La cheminée des lanternes Molteni

Posté par Patrice Guerin le 21 avril 2026

Cheminée 1Lanterne Molteni, modèle pour les lycées (1880-1910)

Un des éléments caractéristiques d’une lanterne Molteni est sa cheminée à la forme particulière. Simplement posée sur le dessus du projecteur, elle est facilement amovible et manque souvent sur les appareils d’occasion ou de collection.

VOIR : Les lanternes de projection MOLTENI

Cheminée 2  Cheminée 3  Ateliers Molteni en 1900 et Desbordes en 2026

Le processus de fabrication n’a pas beaucoup changé aux cours des décennies. La machine à vapeur, les poulies et les courroies sont maintenant remplacées par l’électricité et les moteurs électriques.

Pour en savoir plus : CLIQUER ICI

document  Plan relevé à partir d’une cheminée Molteni originale

La cheminée étant composée de 4 parties, un plan côté est nécessaire avant de commencer la fabrication des différents éléments. Cette mise en forme nécessite un savoir faire particulier dans le travail de la tôle et plus particulièrement le repoussage.

Cheminée 5  Réserve de tôles de différentes épaisseurs

Tout d’abord il convient de choisir une tôle mince ayant une épaisseur adaptée à l’objet. Dans ce cas du 10/10e., en acier doux.

Cheminée 6  Cisaille droite permettant de découper la tôle

La tôle est découpée avec une cisaille guillotine afin d’obtenir des bandes puis des carrés au format adapté au diamètre du disque nécessaire pour l’étape de repoussage.

Cheminée 7  Découpe circulaire de la tôle à l’aide d’une machine à molette

Chaque carré est ensuite découpé afin d’obtenir un disque circulaire adapté au repoussage.

Cheminée 8  Machine à repousser à commande numérique

Le tube formant la partie centrale de la cheminée est repoussé au diamètre voulu à l’aide d’une machine à commandes numériques. La cheminée Molteni d’origine est faite avec une tôle roulée donnant lieu à un raccord vertical.

Cheminée 10  Machine à repousser manuelle

Le repoussage de chaque partie est fait manuellement par Laurent, un ouvrier très expérimenté, qui actionne deux bras de levier (appelé brancard) permettant d’exercer une forte pression sur la tôle.

Cheminée 11Gros plan du repoussage

A l’extrémité du brancard, une molette interchangeable de tailles et de formes variables permet d’obtenir des angles ou des gorges correspondant exactement au modèle désiré.

Cheminée 9  Différents éléments de la cheminée en cours de mise en forme

Toutes les parties de la cheminée sont repoussées individuellement sur des moules en fonte appelés mandrin. Les 15 trous d’aération sont pré-percés avant repoussage puis percés sur la pièce mise en forme afin d’éviter toute déformation. Les deux parties supérieures de la cheminée sont ensuite serties par repoussage.

Cheminée 12  Carton contenant les cheminées

Le travail de mise en forme est terminé. Il reste à dégraisser le métal avec de l’acétone puis déposer une première couche de peinture d’apprêt antirouille. Ensuite il faut assembler les trois parties par rivetage et enfin donner une patine adaptée à la lanterne sur laquelle elle sera positionnée.

Cheminée 13

 

 

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Projecteurs “Royal” Maison de la Bonne Presse

Posté par Patrice Guerin le 5 avril 2026

« Le plus répandu et le plus apprécié des appareils de projection Bonne Presse ! »

Royal 1

Commercialisée en 1912, cette luxueuse lanterne, nommée “Royal de Salon” ou “Extra riche de Salon”, (trouvée quasiment neuve et complète), succède au modèle “Bayard”. Elle a été commercialisée de façon limitée, à cause de son prix et du déclenchement de le seconde Guerre Mondiale en 1914. Le catalogue de 1922 ne présente plus cette version en cuivre.

 Royal 5  Catalogue B.P. 1908  Royal 6 Catalogue B.P. 1912

Ce modèle possède un corps et une cheminée en cuivre poli avec deux portes latérales équipées chacune d’un œilleton à tourniquet ainsi qu’une double porte à l’arrière permettant d’introduire différents éclairages. Elle est équipée d’un condensateur plan-convexe nouveau modèle breveté S.G.D.G., à lentilles libres de 110mm avec monture à griffes.

 Royal 4

La partie avant est émaillée noir avec garnitures verni or. Le tube porte objectif est équipée d’une molette à crémaillère, ce qui permet l’usage d’objectifs jusqu’à 180mm.

Cet ensemble (porte objectif et objectif) se déplace à l’aide d’une vis sans fin, permettant de placer au centre optique de l’appareil, soit des passe-vues pour tableaux dans les deux sens, soit des instruments de démonstrations scientifiques ou diverses cuves.

L’objectif double achromatique, combinaison Petzval, possède des lentilles de 54mm de diamètre, foyer 150mm. Une fente permet de placer différents verres teinteurs.

 Royal 3 Différents éclairages peuvent équiper cette lanterne, ici un arc électrique

En 1912, le modèle “Royal” se  décline en différentes versions, toutes en tôle russe et objectif laiton sauf pour le modèle “extra riche de salon” (prix sans éclairage).

Royal 7Modèle de vulgarisation : 70 francs

Royal 8Modèle simplifié : 62,50 francs (nouveauté 1912)

Royal 9Modèle télescopique 140 francs

Royal 12Modèle extra riche de salon : 115 francs (nouveauté 1912)

 Royal 10Modèle amateur, éclairage Nernst : 100 francs

Royal 13  Modèle semblable en tôle russe, fabriqué par W. C. Hughes vers 1900

En Grande-Bretagne, la lanterne “Pamphengos” a été conçue et produite par l’opticien William Charles Hughes qui l’a commercialisa pour la première fois en 1880.

VOIR : Les premières lanternes de projection de la BONNE PRESSE

 

 

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