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Athanasius KIRCHER et la lanterne magique

Posté par Patrice Guerin le 16 janvier 2011

Athanasius KIRCHER et la lanterne magique dans Brevets et inventeurs kircher-01-150x98

Beaucoup considèrent qu’Athanasius KIRCHER (voir PORTRAITS) est le premier à avoir décrit la lanterne magique dans un traité sur la lumière intitulé “Ars magna lucis et umbræ”.

Voir : La lanterne magique dans les cabinets de physique

kircher02 dans Lanternes magiques  Lanterne close, lampe à réflecteur, objectif convergent, peinture sur verre, tout est minutieusement indiqué dans son ouvrage.

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Ce dessin ne représente pas vraiment une lanterne magique mais plutôt un moyen d’accroître la lumière dans une lanterne. Voici ce qu’il en disait à l’époque : « Construisez une lanterne d’une forme cylindrique, telle qu’elle est représentée ici. Placez à sa base un miroir concave ayant autant que possible une forme parabolique. Au foyer de ce miroir, fixez la flamme d’une chandelle et vous obtiendrez ce qui est nécessaire, pour que cette lanterne brille avec un éclat extraordinaire… Si les côtés inférieurs du cylindre sont garnis avec de l’étain poli en forme d’ellipse, ils augmenteront la lumière. Le figure ci-dessus démontre suffisamment l’invention : AB représente le miroir concave, F la flamme, E la poignée latérale et D l’ouverture (ou fenêtre)  ».

VOIR : Représentations anciennes de lanternes magiques

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Lanterne de projection FESCOURT

Posté par Patrice Guerin le 14 janvier 2011

fescourt01.jpg fescourt02.jpg fescourt03.jpg  Modèle 1898

Cette lanterne de projection fixe est « d’une construction irréprochable, permettant même aux petites bourses l’achat d’un appareil qui, vu son bon rendement, ne ressemble en rien aux anciennes lanternes magiques. »

fescourt05.jpg  Modèle 1901

Félix FESCOURT (voir PORTRAITS) est l’oncle du cinéaste Henri FRESCOURT (1880-1966), comme en témoigne cette citation « Un de mes oncles, Félix FESCOURT, spécialiste en mécanique de précision, s’intéressait aux constructions d’appareils cinématographiques. On lui demandait souvent d’envoyer dans les soirées mondaines et surtout dans les réunions enfantines un de ses employés avec un projecteur et des films, moyennant le paiement d’un cachet comme il est d’usage pour les comédiens, chanteurs, diseurs de monologues, etc., également convoqués à ces soirées. » Il s’agit en quelque sorte, d’une réminiscence des anciens montreurs de lanterne magique. Extrait de “La Foi et les montagnes, ou le 7e art au passé” de Henri FESCOURT, Editions Paul Montel, 1959.

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Félix FESCOURT travaille à Paris vers la fin du XIXe siècle. En 1896, le catalogue consacré à l’exposition du théâtre et de la musique mentionne “Fescourt, appareil pour projections à l’acétylène, Paris 24 rue Violet”. Cette publicité de 1898 indique “Fabrique d’Appareils à Projection et de vues sur verre, au 75 rue de l’abbé Groult à Paris XVe”. Il est même précisé  que ”La maison est la seule qui fabrique l’appareil à projection et les vues sur verre en noir et en couleur sans aucun intermédiaire”.

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En 1901 la maison FESCOURT commercialise un petit projecteur cinématographique dénommé Zoescope qui se place à l’avant d’une lanterne de projection à chariot. Grâce à différentes combinaisons, cette lanterne de projection peut servir de boîte à lumière pour le Zoescope, ou de lanterne pour vues fixes, ou encore d’agrandisseur photographique. Elle peut recevoir tous les systèmes d’éclairage existant au début du XXe siècle : arc électrique, carburateur acétone, lampe à acétylène, lampe à pétrole, etc.

L’Annuaire du Commerce et de l’industrie Photographiques et Cinématographiques de 1914 référence FESCOURT en tant que fabricant de lanternes de projections et d’un projecteur automatique pour publicité qui “fait une véritable révolution dans les appareils automatiques. Muni d’un dispositif révolver, il permet le passage successif de 50 vues avec une parfaite régularité et répété pendant une durée de deux heures et demie”.

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Identification des lanternes de projection

Posté par Patrice Guerin le 14 janvier 2011

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Il est très difficile d’identifier les lanternes de projection fabriquées de la fin du XIXe siècle jusqu’au début du XXe siècle. En effet celles-ci possèdent rarement une inscription ou une plaque de fabrication, et lorsqu’il y en a une, elle peut être apposée par la maison qui vend ce matériel (3e vue ci-dessous).

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Lorsque l’on consulte les catalogues de l’époque, il est surprenant de constater la similitude de nombreuses lanternes de projection sous des appellations différentes.

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Les rares publicités, notices ou articles que l’on peut trouver dans des magazines spécialisés sont un peu plus précis, car ils vantent les mérites d’un appareil attribuée généralement à un fabricant.

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Au fur et à mesure de nos publications, nous essayerons d’identifier ces lanternes de projection et de définir les principales caractéristiques que l’on peut attribuer à tel ou tel fabricant, en France ou à l’étranger.

