notre rétine une image nette de cet objet, persistant elle-même dans notre œil durant un dixième de seconde.

En avril 1930, la présentation de cet appareil à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale fut très appréciée : « Les phénomènes généraux relatifs à la propagation des ondes prennent une place de plus en plus importante dans divers programmes d’enseignement. Tous les professeurs et élèves qui ont vu ces expériences ont été très vivement intéressés. »

ondoscope1.jpg Lanterne de projection Pathé grand modèle avec arc électrique

Voir : Charles PATHE et les lanternes de projection

L’Ondoscope, mis au point par E.  CHARRON professeur à l’université catholique de Lille, est destiné à projeter sur un écran le phénomène ondulatoire produit par un diapason à la surface d’une cuve pleine de mercure. Il est construit par les établissements Henry-Lepaute situées au 17 à 23 de la rue Desnouettes, Paris XVe.

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Le faisceau lumineux provenant d’une lanterne de projection passe à travers un condensateur puis une fente percée dans un disque tournant pour obtenir l’effet stroboscopique. Celui-ci poursuit son chemin à travers un prisme à réflexion totale et tombe sur la cuve à mercure (22×28 cm) dont le fond est constitué par une glace argentée qui le réfléchit. Un (ou plusieurs) diapason armé de pointes, fonctionnant sous 2 V, provoque des ondes à la surface du mercure. Les phénomènes d’interférence, de diffraction, de réfraction (mercure et eau), apparaissent sur l’écran.

ondoscope3.jpg A gauche ondes circulaires simples, à droites ondes stationnaires produites par l’interférence de deux trains d’ondes circulaires synchrones.

On peut ainsi observer, au ralenti, le mouvement et les déformations des ondes en marche. En réglant convenablement la vitesse du moteur stroboscopique, on voit les ondes s’épanouir lentement ou bien rester immobiles, ou enfin se rétrécir et s’engloutir dans leur centre.

Sources :
La Science et la Vie n°133 – Juillet 1928
CNAM – Conservatoire NUMérique

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Lanterne de projection MOLTENI télécommandée

Posté par Patrice Guerin le 13 septembre 2011

molteniscient17.jpg Cette lanterne de projection “automatique” date de 1908/09 et complète la série de lanternes scientifiques MOLTENI présentée dans un précédent article.

Voir : Lanternes de projection scientifique MOLTENI

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Elle permet d’effectuer des projections lumineuses lorsqu’il n’y a pas de préparateur ou de garçon de laboratoire « indispensable pour assurer le service des projections pendant la leçon ». Le dispositif de passage de vues à distance, inventé par M. MOULIN, chef de travaux pratiques à l’école de Physique et de Chimie, permet de commander le passage des vues à l’aide d’un commutateur placé sur la table du professeur, relié par un fil électrique à un moteur à vitesse démultipliée situé sur le côté de l’appareil. « Il suffit pour provoquer le changement des clichés d’appuyer sur l’un ou l’autre des commutateurs si l’on veut passer d’un sujet au suivant ou même si l’on veut projeter à nouveau une vue qui a déjà été présentée ». Deux caissettes reçoivent les vues qui se classent en zigzag sans que les maillons de la chaine ne risquent de se coincer entre eux.

molteni08.jpg Elément de la chaîne, vu de face et de profil

Les clichés sont disposés les uns à la suite des autres dans une sorte de chaine entrainée par un tambour formé de deux disques reliés entre-eux à l’aide de six tiges rigides. Un petit moteur électrique, commandé par le professeur, fait tourner ce tambour. Chaque cliché est maintenu dans la chaine au moyen de ressorts verticaux reliant deux barrettes, l’une fixe et l’autre mobile. En inversant le courant dans l’induit, le conférencier peut à tout moment ramener sur l’écran une diapositive déjà projetée. Sur la table du professeur se trouve aussi un interrupteur commandant l’éclairage de l’amphithéâtre ainsi qu’un second permettant d’allumer l’arc électrique de la lanterne.

Source : CNAM – Conservatoire NUMérique http://cnum.cnam.fr

Différents projecteurs “automatiques” ont été fabriqués par d’autres constructeurs.

Voir : “OLYMPIA” la lanterne de projection automatique MAZO

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Lanternes de projection scientifique MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 6 mars 2011

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Il s’agit de la lanterne de projection la plus caractéristique fabriquée par MOLTENI (voir PORTRAITS) durant une trentaine d’année.

Voir : La maison MOLTENI et Cie

Elle peut être équipée de différents systèmes d’éclairage et d’accessoires de projection, mais le modèle de base est toujours resté le même. «  De nombreux perfectionnements ont été apportés depuis le début de leur fabrication, toutefois celles qui ont été vendues il y a plus de trente en (vers les années 1880) fonctionnent encore aujourd’hui à l’entière satisfaction de ceux qui les emploient ».

Toutes ces informations sont extraites du catalogue “Projection Molteni : RADIGUET & MASSIOT N°89” datant des années 1910.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENI

molteniscient06.jpgLa lanterne de projection

Cette lanterne est de construction particulièrement soignée pour satisfaire aux besoins particuliers des lycées, des salles de conférences, des facultés, universités, etc.