Toute remarque, documentation ou complément d’informations à ce sujet seront les bienvenues.

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Lanternes de projection LAPIERRE

Posté par Patrice Guerin le 13 janvier 2011

lapierretrio01.jpg  Dans les années 1880-90 la maison LAPIERRE reçoit de nombreux prix pour ses nouvelles lanternes de projection, comme en témoigne cette publicité datant de 1890 qui présente les trois principaux modèles fabriqués par l’entreprise sous la marque EVL (Edouard Virgile LAPIERRE).

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LAPIERRE est une manufacture d’optique, de tôlerie, d’ébénisterie et de mécanique fondée en 1848. A ses débuts, Auguste LAPIERRE fabrique des lanternes magiques destinées aux enfants.

Voir :Lanternes magiques jouet

En 1875 son fils aîné, Edouard, reprend la manufacture et commercialise des modèles bon marché pour faire face à la concurrence. Il met aussi au point de nouvelles lanternes de projection beaucoup plus efficaces avec un “Eclairage au pétrole par puissante lampe à mèches multiples ne fumant pas”.

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La publicité ci-dessus provenant du catalogue Jonte & Deloye de 1890 “Fabrique d’Appareils de Projections et d’Agrandissements” présente – parmi d’autres – deux modèles LAPIERRE commercialisés sous le nom de Jonte.

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Lampes à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN

Posté par Patrice Guerin le 9 janvier 2011

Lampes à alcool SOL de l’ingénieur DILLEMANN dans Lanternes projection tournesolpub02.vignette Lampe Sol A

Le 9 juillet 1902, l’ingénieur Paul Albert DILLEMANN (voir PORTRAITS) dépose un brevet (n°323.872) pour « une lampe à incandescence à l’alcool pour projections ». Elle est composée d’un brûleur Bunsen avec bac vaporisateur alimenté par gravité avec de l’alcool dénaturé provenant d’un réservoir placé en hauteur et à une distance suffisamment éloignée du brûleur pour éviter tout danger, car le réservoir reste froid en permanence.

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Cette lampe à incandescence par l’alcool offre « le plus fort pouvoir éclairant » du moment. Elle consomme 33 grammes environ par heure pour une intensité lumineuse de 100 bougies. L’appareil obtient diverses récompenses dont une médaille d’argent à Conegliano-Venise en 1902 et une médaille d’or à Reims en 1903. Il est entièrement construit en cuivre jaune, nickelé pour certaines pièces, le vaporisateur est en cuivre rouge serti et le socle est en fonte moulée avec l’empreinte du brevet Dillemann.

Tournesol-13-300x187 dans Sources lumineuses

Le fonctionnement de la lampe Sol est très simple, il suffit d’ouvrir le robinet S pour que l’alcool contenu dans le réservoir surélevé R s’écoule par le tube en caoutchouc C dans le compartiment métallique E où il est transformé en vapeur par la chaleur d’une veilleuse V. Un tube rigide F amène ensuite le gaz dans le brûleur B surmonté d’un manchon Auer M.

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En élevant le réservoir R le long de la tige rigide T, l’alcool arrive au brûleur avec « une vaporisation plus active », ce qui permet d’accroitre l’intensité lumineuse. Par contre si l’on n’attends pas, pour élever le récipient, que les vapeurs d’alcool se forment en E, un jet d’alcool pourrait jaillir du brûleur Bunsen et s’enflammer au contact de la veilleuse.

Tournesol-14-93x150  Document G.V.  Tournesol-15-116x150       Tournesol-18-68x150

Le 20 avril 1903, DILLEMANN dépose un nouveau brevet (n°331.350) pour une « Lampe à incandescence ». Celle-ci permet, avec une pression relativement faible, d’obtenir une intensité lumineuse très grande et constante pendant toute la durée de l’éclairage. Le compartiment E disparaît au profit d’un tube rigide “vaporisateur” qui passe au dessus du manchon pour faciliter l’évaporation et simplifier le fonctionnement. La veilleuse V disparaît aussi, elle est remplacée par un accessoire mobile qui se fixe sur le brûleur pour démarrer la vaporisation et la combustion.

Ce procédé peut être appliqué à des lampes utilisées pour la projection (Sol) ou pour l’éclairage domestique (Lux-Sol).

tournesol-20-150x148  tournesolpub04.vignette  tournesolpub03.vignette   Tournesol-19-150x105

Cette lampe Sol B est parfaitement adaptée aux lanternes courantes, ainsi qu’à la nouvelle lanterne de projection brevetée par DILLEMANN en 1906.

Voir : Lanterne “Tournesol” de l’ingénieur DILLEMANN

Tournesol-08-94x150  Tournesol-17-93x150 Au recto : lampe Sol B et lanterne TaxiSol – Au verso : écran et lampe domestique Lux-Sol

Les appareils fabriqués par DILLEMANN sont distribués par E. BRINKMAN, situé tout d’abord au 132 faubourg saint Denis puis au 40 rue Louis Blanc à Paris Xe.

VOIR : Intensités des sources lumineuses et photomètres

 

 

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