Ses principales caractéristiques sont :
- construction en tôle d’acier de 1mm d’épaisseur, avec des faces parfaitement planées et au rivures très soignées ;
- système optique et platines de support en cuivre massif avec des lentilles montées dans des barillets et contre-barillets à vis facilitant les remplacements et nettoyage ;
- optique de premier choix dont le foyer des condensateurs est exactement accordé à celui de l’objectif utilisé ;
- socle solide en acajou verni indéformable, permettant une assise stable.

Cette lanterne convient très bien la projection cinématographique. Elle peut être placée sur une table de projection parfaitement adaptée à un usage professionnel.

Voir : Les tables de projection

molteniscient04.jpg molteniscient05.jpg • Le système d’éclairage à arc électrique avec régulateur automatique

Le régulateur automatique permet de maintenir en permanence les charbons à la distance idéale pour obtenir un arc électrique, et cela quelque soit l’usure des charbons. De plus le point lumineux est rigoureusement fixe par rapport à l’axe de projection.

Ce système d’éclairage à arc électrique très puissant (de 10 à 50 ampères) fournit une lumière suffisamment intense pour obtenir une image de 3m50 de côté, sans qu’il soit utile de faire l’obscurité dans la salle.

Ces régulateurs sont construits spécialement pour fonctionner sur un courant déterminé, soit alternatif, soit continu. Leur intensité est variable dans des proportions moindres que les arcs à main qui peuvent aller jusqu’à 125 ampères.

molteniscient07.jpg Sur ce schéma, le bouton A permet le réglage en hauteur, le bouton B celui d’avant en arrière et le bouton C permet le centrage de gauche à droite.

molteniscient08.jpgAppareil de projection “Universel” grand modèle

Cet appareil de projection est constitué d’une partie fondamentale et d’accessoires annexes qui peuvent être acquis progressivement en fonction des besoins ou du niveau d’enseignement.

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La partie fondamentale comporte une lanterne en tôle forte montée entre deux glissières réglables placées sur un socle en acajou. Le système optique est adapté pour recevoir des condensateurs de 110mm ou 150mm. Il comporte en son centre une cuve à eau, placée après le condensateur, destinée à absorber la chaleur des rayons lumineux concentrés par les lentilles.

molteniscient09.jpg Système 1 adapté à la projection des diapositives ou à la projection microscopique

molteniscient10.jpg Système 2 adapté à la projection des corps transparents placés horizontalement

molteniscient11.jpg Système 3 adapté à la projection des corps opaques

A l ‘époque on parlait de projections mégascopiques, apédiascopiques ou épiscopiques. Cela consistait à éclairer très fortement un objet opaque (livre, dessin, gravure, herbier, pièce d’anatomie, etc.) et à recueillir son image au moyen d’un objectif à grande ouverture.

molteniscient13.jpgAppareil universel à transformations instantanées : modèle des Facultés de Médecines

Devant la lanterne de projection se trouve une boîte en acajou comportant un dispositif à miroir commandé par une manette destiné à obtenir diverses sortes de projections.

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1ère possibilité : le miroir est relevé vers l’arrière, permettant aux rayons lumineux de traverser la caisse en bois directement jusqu’à un condensateur qui focalise la lumière vers un microscope de projection. Cet équipement peut être remplacé par différents accessoires tels que lentilles, prismes, etc., destinés aux expériences d’optique.

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2ème possibilité : le miroir est incliné à 45°, ce qui dévie les rayons lumineux vers un objectif placé verticalement au dessus duquel se trouve un second miroir à 45°. Ce système permet de projeter des préparations transparentes placées horizontalement, sous l’objectif.

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3ème possibilité : le miroir est incliné à 13° par rapport à la verticale, ce qui permet d’envoyer les rayons lumineux vers le plateau inférieur réglable de la caisse en bois avant d’être renvoyés vers un autre objectif de focale différente au dessus duquel se trouve un second miroir à 45°. Ce système permet de projeter des documents opaques, tout comme le fait un Episcope.

Cet appareil a été spécialement étudié en collaboration avec le docteur KALT, pour son cours d’ophtalmologie à l’hospice des Quinze-Vingt. Il a été fabriqué en plusieurs exemplaires pour l’amphithéâtre de pharmacologie de la faculté de Médecine de Paris, pour l’hôpital des Enfants Malades, pour l’hôpital de la Maternité, etc.

En complément, voir : Lanternes de projection MOLTENI télécommandée

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Introduction aux projections scientifiques

Posté par Patrice Guerin le 25 février 2011

Les projections scientifiques permettent de pratiquer “en direct” des expériences physiques, chimiques ou naturelles pour faciliter l’enseignement de certaines matières. Pour cela on utilisait des accessoires placés devant la lanterne tels que des microscopes adaptés à la projection, divers types de cuves ou récipients, mais aussi des systèmes permettant de projeter des documents opaques ou même de petits objets.

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4e vue à droite, appareil de monsieur l’abbé LEVAUD DE LESTRADE destiné à démontrer la recomposition de la lumière.

A partir du milieu du XIXe siècle, certaines lanternes de projection purent être utilisées pour effectuer des projections scientifiques, à condition toutefois, de posséder une source lumineuse suffisamment puissante : tout d’abord le soleil, puis la lumière oxhydrique et enfin l’arc électrique.

scientifique01.jpg scientifique02.jpg Lanternes de projection DUBOSCQ

Voir : Les opticiens SOLEIL, DUBOSCQ et PELLIN

Le premier à s’intéresser au sujet est LIEBERKUYN, membre de l’académie royale des sciences de Berlin. En 1743 « il a recourt à la lumière du soleil pour éclairer un lanterne dans laquelle il monte, au lieu des plaques peintes, des préparations de laboratoire, qui se trouvent considérablement agrandies. On voit ainsi, paraît-il, les puces grosses comme des moutons. ».

Il faut attendre 1839, pour que SOLEIL et à l’abbé MOIGNO, effectuent les premières projections de réactions chimiques. Cependant, avant eux, Leonhard Paul EULER et l’abbé NOLLET avaient déjà fait des expériences dans ce sens.

Voir : Abbé NOLLET leçons de physique expérimentale

scientifique06.jpg scientifique07.jpg Lanterne de projection NEWTON & Co et mégascope solaire équipés de microscopes de projection

Vers 1848, CLARKE construit toute une série d’appareils destinés à faire des projections scientifiques au “Polytechnic Institution” de Londres. En France, DUBOSCQ, MOLTENI et CLEMENT & GILMER imaginent de nombreux dispositifs du même ordre pour les conférences de la Sorbonne et construisent des appareils adaptés aux projections scientifiques.

Voir : Lanterne de projection DUBOSCQLa maison MOLTENI et Cie

MOLTENI précise même « nous avons voulu combler le fait que ces projections soient peu répandues dans les écoles primaires, en étudiant tout un matériel scientifique d’une construction ingénieuse et simple, dont les multiples transformations copiées de nos modèles plus sérieux permettraient de réaliser en projection les expériences fondamentales de la physique tout en restant dans les limites si restreintes d’un budget d’école primaire ».

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Ci-dessus, appareil de projection MOLTENI – RADIGET & MASSIOT datant du début du XXe siècle, destiné aux projections scientifiques et récréatives pour l’enseignement primaire. Cette vue montre l’appareil équipé pour les expériences d’électrolyse avec une pile de GRENET, les décompositions chimiques, la projection d’animalcules, etc.

Voir : Les lanternes de projection MOLTENIMicroscope de projection FLATTERS et GARNETT

Banc 07 Banc optique MASSIOT – Années 1930

Au début du XXe siècle, on voit apparaître des bancs optiques composé d’une lanterne d’éclairage et d’un rail sur lequel on fixe différents accessoires d’optique.

Voir : Un banc d’optique ancien fabriqué par la Maison MASSIOT

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La collection de diapositives MOLTENI

Posté par Patrice Guerin le 16 février 2011

A partir de 1865, Alfred MOLTENI (voir PORTRAITS) développe, en collaboration avec l’astronome Camille FLAMMARION (voir PORTRAITS), une collection de diapositives dont les premières sont consacrées aux “Merveilles Célestes” qui illustrent les conférences que FLAMMARION donne tous les quinze jours boulevard des Capucines à Paris.

molt15730r.jpg molt15730v.jpg molt6979r.jpg molt6979v.jpg molt7223r.jpg molt7223v.jpg

Les 3 vues ci-dessus sont présentées recto-verso afin de voir leur mode d’identification. SOURCE : Colección placas linterna I.E.S. Bárbara de Braganza (Badajoz, Espagne).

Voir : Plaques photographiques pour la projectionFinition des vues sur verre - L’enseignement par les yeux - Collection de vues MOLTENI et Camille FLAMMARION

 

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Cette collection sera complétée par RADIGUET & MASSIOT pour atteindre 60 000 clichés sur verre au début du XXe siècle « le grand nombre et la variété infinie des sujets qui composent nos collections et qui s’augmentent encore chaque jour, nous ont amenés à établir un classement méthodique qui permette à chacun de trouver facilement la série qui l’intéresse plus particulièrement ».

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Des brochures d’accompagnement sont éditées progressivement avec certaines collections de vues afin « d’éviter aux conférenciers la peine de rechercher les informations propres à composer leurs commentaires ».

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Pour accroître leurs collections, les Projections MOLTENI de RADIGUET & MASSIOT ont conclu un accord avec la librairie MASSON et Cie pour reproduire en diapositives tous les clichés paraissant dans le journal “La Nature” ainsi que dans d’autres volumes de la même librairie. Des droits de reproduction de gravures ont également été négociés avec d’autres librairies telles que Delagrave, Mame, Schleicher, Furne, Lahure, Société française d’Edition d’Art, Quantin, Baillière, Paul Dupont, Flammarion, Rothschild, Naud, etc. ainsi qu’avec la Société d’Encouragement pour les Sciences.

Les Projections MOLTENI sont aussi les dépositaires exclusifs pour la France des vues YORK & SON éditées à Londres.

Voir : Enseignement par les projections lumineuses MOLTENI et MEUNIER

 

 

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